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 Elius Storm || When the story begins ...

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♣ Messages : 10
♣ Localisation : Sur terre.
♣ Situation amoureuse : Marié.

MessageSujet: Elius Storm || When the story begins ...   Jeu 20 Jan 2011 - 19:55





« Once upon
a time…
Elius Storm





    feat.Steven R. McQueen



      « Elius Storm
        Date de naissance ♠ 17 juin 1985
        Nature ♠ Sorcier
        Capacité spéciale ♠ Fait brûler les choses d'un simple regard mais uniquement lorsqu'il est en colère.
        Il est à San Francisco parce que ♠ Ses pas l'y ont mené.
        Opinion ♠ Profondément indifférente.






♣ How I am ? Like this !


Physique


Elius mesure très exactement un mètre quatre vingt un. Il a l'allure d'un adolescent, mais avec la classe et le charme de ceux qui ont l'assurance de la richesse.
Athlétique et musclée, sa silhouette est toujours mise en valeur par une garde robe distinguée mais décontractée, vaguement sport-wear. En costume, il est d'une élégance folle. Mais il n'en porte pour ainsi dire jamais, il n'est pas à l'aise dedans. Sa tenue favorite ? Un blue jean, un t-shirt noir ou blanc et son blouson de football américain beige et rouge, très à la mode. Et bien sur les indémodables converses, qui changent de couleurs selon son humeur, allant du rouge au noir en passant par le bleu, le blanc et le vert. Il affectionne tout particulièrement le rouge, comme l'atteste son blouson. Il lui arrive de porter des chemises mais ses goûts en la matière sont assez complexes et originaux. Il peut aimer certaines chemises très colorées et en détester d'autres, qui ne sont pas si différentes. Le plus souvent, il porte des chemises bleues finement rayée blanche, quand elles ne sont pas unies dans des tons de noir, de blanc, de rouge ou de gris. Il a beaucoup de blousons en tout genre, de vestes en cuir, de vestes de smoking de velours, de vestes de chez Quicksilver ... Il s'habille selon ses envies mais quoi qu'il arrive, il ne manque jamais d'élégance, de style. C'est comme ça.
Physiquement ... Il ressemble réellement à un adolescent. Il a beau avoir vingt cinq ans, il est aussi imberbe qu'un garçon de dix ans et son sourire a encore des accents de timidité juvénile. Mais il ne faut pas s'y tromper. C'est un homme et quiconque croise son regard bleu de glace s'en rend très vite compte. Aucune douceur dans ces yeux froids et durs, insondables d'indifférence. Autrefois, on pouvait les voir briller d'un amour infini, d'une tendresse démesurée. Mais c'est terminé. Son coeur est de pierre et c'est visible dans son visage. Des traits aristocratiques, fins et harmonieux quoi qu'encore un peu enfantin, comme inachevés, composent une physionomie qui pourrait être agréable si elle n'était pas si figée, si froide, si peu spontanée. Il est rare de le voir sourire et lorsque ça arrive, c'est très bref, fugitif. Cependant, ces rares instants de joie suffisent à le rendre tellement beau, tellement charmant qu'il pourrait tout avoir à ses pieds en un clin d'oeil, s'il en usait correctement. Sa peau est lisse et assez hâlée, il passe pas mal de temps dehors, au grand air. Quelques cicatrices de brûlure très anciennes marquent son dos et ses épaules, légères et presque effacées, traces blanches qui se remarquent surtout l'été lorsqu'il est réellement bronzé. Ses mains sont longues et fines, résultat d'un apprentissage abusif du piano dans son enfance. Son corps est tout en muscle du fait de ses nombreuses activités sportives et de son métabolisme étrange qui lui permet de brûler très vite les calories ingérées. En fait, s'il ne faisait pas autant de sport, il serait très mince, très sec et très nerveux. Il ne garde rien des graisses qu'il peut avaler, ce qui lui permet de manger tout et n'importe quoi, n'importe comment.
Il faut savoir que, lorsqu'il est en colère ... très en colère ... ses yeux deviennent de la couleur des braises d'un feu. Et il lui suffit de désirer que quelque chose brûle pour que, instantanément, l'objet en question s'enflamme et se consume. L'embêtant, c'est que ça touche les objets, les bâtiments ... mais aussi les humains.

    Caractère


    Elius est un jeune homme silencieux et froid, fascinant mais quelque peu effrayant. Il est magnifique et il le sait, il n'en joue pas. Son expression fermée n'est pas spécialement engageante mais généralement, tous se sentent obligés de tenter la discussion, du fait de son physique particulièrement séduisant. Après quelques réponses glacées, les pauvres diables renoncent très vite. Indifférent au monde qui l'entoure, il ne s'attarde vraiment que sur ce qui peut éventuellement le concerner, l'intéresser. Borné et déterminé, s'il veut quelque chose il l'aura. Peu importe le temps et l'énergie qu'il devra consacrer pour atteindre son but, il y parviendra. Toujours. Volontaire et décidé, c'est quelqu'un de sportif et d'énergique, l'inactivité le rend fou.
    D'une intelligence redoutable, il est cependant d'une franchise à toute épreuve et refuse d'utiliser ses capacités pour manipuler les gens. Vif et dégourdi, il évite les ennuis mais son comportement dépasse parfois les limites, notamment lorsqu'il se met en colère et perd le contrôle de son pouvoir de pyromane. D'un caractère plutôt calme et sérieux, il lui arrive parfois de se laisser aller et de devenir, l'espace de quelques temps, un joyeux drille, bourré d'humour et de charme. Cependant, c'est extrêmement rare. Il est généralement renfermé et taciturne.
    Passionné de littérature, c'est un boulimique de livre. Élevé dans le luxe et l'aisance, il n'a jamais manqué de rien et se retrouve à la tête d'une immense fortune ainsi que de solides rentes qui lui assurent une existence dégagée de tout soucis matériel, ce qui altère un peu ses notions de valeurs, de priorités. S'il n'ignore rien de la faim dans le monde, de la guerre ou des maladies graves qui peuvent exister, il n'en a pour ainsi dire rien à faire. Ce n'est pas son problème. Ce qu'il veut, c'est apprendre à manipuler correctement la magie. Toutes les formes de magie, de la blanche à la noire. Il veut en connaître toutes les subtilités et les maitriser à la perfection. Mais pour cela, il lui faut devenir immortel, car une seule vie ne sera jamais assez longue pour qu'il puisse tout apprendre.



♣ Who I am ? You can try to search it, or just read it.



Elius Storm est le fils unique du descendant d'une des plus grandes familles de la noblesse américaine, dont les origines premières prennent source en plein coeur de l'Écosse.

Richard Edward Storm, le père d'Elius, fut le roi suprême du commerce mondial, comme son père, son grand-père, son arrière-grand père et ses aïeux avant lui, trônant sans conteste sur un empire qui avait tellement grandit que sa valeur n'était même plus chiffrable et dont le siège social était basé à San Francisco. Homme de caractère, ambitieux et solide, il n'en restait pas moins quelqu'un de charmant, de bien éduqué et de passionnant, avec une vie bien remplie et une culture générale impressionnante. On aurait pu s'attendre à ce que ce tyran du travail, ce souverain incontesté dans son domaine d'activité fasse un mariage de raison. Il n'en fut rien.
C'est au cours d'une soirée mondaine organisée par la famille de Richard qu'il fit la connaissance d'Eléonore Winter, fille de Sorian et Amélia Winter, deux aristocrates qui vivaient sur leur fortune et la faisait fructifier par d'excellents placements, très avisés et plutôt prudents. Les Winter étaient des gens fort agréables, sympathiques, intelligents et humbles. Mais ce que l'on remarquait le plus chez eux, c'était la beauté incroyable de leurs traits. Le père, la mère et la fille étaient tous splendides, d'une beauté rayonnante et fascinante, dépourvue de la moindre nuance de froideur, de mépris ou de supériorité. Ils étaient naturels et charmants, si beaux que c'en était déstabilisant.
Toujours est-il que, ce soir là, au détour d'un groupe d'hommes d'affaire, près d'un buffet débordant de mets raffinés et de coupes de champagne savamment remplies, Richard tomba dans le regard bleu-vert de la belle Éléonore. Ce soir là, à cet instant précis, il su que cette magnifique brune aux yeux turquoises serait sa femme. Tout a commencé là, dans une soirée mondaine dont Richard était à des lieux d'imaginer qu'elle avait été organisée dans cet unique but : lui trouver une femme. Il avait vingt deux ans.
Toute l'année suivante, Richard fit une cour assidue et tenace à la belle brune, qui ne pouvait se défendre d'une certaine réserve à l'égard de ce grand blond aux yeux gris qui, si jeune, était déjà craint par la majorité des hommes de sa connaissance pour son caractère dur et ferme, puissant et autoritaire. Ce qu'elle ne savait pas et qu'elle découvrit durant cette année de séduction, c'était que le lion qui lui faisait la cour cachait un coeur d'une incroyable douceur, rempli de tendresse et d'un amour qu'il ne demandait qu'à offrir, à prouver. Elle finit par en tomber éperdument amoureuse et lorsqu'il lui fit sa demande en mariage, à l'abri de tous les regards, sous un saule pleureur au fond du jardin de ses parents, elle accepta en pleurant de joie. Les deux familles étaient ont ne peut plus heureuses de cette union d'amour qui confortait de plus des fortunes communes, des liens solides pour les affaires autant que pour l'amitié qui les liaient déjà. Le mariage fut célébré en grandes pompes dans une gigantesque église au coeur de la ville avec des invités à ne plus savoir qu'en faire, tous très renommés et très influents. Les Winter et les Storm, toutes les deux issues des classes supérieures de la société, étaient particulièrement influentes et très réputées dans le monde entier, aussi tous les Etats Unis se réjouissaient de cette union, s'étonnant même qu'elle soit motivée par l'Amour plus que par les affaires mais ne s'en plaignant aucunement.
Deux ans plus tard, installés dans une somptueuse suite d'un immeuble de luxe, Eléonore et Richard savouraient leur bonheur. Ils étaient infiniment riches, infiniment beaux et surtout, infiniment amoureux l'un de l'autre. Lui avait trouvé un équilibre parfait entre son travail et sa femme, jonglant à merveille entre les deux pour ne jamais avoir à manquer ni à l'un, ni à l'autre, privilégiant de toutes manières Éléonore à ses affaires. Et elle, épanouie et rayonnante, s'occupait avec joie des différentes missions que son mari avait appris à lui confier, notamment pour améliorer, si toutefois c'était possible, l'image de sa société dans le milieu mondain. Ils s'aimaient passionnément et Richard s'efforçait toujours de la surprendre, organisant mille et une surprises pour que leur mariage ne sombre pas dans l'insupportable routine qu'il pouvait observer dans les couples autour du sien.
Un an plus tard, Eléonore lui annonça l'heureuse nouvelle. Elle était enceinte. Il avait vingt six ans et elle vingt quatre. Ce fut le comble du bonheur. L'annonce parut dans la presse et la nouvelle déchaina les foules, provoquant des crises de larmes d'émotion à une grande majorité des membres de la famille et surtout les parents des tourtereaux. Bref, ce bébé était attendu avec impatience, dans une atmosphère de franche allégresse.
C'est au mois de juin et plus précisément le dix sept, journée pluvieuse mais terriblement chaude que, au terme d'un épuisant et long travail, Eléonore donna le jour à un petit garçon. Richard en pleura d'émotion et de joie, tenant le petit être dans ses gros bras d'ours d'une façon maladroite mais tendre et fière. Une fois les larmes passées, le tyran du travail, le lion d'or et l'homme amoureux plongea son regard dans les yeux de son fils.

Ce fut le drame.

L'enfant regardait son père d'un air profond et déterminé, un regard d'adulte. Deux prunelles d'un azur glacé qui l'observait comme s'il n'était qu'un jouet. Puis, brutalement, les yeux s'obscurcirent et devinrent d'une couleur alarmante. Rougeoyant comme des braises, ils fixaient sans ciller le bouc de barbe blonde qui cernait le menton de son père, qui s'enflamma alors brusquement. Horrifié, Richard jeta le bébé dans ses langes et se précipita sur une bassine d'eau voisine pour éteindre le feu qui consumait sa barbe. Toutes les personnes présentes n'osaient pas bouger et Éléonore s'était évanouie. Elle savait ce qui s'était passé et la réalisation lui avait fait perdre connaissance. Car c'était là la fin de son bonheur. La malédiction des Winter venait de réapparaitre.


Il y a très, très, très longtemps, dans des temps immémoriaux dont l'homme n'a qu'une connaissance très superficielle et surtout très fausse, les sorciers et les sorcières régnaient sur le monde avec sagesse. Ils guidaient et aidaient les humains et autres créatures avec un dévouement sans borne, une affection profonde et une justice inaltérable. Tous étaient alors en paix, sur terre. Puis, un groupe d'humain, jaloux de l'emprise de la magie sur le monde, s'allièrent à des démons, des vampires et des loups-garous qui partageaient leur point de vue. Ce fut une véritable armée qui grandissait, un peu partout dans le monde. Mais personne n'osait passer à l'acte. Ces rebelles se cachaient et faisaient comme s'ils appartenaient à ceux qui voyaient les sorciers comme des Dieux, des êtres bons et purs que l'on ne devait pas froisser sous peine de subir leur terrible colère. Puis, par une chaude soirée d'été, sur les landes parfumées et abrutes de la Cornouailles, au sud-ouest de l'Angleterre, un dénommé John Winter lança un premier assaut contre le sorcier qui gouvernait le comté. Accompagné de son armée composée de démons, de vampires, d'humain et de loups-garous, il se rendit au manoir du sorcier à la tombée de la nuit et le tua dans son sommeil, d'une lame en argent pur dans le coeur. John Winter était un humain issu de la noblesse anglaise la plus pure et la plus loyale que l'on pouvait trouver à cette époque. Ses parents furent profondément affligés par cette cruelle trahison, eux qui avaient toujours vécu en parfaite harmonie avec les sorciers. Mais John ne s'arrêta pas là. Le goût du sang, de la rébellion et du pouvoir le poussa à exterminer tous les sorciers de l'Angleterre et a prendre la tête du pays. Mais il en oublia un. Un seul.

Maximus Travis Longsride. Le fils du sorcier que John avait tué le premier, dans son sommeil. Maximus n'était alors qu'un adolescent de quinze ans et le soir du massacre, il était allé trainer dans les landes, comme d'habitude. Lorsqu'il était rentré, vers une heure du matin, il avait trouvé sa maison dévastée, pleine de cadavre et de sang, détruite par endroit et brûlée à d'autres. Fou de douleur et de chagrin, il s'était enfui à travers le pays, essayant de trouver refuge chez les autres sorciers et sorcières. Mais la panique gagnait cette communauté et ce fut de plus en plus dur de se cacher. Cependant, il trouva un protecteur en la personne de Gareth Elowell, un vieux sorcier déjà usé et proche de la mort. Ce dernier lui enseigna tout ce qu'il savait et, avant de rendre son denier soupire au bout de quatre ans, il apprit à Maximus le moyen de lancer une malédiction. Gareth voulait que les sorciers soient vengés et il plaçait tous ses espoirs dans la haine viscérale que l'adolescent, devenu un jeune homme, vouait à John Winter. Aurait-il vécu qu'il n'aurait pas été déçu. A l'âge de vingt trois ans, Maximus se rendit à la cour de John Winter, qui s'était autoproclamé roi et qui, en dépit de son caractère impossible et méchant, gouvernait le pays d'une manière efficace, plutôt calme. Utilisant la magie pour manipuler l'esprit des gens et se faire amener devant le roi, Maximus n'eut pas longtemps à attendre pour se retrouver face au meurtrier de son père. Dévoilant son visage autrement caché par la capuche de sa cape noire, il eut la satisfaction de voir blêmir son ennemi. Il ressemblait tellement à son père qu'il pouvait comprendre que le roi ait l'impression de se trouver face à un fantôme. Voiçi le discours qu'il prononça ce jour là :

- John Winter, tu as du sang magique sur les mains. Tes crimes impunis ne peuvent le rester et je suis ici pour te les faire payer. Mais rassure toi, rien ne te sera fait à toi, par personnellement. A partir d'aujourd'hui, ta lignée verra naitre quelques sorciers aux pouvoirs incontrôlables et destructeurs. Chacun de ces sorciers provoquera le malheur et la désolation de ta famille pour les deux prochaines générations qui le suivront.

Puis, dans un nuage de fumée blanche, Maximus disparut. Nul ne sait ce qu'il devint. Et la lignée des Winter vit se réaliser régulièrement ses dernières prédictions. Jusqu'en 1900. Après ... les enfants Winter furent tous normaux, sans exception. Ce qui fait que la malédiction était devenue une légende, une histoire à raconter aux enfants. A laquelle plus personne ne croyait, cependant.



Mais le dix sept juin 1985, à San Fransisco, Elius Storm ramenait, avec ses yeux de braise, la malédiction sur sa famille. Lorsque Éléonore revint à elle, elle raconta toute la légende à son mari. Qui se résigna alors à accepter que son fils soit un sorcier. Après tout, mieux valait un sorcier qu'un vampire ou un démon, songeait-il. L'avenir ne le conforta cependant pas dans son idée.
Elius, enfant incroyablement sage et sérieux, grandissait comme n'importe quel petit garçon, si ce n'est qu'il savait marcher à un an, parler à deux ans et écrire à cinq. D'un caractère vif et malin, il se révéla assez turbulent mais relativement obéissant. Malgré sa race, ses parents l'aimaient comme s'il était normal et le choyait avec amour, affection et tendresse. Mais très vite, ils durent se rendre à l'évidence. Ils ne pourraient jamais l'élever comme les autres enfants. Elius faisait preuve de divers talents étranges dont le plus grave était la pyromanie. Dès qu'on le froissait, qu'on l'énervait ou qu'il était en colère, il fixait quelque chose et ses yeux devenaient alors deux braises incandescentes. Et l'objet visé s'embrasait aussitôt. Il lui arrivait régulièrement d'enflammer son lit, la nuit. Ses parents, lassés de devoir veiller toutes les nuits sur lui, s'était résolu à engager un sorcier pour le surveiller et lui apprendre aussi à contrôler ses dons. Mais très vite, le sorcier embauché démissionna, après s'être fait brûler plusieurs fois par le jeune pyromane. Nombre de magicien défilèrent ainsi dans la suite familiale mais tous repartaient très vite. Elius était incontrôlable, trop fier et borné pour accepter qu'on lui donne des ordres. Mais un jour, en voyant sa mère pleurer de désespoir à son sujet, il changea un peu d'attitude. Il avait sept ans lorsqu'il rencontra Lucian Longsride. Et ce jour là, quelque chose se mit en place. Il avait l'impression de connaitre le jeune Lucian, sorcier de vingt cinq ans au sourire timide et aux yeux couleur chocolat chaud. Le courant passa instantanément et le jeune magicien devint le mentor d'Elius, le seul à pouvoir lui donner des conseils sans se faire cramer, à le guider dans retrouver ses vêtements carbonisés, à avoir sur lui une véritable influence. Richard et Eléonore, soulagés d'avoir enfin la paix et de ne plus trouver leur mobilier en cendre, faisaient entièrement confiance au jeune sorcier. Aucun des deux n'avaient fait le lien entre Maximus Travis Longsride de la légende et Lucian Longsridre, le professeur de leur fils. Pourtant, il s'agissait bien de la même famille, comme l'apprit Lucian à Elius lorsque celui ci eut atteint douze ans. Il lui raconta toute la légende en insistant sur le côté victime des sorciers, faisant passer toutes les autres races pour des méchants et surtout les humains. Mais ce que Lucian n'avait pas prévu, c'était que Elius s'en foute. Totalement. Elius n'avait aucun désir de vengeance pour une histoire qui ne le concernait absolument pas. Il aimait bien ses parents, même si ces derniers ne le comprennait jamais, n'était jamais sur la même longueur d'onde que lui. Ils étaient gentils et affectueux, c'était tout ce qu'il leur demandait. Lui, il voulait apprendre à maitriser la magie. Toute la magie. Sous toutes ses formes, de toutes les couleurs, dans ses moindres subtilités. A l'âge de quinze ans, sous la tutelle fragile de Lucian, il fit ses premiers pas dans le domaine de la magie noire, mémorisant sans difficulté des formules obscures qui nécessitait normalement des années pour être totalement intégrées. C'est à partir de ce jour que Lucian comprit que le nouveau sorcier des Winter n'aurait rien de commun avec les précédents, qui avaient été utilisés pour se venger, pour semer le trouble et la désolation dans la famille. Avec Elius, la vengeance prenait fin, coupée dans son élan par l'indifférence éhontée du jeune adolescent. Lucian aurait pu manipuler le jeune homme, rentrer dans son esprit pour modifier ses dispositions à l'égard de cette vengeance. Mais quelque chose l'en dissuada.

Quelque chose qui s'expliquait par le pouvoir immense que possédait Elius. D'une intelligence incroyable, extraordinaire et presque effrayante, l'adolescent se plongeait dans la magie à corps perdu, dénigrant tout ce qui n'en faisait pas partie. Ils se mettait en colère lorsqu'il n'arrivait pas à comprendre quelque chose et, après avoir brûlé de nombreux tapis, il apprit tout seul à contrôler son pouvoir. Plus où moins. Ses yeux devenaient toujours des braises soufflées mais il apprenait à les fermer le temps que sa colère retombe, ou a canaliser son énergie pour ne provoquer qu'une vague de chaleur irradiant de son être. Ainsi, le bureau dans lequel il étudiait devenait parfois une insupportable fournaise. C'est durant une de ces crises de chaleur qu'il remarqua qu'il n'était pas sensible au feu, à sa brûlure. En revanche, il était hyper sensible au froid. Mais comme il avait les moyens de le contrer, il ne s'en souciait pas. Du tout.

A l'âge de vingt ans, Elius était un jeune homme aux allures juvéniles. Incroyablement séduisant, il s'amusait parfois à séduire les filles qu'il fréquentait avant de s'en débarrasser rapidement, lassé de ce petit jeu qu'il reprenait pourtant très vite, avec une nouvelle cible. Lucian avait tenté de le mettre en garde contre la puissance de l'amour, mais il s'était résigne en voyant que le jeune Storm n'était qu'un insensible bourreau des coeurs. En tant que descendant de deux familles nobles, riches et connues, il fréquentait un cercle mondain très large et était connu partout dans le pays. Son nom paraissait toujours dans le journal, pour telle ou telle raison, quand il ne faisait pas carrément la une. Tous étaient au courant de sa nature mais il n'avait jamais fait étalage de ses dons, personne ne savait au juste de quoi il était capable. Ses parents, son mentor et lui préféraient garder le secret sur ça. Il enchainait donc les conquêtes d'un soir, qui pensaient l'épouser un jour et se voyaient rejetées le lendemain sans aucune douceur. Mais au delà de ce trait libertin, c'est un garçon réservé, doté d'une répartie assassine et qui sait parfaitement faire preuve d'un silence venimeux. Gentil avec les gens qui lui plaisent, il se montre généralement indifférent avec le reste de la population. Lucian et ses parents sont les seuls à connaitre le jeune homme doux et un peu timide, gentil et drôle qui se cache sous ce masque de froideur et de mépris qu'il oppose au monde entier, masque qui n'empêche personne de l'aduler et de l'admirer, de l'aimer quand même.

Puis, le soir de ses vingt-quatre ans, alors que ses parents avaient organisé une immense réception dans leur hôtel particulier, Elius avait croisé le regard de Nox. Deux grands yeux noisettes, teintés de reflets noirs et brillants, qui avaient immédiatement fasciné le jeune sorcier. Désarçonné par l'intensité des prunelles de la demoiselle, il s'en était d'abord tenu à bonne distance, prudent mais curieux. Il ne l'avait pratiquement pas quitté du regard pendant une heure, admirant sa silhouette élégante mise en valeur par une robe de soie rouge, qui brillait à chacun de ses mouvements, fluide et souple comme un ruisseau dans son lit de mousse. Elle scintillait de mille feu, elle rayonnait comme un soleil dans la galaxie. Il s'était brusquement senti aspiré par sa présence chaude et fascinante. Armé de deux coupes de champagne et de son assurance à toute épreuve, il s'était finalement approché d'elle en souriant. Et quelque chose s'était brisé, chez lui. Face à elle, à ses yeux chocolats, son sourire un rien timide mais plutôt mutin, sa silhouette gracieuse et son aura envoutante, il avait sans réfléchir laissé tomber le masque qu'il offrait généralement au monde entier. S'était alors dévoilé aux personnes présentes un Elius gentil, plein d'humour, de charme, de délicatesse et d'attention. Un Elius autrement plus séduisant qu'il ne l'était déjà en temps normal. Et il avait vu le regard de la jolie Nox changer au fur et à mesure, se faire plus proche, plus tendre. Plus équivoque. Il l'avait aimé. Dès le premier soir, il l'avait aimé comme un fou.

Et après quelques mois de séduction, de voyages luxueux, de soirée dans des restaurants hors de prix, au théâtre, à l'opéra ... Il l'avait demandé en mariage. Et elle avait accepté. La cérémonie fut célébrée de manière démesurée dans la même église qui avait vu se dérouler le mariage de Richard Storm et Éléonore Winter.

Marié et heureux de l'être, Elius était devenu un homme charmant, agréable et plus apprécié que jamais. Il poursuivait son but, à savoir apprendre toutes les magies par coeur et les utiliser à la perfection, mais il se rendait compte qu'une vie ne lui suffirait jamais, aussi orientait-il progressivement ses recherche vers l'immortalité, afin de pouvoir atteindre son but.

Mais un jour ordinaire, alors qu'il rentrait d'une escapade dans les rues de la ville, il trouva son appartement vide. Aucune odeur ne flottait dans l'air, aucun objet familier lui attirait le regard, les lieux étaient plus silencieux qu'une tombe. Paniqué, il traversa les pièces une à une et du se rendre à l'évidence. Elle était partie. Sans un mot, sans un adieu, sans laisser d'adresse. En emportant avec elle tout ce qui avait fait leur mariage. La seule chose qu'il lui restait d'elle ... c'était son alliance, qu'il portait à son doigt. Blessé au plus profond de lui même, désespéré par ce lâche et incompréhensible abandon, il retira sa bague et alla la jeter dans le tiroir secret de sa table de chevet, avant d'aller noyer son chagrin dans l'alcool.

Un an passa pendant lequel la seule compagnie d'Elius fut la bouteille. Dévasté, ombre de lui-même, noyé dans les alcools les plus forts qui puissent se trouver, il errait dans les bars de la ville sans se soucier d'autre chose que d'oublier. Oublier Nox, son départ, son abandon. Leur amour tué, ses sentiments solitaires et sans attache. Les désastres s'enchainaient, ivre et en colère, il foutait le feu à tout ce qui lui rappelait Nox, manquant à plusieurs reprises de tuer des gens. Mais un matin, en se réveillant à l’hôpital après un long coma du à l'abus d'alcool, il comprit que rien ne ramènerait Nox. Que ce n'était pas en noyant son organisme dans la boisson que ça changerait quoi que ce soit.

Il se reprit donc, petit à petit. Il ne restait plus rien du jeune homme charmant et joyeux qu'il était lors de son mariage, ne restait plus qu'un homme fatigué et mélancolique, enfermée dans son mutisme solitaire. Ses rares contacts étaient ceux qu'il avait avec sa voisine du dessus, Olympe Sewell. Et encore, c'était un conflit permanent car elle faisait constamment des fêtes et des afters bruyants dans son appartement, gênant Elius qui ne pouvait pas dormir. Après quelques tentatives infructueuses d'accord, il avait prit le pli de mettre la musique à fond dès 7h du matin lorsqu'elle faisait une fête la veille, vengeance mesquine mais efficace.

En dehors de sa voisine, Elius ne parlait à personne d'autre que les commerçants qu'il voyait.
C'était un homme détruit, une ombre solitaire et taciturne.



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MessageSujet: Re: Elius Storm || When the story begins ...   Sam 22 Jan 2011 - 15:49

Bienvenue à San Francisco, Elius.

Ton histoire m'a plut, elle est réellement intéressante et je suis sûr que tu pourrais devenir un grand sorcier. Cependant, je pense très sincèrement que l'amour que tu portes à ta femme ne fera que te mettre des battons dans les roues. Les plus puissantes personnes que je connais - toute race confondue - sont en général seuls. Il y a des sacrifices à faire, lorsqu'on poursuit un rêve, jeune sorcier. Peut-être qu'un jour, nos chemins se croiseront et qu'à ce moment-là tu auras ouverts les yeux.

Je valide ta fiche, Gane. *-*


Mais d'ici là, ne m'approche pas trop. Je suis allergique à tout ce qui se rapproche de près ou de loin à l'amour.


Stephen Rice.

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je suis un abricot.
bisous.
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