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 Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël

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MessageSujet: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Jeu 23 Déc 2010 - 3:04

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Depuis qu'elle était arrivée à San Fransisco, Nelya n'avait pas encore eut l'occasion de prendre des nouvelles de son peuple; prenant à cœur son rôle de princesse, la blonde avait besoin d'être rassurée par son père sur les conditions du royaume qu'elle avait laissé aux mains de son frère, durant son absence. Elle espérait - en vain - que le prince soit aussi fidèle et courageux qu'il a toujours été envers le peuple et leur père. Récemment, elle l'avait vu changé et devenir de plus en plus solitaire, si bien que leur petit jeu où ils s'embêtaient sur les victoires qu'ils avaient effectués au nom du roi dans diverses contrées étaient devenu une sorte de compétition pour le jeune prince. Il tentait avec acharnement de prendre position et de marquer à coup de violence et non de tactiques les ennemis des Elfes Noirs. Idiot qu'il était, Nelya avait eut vent de la récente défaite que son frère avait due subir contre le peuple des Elfes Sages. Idiot comme ses pieds, il avait plus pensé à agir avant de penser. Si bien que par sa faute, elle était persuadée qu'elle avait perdu de bons guerriers par l'entêtement de Théodore à vouloir faire ses preuves lorsqu'elle n'était pas là. Finissant donc d'écrire une lettre soignée sur son lit à l'adresse du Roi, elle savait que son père mettrait un certain temps à lui répondre, mais qu'importe. Elle avait besoin d'extérioriser ses sentiments à travers une lettre rédigée, à la limite de se défouler sur cette dernière. Les récents évènements qui l'avait frappé depuis qu'elle était en ville lui donnait l'impression subite d'être seule au monde; bien que la solitude ne la dérange pas tellement, elle avait dues cependant s'habituer à un style de vie qui n'était pas le sien. Les humains étaient des créatures faibles, qu'elle ne supportait véritablement pas. A chaque fois qu'elle en croisait un dans la rue, Nelya se retenait avec violence pour ne pas se jeter dessus et lui faire la peau. Cette race était si imbu d'elle-même, c'en était effarant, presque choquant. Ils se croyaient si puissant, si fort, alors qu'en vérité... Ils n'étaient que des pions, de vulgaires fourmis qui ne servaient qu'à subvenir aux besoins des vampires, des Elfes, ou des lycans.

En pensant au simple mot « lycan », un frisson de dégout parcourut l'échine de la jeune femme. Elle détestait cette race si abrupt et sans aucune subtilité. Tous étaient des immondes bestioles qui ne faisaient que penser soit à la richesse, soit au sang. En soit, des créatures peu recommandable lorsqu'il faut parler discussion économique, difficile ou importante. Les aprioris de Nelya ne faisait qu'en grandissant, surtout depuis qu'elle vivait sous le même toit qu'une de ces bestioles. En effet, le conseil magique ayant donné une mission des plus importantes à la blonde lui ont donné pour simple collaborateur un chien puant si arrogant et prétentieux que c'était à en devenir folle. Pas une seule fois depuis quinze jours qu'elle était arrivée sur San Fransisco, elle n'avait échangé plus d'une phrase par jour à son colocataire. Toujours en train de se disputer ou de défendre leurs propres principes, il lui était impossible de travailler avec un tel idiot. Elle s'était donc chargée toute seule de commencer son enquête contre ladite menace soit disant mortelle pour tout ceux qui aurait osé l'approcher. N'y croyant qu'à moitié, Nelya effectuée malgré tout un travail sérieux, voulant absolument rentrer chez elle au plus vite. Les guerres qu'elle menait lui manquait, pire, son Royaume lui manquait. Son titre de princesse ne lui offrait que des avantages dont elle savait s'en servir avec égoïsme, comme toujours. De plus, les jeans qu'elle était obligée de porter ou ses pantalons que les humaines mettaient étaient pire qu'inconfortable, elle détestait porter ce genre de tenue. En général, lorsqu'elle était sur Nèbes - la capital du Royaume des Elfes Noirs - elle ne portait que des robes de soie ou de tissu extrêmement couteux et dont les femmes du Royaume lui jalousaient et lorsqu'elle partait en guerre ou en mission en Contrée Magique, elle s'habillait en noir, de par des combinaisons qui certes lui collaient à la peau et la moulaient plutôt bien, mais qui avaient la qualité de ne pas la gêner. Jamais. Tandis que ces vêtements mortels la grattaient de partout. Oh oui... Nelya détestait la Terre, ces humains et encore plus Nathaniël Huston. Stupide lycan.

Regardant l'heure à sa montre, elle hoqueta de surprise. En un temps record, elle partit dans sa salle de bain se changer et s'habiller en conséquence. En effet, Nelya Lalwende, en tant que princesse du Royaume des Elfes Noirs avait été invité au château de Moera's Magic afin de fêter correctement les fêtes de fin d'années. Ne manquant une soirée - mondaine - pour rien au monde, Nelya s'était empressée d'accepter, trouvant que c'était un merveilleux prétexte pour ne pas passer une soirée de plus avec ce naze de Nathaniël. Passant sa longue robe blanche légèrement pailleté sur les extrémités, elle se maquilla en vitesse et se coiffa avec habilité. Elle se fit un merveilleux chignon qui, entouré d'un serre-tête pailleté magique mettait pile en valeur ses yeux bleutés. Quelques mèches rebelles tombèrent sur son visage angélique et elle se regarda un instant dans le miroir de sa chambre. La robe qu'elle portait était une qu'elle avait acheté avant de partir de Nèbes, voulant prendre au cas où une robe de soirée si une occasion se présentait. Elle avait une allure antique, de par son bustier qui mettait en valeur sa poitrine pulpeuse, que par les deux voiles transparent brillant qui se dégageaient dans une traine fines. Elle s'accorda un sourire satisfait et sortit de sa chambre en attrapant un chandail blanc et son masque de la même couleur. Lorsqu'elle descendit les escaliers du duplex, elle appela son colocataire pour le prévenir qu'elle rentrerait surement tard - règle qu'ils s'étaient tous les deux fixés pour un meilleur confort. Alors qu'elle n'eut pas de réponse, Nelya haussa les épaules et sortit de leur appartement; ce flemmard devait certainement dormir. Nelya avait noté qu'il ne faisait que manger, boire, dormir et ramener des filles à toute heure de la journée - et du soir. Il était répugnant. Pire que ça, même. Jamais la jeune femme n'avait connu quelqu'un qui l'exaspérait tant. Lorsqu'elle arriva dans l'ascenseur de leur immeuble, Nelya l'arrêta dans sa descente et sortit de son petit sac, un miroir. Mais pas n'importe quel miroir; celui que lui avait offert Guilia. Il était exceptionnel et la blondinette le chérissait plus que n'importe quel autre objet. De plus, il était magique, bien sûr, il est certain qu'il avait de plus en plus de mal à fonctionner - à cause du monde dans lequel elle était. Mais il semblait avoir gardé ses dons de téléportation. De ce fait, la princesse le prit dans ses deux mains et lui murmura l'endroit où elle voulait aller. Quelques instants plus tard, elle apparut dans une des chambres du Moera's Magic. Un sourire satisfait se créa sur les lèvres pulpeuses de la jeune femme et sans s'attarder, elle rangea son miroir et sortit de la chambre bordeaux.

Rangeant son sac et son veston sur une commode près de la chambre, elle replaça une de ses mèches de cheveux et enfila en vitesse son masque vénitien; ce dernier était blanc aux bordures argenté, complétant à merveille sa robe et faisant d'avantage ressortir les deux billes saphirs qui lui servaient d'iris. Sans plus attendre, elle descendit les marches du domaine, satisfaire de ne pas à avoir eut à s'annoncer à l'accueil; elle avait été mise au courant que si elle voulait rentrer - malgré son invitation - il lui fallait un cavalier. Et bien sûr, elle ne connaissait absolument personne sur cette Terre pour avoir l'audace de demander à un inconnu de l'accompagner. Son petit tour de passe-passe lui rendait donc un énorme service et encore une fois son miroir s'était révélé utile et fidèle. Tout en descendant une à une les marches en pierre ancienne du château, elle fit attention de ne pas se prendre les pieds dans sa traine, s'aidant des éclairages chaleureux que la Communauté Magique avait employé; des fées, quoi de mieux pour ceci. Elle arriva dans le hall d'entrée et ignora les regards que certains hommes lui lançaient, apparemment déjà sous le charme de la princesse. S'ils savaient... Son destin était déjà scellée, mariée à un homme qu'elle n'aimait pas et trouvait peu conviviale. Ce dernier s'était épris d'elle, mais pas autant qu'elle ne l'aurait pensé; Eärwen, sa belle-sœur lui avait 'subtilement' fait comprendre qu'il n'était pas aussi amoureux qu'il aurait pu lui avouer. Froide comme la glace, Nelya n'en avait que faire de ce que pensait ou ressentait son futur époux, tout ce qui comptait c'était elle. Et bien que ce soit envers les lois de son peuple, elle n'allait pas passer son temps-libre à attendre son mariage, oh que non... Nelya allait profiter comme il le fallait, particulièrement ce soir. Après tout, c'était Noël, chacun avait droit à une petite compensation...

Lorsqu'elle arriva dans la salle de bal, elle fut subjuguée par les efforts qu'avait fait la Communauté Magique pour organiser ce bal, c'était somptueux et cette ambiance lui rappela soudainement les fêtes lors des courtes nuits d'été à Nèbes. Elle soupira et passa aux côtés de plusieurs danseurs qui valsaient avec entrain sur la piste de danse, guidé par l'orchestre qui jouait d'un air mélancolique des musiques d'un temps passés, épuisés, trop loin. Nelya se dirigea vers les grandes tables de banquet et attrapa une coupe de champagne. Tout en regardant les couples batifoler et profiter de cette soirée, elle bu une gorgée de la poisson doré, un sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Sam 25 Déc 2010 - 0:36

Un craquement sonore résonna brusquement dans l'autre pièce : bruit signifiant que Nathaniël Huston se retrouvait désormais seul chez lui. Chez eux, plutôt. Depuis son arrivée à San Francisco, il cohabitait avec une Elfe d'une tribu obscure dont il ne connaissait pas tous les détails, malgré la profonde aversion née entre leurs deux peuples. Ce n'était pas pour le réjouir, loin de là. Si bien qu'en entendant le son indiquant une téléportation, il n'avait pu contenir un léger sourire de satisfaction. Il détestait tellement sa collaboratrice qu'il en était arrivé au point où le simple fait de la savoir ailleurs que dans son chemin lui procurait un bien-être fou. Nelya Lalwende, princesse de truc-machin-chose, égoïste et étouffante au possible. Voilà avec quoi il était sensé s'entendre. Le gouvernement magique ne devait pas avoir vu juste, en les associant tous les deux. Ensemble, ils étaient forcés d'éliminer une menace qui - théoriquement - s'avérait susceptible de détruire leur Communauté Magique. Au nom des leurs, ils devaient la vaincre. Cette terreur qui causait tant de soucis à leurs semblables n'avait pas encore daigné pointer le bout de son nez. C'en devenait presque plus agaçant qu'inquiétant. S'ils avaient osé déranger le lycan lors de son imperturbable fuite, qu'ils lui avaient fait perdre tout ce temps pour rien, sa colère remplacerait leur satanée menace afin de les anéantir pour de bon. Toute cette histoire lui donnait la nausée. Entre la traque dont il faisait l'objet depuis d'éternelles décennies, son nouveau rôle au sein de l'autorité gouvernementale, et sa colocataire qui lui prenait la tête, Nathaniël peinait à s'y retrouver. Néanmoins, il n'avait pas encore atteint la limite de l'envisageable. Il adorait qu'on lui accorde d'aussi grandes responsabilités, et il faisait toujours de son mieux pour tout contrôler simultanément, avec assiduité et consciencieusement. Il avait l'âme d'un meneur, après tout.

Comme le brun se retrouvait seul pour la soirée, qui plus est, le soir de Noël, il en profiterait pour passer du bon temps. L'amusement avait cédé sa place à l'acharnement depuis longtemps, pour lui. Toutefois, il ne se refuserait pas un petit plaisir pour une telle occasion. Étant membre du Conseil Magique, de par sa mission de sauvetage de leur nation, il recevait toutes les informations qu'il souhaitait. Ainsi, lorsqu'un grand évènement était organisé, un courrier lui parvenait - ainsi qu'à sa détestable associée - afin de l'en avertir. C'est ainsi que le jeune homme fut informé de la fête luxueuse qui se déroulerait à l'Avenue Magique ce soir. Comme il n'avait aucun projet, il se décida à y participer. Il n'avait pas envie de rester seul un réveillon de Noël, bien que la solitude soit sa meilleure amie. Être entouré de snobs ne le contentait pas non plus, mais c'était déjà mieux que de n'avoir pour seule compagnie qu'une télévision et un dossier relatant les dix derniers meurtres crapuleux non élucidés ayant eu lieu dans la ville au cours des deux semaines précédentes. Après avoir pleinement choisi de s'y rendre, il relut l'invitation, soucieux de ne laisser échapper aucune information déplaisante. Ses yeux se heurtèrent aux mots « compagne obligatoire ». Voilà qui faisait échouer ses projets. En l'espace des quelques semaines passées en ville, Nathaniël n'avait pas encore eu le temps de nouer la moindre relation, amicale ou plus. Il avait bien croisé quelques charmantes demoiselles, mais leurs histoires s'étaient arrêtées avant même d'avoir pu commencer. Il prenait son devoir trop à coeur, étant plus attentif à ses recherches qu'à la gente féminine. De plus, l'idée de se mettre en couple relevait de l'impensable de son point de vue. Jamais il n'infligerait à quiconque une vie de fugitifs imposée. Ce qui rendait la tâche d'autant moins réalisable.

Tant pis. Il y irait seul. Il avait une idée en tête. Une once de génie illumina aussitôt son regard. Confiant, il partit rejoindre sa penderie, largement écrasée par celle, trop imposante, de la Cendrillon qui lui servait d'assistante. Dardant un regard exaspéré sur celle-ci, il n'y prêta bientôt plus attention, trop occupé à fouiller dans ses affaires à la recherche d'une tenue habillée convenable. Un costume marron passa entre ses mains. Arrêtant son choix sur ce dernier, il le sortit de son armoire et le suspendit devant lui, de quoi l'analyser de plus près. Simple mais élégant, digne d'un Nathaniël Huston. Ravi, il ne prit même pas la peine d'aller jusqu'à la salle de bain pour retirer ce qu'il portait actuellement. A quoi bon, puisqu'il n'y avait que lui de présent. Laissant choir ses habits quotidiens, il enfila avec agilité son pantalon suivi d'une chemise surplombée par une veste. Le tout lui allant comme un charme. Vêtu de façon à passer inaperçu lors de cette soirée mondaine, le lycan se posta devant la glace, désireux de juger du résultat. Convaincu qu'il se fondrait dans la masse, il passa à l'étape suivante. Ramassant ses linges, il les jeta sans délicatesse dans la manne que finirait tôt ou tard par lessiver sa bonne à tout faire - Nelya, en l'occurrence. Il avait pris pour habitude de lui mener la vie dure, et laisser traîner ses affaires avait le don de l'agacer au plus haut point. Il avait pris soin de la décrypter, voulant comprendre sa Ô combien vénérable personne. Il avait saisi son entêtement à vouloir être à la tête des opérations, chose qu'il ne lui laissait pas la possibilité d'entreprendre, mais aussi la dominance de ses manières de princesse. Il avait tout de suite profité de cette lacune de sa part pour devenir un véritable cancre en matière d'ordre et de discipline. Toutes les méthodes étaient bonnes pour la pousser à bout.

Arrivé dans la salle de bain, il attrapa le peigne et se coiffa, vite fait, bien fait. Content de lui, il arrangea sa cravate pour qu'elle se plie correctement. Il détestait en porter, mais il était certain qu'on ne le laisserait pas entrer s'il ne se soumettait pas à cette tendance ridicule. N'étant pas un expert dans l'art de nouer les cravates, son nœud ressemblait plutôt à une grosse boulette de tissu maladroitement assemblée. Mais qu'importe, puisqu'il n'avait personne à impressionner, contrairement à tout les autres imbéciles qui seraient présents. L'étagère était envahie par les produits elfiques de la blondinette, décidée à accaparer le plus d'espace possible justement pour lui taper sur les nerfs. Le jeune homme était habitué à vivre dans des lieux aérés, où il conservait toute la place à sa disposition. Là, il était clair que l'Elfe cherchait à l'enquiquiner. Au moins, ils étaient deux. En proie à une furieuse envie d'envoyer valser tous ces flacons, le brun hésita à résister à cette pulsion. Il rendit les armes, conscient que déclencher une nouvelle guerre un soir de réveillon constituait une fâcheuse erreur. Seul le bonheur devait animer les esprits pour l'occasion, la faire enrager gâcherait la fête. Ou l'embellirait, c'était selon. Néanmoins, l'immortel quitta la pièce, ainsi que leur base, prêt à mettre les voiles direction Moera's Magic.

Ayant pris le soin de faire venir un taxi, somptueux mais pas trop tape à l'œil, Nathaniël fut sur place en moins d'un quart d'heure. Le véhicule se gara face à une gigantesque grille en fer forgé, laissant apparaître derrière elle un immense château pimpant qui donnait l'impression d'être tout droit sorti d'un conte de fée. Les lueurs blafardes de l'éclat vif de la lune qui succédait à ce crépuscule hivernal apportait une touche enchanteresse au tableau. Tout était merveilleux, absolument parfait pour une célébration réussie. Rémunérant le chauffeur, il quitta l'habitacle et pénétra à l'intérieur de la cour principale. D'une démarche paisible bien qu'assurée, l'Apollon rejoignit à son aise la foule qui se pressait devait la porte. La dépassant sans éprouver le moindre remord, sans même accorder d'importance aux railleries de ses congénères, il s'arrêta face au vigile qui, surpris, le pria malgré son impolitesse de bien vouloir lui fournir son identité ainsi que celle de sa partenaire. Plongeant la main dans la poche intérieure de son veston, le loup en ressortit avec une drôle d'insigne à l'effigie de leur Premier Ministre Magique, signe indiquant qu'il appartenait aux employés de l'état. Un sourire narquois collé aux lèvres, il s'approcha du garde pour qu'il soit pleinement conscient de la personne face à laquelle il se trouvait. Puis, laconique, il se lança dans un récit purement hypocrite visant à la juste réalisation de ses plans pour réussir sa soirée.

— Nathaniël Huston, envoyé de notre gouvernement afin d'assurer le bon déroulement des festivités. Si vous suivez un tant soit peu notre actualité, vous êtes supposément au courant qu'une menace inconnue plane sur notre communauté. Il serait dommage que je n'aie pas été là ce soir pour empêcher le potentiel drame qui pourrait toucher le château, et qui, de surcroît, serait susceptible de tuer un crétin aussi inutile que vous. N'est-ce pas ?


Avalant difficilement sa salive, le réceptionniste balbutia quelques paroles de reconnaissance avant de lui souhaiter une bonne soirée malgré les contraintes dues à son rôle. Il le laissa ensuite entrer sans plus de cérémonies, lui montrant par où se diriger pour rejoindre la salle de bal. Sarcastique, l'immortel se dirigea vers la pièce indiquée par le vigile. Avant d'y entrer, il fit apparaître un masque confectionné par les soins de sa sœur, Prudence Huston, lors d'une de leur fêtes de retrouvailles délurées. Elle possédait des doigts de magicienne, douce et pointilleuse, elle lui avait créé un véritable bijou dont il se délectait encore de la perfection totale. Le masque tenait tout seul, comme par enchantement. Il encadrait son visage de telle manière qu'il puisse en retracer les contours très sobrement. Sa bouche n'était pas couverte, tout comme son menton et ses yeux, d'ailleurs. Ceux-ci, d'une intensité remarquable, transperçaient l'âme de ceux qui osaient s'y plonger. Ce soir, en raison de l'éloignement d'un prochain cycle lunaire, ses iris prenaient une teinte vert émeraude, toute trace de leur couleur chocolat d'origine les ayant déserté. Il possédait une classe naturelle, ainsi qu'un attrait favorable à son pouvoir de séduction. Peu séducteur, il ne lui arrivait pas régulièrement de se servir de ses atouts physiques pour arriver à ses fins. Malgré son désintérêt, il était assez satisfait de capter l'attention des demoiselles à son entrée en salle.

Très vite repéré, plusieurs charmantes inconnues s'approchèrent de l'adonis. Désabusé, il les envoya paître en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Il ne savait plus très bien ce qu'il faisait ici. Après tout, tout le monde était accompagné, il se retrouvait donc seul et superflu dans cette ambiance bondée dont, déjà, il était arrivé à satiété. Scrutant la pièce de son air inquisiteur, il ignorait ce qu'il cherchait exactement, mais dès que son regard s'arrêta net sur une silhouette accoudée près du bar, il sut brusquement qu'il avait bien fait de venir. D'une allure lasse, il partit en cette direction. Traversant la piste de danse, il avait jeté quelques remarques désagréables aux voltigeurs qui avaient failli lui rentrer dedans. Il haïssait l'amour. C'était niais et absurde. Même s'il ne se faisait pas dangereusement chasser par son paternel adoptif, il n'aurait guère souhaité que sa situation amoureuse ne change. Disons simplement que cette traque lui fournissait une bonne excuse à servir à toutes celles qui désiraient l'entendre. Arrivé à un mètre de la jeune femme repérée tout à l'heure, il se demanda soudainement ce qu'il comptait faire. Elle devait attendre son compagnon, ou peut-être l'avait-elle perdu dans le torrent de gens au visage caché qui occupait toute la salle. Il allait simplement discuter, après tout, il était venu ici pour passer du bon temps. La présence d'une autre personne ne pourrait lui apporter que du bien. Puis, pour une fois où il n'était pas occupé à supporter l'agaçante Elfe qui lui récitait les dernières insultes humaines qu'elle avait récemment apprises, autant savourer sa tranquillité.

Il parvint jusqu'à la magnifique étrangère qui ne l'avait pas encore remarqué. Sa robe bluffait son regard critique. Elle la portait à merveille. Sa silhouette fine, gracieuse, envoutait le jeune homme. Elle avait les cheveux relevés en un chignon, blonds, ils reflétaient les lumières vives qui éclairaient la salle. Elle semblait parfaite, alors qu'il n'avait pas encore eu le privilège d'observer son visage. Il avait du goût, c'était certain. Il devait bien admettre qu'il avait bien choisi sa compagnie. Il vérifia que son masque était bien accroché, ne souhaitant pas être reconnu par la Déesse. D'un geste anxieux, limite cliché, il passa une main dans sa coiffure. Lui qui avait pour habitude de ne les mettre en place que partiellement, il s'inquiétait de ressembler à un autre, à un snob dont il ne se connaissait pas l'origine. Soudain, il songea à sa cravate. Mal mise, clochant avec son élégance propre, il se sentait sali. Il voulait l'arracher. Elle l'étouffait. Son costume le rendait prisonnier. Il fallait qu'il sorte. Qu'il quitte la pièce. Mais soudain, la belle blonde se retourna, comme alertée par son malaise inopiné. Elle le sondait d'un air inquisiteur, son regard perçant le fascina aussitôt. Il se laissa aller à la dévorer des yeux sans scrupule, se gorgeant de la couleur étrange et fascinante de ses iris. Animé par un désir d'aborder celle qu'il contemplait naïvement, Nathaniël s'approcha, assuré et sûr de lui. Sans se la jouer gentleman d'un soir, il était à son aise, comme d'accoutumée. Entonnement, il lui sembla avoir déjà vu ce regard auparavant, mais il fut incapable de mettre un nom sur le visage de sa potentielle porteuse. Intrigué, il se lança, parfaitement dans son élément :

— Est-ce que ça ferait trop cliché si je vous confiais avoir le curieux sentiment de vous avoir déjà vue quelque part ?
demanda-t-il sur un ton léger.

La question n'attendait pas vraiment de réponse. Mais c'était sa façon de lancer un débat qui aboutirait forcément sur quelque chose. Stratagème qui apporterait un autre sujet de conversation, succédant lui-même à un autre, et encore un, et ainsi de suite jusqu'au bout de la nuit. Oui, c'était Noël. Il avait le droit de s'éclater comme un fou, sans personne pour lui en tenir rigueur. Aucune règle, aucune loi ne l'empêcherait de s'amuser. Le lycan sourit à la jeune femme, lui accordant une moue réservée mais avenante. La bonne humeur hantait les lieux. Elle s'imprégnait partout, même en lui. Chacune de ses pensées ruisselait de bonnes intentions, ses gestes semblaient doux, sa voix sonnait presque délicate alors que ce n'était pas du tout ainsi d'ordinaire. Il préférait s'exprimer avec froideur, laissant peu de place à la gentillesse. Pourtant, perdu dans ce décor champêtre, il ne voyait aucune raison de se comporter comme tous les jours, en cette soirée tellement particulière. Et il avait raison.

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Nathaniël
Whenever your will starts crashing down.
That's when you'll find me.


Dernière édition par Nathaniël Huston le Dim 26 Déc 2010 - 11:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Sam 25 Déc 2010 - 12:03

Nelya, après avoir bu sa première coupe de champagne et qui avait refusé une dizaine d'invitation à danser, décida qu'il était temps de remplir une fois de plus son verre d'un alcool cependant un peu plus fort. La dépravation serait surement le meilleur moyen pour attirer l'attention et faire d'elle la reine de la nuit. Un sourire en coin sur le visage, elle passa à côtés de la piste de danse, la longeant avec lassitude, puis s'arrêta sur le comptoir d'un bar en marbre aussi blanc que la salle. Décidément, la Communauté Magique n'était pas des petits joueurs lorsqu'ils parlaient soirées. Au moins quelque chose qu'elle appréciait. Ignorant les chaises hautes qui étaient placés près d'elle, la princesse s'accouda au bar avec grâce et commanda un verre de vin rouge magique. Celui-ci avait la particularité de la mettre toujours dans un état second, presque frivole à sa nature première. Le barman revint avec une carte bordée d'un cuir rouge foncé, lui proposant ainsi une multitudes de choix quant à sa boisson de la soirée. Nerveusement, elle se mordit la lèvre inférieure, jouant frénétiquement avec celle-ci tandis que ses yeux bleutés se perdait sur une liste de vin rouge magique tous aussi tentant les uns que les autres. Au final, lorsqu'elle tourna la page et tomba sur les grands crus des Elfes Noirs, elle n'hésita pas un instant et choisit son préféré, un sourire satisfait aux lèvres. Le jeune serveur ne mit pas longtemps à lui apporter son verre, et le remerciant d'un signe de tête, il lui accorda un sourire charmeur. Légèrement déconcertée, quoi que blasée au possible, elle lâcha un soupir et se tourna vers la piste de danse, observant ainsi les danseurs qui arrivaient pour la plupart à suivre le rythme imposé. Un couple qui valsait depuis un certain temps s'embrassa pile devant ses yeux, deux blonds. A l'odeur que dégageait le jeune garçon, elle en vint à la conclusion qu'il s'agissait d'un elfe, cependant son odeur était bien trop trouble pour qu'elle puisse discerner à quel clan il appartenait. Elle se retourna donc vers le bar, haussant les épaules d'un air nonchalant et reprenant sa conversation invisible avec son verre de vin.

Une pensée lui vint subitement à l'esprit. Et s'il s'agissait du jumeau qu'elle recherchait depuis tant d'années ? Ouvrant d'un coup ses orbites en grand, elle tenta de se remémorer ses rêves qui revenaient sans cesse en boucle où elle le voyait en compagnie d'une petite blondinette, aux allures rebelles et à l'air déjanté. Calculant le taux de probabilité pour qu'ils se rencontrent cette nuit-là, Nelya finit par admettre qu'il y avait des chances. Ainsi, laissant son verre seul un instant, elle se retourna une nouvelle fois et tenta de retrouver le couple qu'elle avait vu quelques instants auparavant. Mais, bien sûr, ils avaient disparus, partit de la piste de danse ou perdu dans la multitude de couple qui venait de pénétrer sur les lieux. Pour la énième fois, elle soupira. Finalement, venir fêter Noël ici était assez glauque; personne à ses côtés, elle se retrouvait avec sa compagne habituelle, la solitude. Dans d'autre cas, elle l'aurait apprécié, mais là... C'était Noël. Et même si à Nèbes, on ne la fêtait que superficiellement, adorant d'autre dieux et déesses qu'un petit Jésus, elle aurait été entouré et convoité par plus d'un homme. Là-bas au moins, les gens savaient s'amuser. Ici, ce n'était que des coutumes, des convenances et un mode de vie qu'elle détestait déjà. Certes, c'était surement de sa faute si elle n'était pas en compagnie d'un charmant jeune homme ce soir, les ayant tous éjecté d'un revers de la main. Buvant une nouvelle gorgée de son vin favoris, le goût lui picota quelque peu la gorge, l'obligeant à plisser le nez. Elle s'accouda au bar, attendant avec impatience qu'il se passe quelque chose. Après tout, les bonnes soirées étaient toujours celle où il y avait une surprise, une personne auquel on ne s'attendait pas la venue, un évènement au début amusant puis qui tourne très rapidement au désastre. Tous ces petits éléments qui assurait que Nelya s'amuse au possible. Au moins, elle devait déjà admettre un bon côté : Nathaniël Huston n'était pas présent et rien que pour ça, elle était sure que cette soirée serait agréable.

Passant une main dans ses cheveux dorés, s'assurant que son chignon soit toujours bien placé, la jeune femme plongea le nez vers le bar et laissa ses pensées la rattraper. Nathaniël Huston... Ce goujat de première. Partagée une salle de bain avec lui était un véritable supplice, alors un appartement, autant ne pas y penser. Elle le détestait, il la tapait tellement sur le système, et ce fichu cabot puant avait décidé de lui mener la vie dure. Observateur - à son plus grand désarroi - il avait remarqué que Nelya détestait le désordre, ayant l'habitude d'un habitat propre où les bonnes se donnaient un mal fou pour la propreté de son Palais. Ici, c'était elle la bonne. De princesse elle s'était transformée en vulgaire femme de ménage qui, à cause de son obsession pour la propreté était condamnée à jouer à quatre pattes dans leur duplex. Néanmoins, de son côté, Nelya avait aussi passé du temps à l'observer et elle savait qu'il aimait autant manger que dormir, ainsi, la jeune femme s'amusait à passer l'aspirateur vers cinq heure ou six heure du matin, en chantant très fort et surtout, très faux. Ou alors, elle prenait un malin plaisir à faire les courses seulement pour elle, puis à enchanter sa nourriture. Ainsi, lorsque Nathaniël essayait de manger ses aliments, ces derniers se mettaient à vivre et à le fuir en volant. Elle l'avait une fois, entendu lancer des jurons à droite et à gauche en courant partout dans leur appartement. Un réel plaisir. A ce souvenir, le même sourire sardonique se posa sur ses lèvres pulpeuses et elle fut brusquement sortit de sa torpeur. Non pas parce que quelqu'un l'invitait à danser ou lui avait parlé, mais parce qu'elle venait de sentir un regard brûlant pénétrer sa peau laiteuse. Quelque peu déconcertée, elle secoua discrètement la tête et leva les yeux vers la direction qu'elle trouvait adéquate à la situation. Et, en effet, un inconnu la regardait avec gêne. Intriguée, elle inclina la tête et le détailla mentalement. Il portait un costume marron, très classe et portait un masque du même ton, légèrement rond et s'étant collé à merveille - et surement par magie - à son visage. Ses lèvres fines et son nez lui donnait l'impression qu'elle le connaissait de quelque part et ce sont ses yeux qui lui confirmèrent cette hypothèse. En effet, d'un noir profond et d'une lueur qui lui semblait malicieuse mais âcre, elle fronça les sourcils en essayant de mettre un nom sur son visage, impossible.

- Est-ce que ça ferait trop cliché si je vous confiais avoir le curieux sentiment de vous avoir déjà vue quelque part ?

Sa voix résonna en boucle dans son esprit, tel une mélodie qu'elle connaissait par cœur. Peut-être l'avait-elle simplement croisé lors d'une autre soirée ? Malgré tout très curieuse et comprenant qu'il s'agissait d'un coup du destin, une réponse à l'appel qu'elle avait lancé en buvant une gorgée de son vin. Elle laissa ses yeux se perdre sur lui et remarqua qu'il était plutôt musclé, d'apparence protectrice, le jeune homme avait un corps qui lui donnait l'impression d'être sexy, agréable. Un détail, néanmoins, gâcha le prototype du bel inconnu, de l'Apollon sortit de nul part, en effet, sa cravate aux couleurs marrons et noires était mit dans un bric à brac formant un nœud en désordre et le rendant quelque peu ridicule. Amusée, elle bu deux gorgée de son verre, le finissant au passage, avant de lui accordé un sourire en coin, plutôt charmeur. Peut-être déjà casé avec une jolie jeune femme pas encore arrivée, dans tous les cas, le brun venait d'attirer son attention et rien que pour ça, elle se retint de l'applaudir. Sortant un billet de dix dollars de sa poitrine, elle le tendit au petit serveur qui lui avait permit de se préparer à cette nuit qui promettait. Celui-ci l'accepta et la remercia d'un grand sourire et d'un clin d'œil charmeur. Elle l'ignora et se rapprocha de son nouveau passe-temps pour la soirée. Un moue amusée sur le visage, elle se posa à quelques centimètres de lui et sans lui demander son accord, se mit à lui refaire son nœud de cravate. Tandis qu'elle était en train de lui donner une meilleure allure en resserrant, redressant et remontant le tissu marron, elle échangea quelque regards avec lui, laissant leurs pupilles se croiser durant un instant puis repartir vers la cravate. Lorsque le nœud fut aussi parfait qu'elle le pensa, elle le resserra et hocha la tête d'un air fière. Une seule fois elle avait apprit comment faire les nœuds de cravate, c'était lorsqu'elle s'ennuyait dans sa chambre le soir, et qu'elle n'était pas d'humeur à travailler sur les dossiers partagés avec Nathaniël. Elle avait allumé la télévision et avait sans vraiment s'en rendre compte, retenu la meilleur tactique pour aider monsieur à paraitre moins idiot. Au final, ça lui avait servit. D'un air assurée, elle posa les paumes de ses mains contre ses biceps, dardant sur lui un regard plein d'espièglerie.

- Assurément, monsieur, ça ferait trop cliché, lança-t-elle mutine. Puis, d'un geste plus lent, elle se rapprocha de lui et cola sa joue brûlante contre la sienne, laissant ses lèvres pulpeuses caresser presque son oreille. Mais au point où vous en êtes, murmura-t-elle provocatrice.

Elle se recula ensuite et un sourire terriblement arrogant se perdit sur ses lèvres rosés. Ses yeux brillaient d'une lueur qui ne lui était pas inconnu, bien trop séductrice à son goût. Les gênes d'une princesse, surement... Elle passa ensuite juste à ses côtés, caressant son torse d'une de ses mains, puis elle le laissa seul, le bousculant quelque peu avant de se diriger d'un pas assuré vers un homme qui lui souriait depuis un certain temps. Elle savait qu'il allait se retourner et observer son dos nue descendre jusqu'à la commissure de ses fesses où enfin le vêtement blanc de sa robe avait reprit la tournure. Nelya, accorda un sourire quelconque à l'autre homme, et se mit à converser avec lui, comme si de rien n'était. Dans sa tête, elle comptait les secondes avant qu'il ne débarque et intervienne dans la discussion. Il lui proposa un coupe de champagne, qu'elle accepta sans mal. La princesse se retenue de ne pas se retourner afin de voir ce qu'il allait faire, puis au final, elle secoua la tête et fit mine de s'intéresser à son nouveau interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Mar 4 Jan 2011 - 9:16

Nathaniël avait la tête ailleurs. Elle flottait quelque part au milieu de la magie de Noël, loin des tensions actuelles. Il appréhendait la réaction de la jeune femme, ne sachant absolument rien sur elle puisqu'il venait à peine de la rencontrer. Il avait pour habitude d'examiner toute situation avant d'y prendre part. Pour le coup, il n'avait fait que tomber bêtement dans le piège du charme que dégageait la déesse. Agacé par sa propre stupidité, il tenta de se calmer avant que le courroux l'emporte sur sa bonne humeur. Irascible, le lycan peinait parfois à ne pas perdre son sang froid. Il chercha à s'apaiser, délaissant quelques instants l'objet de son mépris. Ne la regardant plus, il entendit néanmoins le son de sa voix lorsqu'un serveur l'accosta. Grâce à son ouïe ultra sensible, il put distinguer le froissement d'un billet glissé dans une main. Il en déduisit qu'elle venait de faire don de générosité à celui-ci. Se souvenant de la coupe qu'il l'avait vue tenir un peu plus tôt, il finit par se dire qu'elle avait simplement remboursé sa dette. Quand enfin il se sentit apaisé, il reposa les yeux sur la silhouette désirable de la demoiselle. Cette dernière le contemplait d'un œil aussi curieux que le sien. Farouche, la blonde s'avança vers lui d'une démarche féline. S'arrêtant de manière à laisser quelques centimètres d'écart entre eux, elle ne lui demanda pas sa permission, ni d'une parole, ni d'un regard, avant de défaire sa cravate. Perplexe, Nathaniël se demandait si elle allait la lui renouer ou si, plus provocatrice encore, elle en ferait autre chose. Désabusé par ses propres pensées, il préféra se contenter d'attendre en silence. En pleine concentration, elle lui lançait pourtant parfois de petits coups d'oeil hâtifs auxquels il répondait présent. Leurs iris se croisaient, se fuyaient, le tout donnant un certain charme à ce moment. Sans trop savoir pourquoi, le lycan se sentait à sa place, là, avec elle. C'était comme s'ils se fréquentaient depuis plus longtemps que deux minutes tout en l'ignorant. Il ressentit brusquement l'envie de lui ôter son masque pour voir son visage. Elle devait être magnifique, entière. Toutefois, devinant que cet acte serait mal vu, il s'en abstint.

Lorsqu'enfin son nœud fut parfaitement correct, lui donnant des airs de gentleman d'un soir, un sourire satisfait vint se poser sur les lèvres de l'inconnue. Tout semblait si surfait, si irréel. Un peu comme dans ces contes de fée, où on vous fait gober n'importe quoi. L'ambiance propice à la détente, à la joie rendait le jeune homme euphorique. Son calme rassurant ne disparaitrait pas sans prévenir, il était confiant. S'il venait à s'énerver ici, dans cette salle remplie de monde, il s'en voudrait par la suite d'avoir gâché la fête. Toujours le même refrain qui se répétait ; la rage et puis les regrets. C'était son crédo, sa façon d'être. Il eut soudain une pensée pour Nelya, partie il-ne-savait-trop-où et qui devait savourer sa tranquillité. Déconcerté, il se promit de faire un effort, histoire de lui accorder un peu de répit durant ces deux-trois jours succédant aux fêtes. Elle méritait bien ça après tout, car le supporter au quotidien ne devait pas être facile.
Deux mains posées contre son torse le ramenèrent à l'instant présent. Une petite sauvageonne au regard mutin ne le lâchait pas des yeux. Absorbé par la demoiselle, Nathaniël se noya dans son regard envoûtant. Elle lui faisait l'effet d'une mystérieuse princesse nocturne sortie de nulle part pour vivre ce soir, et rien que ce soir, le rêve de sa vie. Bien sûr, il était égoïste de croire qu'elle lui accorderait le privilège d'endosser le rôle du prince juste pour l'occasion. Et puis, au diable la magie, il n'y avait là que deux étrangers qui passeraient sans doute une bonne soirée quoiqu'il advienne. Qu'ils restent à deux ou qu'ils s'éloignent, ce réveillon de Noël ne pouvait qu'en rester mémorable. Premièrement grâce au lieu ensorcelant où il était fêté, mais aussi parce qu'une nuit comme celle-ci ne peut qu'être réussie. C'est le protocole. Tout le monde passe un joyeux Noël, ça fait presque partie du code pénal. Chacun vit ce moment différemment, mais au final tous diront qu'ils se sont amusés comme des fous. Même eux. Même si la blondinette s'avérait coriace, rebelle face aux projets de l'immortel qui souhaitait ne plus la lâcher.

Comme pour confirmer cette hypothèse, elle répondit à son altercation :

— Assurément, monsieur, ça ferait trop cliché, lança-t-elle, mutine. Puis, d'un geste plus lent, elle se rapprocha de lui et cola sa joue brûlante contre la sienne, laissant ses lèvres pulpeuses caresser presque son oreille. Mais au point où vous en êtes, murmura-t-elle, aguicheuse.

Incroyablement détendu, le brun se mit à sourire, amusé. Ainsi donc il était tombé sur une joueuse. Tant mieux, ça promettait de ne pas le décevoir. Lymphatique, elle se recula de lui. Dans son regard brillait une lueur de malice, signifiant probablement que ce petit jeu lui plaisait beaucoup. Si elle avait su combien la réciproque était vraie, elle n'aurait jamais pris le risque de le provoquer de la sorte. D'abord à reculons, elle s'éloigna, avant de se retourner pour poursuivre sa route dans la même optique. Consterné, Nathaniël se demanda si c'était là sa façon de le forcer à la rejoindre, de la récupérer, si elle désirait qu'il ne la laisse pas lui échapper. Cependant, trop occupé à reluquer le dos largement dénudé de l'étrangère, il ne sut quoi faire. Entrer dans son jeu ? Se laisser guider par son instinct ? Celui-ci lui confiait qu'il devait l'arracher des mains de cet homme à qui elle s'adressait désormais, mine de rien. Il regretterait sans doute de ne pas l'avoir fait lorsqu'il s'ennuierait à mourir faute de l'absence d'une compagne. Néanmoins, hésitant encore, il cherchait à se persuader que son successeur ne représentait pas en vérité l'homme avait qui elle était venue pour passer la soirée. Si tel était bien le cas, alors il était fichu. Complètement. Plus aucune chance qu'elle reste en sa compagnie si son brave lèche-botte l'avait retrouvée. Au final, mieux valait peut-être qu'il n'y aille pas. Cela déplairait à son théorique copain si un autre que lui se montrait si attiré par la demoiselle. D'ailleurs, il ne savait même pas ce qui lui prenait de vouloir à tout prix passer ce réveillon avec elle. Des belles blondes, il y en avait des tas dans la salle, alors pourquoi se borner à l'avoir elle ? La réponse ne vint pas. Mais elle ne l'empêcha pas d'avancer de quelques pas en sa direction.

De là où il était posté, il pouvait la voir trépigner d'impatience. Ce qui confirma pratiquement ce qu'il n'avait fait que supposer jusque maintenant : elle l'attendait. Empli d'une ambition déterminante, le lycan traversa l'espace qui les séparait à une vitesse humaine. Arrêté juste derrière elle, il put entendre son soulagement muet, comme si elle avait douté que son stratagème fonctionne. De plus en plus subjugué par la beauté impressionnante de la jeune femme, il se ressaisit quand il sentit le regard de l'autre imbécile posé sur lui, l'air aussi niais d'interrogatif. Un moment tenté par l'idée de lui laisser un blanc incomparable, de l'enfoncer tout seul dans son mépris, l'apollon s'assagit tout de même, peu désireux de s'attirer des problèmes. Ignorant quoi rétorquer pour reprendre le dessus, il se mit sagement à réfléchir. Le visage masque de la belle se tourna lentement vers le sien, resplendissant de bonheur. Pour coup, il avait bien fait de suivre son intuition. Mais maintenant, il lui fallait éliminer le gêneur et ce, s'il voulait qu'elle n'appartienne qu'à lui le temps d'une soirée. Une unique petite soirée mondaine. C'était absurde, quand on y pensait. Il se retrouvait ici, alors qu'il n'y avait nullement sa place, sans partenaire, et il cherchait un moyen rapide et efficace pour éloigner un individu d'une jeune femme dont il ne savait rien. Quel étrange phénomène, que de se retrouver dans une telle situation.

Une idée lumineuse lui vint soudain à l'esprit. Borné, il passa un bras autour de la taille de la déesse, en prenant bien le soin de laisser traîner sa main dans son dos, de manière plutôt conspiratrice. La collant un peu plus contre lui, il baissa les yeux vers elle, quitte à analyser sa réaction. Elle semblait surprise, mais pas réticente. Alors il continua son manège, décidé à remballer l'autre idiot. Elle était désormais bien, juste ce qu'il fallait pour qu'on les considère ensemble, comme s'ils étaient deux cavaliers s'étant trouvés, s'étant invités depuis quelques semaines déjà à participer à ce bal. Comme s'ils s'aimaient, alors que rien n'était moins hypocrite. Déçu, leur voisin interrogea Nathaniël du regard. Celui-ci ne lui accordait pas la moindre attention. A vrai dire, il était plongé dans la contemplation des magnifiques joyaux qui servaient de pupilles à sa potentielle compagne. Brisant le lien invisible qui s'était tissé entre leurs yeux, il se tourna vers le blond et, impassible, il lui lança de quoi le faire dégager pour un bon moment :

— La prochaine fois, vous serez gentil d'aller voir ailleurs. Je n'aime pas partager ce qui m'appartient,
déblatéra-t-il d'une voix trahissant assez le dégoût surfait qu'il éprouvait pour ce type.

Le jeune homme s'en alla après s'être maladroitement excusé. Satisfait, Nathaniël darda un coup d'oeil espiègle à la blonde qui lui souriait d'une façon très - trop - enjôleuse. Ne l'ayant pas libérée de son étreinte, l'immortel décida de profiter de sa soumission suite à cette maîtrise d'elle qui effectuait présentement pour tirer profit de la situation. D'un pas, il se recula sur le côté. Puis, en homme galant qu'il avait choisi d'être ce soir, il invita sa cavalière à danser. Il ne savait pas si elle appréciait ça. Juste, il le supposait, car après tout, à une soirée mondaine, tout le monde aimait danser. Les gens riches, les snobs, ils adoraient ça, et vu la robe onéreuse qu'elle portait, elle devait certainement adorer ça, elle aussi. D'un geste assuré, il fit pression contre le dos nu de la jeune femme pour qu'elle le suive. Docile, elle répondit à sa demande et avança dans la direction qu'il tentait de rallier. Il évita les couples tournicotant, cherchant une place où ils ne seraient pas dérangés. Lui, valser ne lui plaisait pas tant que ça, mais il ferait un effort. Après tout, il se débrouillait bien, il n'avait donc rien à craindre de ce côté là. Arrivés à destination, les deux nouveaux partenaires prirent correctement place. Le lycan proposa une main à l'inconnue qui l'accepta sans opposer de résistance concrète. Une moue appréciatrice se hissa sur ses lèvres lorsque Nathaniël s'approcha un peu plus de son buste, frôlant presque à nouveau son corps. La musique se fit plus douce, plus langoureuse, rendant leur danse plus lente mais aussi plus envoûtante. Proches, très proches, ils ne se quittaient pas des yeux. L'un se perdait dans l'immensité de l'âme de l'autre qui, elle, devait lire en son regard le tas de sentiments indéchiffrables qu'il ressentait actuellement. Pour la première fois depuis son arrivée à San Francisco, il se sentait en sécurité, il était vraiment bien. Vraiment comblé. En même temps que leurs pas se succédaient, ses pensées suivaient le même tracé. Et là encore, il songea qu'il avait bien fait de venir à Moera's Magic, sans quoi il aurait passé les heures précédents minuit à s'acharner sur ses dossiers, tentant de dénicher la réelle nature de la menace qui ravage la ville. Pour sûr, comparé à ça, un bal dispendieux atteignait des sommets.



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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Jeu 20 Jan 2011 - 17:36

Ledit jeune homme que Nelya avait en face d'elle n'était en rien intéressant, bien que plutôt mignon, il ne dégageait absolument rien de spécial, il n'était qu'un homme parmi tant d'autre, une soi disant importante personne qui travaillait à la Communauté Magique, au sein des affaires les plus dangereuses et mystérieuses mais qui semblait pourtant assez peu sûr de lui d'après les histoires légèrement héroïque qu'il narrait. Mensonges, donc. La princesse détestait ça et au fur et à mesure que son interlocuteur lui racontait sa biographie, elle tentait de garder son calme, en essayant vainement de cacher son impatience. Lui avait-on réellement posé un lapin ? Cet inconnu qu'elle avait charmé quelques minutes auparavant n'avait-il donc rien comprit au jeu de la séduction ? A son jeu, plutôt. Malsain, vicieux et compliqué, ses atouts de provocatrices innées se reflétaient à merveilles dans son jeu du chat et de la souris. L'impatience et la nervosité de s'être fait lâchement humilier commençait à assombrir l'atmosphère et à ternir ses iris d'un voile de nuages aux ombres ténébreuses, comme si un monde était justement en train d'agoniser quelque part, de se fissurer et de se défaire, par les seuls pensées de Nelya. Croisant les bras tout en serrant les poings, la blonde laissa un soupir de lassitude se feindre par la barrière de ses lèvres pulpeuses et ferma une seconde ses paupières. Seconde qui suffit pour éveillée son odorat et lui faire rouvrir directement les yeux, une nouvelle fois. Le parfum qu'elle avait sentit en brisant la barrière qui les avaient séparés, était à présent forte, à tel point qu'elle dut plisser le nez pour éviter d'éternuer et de la mettre dans une situation délicate. Du moins, pour elle. Elle le sentait, elle savait qu'il était sur le point de venir vers elle, d'aller à sa rencontre et de la suivre, de la rejoindre même si elle était en compagnie d'un autre homme.

Retrouvant la confiance qu'elle semblait avoir perdue au fil des minutes, la princesse se tortilla un instant et feignit la surprise en le voyant arriver juste derrière elle. Rassurée et plutôt bien contente qu'il ait comprit le sens de ses intentions sans même qu'elle n'eut besoin de le rappeler, un furtif sourire en coin se forma sur son visage lorsqu'elle se retourna vers lui. Il était certain qu'en compagnie de l'Apollon qu'elle avait à ses côtés, elle ne pourrait que passer une bonne soirée. Bien qu'il était caché par un masque et qu'elle ne connaissait ni son nom, ni d'où il venait ou ce qu'il aurait pu être, Nelya eut soudainement l'impression qu'elle le connaissait, qu'elle l'avait rencontré il y a de ça fort longtemps, dans un rêve peut-être, et qu'à présent, les retrouvailles se faisaient de manières provocantes, comme si c'était la manière la plus probable d'accueillir un inconnu dans ses bras. L'idée ne la dérangeait ni ne la dégoutait. Bien au contraire en fait, et lorsqu'elle s'imagina un quart de secondes passer sa soirée à danser les bras de son acolyte et à passer une nuit à jouer, à plaisanter et à profiter de cette nouvelle vie qui lui était offerte... Du moins, durant un temps. Bientôt, lorsqu'elle se sera occupée - seule - de cette fameuse mission, Nelya sera obligée de retourner dans son Royaume et d'épouser ce fichu prince de Teleri et elle passerait le reste de son éternité enfermée dans son Royaume, n'ayant plus la liberté et la possibilité de pouvoir se battre en compagnie de ses hommes, de faire la guerre comme elle aimait la faire. Un massacre, une boucherie. Ne laissant pas ses pensées mélancoliques prendre le dessus sur son état et sur son visage parfaitement rayonnant, elle avala difficilement sa salive avant de se retourner vers le dénommé - et le pauvre - Joe. Ce dernier les regardaient tous les deux, en passant de l'un à l'autre, comme s'il attendait qu'on lui donne une explication valable à l'incrustation du compagnon de soirée de la belle. Mordant avec amusement l'intérieur de sa joue, la blondinette s'apprêtait à l'envoyer paitre d'un ton cassant, cependant, elle fut arrêtée par une main baladeuse. En effet, son pseudo-cavalier venait de passer une de ses mains dans le dos de la jeune femme, caressant par la même occasion sa peau laiteuse et presque aussi doux que de la soie.

A ce contact, plutôt agréable, elle se laissa faire, consciente qu'il devait certainement avoir un plan pour se permettre de la toucher ainsi - ou pas. Dans tous les cas, elle se surprit elle-même en se rendant compte qu'elle frissonnait d'un délicieux plaisir interdit. Avoir des relations plus qu'amicale avec un autre que son futur mari était proscrit et même si durant les quelques années qui ont suivit ses fiançailles, Nelya ne s'est jamais gênée pour avoir divers amants, le fait que ce soit sur le monde terrestre, cette Terre qui ici appartenait juste aux humains avait un goût exaltant et doucement plus excitant, presque envoutant. Regardant droit dans les yeux l'homme qui la rapprochait de plus en plus de lui, la collant et la serrant briévement contre son torse, l'elfe se rendit compte qu'elle n'avait jamais vu de toute sa vie des yeux aussi... Noirs d'expressions. Ses iris, bien qu'elles soient incroyablement sombres, dégageaient quelque chose de peu commun, d'étrange qui était à la fois fascinant et effrayant. Par intermédiaire de ses prunelles, Nelya se plongeait dans un monde qui n'était pas sien, qui était et restait l'inconnu mais qu'elle semblait pourtant connaître par cœur. La sensation qu'elle ressentait était inexplicable, bien trop profonde et trop ancrée en elle pour qu'elle puisse trouver des explications à sa soudaine attirance pour ses yeux et se qu'ils pourraient représenter dans un autre contexte que celui-ci. Ce fut exactement pour cette raison qu'elle détourna la tête, prenant comme fausse excuse de jauger la réaction de ce fameux Joe. Elle sentit le regard brulant de son prince charmant de la soirée se faire moins oppressant et elle en conclut donc qu'à son tour, il avait finit par détourner la tête vers le gêneur en question. Le pauvre bonhomme affichait une mine perdue et avait l'air d'un pauvre enfant qu'on aurait privé d'un jouet. Prenant un air qui se voulait virile, il interrogea du regard l'autre homme en inclinant la tête et en haussant les sourcils, apparemment attendant une explication à toute cette comédie.

- La prochaine fois, vous serez gentil d'aller voir ailleurs. Je n'aime pas partager ce qui m'appartient.

Nelya eut un sursaut de surprise en entendant les dires de son sauveur et, à la fois sous le coup de l'étonnement et des émotions qu'elle ressentait face à l'hypocrite ton du jaloux que le brun venait d'exprimer, la princesse se retint de rire. Il était plutôt bon comédien. Si bien, d'ailleurs, que Joe eut brusquement l'air gêné, baissa la tête et s'excusa en bégayant. Il n'était pas difficile d'en conclure qu'ils se retrouvèrent seuls et la jeune femme en profita pour se tourner vers lui, un air aguicheur au visage. Au final, peut-être qu'elle avait trouvé un vrai tombeur pour sa nuit, un cavalier qui lui serait disponible d'avoir, de toucher durant la nuit pour qu'au final tous les deux reprendront leurs activités, comme si de rien ne s'était passé. Et le plus merveilleux dans tout ça, c'est qu'aucun des deux ne savaient qui seraient l'autre, ils se recroisaient dans San Francisco qu'ils ignoreront alors qu'une aventure d'un soir, ou tout du moins un semblant d'histoire aurait pu se passer entre eux. Répondant en souriant malicieusement à la moue plutôt espiègle qu'il lui lançait, elle laissa une fois de plus ses prunelles bleutés tomber dans l'impasse de ces cavernes noirs et suspicieuses qu'il avaient pour œils. Un court instant tous les deux restèrent dans cette position, comme si le monde autour d'eux venaient de sombrer, comme si à présent ils étaient seuls. Terriblement seuls. Un ange passa.
Puis, la vie reprit peu à peu son court et son compagnon se mit à bouger, il fit un mouvement sur le côté et Nelya le suivit du regard, incapable de détourner la tête, à la fois intéressée par ce qu'il entreprenait et hypnotisé par son visage qu'elle avait réellement l'impression de connaître. Il était sûr qu'elle aurait très bien pu se concentrer sur son odeur pour le reconnaître, il était sûr qu'elle aurait très bien pu se servir de son magnifique pouvoir pour savoir si oui ou non elle le connaissait, en déclenchant une vision. Mais... Tout ceci deviendrait alors beaucoup moins excitant, tout ceci deviendrait juste une partie de plaisir sans rien de plus et, bien sûr, en cette veille de Noël, elle voulait suivre la tradition et avoir pour une fois un cadeau magique, un cadeau qui ne lui apporterait que du plaisir, qu'un moment éphémère d'intense satisfaction. Ainsi, elle ne lui résista pas lorsqu'il fit pression contre sa peau brûlante, en bas de son dos dénudée pour la faire avancée en direction de la piste de danse.

Se laissant gentiment faire, elle n'opposa aucune résistance. Elle avait toujours aimé danser et bien que ce ne soit pas exactement un trait de caractère qu'on pouvait trouver dans une guerrière, c'était plus son côté de princesse qui parlait lorsqu'elle était dans un autre endroit que sur un champ de bataille. Ainsi, valser, tourner ou bien même sauter ne lui posait aucun problème. La danse avait toujours été son point fort. Laissant un sourire joyeux fleurir sur le bout de ses lèvres, lissant d'avantage ses traits angéliques, elle accepta avec un sorte d'exaltation la main de son chevalier servant de la soirée, lorsqu'il la lui proposa et après avoir courageusement éviter les dizaines de couples qui effectuaient une valse plutôt agitée lors de leur apparition sur la vaste piste de marbre blanc. Se mettant en position, la délicieuse jeune femme glissa ses doigts dans ceux du brun et posa une de ses mains sur une de ses épaules bien carrées et bien musclées. A peine commençaient-ils les premiers pas qu'une autre musique s'enchaina et se mit doucement à bercer les couples sur la piste de danse. Lente, elle semblait être fait pour les vrais couples, ceux qui s'aimaient réellement et qui ne cachaient pas leur amour, ceux qui l'étalaient devant n'importe quelles personnes et qui faisaient précisément la raison du dégout envers l'amour de la princesse. Cependant, elle était en compagnie d'un charmant garçon et ne pas en profiter serait extrêmement stupide, ainsi, elle se rapprocha doucement de lui, frôlant presque son corps. Redressant son visage vers le sien, elle fut stupéfaite de voir la proximité de leurs deux visages, si bien qu'elle arrivait sans mal à sentir la respiration du brun sur elle. Plongeant une fois de plus dans ses iris, Nelya était décidée à passer sa soirée dans ces derniers,, voulant absolument découvrir le mystérieux secret qu'il cachait avec autant d'aplomb. Tout ceci la rendait perplexe, bien qu'elle appréciait sa compagnie, savoir qu'elle dansait en ce moment même avec une vraie énigme lui laissait un certain goût d'amertume. Ne pas savoir l'agaçait, néanmoins, elle s'était jurée de profiter de la soirée sans faire de scandales, sans rechercher à savoir l'identité d'un tel ou d'un tel. Elle était juste là pour passer une bonne soirée et c'est précisément ce qu'elle comptait faire.

D'un geste assuré, Nelya se rapprocha de lui, collant alors leurs deux corps l'un à l'autre et posa son menton contre son torse tout en collant sa joue sur son épaule. Le spectacle vue de l'extérieur aurait pu laisser supposer que tous les deux se connaissaient depuis bien longtemps, qu'ils s'aimaient et étaient étroitement complices à cet instant même. Tout le portait à croire et pourtant, ce n'était qu'une illusion. Ils n'étaient que des inconnus, deux personnes qui étaient venus à ce bal alors qu'ils ne connaissaient personnes et que personnes ne semblaient les connaitre. Ils s'étaient bien trouvés, au final. Comme elle l'avait fait précédemment, elle remonta vers son visage et colla une de ses joues contre la sienne, bouillante. D'un murmure bien aiguisée, elle lança au creux de son oreille :

- Il semblerait ce soir, je vous appartienne monsieur. J'espère que vous aurez la délicatesse de savoir en profiter... A ce qui parait, cette chance n'est pas accordée à tous le monde.

Amusée par sa propre réplique, elle se recula et observa la réaction de son sauveur. Ce dernier sembla enchanté de par le sourire en coin qu'il lui adressa. Ses yeux se mirent à briller de façon énigmatique et la profondeur de ses iris qui semblaient déjà bien sombres se mit d'avantage à s'illuminer, comme si un feu ardent venait de s'allumer et qu'il ne demandait qu'à ce qu'on le ranime, encore une fois. Intriguée, elle inclina doucement la tête et lui accorda un bref sourire. Elle le trouvait charmant, amusant et Ô combien séduisant et pourtant... Nelya ne connaissait même pas son patronyme, ni son âge d'ailleurs. Il était surement bien plus jeune qu'elle, après tout, qui pourrait avoir plus de 171 ans ? Ça devenait de plus en plus rare, en vérité. Ce n'était qu'une simple soirée, après tout et donner son nom ne serait pas dérangeant, mais la jeune princesse savait qu'elle était connue dans bien des endroits et s'il s'agissait d'un ennemi, elle ne voulait pas le savoir, elle s'en contre-fichait, ce soir, elle avait juste besoin de s'amuser, de profiter, de s'éclater. Sans lui demander son avis, elle remonta la main qu'elle avait posé sur son épaule jusqu'à sa nuque, qu'elle caressa délicatement. Voyant qu'il l'interrogeait du regard, elle haussa les sourcils et lui lança un regard confiant.

- Étant donné que je suis à vous pour ce soir, je suppose qu'un nom sur mon visage sera d'avantage plus pratique, commença-t-elle d'un ton hésitant. Je m'appelle... Juliette, finit-elle par dire au hasard. Juliette Dawson. Et vous êtes, cher monsieur ?

Fière d'elle, son sourire s'élargit directement et elle accompagna sa question d'un regard curieux. Il était vrai que le mensonge n'avait jamais été son fort, cependant on aurait bien dit qu'il venait de le gober car il acquiesça doucement avec un fin sourire. Juliette Dawson... C'était le nom d'une héroïne de série télévisée qu'elle avait vu il n'y a pas longtemps dans sa chambre. Voulant absolument découvrir ce monde d'humains, Nelya ne s'était pas privée de s'être mise à la télévision et ça, au détriment de sa réelle venue à San Francisco. Nathaniël lui avait d'ailleurs reproché de passer beaucoup trop de temps devant le plasma qu'elle s'était offerte, mais elle s'en contre-fichait. Ce fichu lycan ne savait faire deux choses : Être idiot et critiquer. Pour le reste, il était inutile, depuis le début de leur cohabitation, il n'avait pas une seule fois fais quelque chose d'utile, passant plus son temps dans des bars miteux ou au lit avec une trainée de service. A présent, elle était intimement convaincue qu'il était en ce moment même en train de fêter Noël dans un bar accompagnée d'une blondasse qui lui servirait de compagnie pour la soirée. Par réflexe, elle leva les yeux au ciel.
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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Mar 15 Fév 2011 - 20:39

La belle blonde tourna la tête vers la sienne et accrocha son regard. Attiré dans les profondeurs des océans qui caractérisaient ses iris, Nathaniël sombrait. Il coulait dans cette eau limpide contenue à l'intérieur des pupilles de la demoiselle. Elle le captivait. Il était certain d'avoir déjà vu ce regard quelque part, mais il ne parvenait toujours pas à déterminer où. La mémoire lui reviendrait peut-être plus tard. De toute manière, il ne souhaitait rien savoir sur cette femme. Il préférait se contenter du stricte minimum. Le reste ne le concernait pas. Après tout, ils ne se reverraient plus jamais. Ce n'était qu'un soir. Leur soir. Ensuite, chacun reprendrait le cours de sa vie en oubliant l'autre. Même si l'image de son visage le hanterait quelques jours, le lycan savait qu'il finirait par passer au-dessus. D'ici une semaine, ce serait de l'histoire ancienne. Il aurait même du mal à se souvenir des détails de cette soirée, voire même de sa cavalière. Qui sait s'il ne l'oublierait pas complètement, ce serait bien son genre. Néanmoins, de tels iris, aussi bleus et éclatants, ne pouvaient pas appartenir au passé. Il se les remémorerait encore et encore, jusqu'à ce qu'il parvienne à se rappeler de la toute première fois où il les a rencontrés. Ce n'était pas ici, non. Cela remontait à quelques temps déjà. Il connaissait cette fille. Du moins, il en demeurait pratiquement convaincu.

Dévorant sa belle des yeux depuis de longues minutes, il reprit peu à peu consistance lorsqu'il la sentit plonger sa tête contre son torse. Elle reposait tout contre son coeur, comme un vrai couple. Ils valsaient, tourbillonnant au rythme de la musique. La piste de danse était bondée, et pourtant c'était comme si on ne voyait qu'eux. Ils étaient le centre du monde, le noyau de la terre. Rien ne pouvait les arrêter. Ils dansaient, plus forts que tout le reste. Solitaires à deux, ils s'étaient véritablement bien trouvés. Au lieu de se lamenter seuls chez eux, ils se berçaient l'un dans les bras de l'autre. Nathaniël avisa un coup d'œil attendri sur ce qu'il pouvait voir de sa cavalière. Elle ne bougeait pas, visiblement bien, là. Cette position ne lui était ni inconfortable ni désagréable. Il appréciait l'audace de sa partenaire, au contraire. Tout le monde n'aurait pas aussi bien tenu le rôle de compagne d'une nuit. Du moins, pas avec autant de tact et de crédibilité. Ils ne s'aimaient pas, n'avaient jamais eu l'occasion de s'aimer, et pourtant ils étaient là, au milieu de la salle, en train de tournoyer sur un air romantique, semblables à deux jeunes gens éperdument amoureux. Puis, le charme serait rompu. Comme pour Cendrillon et son prince, le conte de fée s'achèverait à minuit. Noël les séparerait certainement. Puisqu'une fois cette heure dépassée, ils n'auraient plus besoin de rester là, sauf s'ils en avaient envie. Hélas, Nathaniël jugeait préférable de s'en tenir à son plan de base : patienter en bonne compagnie jusqu'à minuit et s'en aller sans demander son reste. Il ne désirait absolument pas savoir qui se cachait derrière le masque de la blondinette. Tout devait se terminer là, ils devaient en rester là. Point final.

Elle se rapprocha subtilement de lui, créant une bulle davantage plus intime dans laquelle elle le poussait à s'isoler avec elle. Ce qu'il faisait sans hésitation. Il était idiot de se laisser ainsi mener en bateau par une étrangère, mais il voulait s'amuser sans prise de tête, alors autant ne pas chercher à résister. De plus, ce n'était pas comme si la jeune femme était laide. Bien au contraire, elle n'était faite que d'or et de désir. Toute en splendeur, magnifique de la tête aux pieds. Elle rayonnait, irradiait presque tellement l'aura qui se dégageait d'elle écrasait la moindre indifférence. Il était clairement impossible de passer à ses côtés sans la dévisager au moins une fois, rien qu'un tout petit peu. De sa silhouette lisse mise en mouvement par une danse mélodieuse s'échappait un charme à vous rendre fou. Ses longues jambes sagement dissimulées sous un amas de tissu soyeux la hissaient, notamment grâce à de majestueux talons, à hauteur égale que celle de son homme de la soirée. Ce dernier aurait voulu caresser encore le bas de son dos que laissait entrevoir un décolleté indécent. La sensation de sa peau tiède sous ses doigts chauds lui avait procuré un certain plaisir. Il ne se priverait pas de recommencer, d'ailleurs. Oui, elle était plus que sublime. Elle provoquait en lui une tentation inévitable, subie sans aucune incertitude par tous les jeunes hommes présents dans la salle. Malheureusement pour eux, c'était Nathaniël que la déesse avait choisi, pour le plus grand bonheur de celui-ci.
La blonde releva doucement la tête de son épaule, la dirigeant vers son oreille. Elle colla sa joue contre celle brûlante du loup, qui s'impatientait déjà de connaître la suite de ses intentions.

— Il semblerait que ce soir je vous appartienne, monsieur. J'espère que vous aurez la délicatesse de savoir en profiter... A ce qui parait, cette chance n'est pas accordée à tout le monde.

Aussitôt, sa compagne se dégagea pour mieux l'observer, comme un vulgaire cobaye. Il se laissa pourtant faire, étonnement calme et posé. La réplique mutine qu'elle venait de lancer l'amusa beaucoup. Il saisit directement l'allusion à son comportement de tout à l'heure vis-à-vis du gêneur, un quelconque Joe - de ce qu'il avait pu retenir de leur échange barbant. Il était vrai qu'il s'était plutôt montré imposant, il n'avait pas du tout laissé le choix à l'inconnu de partir, ni à sa proie de rester. Celle-ci l'avait tout de même accompagné danser, et elle ne semblait pas disposée à le quitter de si tôt. Ce qui l'arrangeait relativement bien. Au moins, il aurait de quoi s'occuper entièrement durant les heures qui suivront. En outre, il aurait tout le loisir d'admirer la demoiselle au cours de la soirée. Nathaniël se repassa en boucle ses dernières paroles. Oh oui, il en profiterait. Elle n'aurait qu'à bien se tenir, il ne se gênerait pas ni ne se montrerait discret. Il n'avait pas l'intention de la laisser lui échapper ou se défiler une seconde fois. Il viendrait sans cesse la récupérer, toujours avec plus de détermination. Il n'y avait rien de plus attirant que quelqu'un qui lui glisse entre les doigts avec dextérité et fourberie. Il adorait ce petit jeu, même s'il n'avait pas encore eu l'occasion de vraiment le lui faire comprendre.
La tentatrice remonta une de ses mains vers la nuque du lycan, la caressant sans vergogne. Derechef, il ne rétorqua rien, ne fit aucun commentaire désagréable. Lui qui était de nature irascible, il se voyait plutôt surpris par son propre comportement. La magie de Noël, sans doute. Elle lui adressait désormais un regard curieux, bien qu'il ignorait à quoi tenait ce petit mystère logé au creux de ses yeux. Elle ne le fit pas languir plus longtemps et répondit à son air intrigué sans plus tarder.

— Étant donné que je suis à vous pour ce soir, je suppose qu'un nom sur mon visage sera d'avantage plus pratique, commença-t-elle, hésitante. Je m'appelle... Juliette, décréta-t-elle après une courte réflexion. Juliette Dawson. Et vous êtes, cher monsieur ?

Nathaniël laissa errer un fin sourire sur ses lèvres tout en acquiesçant, penseur. Il n'avait pas l'habitude de douter de la sincérité des gens, ou du moins pas dans des cas aussi singuliers. Il avait beau se répéter qu'il ne la recroiserait plus jamais, il ne pouvait s'empêcher d'hésiter à son tour. Elle avait prit du temps pour répondre, comme si elle avait cherché un échappatoire. Elle s'était piégée toute seule, et une fois tombée dans son piège à souris, elle n'avait pas eu d'autre choix que de sortir la première idée qui lui était venue à l'esprit. Néanmoins, elle paraissait tellement honnête et pure … Il était impensable, au premier abord, de l'imaginer dissimuler son identité pour une raison qu'elle seule connaissait. Le loup, incertain, préféra se refermer quelques temps sur lui-même, escomptant trouver une réponse à cette énigme. Le sourire innocent de la demoiselle l'interpella, le plongeant dans une sorte d'indécision de plus en plus troublante. Pour sûr, il s'était passé quelque chose d'anormal lorsqu'elle avait prononcé son théorique prénom. On aurait pu croire qu'elle l'avait pioché au hasard dans une liste improvisée. Toutefois, il était absurde, voire ridicule de penser qu'elle craignait d'être en danger avec lui. Sinon, elle aurait fui depuis longtemps. Sinon, elle ne sera pas là, accrochée à lui, collée contre son torse, à lui vouer toute son attention.
Après avoir longuement réfléchi sur le sujet, Nathaniël jugea préférable d'éviter la confrontation en s'échappant avec brio. Il décida donc d'user d'une ruse incontournable, entre espièglerie et mystère. Délicatement, il approcha sa tête de celle de la belle. Bientôt, leurs fronts se touchaient et il pouvait sentir le souffle régulier de la blonde caresser ses lèvres. Tentateur, il voulut jouer un peu avec elle, histoire de la tester. Il avait été capable de lui prouver qu'il la trouvait suffisamment agréable pour lui accorder le privilège de passer toute cette soirée avec lui ; désormais, c'était à elle de faire ses preuves. C'est pour ça qu'il brûla davantage de distance entre eux, feignant un baiser qui ne vint pas. Quand il jugea qu'il avait assez profité de cette proximité déraisonnable, il fit bifurquer son visage vers la gauche et orienta sa bouche vers l'oreille de sa cavalière. Mi-moqueur mi-provocateur, il y murmura sa réponse, aussi risible que révélatrice.

— Votre Roméo, mademoiselle Juliette.

Aguicheuse, sa voix s'était faite plus enjôleuse en prononçant les derniers mots. Un sourire rieur s'insinua aussitôt sur ses lèvres qu'il éloigna de la jeune femme pour retrouver leur position initiale. Il ne lui laissa pas l'occasion de répliquer quoique ce soit puisqu'il en avait assez de danser, et qu'il l'invita donc à le suivre - sans vraiment attendre qu'elle y consentit. Retraversant la salle, évitant derechef les couples qui n'avaient toujours pas déserté la piste, ils atteignirent tant bien que mal un coin de la pièce où pas grand monde se précipitait. Il n'y avait que quelques solitaires, tous cherchant nerveusement après leurs accompagnateurs. Ils dardaient des coups d'oeil inquiet çà et là, sans arrêt. Cette manie de remuer avec acharnement qu'ils possédaient agaçait déjà Nath, qui se retenait d'aller les clouer sur place avec de la super glu. Il détestait quand les gens gigotaient non stop, comme des robots montés à pile. Quand c'était ainsi, il aurait donné cher pour découvrir un bouton 'off' capable de calmer les agités. Rien ne valait plus qu'une quiétude imperturbable.
Légèrement énervé par les manies des étrangers qui l'entouraient, le lycan tenta de se concentrer sur son objectif. Celui de s'amuser. Pour ce faire, il reporta toute son attention sur sa compagne qui le dévorait des yeux sans vergogne, un sourire niais au coin des lèvres. La moue charmée qu'elle arborait disparut alors, au profit d'une mine contrite. Gênée de s'être faite prendre en pleine observation, elle baissa la tête, se découvrant une passion profonde pour ses ongles. Visiblement, elle pouvait être une reine en matière de séduction, de jeu et de mesquinerie, sans pour autant être intouchable. Le loup ne se sentait pas égocentrique lorsqu'il songeait que son élégance ne l'avait pas laissée indifférente. Bien qu'il se savait déjà apprécié de la gent féminine, deviner ce qu'en pensait sa Juliette ne pouvait que le flatter davantage. Comme elle ne relevait toujours pas la tête vers lui, il relança la discussion, l'incitant gentiment à passer à autre chose.

— Je m'étonne qu'une si séduisante demoiselle que vous ne soit pas venue ici accompagnée. Je doute qu'aucun homme ne vous ait invitée,
supposa-t-il. D'ailleurs, vous n'auriez pas su entrer si ce n'était pas le cas.

Quelques instants plus tard, il reprit sur un ton interloqué.

— Qu'avez-vous fait de votre partenaire, Juliette ? Enfin… En supposant que je puisse vous appeler par votre prénom,
s'excusa-t-il immédiatement.

Il se sentit un peu incommodé par son manque de politesse. Ils se vouvoyaient depuis le début, et voilà qu'il se mettait à l'appeler par son prénom ! Quel abruti il venait de faire. Il espérait qu'elle ne lui tiendrait pas rigueur de cet égard et, au fond de lui, il était curieux de voir ce qu'elle allait décider. Soit elle repartait sur un vouvoiement respectueux mais distant, soit elle se prenait au jeu d'une nouvelle relation plus chaleureuse entre eux. Ils pourraient peut-être mieux se connaître, plus se rapprocher, à présent. Il n'y avait qu'un pas à franchir pour mettre fin à ces précautions d'usage. Et puis, adviendrait ce qu'il adviendrait. Les évènements se dérouleraient sans encombre, comme jusqu'à maintenant. Il n'y avait aucune raison pour que ça change, puisqu'après tout, c'était déjà un peu comme s'ils se connaissaient. C'était peut-être même réellement le cas. Mais ça, ils ne le sauraient jamais. Et c'était sans doute mieux ainsi.

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MessageSujet: Re: Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël    Mer 23 Mar 2011 - 8:52

Nelya avait gaffé. Réellement gaffé. Et elle le savait. Le ton hésitant qu'elle avait utilisé pour se présenter était plus qu'équivoque et ne pas le remarquer semblait presque impensable. De plus, son partenaire pour la soirée arborait à présent une mine perplexe, presque méfiant quant à la princesse. Jurant intérieurement, la jeune femme tenta alors de trouver une phrase rapide pour se rattraper mais su aussitôt que ça l'enfoncerait davantage. Elle préféra donc se terrer dans le silence, attendant une réaction de la part du beau brun. Un geste, une réponse, n'importe quoi. L'immobilité était quelque chose qu'elle ne supportait que trop peu et bien qu'ils dansaient sur le même rythme et qu'ils s'appuyaient sur les même pas depuis le début, elle voyait bien le blocage dans lequel il s'était mit. Mal-à-l'aise, elle tenta un vague sourire en coin bientôt effacé par sa réponse stoïque et dure. Inexpressive. Fronçant aussitôt ses sourcils dorés, cachés par le masque beige qu'elle portait en cette soirée de Noël, l'elfe se demanda un instant si le mal du pays qu'elle ressentait depuis quelques semaines étaient un des facteurs qui la faisait devenir une piètre menteuse. Après tout, n'était-elle pas la princesse des elfes noires ? La valeureuse guerrière qui avait mené son peuple à la victoire maintes et maintes fois par sa force, son courage et sa détermination à posséder les autres ? A Nebès, elle était une des femmes qui faisaient trembler la gente masculine, de par sa beauté froide mais aussi par ses défauts qui l'accompagnait. Elle était sans aucun doute une des plus horribles libertines du Royaume des Elfes, se contentant de prendre pour ensuite jeter sans prendre en considération les sentiments d'autrui. Elle n'avait jamais fait attention à ce que pensait les autres et encore moins lorsqu'il s'agissait de ses trophées de chasse dont elle se ventait sans modération. Mais... Alors, pourquoi avait-elle l'horrible sensation que, en cette soirée, tout ce qu'elle savait faire – de la manipulation aux mensonges – serait mit à rudes épreuves et qu'elle n'en sortirait pas indemne ?

Cependant, elle se connaissait. Elle savait que ce n'était surement qu'une vague impression passagère qui finirait par se dissiper avec le temps. Au bout de quelques jours, à peine, elle se souviendrait de cette soirée comme un simple amusement, une bonne soirée avec son taux de surprises et de souvenirs incertains. Mais au final, ce qui comptait, c'était de ne pas s'interroger sur le futur. De juste profiter de l'instant présent. S'étant rassurée sans grand mal, le mal-être se dissipa, suivit par les doutes qu'elle avait osé avoir sur elle. Elle lâcha un vague soupir de contentement et se laissa guider par son cavalier qui venait tout juste de sortir de sa propre torpeur. Rassurée de le revoir en bon-vivant, elle lui lança un vague sourire mutin. Elle fut juste après plutôt surprise de le voir se rapprocher d'elle avec une certaine arrogance qui était propre à son visage et ses traits qu'elle avait l'impression de connaître par cœur. Fausse impression, surement. Curieuse, elle se laissa docilement faire et ne recula pas d'un poil lorsqu'il se rapprocha avec dangerosité de ses lèvres pulpeuses. Bien au contraire; elle se faisait violence pour ne pas à son tour se rapprocher pour les unir par le biais d'un simple baiser. Ses lèvres semblaient l'appeler et elle ne put s'empêcher de se mordre fébrilement la lèvre inférieure, la mettant presque à sang. Leurs fronts se collaient presque et elle sentait avec un certain petit plaisir le parfum enivrant de son homme de la soirée. Il sentait divinement bon et bien que son odeur était parfumé par une odeur synthétique humaine, Nelya arrivait à sentir sa réelle odeur. Elle le connaissait. Elle en avait l'intime conviction. Jamais elle ne s'était jusqu'à aujourd'hui trompée sur son odorat auquel elle faisait une confiance aveugle. Elle laissa un petit moment ses iris bleutés posés sur sa bouche, attendant avec une délicieuse hâte qu'il se rapproche encore plus. Ce qu'il ne fit pas, bien évidemment. Aussi joueur qu'elle, visiblement, il préféra détourner la tête au dernier moment en frôlant sans gêne ses lèvres à quelques centimètres près. Il se colla à sa joue et remonta ensuite jusqu'à son oreille, rapprochant par la même occasion leurs corps et laissant l'occasion à la belle blonde de pouvoir sentir sa peau contre la sienne. Brûlante. Tout comme le désir qu'elle ressentait à ce moment même.
Sentant un frisson accrue de sensations prendre possession de son corps, elle retint de justesse un râle de satisfaction.

- Votre Roméo, mademoiselle Juliette, murmura-t-il langoureusement au bout de quelques secondes.

Bien évidemment. Si elle était Juliette, lui serait forcément Roméo dans cette histoire. Preuve qu'il avait bel et bien comprit le mensonge à propos de son patronyme et qu'il recherchait juste à la rassurer en faisant de même, ne désirant apparemment pas lui non plus briser le charme en dévoilant son identité. Mi-satisfaite, mi-amusée, Nelya laissa un sourire en coin fleurir sur son visage tandis qu'elle repensait avec une certaine béatitude au fameux livre de William Shakespeare « Roméo & Juliette », elle ne put s'empêcher de penser avec une certaine gêne que les deux tourtereaux de l'auteur s'étaient eux-aussi rencontrés à une soirée chez la belle Juliette et que c'était de là qu'était né leur amour incompris. Un amour passionné, un amour destructeur, un amour impossible sur tout les points. Mais un amour si beau et si tragique que tout ceci laissait à confusion sur le genre de relation que les femmes pourraient ensuite désirer. En finissant ce bouquin, la princesse se remémora les doutes qui l'avait submergé quant à Emrys et les amants d'une nuit qu'elle avait plusieurs fois brisée en plusieurs morceaux. Bien sûr, sa véritable nature était revenue au galop et elle avait chassé à coup de balais ses songes incertains. Elle aimait cette histoire. Mais au final, juste parce qu'elle restait dans le domaine du surréaliste, c'était pour elle, quelque chose qui n'existait pas et qui se basait juste sur du fantastique. L'amour n'était qu'un sentiment dérisoire qui prenait corps chez les plus faibles d'entre nous. Ni plus, ni moins.
Se rendant compte qu'elle s'était une fois de plus laissée emporter dans ses réflexions, elle secoua vaguement la tête et n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'elle était déjà emportée à l'autre bout de la pièce, guidée par son Roméo qui évitait avec souplesse et délicatesse les couples qui valsaient encore sur la piste de danse. En passant juste à côté du couple qu'elle avait vu récemment sur la piste de danse, revoyant alors une petite blonde en compagnie de son portrait craché masculin, elle faillit s'étouffer et ne put s'empêcher de ralentir en les voyant partir vers les étages. Était-ce possible que ce soit son frère qui soit présent à ce bal ? En même temps qu'elle ? Contrainte d'avancer au côté de son charmant prince de Noël, elle hésita un moment à lâcher sa main pour se jeter sur le potentiel jumeau qu'elle avait mais décida au final qu'il fallait plus qu'elle profite en compagnie de ce charmant jeune homme plutôt que de gâcher la soirée à son double masculin en allant lui annoncer une nouvelle qui n'était vérifiable par aucuns points. S'il était vraiment celui qu'elle espérait qu'il soit, leurs routes se recroiseraient à nouveau. Le destin, comme pourrait dire beaucoup. Bien décidée, elle reporta toute son attention sur son bel Apollon et en profita qu'il soit concentré pour l'observer de plus près. Ainsi, peut-être pourrait-elle réussir à mettre un réel nom sur son beau visage ?

Magnifique. C'était ainsi qu'on pouvait qualifier ce qu'elle arrivait à voir de là où elle était. Bien sûr, il faisait sombre et la moitié de son visage était caché par un masque qu'il portait. Cela étant, Nelya arrivait à se l'imaginer sans mal et ne pouvait s'empêcher, donc, de baver devant les innombrables portraits qu'elle faisait de lui. Ses yeux aussi noirs que sa propre âme damnée, ses lèvres fines mais irrésistibles, ce corps musclé et agréablement bien taillé. Il aurait presque été l'homme parfait. Mais non. Avec un peu de chance et si elle ne se lasserait pas trop vite, il finirait peut-être par se retrouver dans son lit. Et encore. Fallait-il pour ça qu'ils aient le temps de faire accélérer les choses. Mais... Lorsqu'on y observait à deux fois et avec une certaine attention, on pouvait remarquer que tout ceci ne déplaisait pas à la princesse. Prendre son temps, jouer de façon provocante en restant dans la sobriété de la politesse. Le tout donnait un mélange explosive qui lui donnait encore plus envie de continuer sa manœuvre de séduction. Ce fut ainsi, les yeux rivés sur sa beauté, l'air idiot, qu'elle se fit prendre en train de le scruter. Elle qui avait toujours été extrêmement discrète lorsqu'elle jaugeait les autres, là voilà prise sur le fait et sans excuses. Comme... Vulnérable. Baissant la tête et refusant de croiser ses prunelles, bien trop gênée de s'être fait prendre la main dans le sac, elle se mit à replier ses ongles sur ses phalanges et fit mine de rester concentrée sur sa dernière manucure, attendant qu'il dévie le sujet ou qu'il l'invite de nouveau à aller danser ou à boire un verre. Au moins, il aurait le mérite de l'avoir sortit de sa propre honte qui semblait s'intensifier au gré des secondes qui s'écoulaient avec une lenteur accablante.
Ce fut dans cette palpable tension névrotique que son beau chevalier décida de passer à un autre sujet, lui permettant ainsi de clore le chapitre sur l'idiotie de madame face à un physique de dieu.

- Je m'étonne qu'une si séduisante demoiselle que vous ne soit pas venue ici accompagnée. Je doute qu'aucun homme ne vous ait invitée. D'ailleurs, vous n'auriez pas su entrer si ce n'était pas le cas.


Aïe. Elle n'aurait jamais pensé qu'on l'interrogerait sur ce qu'elle faisait à cette soirée et en compagnie de qui. De plus, elle avait presque complètement oubliée qu'il fallait avoir un cavalier pour rentrer dans le domaine. Ce qui tombait à pic car il était arrivé juste à temps pour la secourir de l'ennui qui avait commencé à s'intéresser de près à elle. Elle se savait bien sûr attirante et avait eut directement pour but de trouver un homme pour passer la soirée à picoler des verres de champagnes tout en s'amusant à rendre fou de désir sa potentielle victime. Elle n'avait jamais prévu qu'elle tomberait sur un dieu vivant qui saurait y faire dans le domaine de la séduction. Elle aurait presque pu se prendre au jeu. Presque. Néanmoins, si elle voulait rester anonyme au cours de la soirée et ne pas trop attirer l'attention sur qui elle était vraiment, il fallait qu'elle continue son petit jeu de comédienne en herbe. Elle chercha à vif allure une nouvelle faille qui aurait pu lui permettre de se sortir du trou qu'il était en train de creuser de par sa curiosité mais fut rassurée de le voir reprendre la parole :

- Qu'avez-vous fait de votre partenaire, Juliette ? Enfin… En supposant que je puisse vous appeler par votre prénom,
s'excusa-t-il immédiatement.

A l'entente de son faux prénom, un sourire narquois se posa sur ses lèvres. Ainsi, il tentait de se rapprocher d'elle en utilisant un langage moins distant et poli. Il était clair que ceci l'enchantait plus que ça ne devrait l'être. Ça montrait avec une certaine conviction qu'il cherchait à être plus familier avec elle, surement parce que d'une certaine façon, elle lui plaisait. Et c'était suffisant pour qu'elle accepte cette nouvelle proximité qu'il acceptait. Néanmoins, il ne l'aidait pas vraiment en continuant de l'interroger. Le but de cette soirée n'était-elle pas de profiter sans se poser de question, d'où le principe des masques. Si elle révélait un peu trop d'éléments sur elle et sa propre vie, Nelya risquait de se dévoiler et de dire adieu au charme de son identité restée jusqu'à alors secrète. Une grimace trahit les traits de son visage harmonieux et sans grande conviction, elle se tourna vers le bar où il semblait qu'elle avait déjà gagné toute l'attention du barman qui la dévorait du regard. Malicieuse, elle commanda une autre coupe de champagne et fut très rapidement servit – comme toujours – tout en réfléchissant à ce qu'elle pourrait répondre de façon implicite. Sans pouvoir regarder sans les yeux son cavalier, elle savait qu'il la dévorait du regard, brûlant les parcelles de sa peau qu'il osait regarder avec ses iris brûlante et ténébreuses. Jetant un vague coup d'œil, elle ne fut pas surprise de le voir observer le bas de son dos qu'on pouvait facilement scruter et ça en discrétion. Au final, lui non plus n'était pas aussi insensible à son charme qu'elle. Ils allaient bien ensemble. S'observant lorsque l'autre avait le dos tourné pour ensuite se faire prendre la main dans le sac. Ne le quittant pas des yeux, il dû le sentir car il remonta ses paupières vers elle et remarqua son air provocant. Chacun son tour mon mignon, ne put-elle s'empêcher de penser.
Elle se retourna complètement vers lui et délaissa sans regret le petit blond qui était barman à la soirée. Ce qu'elle avait sous les yeux était après tout beaucoup plus intéressant. Buvant une gorgée de champagne, elle se rapprocha ensuite de manière féline de lui pour se coller presque à son beau brun. Elle ne fut pas surprise de le voir lui arracher des mains sa coupe pour ensuite la porter à ses lèvres et boire à son tour la fin de sa coupe. Nelya comprit que c'était le début. Une fois lui le chat, une fois elle. Les deux tournaient et devenaient une proie facile quand l'un des deux voulaient dominer et se montrer féroce. Sous un nouveau jour. Parfait, qu'il en soit ainsi donc.

Elle n'hésita pas à se rapprocher encore plus de lui pour passer un de ses bras autour de sa nuque et rapprocher leurs deux visages à quelques centimètres l'un de l'autre.

- Si je te le disais, je devrais te tuer ensuite, chuchota-t-elle avec arrogance.

Sans attendre sa réaction, elle se recula et lui tourna le dos. Marchant avec souplesse et détermination, elle fit le tour du bar et attrapa une bouteille de vodka qui trônait avec fierté sur une étagère. Elle fit un clin d'œil à ledit barman qui l'avait servit quelques minutes auparavant et risqua un regard vers son Roméo. Celui-ci la regardait en l'interrogeant silencieusement sur ce qu'elle comptait à présent faire. Ignorant sa demande, elle repartit du barman et s'enfonça dans la foule de personnes magiques invitées, cherchant à partir pour mieux le faire revenir. N'était-ce après tout pas le but ultime du jeu du chat et de la souris ? Attraper l'autre ? Roméo serait donc son chat.
Se glissant avec une certaine dextérité entre les gens qui dansaient, elle passa sans difficulté à travers la grande salle de bal et pimenta le jeu en montant dans les étages. Au cas où ce cher monsieur aurait un odorat aussi développé qu'elle, la princesse s'arrêta à plusieurs endroits où elle se frotta contre le mur ou contre quelques objets, le laissant ainsi se perdre dans des fausses pistes. Elle traversa tout le premier étage en courant et s'arrêta tout au bout du couloir, dans la chambre par laquelle elle était arrivée. Satisfaite et sachant pertinemment qu'il mettrait un certain temps à découvrir sa cachette, elle ouvrit la bouteille d'alcool qu'elle avait volé et s'accorda une bonne gorgée. Elle posa ensuite la bouteille sur une table de nuit et planqua le sac qu'elle avait laissé sur le lit en arrivant au château sous le lit. Impatiente de le voir débarquer, elle se dirigea vers la fenêtre qu'il y avait dans la chambre, profitant ainsi de la vue qu'elle avait sur tout le domaine. On pouvait voir une grande patinoire où un seul couple tournoyait en rigolant à pleine dent et un labyrinthe tout au fond, près d'une grande fontaine. Éberluée, elle se demanda si elle aurait encore le temps d'aller se planquer dans ce fameux labyrinthe. N'y tenant plus, elle reprit sa bouteille et ouvrit la porte en discrétion. Elle sortit sur la pointe des pieds et regarda si Roméo l'avait trouvé. Apparemment, oui. Elle entendait ses pas rapides venir vers le fond du couloir et son odeur picota derechef son nez. Il fort, très fort même.

Ne se laissant pas tout de suite prendre, Nelya se mit à courir vers l'escalier en colimaçon qu'il y avait près de la chambre et descendit en trombe. Une fois en bas, elle ouvrit une porte fenêtre qui menait au jardin et continua sa course jusqu'à l'impression labyrinthe. Arrivée en bas, elle hésita un moment. Sortir serait facile, cependant elle craignait que son amant d'un soir n'arrive pas à la retrouver. Lâchant un soupir, elle se décida et rentra avec la détermination d'une lionne. Ne voulant pas trop lui faciliter la tâche, elle passa par des chemins complexes, courant en laissant le voile de sa longue robe blanche se perdre dans les airs. Passant par un détour qu'elle trouva, la blondinette arriva au plein centre du labyrinthe. Ce dernier possédait une merveilleuse fontaine enchantée en or massif. Cependant, la surprise n'était pas ce magnifique monument mais son cavalier qui l'attendait déjà, assit contre un rebord de ladite fontaine. N'arrivant pas à y croire, elle secoua la tête en entrouvrant quelque peu ses lèvres. Comment était-ce possible ? Il était vrai que, pour le coup, elle avait réussit à pêcher un poisson très très intéressant. Le pire fut lorsqu'elle se rapprocha avec lenteur de lui et qu'elle constata qu'il n'était pas essoufflé et qu'il avait ramené des petits fours du buffet, qu'il avait posé à côté de lui. Plein de surprises.
N'y tenant plus, elle prit place à ses côtés et attrapa un petit four qu'il avait gentiment ramené. Pour le faire mieux passer, elle but une nouvelle gorgée d'alcool dans la bouteille qu'elle avait prise et en proposa à son compagnon. Il accepta et la regardait, apparemment très fier de lui et attendant une réaction de sa part. Elle soupira et baissa la tête en lâchant :

- Oh Roméo... Pourquoi es-tu Roméo ?

Phrase qu'elle venait de reprendre de l'ouvrage en question. Amusée elle redressa ses prunelles vers les siennes, pétillant de malice et de mystère. Il lui rendit son sourire et tout les deux se mirent à parler de tout et de rien sans rentrer dans le domaine du personnel. Ils burent la bouteille de vodka à deux et mangèrent ensuite tout les petits fours en s'amusant à faire manger l'autre bien qu'ils s'en mettaient partout étant donné l'était d'ébriété dans lequel ils étaient. Au bout d'un certain moment, alors que Nelya ne s'était pas gênée pour se coucher sur les genoux de son cavalier, un blanc s'installa et la jeune femme en profita pour mieux observer les étoiles qui brillaient de milles feux. Bien sûr, c'était sans compter sur son Roméo qui décida de se mettre pile devant elle en l'observant étrangement. Complètement bourrée, Nelya éclata de rire sans raison et se redressa près de lui. Ils se regardèrent droit dans les yeux un moment, puis, n'y pouvant plus la blonde se rapprocha encore un peu plus de lui. Si près qu'elle pouvait presque frôler ses lèvres avec les siennes. Elle s'imagina un instant le goût ardent du baiser qu'ils échangeraient et se mordit la lèvre, une fois encore. Sans se contrôler, elle laissa une de ses mains entourer une de ses joues tandis que l'autre encerclait sa taille. Elle y était presque, si près mais à la fois si loin. Tout ce qu'elle attendait, c'était un consentement silencieux de lui, quelque chose qui lui ferait comprendre qu'il était d'accord.
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Love me for what i am, please let it's rock, babe ♠ Nelyël

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