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 The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis

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MessageSujet: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Mar 21 Déc 2010 - 10:46



Pemesis & Arena ♥
« Il suffit d'y croire … »


Il était environ vingt heures lorsque Peter Gwel finissait de se préparer. Il avait eu la merveilleuse idée de participer au bal de Noël organisé par le Gouvernement magique dans l'éternel et magnifique château de la princesse Moera. Chaque année depuis qu'il parcourait la terre des humains en quête de savoirs, il avait hésité à aller célébrer les fêtes en ce lieu. Mais à chaque fois, il y avait renoncé par manque de temps ou … de partenaire. En effet, la plupart des galas nécessitaient qu'une compagne soit informée à l'entrée, sinon, l'accès à la salle nous était refusé. Étant donné l'absence de partenaire au côté du beau blond ces dernières années - Mona-Lou faisant exception -, il n'aurait, de toute évidence, jamais dépassé la porte d'entrée. Certes, depuis l'année dernière il connaissait bien une charmante sorcière avec qui il passait le plus clair de son temps libre. Mona-Lou et lui n'avaient pas grand chose en commun si ce n'est une grande et tenace affection l'un envers l'autre. Toutefois, ils ont récemment dû s'apercevoir qu'ils n'étaient pas faits pour être en couple. Leur dernière discussion a viré au cauchemar. Peter en a été l'unique responsable, lui et ses sautes d'humeur croissantes. Le deux amants se sont donc séparés naturellement, et se reverront sans doute une fois le souvenir de leur dispute loin de plusieurs semaines. Il n'en résolve pas moins qu'il n'a jamais emmené la sorcière brune au bal, ni à aucune autre des réceptions tenues au Moera's Magic. Et ce, pour la simple et bonne raison qu'il doutait fortement qu'elle se plie à une coutume aussi vieille avec autant de plaisir que lui. Il la connaissait suffisamment pour deviner qu'elle ne se serait pas sentie à son aise au milieu d'une foule de couples tournicotant, débordant d'amour et autres niaiseries dans le même genre.

Cette année, Peter a bien invité quelqu'un à l'accompagner ce soir, et il ne peut s'empêcher d'éprouver une certaine fierté doublée d'un satisfaction étonnante que tel fut le cas. Ce soir, l'elfe danserait avec Nemesis Haalen, l'élégante et désirable vampire blonde qui avait fait basculer son monde il y avait de cela quelques semaines déjà. Il avait eu le cran de lui faire sa demande lors de leur précédente rencontre, de leurs récentes retrouvailles, dans un cimetière. Très charmante façon de lui faire part de ses projets, et pourtant, elle avait accepté. C'était donc le coeur impatient et l'amour en tête que Peter quittait sa demeure en fermant la porte derrière lui. Il se sentait un peu à l'étroit dans son costume, mais puisqu'on ne le laisserait pas passer habillé en tenue quotidienne, il faisait son possible pour repousser cette sensation d'étouffement. Le thème de la soirée était, outre Noël, un bal masqué. Ce qui justifiait le bout de masque qui dépassait de la poche du veston de l'immortel. Il avait cru bon de ne pas le porter tout de suite, afin de ne pas avoir l'air trop marginal dans les rues piétonnes de San Francisco.
Logiquement, une limousine aussi noire que son costume devrait arriver le chercher d'une minute à l'autre. Un bon ami du jeune homme, Arthur Stein, avait proposé, après qu'il lui ait expliqué qu'il viendrait au château, de passer le prendre. Ainsi, les deux amis auraient toute l'occasion de discuter le long du trajet. Arthur était quelqu'un avec qui Peter s'entendait plutôt bien, il n'aurait donc eu aucune raison de refuser son offre. De plus, le blond ne se sentait pas d'angoisser tout seul. Il savait que tôt ou tard, dedans ou dehors, il finirait pas douter de la présence de Nemesis ce soir. C'était plus fort que lui, il ne pouvait s'empêcher de se demander si, une fois encore, elle ne lui avait pas joué un coup tordu en acceptant de l'accompagner. Mais l'heure ne semblait pas être aux spéculations, puisqu'une longue et remarquable limousine venait de tourner au coin de la rue. Les rares passants se retournèrent pour admirer cette splendeur, cependant que cette dernière s'arrêtait pile devant la façade de sa maison. Amusé, Peter stoppa d'un geste ferme de la main le conducteur qui se précipitait déjà pour lui ouvrir la portière. Il avait horreur de ça. Mais comme, visiblement, il n'était pas fichu de se dégoter des amis pauvres, dans le besoin, qu'il pourrait généreusement aider, il faisait avec.

A l'intérieur de l'habitacle était déjà assis Arthur. Dès que l'immortel fut également installé, celui-ci lui adressa un large sourire auquel il répondit aussitôt. Ils échangèrent quelques paroles de bienvenue, discutèrent des deux dernières heures passées à ne plus penser qu'au bal. Le paysage défilait à grande vitesse, le chauffeur n'y allait pas de main morte. Néanmoins, ça n'empêchait pas les deux passagers à partager leurs impressions, leurs appréhensions, et tout ce qui les titillait en ce moment-même. Ils parlèrent ainsi pendant un temps qui leur semblèrent infiniment long, sans doute à cause de l'anxiété. En délaissant l'automobile rutilante sur le parking derrière eux, Peter s'aperçut qu'il n'avait même pas songé à lui demander qui serait sa cavalière. Il savait que son ami voyait quelqu'un, ces derniers temps, mais ils n'avaient jamais réellement abordé le sujet plus en profondeur. Curieux, il se retourna vers Arthur et voulut formuler sa requête à voix haute mais il le devança, en répliquant qu'ils feraient mieux d'avancer vu la file qui grouillait déjà devant le château. En constatant ladite foule, l'elfe crut bon d'appliquer le conseil de son collègue. Ainsi, ils s'activèrent à rejoindre les portes de l'entrée. Un gigantesque sapin décoré les attendait juste après le grillage de fer forgé qu'ils venaient de dépasser. Tournant la tête de gauche à droite, le blond put laisser vagabonder son regard sur des milliers de kilomètres de parcours de fleurs, de verdure, d'arbres, et même un labyrinthe qui, à en juger par la tête de ceux qui en sortaient, devait être tout aussi énorme. Ils contournèrent une fontaine dont, étrangement, la source n'était pas glacée alors que de fins flocons tombaient des cieux en cadence.

Enfin, ils arrivèrent dans le hall qui jouxtait la salle de bal. Posté devant un guichet, un réceptionniste les accueillit avec amabilité. Il donnait bonne impression - c'était déjà ça. Arthur, certainement aussi désireux que lui de connaître l'identité de la partenaire de son ami, le poussa en premier vers le vieil homme. S'échangeant deux ou trois remarques inutiles, les amis se séparèrent le temps de se retrouver, comme prévu, à l'intérieur en attendant leur cavalière respective. Peter se présenta au garçon qui lui posa deux petites questions auxquelles il répondit tout naturellement :

— Peter Gwel, accompagné de Nemesis Haalen.

Affichant un sourire poli, le réceptionniste lui intima doucement d'avancer, il trouverait son bonheur dans la salle se trouvant juste à sa gauche. Dardant un dernier coup d'œil en direction d'Arthur, l'elfe finit par progresser à l'intérieur d'une vaste et bondée salle de bal. Le décor était à vous couper le souffle. La tapisserie, digne d'un des plus beaux chefs-d'œuvres de son époque, certainement, reflétait à merveille la magie de l'instant. L'éclairage tamisé offrait une ambiance romantique et enchanteresse. Des décorations de Noël avaient étés accrochées par-ci par-là, apportant leur touche de gaieté. Des couples virevoltaient déjà au milieu de la piste, mais la plupart attendaient encore leur invitée. Ce n'est qu'en s'étonnant de ne reconnaître aucun des convives présents que Peter se souvint du masque qui dépassait toujours de sa poche. Rapidement, il l'agrippa et le positionna convenablement sur son visage. Désormais méconnaissable, il se promit de faire une farce à son ami qui prenait un temps fou à prononcer six mots. Aussitôt dit, aussitôt fait. Arthur apparut enfin, ce qui fit décoller l'elfe vers lui. Malgré le port de son masque, son collègue restait facilement remarquable. Sa carrure, sa façon de scruter les lieux, toutes des aptitudes que le blond lui connaissait bien.

Il fila le rejoindre, mais malheureusement, son plan tomba à l'eau puisque son ami aussi l'avait tout de suite reconnu. Les désavantages de trop se fréquenter ; on ne peut même plus blaguer avec de simples farces débiles car basiques. Manque de chance. Ils reprirent leur discussion là où ils s'étaient arrêtés. Ainsi, Peter apprit qu'une certaine Serena Rice viendrait rejoindre son camarade. Il l'informa du nom de sa compagne sous sa demande. Donnant-donnant. Ensemble, ils commencèrent à parcourir la salle, faisant le tour des gens qui restaient plantés là, à attendre eux-seuls-savaient-qui. Plus le temps passait, plus ils devenaient impatients et limite ridicules, à faire les cents pas dans leur coin. Ces fichus masques leur compliquaient salement la tâche. Mais alors qu'ils traversaient pour la énième fois la salle, soucieux d'analyser chaque demoiselle présente, Peter s'arrêta brutalement. Là, au centre de la pièce, entourée de tas d'autres inconnus, une silhouette retint son attention. Secoué par un élan d'adrénaline, il fonça droit dans sa direction. Si vite que son ami peina à le suivre, bien qu'il dut avoir compris la raison d'un tel enjouement. C'était elle. Sans qu'il n'eut besoin d'aucune autre confirmation que sa démarche féline, il sut qu'il ne s'était pas trompé. Elle avançait vers sa droite ; il fit de même. Ne la lâchant pas des yeux, tétanisé à l'idée de la perdre parmi la foule d'autres visages masqués qu'elle traversait, il pressa le pas. Courant presque, ne voulant absolument pas se faire distancer. Enfin, la belle masquée s'arrêta pour discuter avec une autre convive à la longue chevelure sombre. Plus de doute, c'était bien de Nemesis Haalen dont il s'agissait.

Une tape sur son épaule le fit sursauter. Arthur, essoufflé, lui balança une constatation sarcastique à laquelle il n'accorda aucune attention. Il pivota la tête en direction des deux demoiselles, et il comprit que son collègue avait saisi l'allusion. Peter vit le regard de son ami se poser sur la deuxième mystérieuse fille, et à son air, il devina qu'il s'agissait - probablement - de ladite Serena Rice qu'il attendait. Le hasard faisait bien les choses, si tel était véritablement le cas. Comme Arthur semblait subitement devenu immobile qui plus est aphone, il décida de lui filer un petit coup de pouce en allant subtiliser sa potentielle Nemesis à la pseudo-Serena. D'un pas assuré, l'elfe s'incrusta au près des jeunes femmes et s'excusa d'un sourire confus, bien que ce dernier dissimulait mal son contentement. Il accorda plus d'attention à la blonde qu'à sa camarade, mais cela ne sembla en étonner ni l'une, ni l'autre. Il n'avait d'yeux que pour sa vampire. Si bien qu'au bout d'un moment, il dut lutter pour ne pas devenir sans voix, à l'instar d'Arthur. Puis, se souvenant de la présence de celui-ci, il tourna la tête vers la brune et formula sa demande, la voix doucereuse :

— Bonsoir, mademoiselle. Pourrais-je vous emprunter votre amie le temps d'une danse ?

Il entendit le rictus amusé de Nemesis, affirmant son identité une nouvelle fois. Sa façon de ne pas lui laisser le choix devait lui aller loin - car il était persuadé que son accompagnatrice ne lui refuserait pas ça. Elle serait obligée de le suivre, quoiqu'elle en pense. D'ailleurs, Serena (?) approuva d'un hochement de tête, comme il s'y était attendu. Faisant face à Nemesis, il lui proposa une main, en guise d'invitation. Du côté de la brune, il supposa qu'elle avait remarqué Arthur, puisqu'elle ne fixait plus qu'un point devant elle. Après avoir fait ce constat, il sourit de plus belle à sa vampire, qui venait, d'un geste, d'accepter sa proposition et, ainsi, de lui garantir une soirée magique.

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MessageSujet: Re: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Mer 22 Déc 2010 - 1:05

Chaque retrouvailles avaient un prix, chaque baisers échangés étaient une unification au malheur, chaque secondes qui s'écoulaient condamnées l'âme de Nemesis Haalen à un risque précédent une mort certaine. Mais qu'importe, c'est cette amour, cette envie de lui et de ses lèvres qui la poussait à continuer et à mener son petit bout de chemin à ses côtés. Le reste n'avait pas d'importance. Seul lui en avait. Bien que cette union soit terriblement dangereuse, quelque chose de puissant poussait la vampire à continuer sur cette voie, à aller de l'avant et à continuer de vivre son existence, à ses côtés. C'est d'ailleurs cette mystérieuse force qui l'a poussa à accepter son invitation à un bal masqué que la Communauté Magique organisait en l'honneur des fêtes de fin d'années. Sans vraiment y réfléchir, Nemesis s'était empressée d'accepter mais avait finit au fil des jours par hésiter à y aller. Était-ce une bonne idée ? Après tout, ils s'exposaient clairement en public à entretenir une liaison totalement illégale. Les lois magiques étaient très stricts et si au court de cette soirée, ils se faisaient prendre, ils seraient certainement séparés, l'un mourant, l'autre errant sans sa moitié sur Terre. Tel était le châtiment pour les relations d'amour impossible. Un soupir s'échappa de ses lèvres, mais pourtant en ce début de soirée... Là voilà fin prête à se rendre à ce fameux bal magique. Mouflée dans une robe noire très longue et qui avait une légère traine, elle se regardait dans la glace de sa chambre. Rien de ce qu'elle portait ou de ce qu'elle avait fait de son visage lui ressemblait réellement. D'habitude provocante et habillée en tenue de guerrière, elle avait peur que la nouvelle facette qu'elle allait montrer au cours de la soirée ne plaise pas à son petit-ami.

Peter Gwel. Un sourire niais se forma aux creux de ces lèvres fines en pensant à ce simple nom. Quelle idiote. A force de rêver, elle allait finir par être en retard. S'accordant un dernier regard, elle recoiffa rapidement son gracieux chignon blond et laissa quelques mèches friser tomber sur sa nuque et près de son visage. Elle se remit rapidement du mascara noir, comblant à merveille la sobriété des traits qu'elle avait voulu mettre en valeur cette nuit. Replaçant correctement le bustier de sa robe, elle s'accorda un haussement de tête confiant et fila vers son salon. Rapidement, elle sortit de son appartement, ne prenant pas la peine d'enfiler quelque chose sur les épaules. Le froid, par son statut de vampire, ne la touchait pas. Seule la chaleur d'une peau pouvait animer chez elle des frissons d'électricité. A peine fut-elle arrivée sur le trottoir de son immeuble que le taxi de Clara arriva en trombe devant chez elle. Amusée, Nemesis se baissa doucement à hauteur de la fenêtre du passager et l'interrogea vaguement du regard. N'était-ce pas une limousine qu'elle avait prévu de réserver lorsqu'elles s'étaient appelées pour organiser leur arrivée au château ? Sa cousine, remarquant apparemment son regard inquisiteur haussa les épaules et lui accorda un clin d'œil amicale. Soupirant une nouvelle fois, la blonde leva les yeux aux ciels et rentra dans le véhicule rouge. Lorsqu'elle prit place au côté de sa sorcière adorée, le conducteur démarra à vif allure et surprit par la même occasion la jeune femme qui se rattrapa à sa poignet de fenêtre. Elle échangea un long regard de sous-entendu à Clara et celle-ci se mit à rapidement rigoler, mutine. Puis, la discussion s'anima et Clara lui expliqua alors les raisons du taxi magique qu'elle avait dues créer au lieu de réserver la limousine magique. Ces dernières avaient toutes été réservés et plus aucunes sociétés n'avaient acceptés la demande de sa cousine. Par conséquent, Clara avait dut user de sa magie pour fabriquer un espèce de carrosse plutôt raté. Mais qu'importe, Nemesis était heureuse de venir à ce bal, accompagnée de sa cousine, sure de faire alors une entrée fracassante. En plus d'être une sorcière très douée, Clara était en plus une jeune femme extrêmement belle, si bien qu'elle portait toute l'attention sur elle, lorsqu'elle se rendait quelque part. Proche d'elle depuis quelques années, la vampire avait réussit à l'apprécier pour son sadisme, son libertinage et ses plans toujours foireux mais incroyablement requinquant. Impossible de s'ennuyer ou d'aller mal lorsque vous aviez pour compagnie Clara Jones.

Dans le taxi, les conversations sur ledit bal fusaient. En passant par le nombres de personnes qu'ils pourraient y avoir, aux compliments échangés sur les tenues vestimentaires jusqu'à leur compagnon pour la soirée. Sa cousine lui avait confié s'être récemment enticher d'un vampire, sans pour autant que ce soit vraiment officiel, du moins d'après Nemesis. N'ayant aucune restriction pour qu'elle sorte avec un vampire, Clara avait donc la chance de pouvoir aller à cette soirée sans se cacher d'une potentielle liaison entre eux; la blondinette de son côté avait prétexté rejoindre un vieil ami à la fête, n'ayant toujours pas fait son deuil sur la soit disant mort de James. Pure fabulation. Mais qu'importe. Si ses mensonges pouvaient les sauver et mettre à l'abri Peter, elle n'hésiterait pas une seule fois. Enfin, le taxi bleu foncé s'arrêta dans une allée plutôt bien éclairée, face à des grilles noir en fer forgé, assez impressionnante. La demeure devait l'être certainement d'avantage. Décidément, Peter ne laissait rien au hasard. Autant subjuguée par la contemplation du terrain que sa cousine, elles mirent quelques secondes avant de réagir et de sortir du véhicule. Chose faite, Nemesis accorda à sa cousine une grimace, en voyant le monde qu'il y avait devant l'immense portail du château. Clara lui répondit vaguement par une moue insatisfaite et l'attrapa par le bras. La peau de Clara n'étant pas aussi chaude que son petit-ami, elle n'eut aucune réaction à cette étreinte et se mit à suivre sa cousine, traversant la route en bitume et laissant claquer sans retenue ses talons noirs assez haut dessus. La traine de sa robe caressait le goudron et Nemesis accéléra le pas en pensant à Peter. L'envie de brusquement le voir lui prenait et elle lâcha la main de sa cousine, ne pensant plus qu'à le voir lui et lui seul. Elle arriva devant la queue et fronça les sourcils. La patience n'était pas une de ses principales qualités, bien au contraire. Déterminée, donc, elle doubla certaine personnes, en bouscula d'autre et arriva au final très rapidement devant le vigile. L'odeur nauséabonde que dégageait son sang laissait à croire qu'il s'agissait d'un démon et lorsque Nemesis le regarda dans les yeux, cette hypothèse se confirma. Des yeux aussi rouge que lorsqu'elle était affamée. Ce dernier la regarda, incrédule, sa plume à la main droite et sa liste dans la main gauche. Esperant que son amant soit déjà arrivé, elle lança incertaine :

- Peter Gwel.

Le démon consulta sa liste, suivant les prénoms des invités grâce à sa plume, puis il finit par s'arrêter à un nom et porta son attention sur la jeune femme. Il se dégagea du passage et finit par lui lancer un petite « Bonne soirée, mademoiselle Haalen ». Déconcertée par le regard appuyé qu'il lui lança, la blondinette soupira avec lassitude et passa son chemin. C'est lorsqu'elle avança seule sur le sentier du jardin qu'elle se rendit compte qu'elle avait complètement abandonnée sa cousine à son triste sort. Elle s'arrêta en chemin, hésitant à retourner vers la queue qu'elle avait brillamment évité puis abandonna son idée. Clara était une grande fille et qui plus est, absolument pas rancunière, du moins pas avec elle. En outre, Nemesis avait réellement le besoin de revoir son petit-ami et perdre du temps aussi bêtement la faisait rager. Elle continua donc son chemin jusqu'à l'entrée du château et se souvint que c'était un bal masqué en voyant les innombrables personnes dans le jardin qui en portaient un. Se prêtant au jeu, elle craqua ses deux mains et soupira un bon coup, il était temps d'utiliser un peu de magie vampirique. Elle se concentra sur ses mains et fit apparaitre des filets d'électricité - pouvoir qu'elle contrôlait - avec du mal, elle transforma les filets électrique bleu en une forme de masque, du moins qui cachait assez le contour de ses yeux de par les vibrations de son masque qui ne cessaient de danser sur un air silencieux. La forme était parfaite, il ne manquait plus que la couleur. Nemesis avait réussit très peu de fois à utiliser la magie des sorcières aussi bien qu'elle l'aurait voulu, cependant, de par les origines qu'elle avait, la vampire réussissait à avoir un certain talent qui lui permettait de faire certaine merveilles, de temps à autre. Concentrée à tenter de changer de couleur son masque, elle réussit au bout de la troisième fois et, satisfaite le posa sur le bout de son nez. Ayant changé les vibrations de couleurs, elle était sure que n'importe qui pouvait toucher son masque sans se blesser. Les autres, elle s'en fichait, Peter était le principal concerné. Le blesser à cette soirée qui s'annonçait magique l'aurait agacée plus qu'autre chose. Pour une fois, Nemesis voulait tenter de mettre son côté maladroit au placard. Ce soir était leur nuit.

Enfin prête, elle rentra dans le château et ignora les nains qui s'occupaient du service des vestiaires, elle fila droit à travers un dense couloir, suivant la musique et les brouhahas qui résonnaient en échos dans les couloirs du domaine, et enfin elle tomba sur une vaste salle de bal. Cette dernière était si immense qu'il était incroyable qu'autant de gens la complètent pourtant à merveille. L'ambiance semblait chaleureuse, propice, tout était fait pour que les uns et les autres se sentent en confiance, d'où les lumières tamisées, les fées qui virevoltaient à droite et à gauche, éclairant par période des couples qui dansaient des valses ou des slows sur l'énorme piste de danse en marbre blanc. Le tout était rythmés par un orchestre perché sur petite scène blanche. De chaque côtés de la salle se trouvaient des grandes tables où un banquet avait été organisés. Ici et là le champagne se buvaient, les conversations fusaient et les danses se succédaient. Cela faisait longtemps que Nemesis n'avait pas assisté à ce genre de soirée mondaine et le tournis lui prit soudainement. S'être nourrit avant de venir avait été une excellente idée, au vu du nombre de personnes, faire un carnage dans la haute société magique n'aurait pu que lui apporter des ennuies. Descendant les trois fines marches qu'il y avait, elle regarda à droite puis à gauche, espérant apercevoir la silhouette de son amant. Celui-ci était déjà présent dans la salle, elle n'aurait pu rentrer dans les lieux sinon et ne pas savoir où il était devenait frustrant. Légèrement perdue dans ce monde qui n'était pas le sien, elle s'avança et fut surprise d'être brusquement abordé par trois hommes qui étaient venus de nul part. Les trois lui offraient leurs mains. Blasée, elle secoua la tête, refusant tout bonnement de danser avec quelqu'un d'autre que son fiancé, puis les poussa avec violence. Elle avança, malgré son agacement, avec une certaine souplesse qui donnait l'impression qu'elle dansait tout en marchant, façon subtile d'affirmer qu'elle était ravissante, quoi qu'elle faisait. Marchant droit devant elle, Nemesis cru reconnaître la silhouette d'une de ses amies passées et se rapprocha avec lenteur de cette dernière.

Qu'elle ne fut pas sa surprise en constatant qu'elle avait devant ses yeux, Serena Rice. Une de ses très bonnes amies, quoi que légèrement hypocrites toutes les deux envers l'autre, elles avaient toujours aimé jouer à des jeux dangereux. Tristement dangereux. Innombrables les fois où Serena était venue dans sa villa à Florence, lorsque Nemesis était fiancé à James et que sa vie semblait être plaisante, du moins de l'extérieur. A chaque fois que Serena Rice venait leur rendre visite, une dispute éclatait à chaque fois entre James et la vampire; ce dernier ne supportant pas l'influence démoniaque qu'elle pouvait avoir sur elle. Cependant, jamais Nemesis n'avait cessé de la voir et au contraire, la voyait doublement plus durant un temps afin d'enquiquiner son amant du passé. Cela faisait plusieurs années que Nemesis n'avait pas croisé Serena et la voir en cette soirée était un pur hasard, mais un pur plaisir aussi. Bien qu'elles soient toutes les deux allergiques au relations amicales, elles avaient réussit à créer un lien qui était entre la connaissance et l'amitié, un endroit où elles se situaient bien. La démone, en train de boire une coupe de champagne, s'arrêta brusquement dans son geste en voyant la blondinette. Sans hésitation, la jeune femme se rapprocha de la brune et l'enlaça avec une certaine tendresse amicale. Elles échangèrent alors certaines paroles, comme si elles étaient dans un film et qu'elles se racontaient brièvement leurs vies depuis leur dernière séparation. Le hasard faisait vraiment bien les choses. Alors qu'elles échangeaient des paroles plutôt diverses sur leurs vies et les plus ou moins raisons valables qui les avaient poussés à venir à ce bal, elles furent coupés par deux jeunes hommes. Désabusé par l'invitation qu'elles allaient surement recevoir, Nemesis allait envoyer bien comme il le fallait les deux jeunes garçons, sauf que lorsqu'elle tourna la tête, elle se retrouva pile face à son petit-ami. Légèrement surprise sur le coup, elle entrouvrit ses lèvres, puis les referma aussitôt. La joie se lisait clairement sur le visage de la blonde et elle était persuadée que son petit-ami - au vu du sourire qu'il affichait - ressentait la même excitation qu'elle pour cette soirée. Accordant un bref coup d'œil à son amie, qui semblait plus gênée par la présence du camarade de Peter que par eux. Si bien que la vampire comprit directement de son compagnon pour la soirée.

Reportant son attention sur Peter, elle entraperçut ses yeux grisés briller d'une nouvelle lueur jusqu'alors inconnu pour elle. Jamais elle ne l'avait vu autant subjugué ou fasciné par elle, à croire que ce qu'elle portait ou ce qu'elle avait décidé de montrer ce soir ne lui plaisait guère ou tout au contraire, lui plaisait bien trop. Peu sure d'elle, Nemesis opta pour la première solution et grimaça légèrement. Elle aurait du venir en combinaison en cuir, elle ne l'aurait pas autant mit dans une situation gênante, par ce fait. Cependant, son elfe adoré porta finalement son attention sur Serena et lui dit, d'une voix que Nemesis qualifia de niaise, mais touchante :

- Bonsoir, mademoiselle. Pourrais-je vous emprunter votre amie le temps d'une danse ?

Nemesis à cette phrase totalement cliché ne put retenir un léger rire terriblement angoissé. Danser... Elle ignorait jusqu'à le sens réel de danser; en vérité, elle avait bien apprit durant son enfance assez noble, mais détestait ça. Malgré tout, elle ferait bonne figure devant son elfe préféré. Après tout, c'était bien pour lui qu'elle était venue, et non pour quelqu'un d'autre. De ce fait, elle lui accordait tout ce qu'il voudrait faire; même danser. Au mouvement légèrement fébrile qu'elle accorda pour cette danse, Serena semblait brusquement pâle, presque malade. Aucuns des deux gentlemans ne le remarqua, mais la vampire qui connaissait bien la brune était persuadée que quelque chose ne tournait pas rond. Elle l'interrogea du regard et Serena n'y répondit pas, évitant de la regarder ou de regarder le charmant jeune homme qu'elle avait pour compagnon, ce soir. Ne se posant pas plus de questions, elle haussa les épaules et observa Peter. Ce dernier voulait apparemment se prendre au jeu au maximum et lui proposa une main qu'elle ne pouvait refuser. Avec lenteur, elle mit ses doigts entre les siens et un frisson de délice plaisir la parcourut. Toucher Peter Gwel semblait toujours être aussi prenant, presque ardent de plaisir, de sensation. Elle soupira longuement, échangeant un regard complice avec son petit-ami, malgré les masques qu'ils portaient. Peter, aussitôt lui offrit un sourire ravi et l'emmena sur la grande piste de danse. Aussitôt et d'un geste qui semblait incroyablement naturel, il enlaça sa taille, la rapprochant au maximum de lui et Nemesis passa une de ses mains dans sa nuque, lui donnant l'autre dans une de ses mains tout en attrapant sa traine - afin qu'elle ne se prenne pas les pieds dedans - qu'il mit à plusieurs centimètres d'eux. Une autre musique se mit à résonner, comme si l'orchestre avait comprit que ce n'était pas un simple couple qui venait danser sur la piste de danse. Puis... Enfin.. Le premier pas de danse se fit les rapprochant, puis les éloignant au second, rythmés par une valse douce, mélodieuse, qui leur laissait l'intimité de pouvoir se murmurer des phrases que seuls eux pouvaient avoir le plaisir de comprendre, d'apprécier à sa juste valeur. Ainsi, tandis qu'ils tournaient, se rapprocher, s'éloigner et laisser les pas les guider, Nemesis se rapprocha légèrement du jeune homme, appréciant brusquement l'effluve de son parfum capiteux et suave qu'elle se surprenait de plus en plus à humer avec attraction.

Aussi proche de lui, elle pouvait avoir la possibilité de loucher sur ses lèvres si rosés, si pleines qui semblaient l'appeler à chaque pas qu'ils dansaient avec légèreté. Tendrement, elle laissa la main qu'elle avait sur son épaule glisser et remonter jusqu'à sa joue, passant par ses cheveux blonds clairs. Son pouce, avec lenteur caressa le bout de sa joue rosie la danse qu'ils entretenaient, telle une flamme qui ne cesserait de brûler. Laissant ses iris bleutés se perdre dans ceux de son amant, elle laissa l'amour qui les entourer les englober dans un tourment qui leur était propre, quelque chose de puissant mélangé à un amour fusionnel, passionnant, rajoutant une pointe d'impossible qui rendait le jeu plus excitant, plus interdit et plus sensationnel. Ils étaient ensembles. Ils étaient si tout et rien à la fois ensemble que c'en était presque dérisoire, tout ceci pouvait porter à confusion; cette mixture d'amour in-franchis, de plaisir qui ne faisait que tourner en rond, qui se répétait dans un cercle vicieux, des envies impulsives. Le toucher, le caresser, l'embrasser, le désirer, l'aimer, le protéger. Et ça, encore et encore. Déconcertée par ses propres pensées, elle rompit le contact et décida qu'il était temps de le saluer comme elle l'aurait voulu, comme il se le devait. Regardant à droite, puis à gauche, elle fut satisfaite de voir que personne ne les regardaient. Elle en profita donc et mit fin à cette espace douloureux qui la séparait de ses lèvres. Sans lui demander son avis mais espérant bien qu'il répondrait à son appel en détresse, elle posa ses lèvres sur les siennes, tendrement puis en voyant qu'il y répondait avec plus d'appui, la passion se fit bien rapidement ressentir, si bien qu'elle se perdit dans la frénésie ardente qui la prenait lorsqu'ils échangeaient un baiser. Bien sûr, celui-ci était totalement différent, c'était le premier qu'ils faisaient en public, officialisant sans vraiment officialiser leur relation. La simple victoire d'avoir pu s'embrasser dans un endroit aussi plein que celui-ci sans que les autres ne fassent attention était un réel exploit. Avec un certain regret, cependant, Nemesis détacha ses lèvres des siennes. Après tout, rien n'est plus amusant que de rendre fou d'impatience Peter Gwel.

Un sourire rayonnant fleurit sur les lèvres de la jeune femme et tandis que Peter reprenait son souffle très discrètement, tous deux échangèrent un regard véritablement trop complice. Ils avaient réussit à tous les avoir, personne ne s'étaient rendus compte que sous leurs yeux se trouvaient deux personnes qui s'aimaient contre les lois stupides du monde magique. Ils s'étaient prouvés et avaient prouvés aux autres que les lois n'étaient qu'un bout de papier incroyablement facile à tordre, déchirer et traverser. Rapprochant son front de celui de Peter, appréciant le fait que pour une fois - grâce à ses talons, en faite - elle soit presque à sa hauteur. Elle colla leurs deux fronts tandis que la danse continuait, tournant encore et encore. Nemesis se mordit nerveusement la lèvre inférieur et murmura, mutine :

- Bonsoir, toi.

La main qu'elle avait posé sur la jour de Peter se retrouva dans ses cheveux mi-long, jouant quelque peu avec, les ébouriffant plus qu'autre chose. Mais qu'importe, elle était heureuse.
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MessageSujet: Re: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Ven 24 Déc 2010 - 4:31

Resserrant un nœud papillon aussi noir que son regard autour du col de sa chemise immaculée, Arthur Stein se demanda une nouvelle fois s'il ne valait pas mieux mettre une cravate, à la place... C'était vieillot les nœuds, non? Mais d'un côté, ça lui allait plutôt bien... Toujours en proie à son incertitude inhabituelle, - il savait parfaitement ce qui lui seyait ou non en temps normal- , son regard détailla nerveusement le reflet que lui renvoyait sa glace et ses mains se saisirent de la cravate bordeaux qui était posée près de lui pour l'appuyer sur son col. C'était plutôt pas mal mais le nœud l'emporta finalement lorsque le téléphone du jeune homme reçut un message de Gabriel Lecomte. Comme prévu, le gentleman français avait envoyé un message à Arthur afin de lui éviter d’être en retard. Réagissant immédiatement, ce dernier enfila aussitôt sa veste de smoking, se jeta un regard vaguement assuré à travers le miroir et attrapa son mobile juste avant de dévaler les marches en marbre de l'escalier principal de son hôtel particulier. Au début de sa vie San Franciscaine, il avait eu un appartement mais lorsqu'il était tombé sur cette demeure, il n'avait pu que craquer. Les belles choses étaient terriblement attirantes. En plus, sa limousine noire y était parfaitement assortie et il était également certain que Serena Rice aurait fait le même choix à sa place ; la démone avait du goût quand elle ne jouait pas les provocatrices. Ce qu'elle ne faisait d'ailleurs plus - enfin, moins - depuis qu'ils étaient officiellement ensemble. Ensemble… Le concept donnait toujours une sensation de vertige au Dieu. Il n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'ils étaient désormais officiellement liés. C'était trop beau pour être vrai. Après quelques batailles, il avait finalement gagné la guerre. Et ce soir serait une nouvelle preuve de ce fait. Ce soir, ils allaient effectuer une sortie mondaine ensemble, en tant que couple. La nervosité qui étreignait l'immortel depuis son réveil monta subitement crescendo en lui et il ferma quelques secondes les yeux, l'une de ses mains figée sur le masque en soie qui était posé sur le guéridon du hall. Tout allait bien se passer. Il n'avait aucune raison de s'en faire. A l'entrée, il annoncera son nom, tout comme elle le fera avec le sien et ils se retrouveront dans la salle. Masque ou non, il la reconnaîtra et la réciproque sera vraie…

Apaisé par ces pensées, Arthur referma finalement ses doigts sur son masque taillé en loup et sortit de chez lui, traversant ensuite avec rapidité la petite cour qui menait sur la rue où l'attendait la limousine. Ses phares allumés, la voiture attendait qu'il prenne place en son sein, ce qu'il fit sans attendre, trop pressé d'arriver au Château de Moera pour perdre une seule seconde. Cependant, il avait encore une chose à faire avant de pouvoir retrouver celle qu'il remerciait chaque jours d'avoir été créée. Indiquant à son chauffeur l'adresse de Peter Gwel, un ami relativement proche qui se rendait à la même soirée, il s'installa plus confortablement dans la banquette en cuir sur laquelle il était assis et observa la route défiler à travers les vitres teintées, en essayant de se vider la tête. Ce fut évidemment peine perdue, l'esprit du jeune homme ne cessant de dériver vers Serena, en l'angoissant davantage. Afin de contrer ça, il se mit à réfléchir à la coïncidence qui avait voulu qu'il soit invité à la soirée. C'était vraisemblablement l’œuvre de Serena étant donné que lui ne faisait pas véritablement parti de la Communauté Magique et ce détail l'assurait indirectement de la présence de la jeune femme, qui avait parfaitement feint la surprise lorsqu'il avait pris son courage à deux mains pour enfin l'inviter à s'y rendre avec lui. L'anxiété qu'il ressentait présentement n'était rien comparée à celle qu'il avait éprouvé avant de se jeter à l'eau. Rien que d'y repenser le décomposait. Par chance, les phares de la voiture éclairèrent bientôt la silhouette masculine de Peter qui venait de sortir de chez lui. Ordonnant sèchement à Alfred, son chauffeur, d'aller ouvrir la porte à son ami, le brun retrouva une certaine contenance en contemplant avec un mélange de pitié et d'amusement les quelques passants qui observaient avec une curiosité non retenue la limousine. Ils étaient tellement risibles que c’en était pathétique.

Arthur se dispensa toutefois d’exprimer à voix haute ses pensées étant donné qu’Alfred regagna sa place au moment exact où Peter prit place à ses côtés, ce qui fit douter le Dieu sur la réussite de la mission qu'il avait attribué à son chauffeur et le fit chasser les passants de ses pensées. Creusant la question des entrées simultanées de son ami et de son domestique, il se souvint finalement que l'Elfe détestait toutes ces manières snobs et l'irritation qu'il avait prévue de décharger plus tard sur l'humain se volatilisa pour laisser entièrement place au plaisir de retrouver son ami. Un grand sourire éclaira aussitôt son visage auquel répondit Peter, quasiment instantanément, et les deux hommes prononcèrent en suivant les paroles polies de rigueur avant d'embrayer avec plus de spontanéité sur l'évènement qui allait suivre et sur la façon dont ils l'appréhendaient. Sans surprise, il se trouva qu'ils étaient tous les deux en proie à une profonde anxiété, symptôme inévitable de l'amour, et qu'il leur tardait de retrouver celles pour qui leur cœur battait un peu trop vite. Même si chacun n'avait pas la moindre idée de qui pouvait bien être l'élue de l'autre. Ils le sauraient bien assez tôt, de toute façon. Tant qu'elle ne manipulait pas effrontément son ami, Arthur jugeait même qu'il n'avait pas forcément besoin de connaître l'identité de la jeune femme et Peter sembla avoir le même raisonnement car lui non plus n'aborda pas la question des noms. En revanche, le Dieu faillit demander à son ami ce qu'il pensait de son nœud papillon, qui était d'ailleurs le réceptacle principal de ses angoisses, mais se ravisa en sentant un ralentissement dans l'allure, jusque là vive, de la limousine. Ils étaient arrivés.

Sortant de l'habitacle avec la sensation d'évoluer dans un rêve, le brun rejoignit rapidement son ami et scruta d'un air attentif la longue file qui se présentait aux portes du château. Peut-être était-elle là, en ce moment-même? Avide d'infirmer ou de confirmer son hypothèse, il laissa clairement entendre à Peter qu'il serait sûrement intelligent de presser le pas au vu de l'attente qu'il semblait y avoir pour pénétrer dans l'enceinte de l'impressionnante bâtisse et joignit le geste à la parole, en même temps que l'Elfe. Un grillage en fer forgé, protégeant habituellement l'accès au château, était grand ouvert pour les accueillir et lorsqu'ils le franchirent, au lieu d'observer l'endroit insolite dans lequel ils venaient de pénétrer, Arthur préféra examiner avec attention la foule vers laquelle ils avançaient sans ralentir. Ses yeux cherchaient inlassablement une longue chevelure sombre, une silhouette parfaite ou l'intensité d'un regard qu'il ne savait appartenir qu'à Serena. Néanmoins, sa recherche fut vaine et il suivit son ami lorsqu'il s'engagea dans la queue qu'une neige délicate saupoudrait doucement. Sa tension quelque peu calmée par l'absence de sa Dame de Cœur, le Dieu s'autorisa finalement à détailler avec stupeur les jardins parfaitement entretenus qui les entourait et le sapin qui avait été affrété pour l'occasion. Tout respirait la féerie en même temps qu'un pouvoir extrême. Ne connaissant pas vraiment l'histoire de Moera, le brun se promit silencieusement de se renseigner. Il était quasiment certain que cela se révèlerait être plus que passionnant. Finalement, son attention se posa sur la fontaine qui laissait couler inlassablement divers flots d'eaux avec un sens esthétique remarquable et il allait céder à la tentation de demander à Peter ce qui avait permis de créer un lieu si enchanteur quand ce fut à leur tour de pénétrer dans le hall, aussi beau que ce qui avait déjà été montré. Un peu plus fasciné par l'endroit chaque seconde qui passait, Arthur se demanda ce que Serena en pensait avant de réfléchir à la toilette qu'elle devait arborer avec une magnificence sans pareil. Ne trouvant pas la réponse à ses questions motivées par l'angoisse, il accueillit avec un certain soulagement leur arrivée au pupitre du réceptionniste. Seulement, ne se sentant pas encore suffisamment calme pour se jeter dans la gueule du loup, il intima à Peter de s'avancer en premier, d'une légère pulsion. L'Elfe, fidèle à sa simplicité naturelle, ne répliqua pas et Arthur écouta d'une oreille distraite l'échange qui eut lieu entre son ami et le réceptionniste, après qu'eux-mêmes se soient donnés rendez-vous à l'intérieur. Le nom de la cavalière du blond -Nemesis Haalen- fut qualifié de joli par son esprit mais il échangeait déjà un dernier regard avec son ami, ce qui fit qu'il n'y prêta pas réellement attention. C'était désormais à lui. Encouragé par le sourire factice du réceptionniste, il prit place à l'endroit où se tenait Peter précédemment et après avoir écouté les questions conventionnelles, répondit avec la nonchalante assurance qui était habituellement sa caractéristique première :

- Arthur Stein, cavalier de Serena Rice.

Prononcer ces mots ramenèrent le Dieu dans la réalité, toute sensation d'être dans un rêve s'effaçant brusquement pour son plus grand bonheur. Un sourire assuré s'afficha sur ses lèvres et le réceptionniste lui offrit l'accès aux festivités. Il s'empressa de filer en direction de la salle de bal d'où quelques notes de musiques filtraient mais s'arrêta au seuil, se souvenant à temps que la soirée était costumée. Sortant son loup de soie, il le plaqua sur son visage et le masque s'imprima délicatement autour de ses yeux, renforçant leur noirceur avec élégance. Ainsi apprêté, le jeune homme franchit les portes de la salle et se retrouva immédiatement alpagué par un blond qu'il connaissait bien. Rassuré de voir qu'il était tout de même reconnaissable pour ceux qui le fréquentaient dans sa sphère privée, il laissa une fois encore son regard dériver sur les personnes présentes dans la salle, sans arriver à se concentrer sur le décor pourtant merveilleux de l'endroit. Par chance, Peter aborda la question des cavalières ce qui évita à Arthur de se montrer impoli avec lui tout en lui permettant de prononcer une seconde fois le nom tant aimé de la démone. Il renvoya ensuite la question à son ami même si le nom de Nemesis Haalen flottait toujours dans son esprit et sourit en constatant que son ami paraissait vraiment très épris d'elle, avant de se demander s'il avait l'air aussi niais quand il évoquait Serena. Sûrement mais c'était surmontable. Ils se mirent ensuite à marcher avec une légèreté superficielle, sondant sans cesse chaque invitée passant devant eux et échangeant quelques paroles qui portaient toutes sur le même sujet : leurs cavalières. Ne pas les trouver leur était très frustrants et ils durent faire au moins quinze fois le tour de la salle avant que Peter ne s'élance avec rapidité vers le centre de la pièce. Sur ses talons, Arthur chercha à apercevoir ce qui avait bien pu provoquer une telle réaction chez son ami, bien qu'il supposait qu'une certaine Nemesis de ne devait pas y être étrangère. Ils obliquèrent rudement vers la droite, tandis qu'une inconnue à la chevelure blonde faisait de même et l'état d'agitation dans lequel se trouva brusquement l'Elfe fit oublier au Dieu sa propre nervosité. La jeune femme blonde que Peter ne lâchait pas du regard s'arrêta, inconsciente du fait que son cavalier se trouvait tout proche, et l'allure du blond ralentit, comme pour lui permettre de reprendre le contrôle de soi. Son ami en profita pour le rejoindre et le fit se retourner vers lui d'une légère tape sur l'épaule.

- Du calme, elle ne va pas s'envoler ta colombe, commenta-t-il avec une hypocrisie certaine étant donné qu'il savait pertinemment qu'il serait dans le même état lorsque Serena se présenterait enfin à sa vue.

Sans lui répondre, Peter se détourna vers le duo que formait désormais la supposée Nemesis et une de ses amies, et le brun l'imita avec amusement croissant, dans le but de voir ce que pouvait bien avoir cette jeune femme pour perturber autant son ami. Sauf que son regard s'accrocha instinctivement à la brune qui conversait joyeusement avec Nemesis et que sans entendre le son de sa voix,ni détailler plus attentivement sa silhouette, il sut immédiatement qu'il se tenait devant sa drogue préférée. La surprise qui en résulta le rendit aussi réactif qu'un lobotomisé mais la chance étant comme souvent de son côté, Peter sembla comprendre qu'ils se trouvaient tous les deux devant leurs cavalières et n'ayant pas été transformé en légume, contrairement à Arthur qui continuait à contempler Serena avec ébahissement, alla accaparer l'attention du duo pour laisser à son ami la possibilité se remettre - et vraisemblablement reprendre sa cavalière. Sans qu'il n'y puisse rien, les jambes du brun suivirent pourtant l'Elfe et le Dieu se trouva un peu en retrait derrière son ami, son état de contemplatif n'ayant pas encore tout à fait disparu. Se laissant aller à oublier pendant quelques instants la situation dans laquelle il se trouvait, unique moyen pour reprendre le contrôle sur ses hormones qui paraissaient avoir une vie propre, Arthur essaya de se calmer en se répétant silencieusement que tout allait bien aller, pendant que son ami faisait son numéro de charme à leurs interlocutrices et au vu du regard clairement ravi avec lequel la théorique Nemesis couvait Peter du regard, il n'y avait plus vraiment de doute à avoir sur son identité. Ce constat, extérieur à ce qu'il éprouvait, permit au Dieu de remettre un certain ordre dans ses idées et il s'autorisa enfin à regarder à nouveau Serena, au moment exact où elle hochait élégamment la tête, en réponse à la question rhétorique que venait de poser Peter et qu'il n'avait pas réellement écoutée. L'envie de la toucher pour bien s'assurer de sa présence le tenailla un peu plus fortement que jamais auparavant mais il se força à attendre le départ du couple pour éviter de gêner sa démone. Il s'autorisa en revanche à ancrer son regard dans celui si bleu de sa compagne, qui semblait refléter une nervosité identique à la sienne. Rassuré par cette interprétation, - elle l'aimait encore! -, il n'hésita pas à se rapprocher d'elle lorsque leurs amis respectifs s'envolèrent dans leur bulle de félicité et sentit l'anxiété qu'il ressentait depuis le début de la journée, affluer de nouveau, exactement comme s'il se trouvait face à une inconnue. Il ne savait plus trop quels codes régissaient la soirée, n'avait pas envie de se mêler à la foule de danseurs... En fait, il désirait simplement profiter de la présenc de Serena et se détendre en sa compagnie. Conservant, pendant une seconde encore, une distance convenable entre eux, il lui offrit alors son coude, qu'elle accepta sans hésitation, et la conduisit sur l'un des balcons qui donnait sur le jardin, avec une désinvolture qu'il venait de promptement se fabriquer.

- L'endroit est magnifique mais tu l'es davantage, lâcha-t-il avec une fausse décontraction lorsqu’ils se détachèrent finalement.

Le fait qu’il n’ose pas la regarder à nouveau, de peur qu'elle ne lui fasse involontairement perdre le contrôle qu'il s'efforçait de reprendre sur lui, rendait la scène risible et il s‘en voulut. Sa remarque, trop cliché à son goût, lui avait en plus donné la désagréable sensation de jouer un rôle qui ne lui correspondait pas, étant trop maladroit, trop fragile, mais il avait la fâcheuse impression de ne rien pouvoir y faire. Les codes qu'il avait précédemment évoqué et qu'il n'avait pas eu envie de suivre, lui faisaient subitement défaut et il chercha une autre source d'informations, susceptible de lui faire quitter le rôle relativement balour dans lequel il se trouvait. Or, dans les livres qu'il avait lu, de telles situations n'étaient jamais référencées, il n'aurait donc aucun soutien à attendre de ce côté-là, et il en était de même pour les films. Ces deux constats le firent regretter de ne pas s'intéresser davantage au langage amoureux tel qu'il était exprimé dans l'art mais il était trop tard pour y changer quoique ce soit alors il se focalisa plutôt sur la situation présente. Avant d'être aussitôt happé par une nouvelle pensée : ce n'était pas sa première soirée mondaine, ni la première fois qu'il avait une cavalière mais le fait que ce soit Serena changeait en profondeur l'ensemble des paramètres. C'était ça qui le perturbait mais il devait sûrement pouvoir récupérer son état normal. Pendant un instant, le Dieu envia l'aisance avec laquelle son ami avait géré la situation mais il se reprit immédiatement en songeant qu'il était suffisamment grand pour se débrouiller seul. D'ailleurs, il était tellement apte à se débrouiller seul qu'il avait précédemment trouvé comment appréhender la situation. En vérité, la nervosité qu'il ressentait n'était pas que liée à la nouveauté de la situation, elle était aussi en lien direct avec l'envie qu'il avait d'embrasser enfin sa compagne. La sensation de ses lèvres contre les siennes, de sa peau sous ses doigts et de la douceur de ses mèches caressant son visage lui manquait cruellement. Alors, il reposa son regard sur elle et son cœur battit trop fort en voyant qu'elle l'observait avec curiosité et un peu de moquerie, cachée derrière son joli masque. La neige qui avait continué de tomber doucement depuis qu'ils avaient pénétré dans le château s'échoua sur leur peau, faisant prendre conscience à Arthur que le cheminement tortueux de ses pensées n'avait heureusement pas duré longtemps et il posa délicatement sa main gauche sur le visage masqué de sa Dame de Cœur avant de s'avancer vers elle dans le même mouvement et de placer sa main droite sur sa hanche recouverte du précieux tissu de sa robe pour ensuite l'embrasser avec fièvre. Sa main droite glissa quelques secondes plus tard vers le dos corseté de Serena et il eut le plaisir de la sentir accepter l'étreinte sans problème. Leurs corps se rapprochèrent instinctivement mais le Dieu stoppa brutalement l'embrassade en se rendant compte qu'il venait de se laisser honteusement dominer par ses hormones. Même si c’était coutumier lorsqu’il se trouvait en présence de la démone, il parut être tellement gêné par ce constat qu’il se recula de deux pas et ferma les yeux pendant une seconde avant de les rouvrir et de reprendre la parole:

- Je suis désolé par ce total manque de civilités., commença-t-il en arborant une expression contrite qu’il savait ne jamais tromper son interlocutrice. Mentalement, il se traita d’adolescent attardé avant de se corriger en se souvenant qu’il n’avait pas eu d’adolescence et finit enfin sa phrase avec la même gravité que précédemment sur les traits: Tu préfères avec ou sans le noeud papillon?

Tandis qu’il parlait, l’une de ses mains s’était portée sur l'accessoire susnommé et un éclat de malice était né dans son regard. Là, il y avait deux réactions possibles de la part de la démone : ou elle jouait le jeu, ou elle s’énervait contre lui de ne pas avoir l’esprit romantique. Cependant, au vu du mal qu’elle avait eu à accepter qu’elle était amoureuse de lui, il doutait qu’elle puisse réellement lui en vouloir de ne pas être aussi romantique que Peter et Nemesis. Et s‘il se trompait, il ferait un effort... Après tout, il est vrai que la soirée n’était pas le moins du monde anodine.
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MessageSujet: Re: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Dim 26 Déc 2010 - 21:40

Il existe des histoires, qui relient bonheur et amour, et d’autres, souffrances et amour. Jamais vous ne trouverez la vérité du véritable amour dans un roman, car ce dernier existe seulement pour faire espérer vainement son lecteur. L’amour, le bonheur, et la souffrance, sont éphémères, et il est possible que, durant l’existence d’un être sur cette Terre, cette personne ressente ces trois mêmes sentiments. Et aujourd’hui, c’était Serena Rice qui en faisait les frais. Actuellement, elle se trouvait dans la première phase de l’amour ; le bonheur. Quelque chose, qui jusqu’alors, était inconnu pour la démone. En effet, elle n’avait jamais eu la sensation de manquer de quoi que ce soit, mais elle n’avait jamais connu le bonheur. Celui qui ne demande rien de plus que l’être aimé à nos côtés. Un petit sourire se glissa sur ses lèvres lorsque l’image d’Arthur se faufila dans son esprit. Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu’elle était « officiellement » avec. Officiellement était un bien grand mot, étant donné qu’elle n’avait pas encore eu le courage de le dire à son frère. Elle craignait plus que tout la réaction de ce dernier vis-à-vis d’elle, mais surtout vis-à-vis d’Arthur. Il était bel et bien capable de le tuer sous ses propres yeux, et ça, c’était la dernière chose que voulait Serena. Par le passé, elle avait eu déjà l’occasion de subir la jalousie de son frère à l’égard de ses amants qui restaient un peu trop longtemps. Et elle ne souhaitait pas que le même scénario se reproduise aujourd’hui. Un petit soupir s’échappa de sa bouche, tandis qu’elle s’asseyait sur la chaise qui se trouvait devant sa coiffeuse. Saisissant sa brosse, elle peigna agilement ses longs cheveux bruns, qui retombaient élégamment le long de son dos. Elle s’était vêtue d’une longue robe corset, de couleur bleu nuit, contrastant avec la pâleur de ses iris. Elle n’avait pas mis longtemps à dénicher un telle robe, l’ayant fait faire sur mesure. Allant tous les ans au même bal à cet époque de l’année, elle connaissait une parfaite couturière qui lui créait une robe unique, que personne d’autre qu’elle, n’avait. Bal masqué. Quelle bonne idée c’était. Ainsi, on ne la reconnaitrait pas toute la soirée comme étant la sœur de Stephen Rice. Certes, elle allait devoir donner son identité au réceptionniste, mais qu’avait-elle à craindre après tout ? Elle pouvait facilement se défendre, et disparaitre dans la nature en un claquement de doigt. Et de toute manière, ce n’était pas elle qu’ils voulaient mais son frère. Ce dernier ne se rendant pas au bal, bien évidemment. Serena ne pouvait s’empêcher d’en être ravie. Si son jumeau la voyait accompagné d’Arthur, il poserait des questions, et le connaissait, ça finirait très mal. Il valait mieux qu’il reste ici. Autant pour lui, que pour elle. La démone avait été d’autant plus étonnée, lorsque son immortel avait pris son courage à deux mains pour lui demander d’être sa cavalière à ce bal. Elle y allait tous les ans, et n’avait donc pas obligatoirement besoin de cavalier, dans le pire des cas, elle en aurait trouvé un au dernier moment, puisqu’il fallait être accompagné. Mais là, la question ne se posait pas puisqu’elle s’y rendait avec Arthur. Un petit sourire fleurit sur ses lèvres, tandis qu’elle reposait sa brosse, et attrapait son masque. Ce dernier était de la même couleur que sa robe, de forme rond, agrémenté de petits diamants sur chaque côtés.

Se regardant une dernière fois dans la glace, elle se leva, et sortit de sa chambre. Elle habitait avec son jumeau, comme à la belle époque. Bien sur, elle avait un appartement dans San Francisco, et elle n’était pas obligée d’habiter dans ce tombeau. Mais elle avait insisté pour rester avec Stephen le plus possible. Et ce dernier n’avait pas mis longtemps à accepter le caprice de la brunette. Ici, elle était bien plus en sécurité qu’ailleurs, son frère ayant jeté bon nombres de sortilèges sur leur cachette, et personne ne pouvait s’y rendre sans leur autorisation. Ce n’était pas bien grand certes, eux chambres, une salle de bain et un séjour où se trouvait une cuisine et un salon, l’essentiel en fait. Mais l’atmosphère ancien et glauque avait plu à la démone. Elle trouva Stephen, avachi dans le canapé en train de lire un livre. La télévision qui se trouvait devant lui, sur un meuble, ne semblait pas capter ce soir là, et il la laissait allumée, l’écran grésillant et n’affichant aucune image. Levant les yeux au ciel, elle se dirigea vers ladite télévision, et appuya sur le bouton « arrêt ». Serena n’aimait pas la technologie des humains, et ne l’utilisait jamais. Chez elle, elle n’avait ni ordinateur, ni télévision, ni téléphone, rien de tout cela. Pour elle, ce n’était que du temps de perdu, ça n’avait aucune utilité. Stephen porta sur elle un regard attendri, qu’elle prit pour un compliment sur sa tenue de soirée. Avant qu’il ne pose la moindre question, elle s’empressa de lui déposer un baiser rapide sur la joue, et de lâcher :

- Ne m’attends pas.

Et sur ce, elle se dirigea vers la sortie du tombeau, ignorant la remarque de son frère à son attention. Soulagée, elle sortit dans la forêt qui entourait leur cachette. Elle n’allait pas utiliser un quelconque moyen humain pour se rendre à ce bal, non, elle allait utiliser ses pouvoirs, et transplaner là bas. Le masque dans une de ses mains, elle finit par se concentrer sur l’endroit où elle souhaitait se rendre. Fermant les paupières, un courant d’air fila sur ses bras nus, et lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle se trouvait devant un grand portail en fer forgé. Elle s’était rendue ici tellement de fois qu’elle connaissait l’endroit par cœur, même les étages du château, sauf le troisième, interdit pour on ne savait quelles raisons. Serena n’était plus impressionnée par les décorations excentriques chaque années, pour n’importe quelle occasion, qui décoraient le château. En voyant la file qui attendait pour pouvoir entrer dans le manoir, Serena usa de sa célébrité parmi les démons, et autres créatures étant ici ce soir, pour se permettre de doubler tout le monde, et de se diriger droit vers le réceptionniste. Il était occupé avec un homme, qui semblait être un vampire. Serena croisa les bras, et lâcha un soufflement d’agacement, montrant ainsi son impatience. Lorsque le vampire eut fini et passa devant la brunette en lui lança un regard insistant, la démone prit place devant une femme brune. Cette dernière ne semblait pas accepter ce doublement, mais Serena ignora les répliques cinglantes de la jeune femme, et devant le froncement de sourcil du réceptionniste, annonça son identité :

- Serena Rice. Je suis accompagnée d’Arthur Stein. Et si vous ne faites pas taire l’autre folle furieuse derrière moi, c’est moi qui m’en occupe.

La dernière répliquer, adressée en fait à la concernée, eut pour effet d’imposer le silence sur le devant de la colonne. Satisfaite, un petit rictus satisfait orna les lèvres de la jeune femme, et elle commença à se diriger vers l’entrée du château. Elle ne fit pas une seule fois attention à la neige qui tombait ou aux illuminations accrochés sur l’immense sapin dans l’allée. Non. Toutes ses pensées étaient concentrées sur Arthur. C’était la toute première fois qu’ils allaient être ensemble aux yeux des autres espèces de leur monde. Ca ne sera certainement pas affiché au-dessus d’eux, mais Serena le saura, et c’est tout ce qui comptait à présent. Elle n’était pas nerveuse, du moins pas pour le moment. Elle passait beaucoup de temps avec lui dernièrement, que sa présence lui était devenue habituelle, et il est vrai que lorsqu’il n’était pas à ses côtés, Serena ressentait une sorte de vide au creux de sa poitrine. C’était une sensation indescriptible, mais tellement vraie, que ça l’étonnait un peu plus chaque jours. A présent, elle était certaine d’aimer son immortel, comme elle n’avait encore jamais aimé aucun autre homme. Avançant d’un pas certain dans le hall du château, elle plaça le masque bleu sur son visage, l’attachant derrière son crâne, et s’engouffra dans la salle de bal à travers la foule. Il fallait qu’elle trouve son cavalier au plus vite, de toute manière, elle le retrouverait sans grande peine, c’était sur et certain. Rapidement, elle chercha Arthur des yeux, elle pouvait facilement le reconnaitre grâce à sa carrure, ou sa démarche. Se frayant un passage parmi le reste des invités, elle finit par conclure qu’il n’était pas encore arrivée, en dépit de ses désastreux résultats de recherches. Elle s’avança jusqu’au buffet, avec la ferme intention de boire quelque chose en attendant la venue d’Arthur. Arrivée à destination, elle regarda aux alentours, et attrapa agilement un serveur qui passait par là, un plateau de coupe de champagne à la main. Le concerné adressa un regard doucereux à Serena, qui ne fit pas plus attention, sachant parfaitement quel effet elle avait sur les hommes. Logiquement, si son cœur n’appartenait pas à son immortel, elle aurait probablement séduit le jeune homme, mais là, l’envie n’y était pas, le désir non plus. Aujourd’hui, elle ne voyait plus d’autres hommes qu’Arthur, et ça lui changeait totalement la vie. S’emparant de la coupe de champagne, elle but quelque gorgée du breuvage pétillant, et s’attarda de nouveau sur le reste de la salle. La brunette commençait peu à peu à s’impatienter. Elle n’aimait pas rester toute seule au milieu d’une foule. Tout à coup, une jeune femme masquée s’avança vers elle. Serena attendit de voir ce qu’elle lui voulait, et ce n’est que lorsqu’elle fut assez près d’elle, qu’elle reconnut Némésis Haalen. Cette dernière l’enlaça de suite, et la démone répondit à son étreinte comme elle put, avec la coupe de champagne dans la main. Cela faisait un certain temps qu’elle n’avait pas croisé la blondinette. Depuis qu’elle n’était plus avec James en fait. Serena aimait venir chez eux, et pousser Némésis a faire ressortir son mauvais côté. La démone avait toujours eu un certain pouvoir sur la jeune femme, pour son plus grand plaisir, au contraire de celui de James. La démone et la vampire n’avait pas un lien d’amitié très fort, mais cela leur suffisait amplement à toutes les deux. Très vite, une conversation on ne peut plus ordinaire s’engagea entre les deux jeunes femmes, toutes deux parlant rapidement de leur vie actuelle, rien de bien intéressant à vrai dire. Mais elles furent rapidement coupées dans conversation par l’arrivée de deux jeunes hommes à leurs côtés. Elle vit Némésis se retourner avec fermeté vers eux, puis la vit se rétracter au dernier moment. Fronçant les sourcils, elle contempla d’abord le premier homme, un blond, plutôt beau d’après ce que laissait apercevoir son masque.

Serena dévia alors son regard sur l’homme qui accompagnait le blond, et de suite, elle reconnut Arthur. Croisant son regard ténébreux, elle pouvait aisément lire dans son celui-ci qu’elle lui plaisait toujours autant. Alors qu’elle pensait parfaitement affirmer sa relation avec l’immortel en public, ceci s’avérait plus dur qu’elle ne l’avait pensé. En effet, elle fut incapable de dire quoi que ce soit, et malgré son visage stoïque, elle n’en restait pas moins troublée. Affirmer à tout un monde que Serena Rice, connue pour son libertinage, s’était enfin entichée de quelqu’un, révélait de l’absurde, et était totalement improbable, en vue de ses anciennes nombreuse conquêtes. Quelques unes de ces dernières devaient certainement se trouvaient à ce bal. Mais voilà, le fait était qu’elle était bel et bien éprise d’un homme, pour la première fois de toute son éternité de démone. Reposant son regard sur celui pour qui elle était en partie venue, elle dut s’avouer qu’il avait beaucoup d’allure dans son smoking, accompagné d’un nœud papillon. Elle fut soudainement tirée de ses pensées par la voix du blond :

- Bonsoir, mademoiselle. Pourrais-je emprunter votre amie le temps d’une danse ?

La concernée comprit de suite que c’était le cavalier de Némésis, et cette dernière dévorait littéralement le jeune homme des yeux. La blondinette émit un petit rire face à la demande du jeune homme, mais ce dernier ne se laissa pas démonté pour autant et parut même plutôt amusé. Silencieusement, la brunette hocha de la tête pour donner son accord, même si elle se doutait que le blond n’en aurait que faire, et lui prendrait Némésis de toute manière. Les deux jeunes gens partirent alors sur la piste de danse, laissant Arthur et Serena tous les deux. La nervosité récente de la démone en présence de Némésis et du blond disparut dès qu’ils les quittèrent. Ne détournant pas son regard du beau brun, ce dernier lui présenta son bras, lui intimant ainsi de la suivre. Docilement, la brunette accepta l’offre, et laissa le jeune homme l’emmener là où il souhaitait. Ils arrivèrent sur les balcons, et Serena retira son bras du sien.

-L’endroit est magnifique mais tu l’es d’avantage, lâcha-t-il avec une fausse décontraction.

La concernée ne put retenir un sourire amusé à l’égard du compliment fait par Arthur, mais ne répondit rien. Le susnommé évita tout d’abord son regard, visiblement stressé comme jamais il ne l’avait été en sa présence. En effet, d’ordinaire il était toujours très sûr de lui, et de ce qu’il pouvait faire ou dire, mais là, il semblait en proie à une panique sans nom, et Serena ne savait pas tellement comme s’y prendre pour apaiser sa nervosité. Son regard bleuté, pétillant de malice scrutait l’immortel avec attention, attendant patiemment qu’il daigne rajouter ou faire autre chose. Elle le connaissait, il n’attendrait pas qu’elle brise le silence installé, il le ferait, lui. La brunette était quelque part ravie de gérer cette situation bien mieux que lui. Car d’ordinaire elle n’avait pas de reproche à lui faire, mais lui oui, étant donné que Serena avait beau avoir officialiser leur relation, elle n’assumait toujours pas totalement ses sentiments à l’égard d’Arthur. Et ça, elle était certaine qu’il lui en voulait toujours un peu, et il faisait toujours tout pour qu’elle finisse par lui dire ces trois petits mots qu’il lui disait si facilement. Un sourire mutin se posa sur ses lèvres, tandis qu’elle était soudainement happée par le néant du regard du jeune homme à ses côtés. Sans qu’elle ne puisse avoir le temps de réagir, Arthur posait une de ses mains sur sa joue droite, et l’autre sur sa hanche gauche, l’attirant ainsi, facilement à lui. Elle se laissa faire, devinant parfaitement la suite des évènements. Sa bouche se posa sur la sienne, et de suite un baiser ardent s’en suivit. Elle agrippa ses mains sur le smoking d’Arthur, tandis que la main de ce dernier remontait rapidement dans son dos. Serena se laissa facilement absorbée par le baiser qu’elle échangeait avec son immortel, et elle eut soudainement très chaud, collée contre lui, ne sentant même pas les flocons de neiges qui se déposaient sur eux avec volupté. Puis, tout à coup, le jeune homme brisa leur étreinte et mit quelques pas entre eux. Surprise, elle posa sur lui un regard où on pouvait clairement lire de l’incompréhension. Le visage d’Arthur semblait crispé par une quelconque honte, les paupière closes. Finalement, il ouvrit les yeux, et brisa le silence instauré :

- Je suis désolé par ce total manque de civilité. Il fit une petite pause, puis reprit. Tu préfères avec ou sans le nœud papillon?

Serena eut la soudaine envie de rire face à la question posée, mais se retint facilement, ne voulant pas mettre un peu plus mal à l’aise l’homme qu’elle aimait. Arthur avait la main posée sur ledit nœud papillon, et silencieusement, il attendait une réponse claire. Un petit sourire en coin se posa sur les lèvres charnues de la jeune femme, et elle décida de faire un peu patienter son beau brun. Ce soir, la démone était totalement heureuse, et les petites gênes d’Arthur, ne faisait que l’amuser un peu plus. Le voir avoir si peu confiance en lui était rare, mais elle n’en abusera pas ce soir. Elle s’avança alors vers lui lentement, poussa la main de l’immortel du nœud, et étira un peu ce dernier. Rencontrant le regard attentif de l’immortel, elle recommença ce qu’il avait tenté précédemment, et posa ses lèvres sur les siennes. Elle lui donna un baiser chaste, ainsi, elle ne manquerait pas de civilité ce soir. Même si elle n’en avait que faire des règles, elle ferait un effort pour Arthur qui semblait y tenir. Tout près de son visage, elle n’hésita pas à se noyer dans son néant préféré, laissant ses pensées divaguer quelques instants. Un sourire sincère fleurit sur sa bouche, et elle finit par briser le silence qui perpétuait depuis la question d’Arthur :

- Tu es parfait, ne t’inquiète pas. A présent, si tu veux faire preuve de civilité à ce bal, il faut que tu amènes ta cavalière danser.

Haussant les sourcils, la réaction qu’elle souhaitait ne tarda pas à arriver. Le concerné présenta sa main à Serena, et cette dernière glissa docilement la sienne dedans, toujours le même sourire perché sur ses lèvres. Arthur l’emmena à l’intérieur, et se diriger sur la piste de danse. La musique venait de changer, créant de nouveau couple sur la piste, en séparant d’autres. Gardant sa main dans celle de son immortel, l’autre se posa instinctivement sur son épaule, tandis que la main encore libre d’Arthur, entoura agilement sa taille. Son regard ancré dans le sien, ils ne tardèrent pas à se laisser entrainer par la musique qui résonnait dans toute la salle. D’ordinaire, les danses étaient synonymes d’ennui pour la démone, mais aujourd’hui c’était différent, en fait tout était différent depuis l’entrée d’Arthur dans sa vie. Il l’entrainait dans leur propre danse, et elle se reposait aisément sur ses pas, lui faisant totalement confiance. Totalement perdue dans leur tournoiement incessant, Serena n’avait d’yeux que pour son cavalier, enivrant par les sentiments qu’elle ressentait à son égard depuis peu. Collée contre lui, en cet instant, plus rien n’avait d’importance. Tous les problèmes, les doutes, qu’elle pouvait ressentir durant le jour, se dissipaient en un claquement de doigts à présent. Juste son propre bonheur et celui d’Arthur comptait tout de suite, pour la jeune femme. C’était certes, agir égoïstement, mais elle ne pouvait s’en empêcher, son cœur, revivant depuis peu, prenait le dessus sur le reste. Toute trace de nervosité qu’elle avait pu ressentir précédemment, avant de se rendre à ce bal, c’était volatilisée. Toujours éprise par la danse qu’elle partageait avec son immortel, ses yeux qui étaient alors incrustés dans les siens, se posèrent sur ses lèvres. Elle devenait dépendante de ses baisers et de ses caresses, et dernièrement il lui était difficile de se retenir. Pourtant, elle se fit violence, se mordit la joue, et se força à rencontrer de nouveau, le regard ténébreux d’Arthur. Elle ne put cependant, empêcher sa main qui se trouvait derrière son cou, se glisser dans ses cheveux bruns. Un petit sourire malicieux se posa sur ses lèvres, et elle se laissa encore et encore emportée par la danse échangée avec son immortel.
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MessageSujet: Re: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Dim 6 Fév 2011 - 17:59

Un sourire aux lèvres, Peter Gwel ne quittait plus sa belle des yeux. Celle-ci lui rendait une joie semblable à la sienne. Toute en beauté pour cette occasion, Nemesis Haalen défiait toutes les règles de la séduction. On n'aurait jamais dû permettre à une femme d'être aussi attirante. Combien d'autres hommes avaient succombé sous son charme ? L'elfe n'osait imaginer une approximation, cela le démoraliserait davantage. Il ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine fierté. Après tout, c'était bien lui qu'elle avait choisi en dépit de tous les autres. Lui et lui seul, l'unique propriétaire du coeur de la jolie blonde. Comment pourrait-il rêver mieux… Il était désormais un homme comblé, avec pour compagne la plus séduisante des demoiselles. Impossible que cette lumière brillant au fond de son regard s'éteigne un jour. Sauf si Nemesis en venait à l'abandonner. Ou pire, à retourner vagabonder çà et là, à la recherche de son amour perdu : James. James … Un prénom que le blond ne pouvait plus entendre sans ressentir une dose de jalousie lui chatouiller les entrailles. Il haïssait cet homme pour ce qu'il avait fait endurer à sa belle, et si un jour il venait à le croiser sur sa route, il ne garantissait pas que cet infâme individu s'en tire indemne.

Se rendant soudain compte que ses pensées l'avaient rendu tendu, Peter souffla un bon coup et entraîna Nemesis au milieu des autres danseurs. Tous s'écartèrent afin de les laisser rejoindre le centre de la piste, territoire qui leur était destiné. Un tel couple ne devait pas se fondre dans la masse. Au contraire, il méritait qu'on s'y intéresse, qu'on le jalouse, qu'on l'admire. Ils furent rapidement repérés, et comme pour répondre à leur entrée en scène, un nouveau morceau démarra. L'air était plus doux, plus romantique. Juste amoureux, sans doute ce qu'il fallait aux jeunes amants. Ils tournoyaient, d'abord lentement. Puis plus vite, avec plus de dextérité et d'ardeur. Leur danse devint passionnée, leurs regards enflammés et leurs cœurs s'emballèrent. Chacun adapta son rythme à celui de son accompagnant, régulant ainsi leur respiration. Leurs pas se mêlèrent, formant une chorégraphie envoûtée et absolument synchronisée. Ils s'éloignaient pour mieux se retrouver quelques instants plus tard, se tournaient le dos pour se faire à nouveau face avec plus de prestance la seconde d'après. Ils s'aimaient devant tous les invités présents, sans retenue et sans crainte. Ils étaient libres. Libres de vivre leur passion illimitée en ne se souciant guère des conséquences. Tout simplement heureux d'être ensemble, ils s'aimaient devant le monde entier. Condamnés à fuir ceux qui les oppressaient, mais prêts à tout pour que leur union triomphe de ce combat déloyal à bien des aspects. Personne ne s'apercevait de l'outrage auquel ils assistaient grâce à la merveille idée des masques, stratagème ingénieux qui leur permettait actuellement de s'afficher en public en tout anonymat. Aucune loi ne leur faisait barrage, car Noël écrasait toutes les interdictions. Noël symbolisait l'euphorie, et rien n'était en mesure de contredire cela. Alors ils se laissaient aller, tranquillement. Se charmant par le biais d'une simple danse langoureuse, pensant uniquement à leur allégresse.

Bientôt, le doux visage de sa vampire s'approcha du sien, ne lui laissant pas la possibilité d'échapper à ce baiser. Peter ne l'aurait pas fait, de toute manière. Comment serait-il possible qu'il résiste à ce témoignage d'affection ? Impensable. Il n'était qu'un homme. Et ça ne suffisait pas pour ne pas craquer sous l'élégance féminine. Leurs lèvres se cherchèrent pendant un moment avant de s'écraser les unes contre les autres, non sans avoir pris plaisir à cette quête de sensation. L'impatience était une vertu qu'ils connaissaient bien. Eux plus que quiconque adoraient se faire languir, s'amusant des rouspétances de l'autre tout en râlant soi-même dès que la roue tournait. Ils s'abandonnèrent à leur étreinte, ne prenant pas garde aux regards indiscrets qui restaient fixés sur eux. Inconscients des risques qu'ils prenaient puisque fous l'un de l'autre. La folie de cette relation les entraînait dans une ignorance dangereuse, car si ils ne se méfiaient pas de ceux qui les entouraient, ils pourraient très vite se retrouver dans une situation trop risquée. Des tas de lois faisaient barrage à leur union, notamment celle interdisant un quelconque rapport entre les Elfes Sages et les vampires, d'autant plus lorsque ladite vampire se trouvait dans la catégorie des plus craintes de tous. Nemesis faisait partie des plus dangereuses créatures de cette terre, ce qui n'aidait pas forcément.
La blondinette se détacha lentement de lui, le laissant reprendre sa respiration. Ce qu'il fit avec discrétion. Réellement heureux, Peter aurait aimé l'embrasser encore et encore. Malheureusement, ce n'était ni l'endroit ni le moment. C'était beaucoup trop tôt, la soirée venait à peine de débuter. Alors il profiterait de ce contact frivole encore un bon moment avant de ne plus la lâcher. Il rit intérieurement en s'imaginant accroché aux lèvres de l'immortelle, incapable de renoncer à leur goût irrésistible. Il était désespérément accroc à cette fille.

— Bonsoir, toi.

Sa voix l'envoûtait toujours autant que lors de leur première rencontre. Il avait fondu pour cette mélodie douce bien qu'aux accents assassins. Ça représentait bien Nemesis ; aussi adorable que meurtrière. Il avait eu droit aux deux côtés de sa personnalité. Autant il idolâtrait l'aimable demoiselle, amoureuse et souriante, autant il se méfiait de la Nemesis perfide dont la tyrannie pouvait engendrer les pires tueries. En cet instant précis, il savait qu'il n'avait rien à craindre. La tueuse dormait profondément, au profit de sa compagne charmante et avenante. La main hissée dans sa nuque lui confirmait cette thèse. Celle-ci remonta précipitamment vers ses cheveux, pour bientôt se mêler à eux. Elle les ébouriffa, détruisant la coupe présentable du jeune homme. Lui qui avait mis tellement longtemps pour parvenir jusqu'à ce résultat… C'était bien piètre service que de l'infliger de ça. Renfrogné, il grogna. Sa partenaire avait entendu le bruit émis, puisqu'elle redressa aussitôt les yeux vers lui, les plongeant dans les siens. Peter feignit le mécontentement. D'un geste, il enleva l'intruse qui bousillait sa coiffure. Saisissant la main de la sang-froid dans la sienne, il la ramena contre sa joue, la collant contre sa peau chaude. La différence frappante des températures lui procura un frisson qu'il ne chercha pas à cacher. Il était satisfait, et il n'avait pas honte que sa compagne sache à quel point il tenait à elle.

Ils tournaient encore au rythme de la musique. Quand celle-ci toucha à sa fin, Peter entraîna la jeune femme à sa suite. Il se faufila à travers les couples, passant aussi inaperçu que s'il avait été un amoureux ordinaire. Une fois arrivé au bar, il commanda deux boissons. En attendant leur commande, les deux amants se racontèrent leur journée. A partir du moment où ils se sont réveillés jusqu'à leurs retrouvailles. Nemesis lui confia avoir été inquiète, elle avait un peu hésité à croire en son invitation. Finalement, elle était venue et c'était tout ce qui comptait aux yeux de l'elfe. De son côté, il s'attarda sur son anxiété, sur sa discussion avec Arthur et sur l'étonnement qu'il avait eu à la retrouver en compagnie de la copine de son ami. Quelle étrange coïncidence ! Néanmoins, il était ravi de pouvoir s'entretenir rien qu'avec elle, sans leurs deux accompagnateurs. Certes, ils iraient les rejoindre plus tard. Mais pour l'instant, il voulait profiter de leur intimé, de la joie de n'être rien que tous les deux. Sans personne pour leur reprocher quoique ce soit. Ils se resservirent une deuxième coupe de champagne, et le temps passa à une vitesse hallucinante. Au bout d'un moment, Peter s'étonna de voir quelques inconnus le dévisager étrangement. Puis il se souvint que sa coiffure avait souffert. Ronchon, il quitta son tabouret, empoigna Nemesis sans lui faire mal par le bras et l'emporta avec lui.

Il avait entendu dire qu'à l'étage se situaient des chambres d'hôte. Il devina donc que les toilettes là-haut étaient plus propres que celles destinées aux invités. Puis, au moins, il y avait des salles-de-bains. Intriguée, Nemesis traînait derrière lui, ce qui l'exaspéra. Il laissa échapper un soupir avant de la forcer à presser le pas, mal à l'aise face aux regards inquisiteurs qu'on lui lançait. Il détestait se sentir espionné. Brusquement, il fut arrêté par un imposant torse qui faisait exprès de lui barrer le passage. Quand il voulut agresser verbalement le gêneur, le sourire amical que lui adressait ce dernier le fit brutalement retomber sur terre. Il s'agissait d'Arthur et Serena, visiblement décidés à passer un peu de temps avec eux. L'elfe, trop dérangé par tout ce monde qui semblait l'épier en douce, esquissa un léger sourire avant de devenir songeur. Il n'avait nullement envie d'être scruté comme ça continuellement. On aurait cru qu'on lui reprochait son indécence, comme s'il venait de se rhabiller à la hâte après une nuit torride. Ahuri par son propre constat, Peter s'avéra de plus en plus décontenancé. Son apparence devait être plutôt équivoque. Que lui arrivait-t-il, bon sang, pour qu'il soit aussi gêné, tout à coup ? Il l'ignorait, mais ça devait avoir un rapport avec les coups d'œil incessants lancés par des tas de masques tous plus divers les uns que les autres. Comme il se sentait soudain oppressé puisqu'en proie à une paranoïa injustifiable, Peter balbutia une excuse complètement insensée à ses amis :

— Je… Nous… On va aller plus loin parce que… Nemesis souhaiterait boire un verre de limonade.

Se rendant compte de l'idiotie incroyable qu'il venait de sortir, Peter grinça des dents et râla contre-lui même. Il se rattrapa du mieux qu'il put, déblatérant des propos de plus en plus incohérents.

— Non, en fait, c'est moi qui ai soif. Il fait sombre et ça me donne chaud. Alors on va voir la fontaine, d'accord ? commença-t-il. Oui bon, à tout à l'heure.

A cran, il contourna Arthur, Nemesis sur les talons, et fonça droit vers l'escalier. Il marchait tellement vite que ça ne faisait qu'attirer davantage l'attention sur lui. Il était complètement parano, c'était un fait. Personne ne le dévisageait, ça ne devait être qu'une impression. Oui, certainement. Il s'était emballé pour rien. Tant pis. Il avait tout de même l'intention de se rendre plus présentable. Une fois parvenu jusqu'au second étage, il fut pris de court par la longueur du couloir. Des tas de pièces s'alignaient en continu, toutes fermées. Curieux, il se demanda si on avait le droit d'en occuper une sans prévenir. Se fichant éperdument de la réponse, il poursuivit son chemin et s'élança à la recherche d'une chambre vide. Il ouvrit plusieurs portes à la volée, dérangeant quelques couples qui s'y étaient déjà installés. Nerveux, il sentait qu'il perdait peu à peu le contrôle. Ça lui était déjà arrivé, une fois, avec Mona-Lou. C'était d'ailleurs la cause de leur rupture. Peter avait explosé de rage à cause d'une broutille, exactement comme maintenant. Ce qui s'apparentait à une réaction ridicule parvenait petit à petit à le rendre colérique. Il commençait à éprouver un besoin intense de s'isoler, sans savoir pourquoi. Devant tout ce monde en bas, il n'avait trop su où se mettre. Désormais, les lieux étaient vides. Mais il avait quand même l'impression qu'il ne se sentirait pas mieux tant qu'il n'aurait pas trouvé un endroit idéal.

Au bout de plusieurs essais, il tomba enfin sur une pièce plutôt grande et chaleureuse à l'intérieure de laquelle il pénétra. Il referma la porte vivement derrière lui, ne remarquant absolument rien. A peine une seconde plus tard, il hoqueta de surprise en s'apercevant qu'il venait de claquer la porte au nez de Nemesis. Extrêmement confus, il la lui rouvrit, une moue navrée au coin des lèvres. Elle semblait plus préoccupée que vexée, ce qui ne l'étonnait pas. A vrai dire, il savait que la blonde avait remarqué son changement brusque de comportement. Paniqué, il se dirigea vers une pièce annexée à celle-là qui était en vérité une salle de bain. Il passa une main nerveusement dans ses cheveux, qui n'étaient pas si dérangés que ça, finalement. Il aurait dû se douter que c'était autre chose qui lui faisait perdre pied. Encore une fois, il sentait qu'il n'était plus tout à fait lui. Il devenait quelqu'un d'autre, avec une âme beaucoup moins pure que l'ancienne. Des tas de souvenirs qu'il ne se connaissait pas resurgirent dans ses pensées avec violence. Ce phénomène lui arrivait souvent, à présent. Il ignorait à quoi il était dû, mais quelques doutes le laissaient croire que ces images insensées provenaient de son propre passé, et non pas de celui d'un autre comme il le pensait au départ. Cependant, jamais il n'avait eu connaissance d'une polémique due à sa naissance, tout comme il ne doutait pas de la sincérité de ses parents lorsqu'ils lui confirmaient maintes et maintes fois qu'il était bel et bien leur fils. Alors il leur vouait toute sa confiance, certain qu'il trouverait une autre explication beaucoup plus raisonnable à ces troubles de la mémoire.

Alors qu'il n'avait plus rien en commun avec Peter Gwel, l'élu de sa tribu, l'immortel partit retrouver Nemesis qui l'attendait patiemment installée sur le lit. L'air anxieux, elle darda sur lui un regard soucieux auquel il répondit par un sourire espiègle. Il se sentait de nouveau bien, bizarrement. Comme si une force nouvelle le poussait à agir à l'inverse de ses habitudes, poussé par une folie incongrue. Il s'installa à côté de sa belle et l'attira contre lui avec assurance. Il l'admira longtemps sans piper mot, ébahi par tant de magnificence. La puissance maléfique qui habitait actuellement son esprit le forçait à négliger les lois et coutumes de ses ancêtres. A vrai dire, un désir d'une toute nouvelle forme naquit au creux de son ventre. Il voulait Nemesis. Vraiment. D'une autre façon que celle connue jusqu'à présent. D'accoutumée, une telle envie l'aurait paralysé, et il y aurait renoncé. Cependant, n'étant plus lui-même, Peter délaissa les contraintes pour envisager une suite à ce souhait. Il n'éprouvait ni peur, ni appréhension. Il savait parfaitement ce qu'il lui fallait et comment faire pour l'obtenir. Cette détermination sans faille lui procurait un sentiment d'invulnérabilité relativement plaisant. Mutin, il approcha son visage de celui de l'immortelle et murmura quelques mots empreints de ferveur contre son oreille.

— Ce soir, c'est notre soir, Nemesis.

Et il l'embrassa sans lui laisser le choix de répliquer ou non. C'était désormais plus qu'évident : quelque chose ne tournait pas rond chez Peter Gwel. Deuxième possibilité, l'Elfe souffrait de schizophrénie partielle. Ce qui demeurait parfaitement probable.

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MessageSujet: Re: The time of a dream, the time of one sighs. ♦ Arena & Pemesis   Jeu 3 Mar 2011 - 21:13


    Nemesis aimait cette soirée. Elle n'aurait jamais pensé qu'elle aurait pu autant s'amuser ou du moins éprouver un sentiment de total confort. Ce n'était pourtant jamais le cas, lorsqu'elle était conviée à une fête. En général, la vampire passait son temps à soupirer tout en écoutant les monologue lourds d'incompatibilités des gens qui étaient présents. Mais là... C'était la première nuit en compagnie d'autre personnes où elle se sentait pleinement revivre. Il était fort probable que la compagnie de son petit-ami soit la cause principale, après tout... C'était leur première soirée officielle en compagnie des autres membres de la communauté magique. Il est vrai que les masques qu'ils portaient aidés énormément à l'agréable soirée qu'ils passaient tous deux à danser tranquillement sur une piste de danse. Si on les aurait vu ensemble, sans masques et donc en toute vulnérabilité, le sujet aurait été ruineusement polémique. Cependant, ce n'était absolu pas le cas et la jeune femme se contenta donc de balayer d'un trait ses pensées loufoques qui n'avaient rien à voir avec ce moment présent et si particulier qu'elle était en train de passer. Ou plutôt de profiter. Ne faisant absolument pas attention aux autres couples qui valsaient sans méandres, Nemesis observait avec une certaine fascination son petit-ami. Il avait beau porter un masque noir, il n'en était pas moins que ses yeux étaient toujours aussi puissant d'émotions et que c'était avec une certaine tendresse que Nemesis s'y frottait pour ensuite s'y plonger sans hésitation. Elle devinait aisément tout ce qui lui passait par la tête rien qu'en jetant un coup d'œil à ses iris grisés. Oh oui... Nemesis Haalen aimait beaucoup trop observer son amant pour que tout ceci soit juste anodin. Dans son costume noir, d'un classique étonnant, Peter n'avait jamais été aussi élégant ce qui laissait penser à Nemesis qu'il s'était préparé avec une certaine attention. Pour elle. Ravie, elle se mit à sourire d'avantage, laissant ce sourire si niais qui l'habitait jusque là se transformer petit à petit en un rictus mutin, dévoré par l'envie de l'embrasser une seconde fois.

    Néanmoins, la jeune femme fut bien vite sortit de sa douce chimère lorsque son elfe adoré se mit à grogner. Non pas brutalement ou sauvagement mais de façon discrète qui laissait croire qu'il n'appréciait pas quelque chose. Perplexe, Nemesis haussa un de ses sourcils et se mit à attiser la salle de chaque côté, regardant à tous les endroits qu'elle pouvait tout en sentant une boule d'angoisse la posséder. Était-il possible que James, son ancien petit-ami ait refait son apparition ? Ou Anthony ? Pire encore, était-il possible que les deux aient été invités à la soirée et que Peter ait senti leurs présences ? Avalant avec difficulté sa salive, la jeune femme jeta un coup d'œil rapide vers son partenaire, cherchant à savoir d'où provenait son soudain mal-être. Elle fut surprise de constater que ce n'était personne d'autre qu'elle ou tout du moins son comportement qui avait provoqué chez son petit-ami une réaction virulente. D'un geste, il retira la main qu'elle avait placé dans son cuir capillaire pour la placer tendrement contre sa joue brûlante. Légèrement éberluée, la jeune femme l'interrogea du regard et n'eut bien sûr aucune réponse à son interrogation. Elle se renfrogna légèrement, n'appréciant pas d'être rejetée de la sorte pour ensuite faire mine de jouer la comédie en prenant sa main de façon mielleuse. Elle avait toujours su ou tout du moins comprit que Peter n'était pas un elfe comme les autres. Le jour où elle avait posé les yeux sur lui, il avait tout de suite été clair pour elle que le jeune homme était particulier, en quelques manières qui soient. Qui pourrait aimer une vampire alors que les lois sont strictement claires là-dessus ? N'était-il pas connu de tous que les elfes étaient les plus sages et les plus respectueux des règles que les autres ? Et bien... Il faut croire qu'il y a une exception à tout. Peter est son exception.
    Ne voulant donc plus penser à ce petit incident de cheveux et voulant juste passer une soirée normale en sa compagnie, son sourire revint bien vite et elle se rendit brusquement compte que la différence de température de leurs peaux restaient toujours autant surprenant. Il était le chaud et elle, le froid. Comme deux opposés qui s'attirent inexorablement. Sentant un frisson d'électricité la parcourir pour remonter jusqu'à la colonne vertébrale de son dos, la blondinette ferma ses paupières un court instant et se permit de souffler un peu. Devant tant de sensations ressenti d'un coup, Nemesis ne savait plus où mettre de la tête, ni comment bien digérer ce flux intolérable de faiblesses qui naissaient en elle.

    Elle n'eut pas le temps de rouvrir les yeux que Peter l'entraina déjà à ses côtés. Rouvrant avec rapidité ses yeux, elle fut ahurie de découvrir qu'il n'y avait plus grand monde sur la piste de danse car la musique venait de s'arrêter. Elle reprit, bien sûr quelques secondes à peine après leur fuite sur le côté de la piste. Les couples qui s'étaient séparés se retrouvèrent alors pour une valse enivrante. Amusée, Nemesis aperçut au loin sa cousine, Clara en compagnie d'un charmant jeune homme, ainsi que Serena et l'ami de Peter qui dansaient de façon... Particulière. Du moins, c'était pile le genre de Serena et ça ne choquait pas tellement les gens d'assister à ce spectacle étant donné la réputation de la pulpeuse Serena Rice. Libertinage et compagnie. Une conquête de plus à affubler à son tableau des records. Détournant la tête vers Peter, la jeune femme fut agréablement surprise de constater qu'il l'avait emmené au bar. Non sans une décontenance inhabituelle, la jeune femme s'assit près de Jules et laissa commander Peter pour eux, deux coups de champagne. En attendant les rafraichissements, les amants avaient entamés la discussion sur leur journée ainsi que leurs appréhensions. Peter avait eut peur qu'elle n'assiste pas à cette soirée et il lui avait fait - de façon inopinée - doucement comprendre que ses angoisses quant à sa venue ou non étaient purement compréhensible. Et, en effet, il avait raison. Si ça avait été une autre personne qui l'aurait invité, elle aurait certainement donné suite pour ne pas y venir juste après. Elle était comme ça dans un certain sens. Ou... Non. Elle était comme ça, en général et avec tous le monde. Sauf, bien sûr avec Peter Gwel. C'était incompréhensible et elle ne pouvait expliquer pourquoi, ni comment mais c'était ainsi. Elle serait capable de le rejoindre jusqu'au bout du monde rien que pour goûter à la saveur capiteuse de ses lèvres enflammées. La vampire aurait d'ailleurs fait n'importe quoi pour pouvoir une fois de plus avoir le plaisir de les goûter. Encore une fois. Ces longues étreintes, durant le laps de temps de leur séparation, lui avaient plutôt manqués et c'était précisément ça qui poussait Nemesis à toujours revenir, à toujours quémander avec des yeux doux un geste de sa part. Elle le voulait et même si elle savait qu'elle l'avait entièrement pour elle toute seule, c'était insuffisant. Même leur moment sensuel passé au cimetière lui avait parut insuffisant. C'était comme si elle désirait qu'il s'ancre en elle, c'était comme si elle voulait que le temps s'arrête pour pouvoir rester avec lui toute l'éternité et passer ce temps considérablement long à l'embrasser. Encore et encore. Jusqu'à ce que le manque d'air tue l'un des deux. Au final, elle avait terriblement besoin de lui mais cette impression ne l'effrayait pas, elle savait que c'était réciproque et n'avait nul doute sur la sincérité de Peter. Lors de leur dernière retrouvailles, il lui avait confié des secrets peu avouable. Comme par exemple, la partie la plus sombre de lui qui hantait ses moindres pas et attendait pour frapper avec vigueur. Et ça, de par ses traits mystérieux et timides, Nemesis était persuadée qu'elle avait été la première au courant. Première, donc importante. Du moins pour elle et son esprit saugrenu.

    Rigolant avec sincérité, les deux amoureux passaient une agréable soirée et Nemesis appréciait la franchise affligeante dont faisait preuve Peter. Il avait été légèrement étonné de trouver Nemesis en compagnie de la compagne d'Arthur, son propre ami. La vampire lui expliqua alors qu'elle appréciait Serena malgré l'influence néfaste qu'elle avait sur son comportement. A chaque fois qu'elle trainait avec Serena Rice, elle était sûre d'avoir de gros ennuis. Leur dernière folie ? Attaquer une ange en détresse et lui flanquer une sacrée trouille. Le but n'avait pas été de la tuer, juste de lui faire un peu pression pour qu'elle devienne timbrée. A présent, c'était certain que c'était le cas. Nemesis bien sûr s'était abstenu de donner plus de détails à son petit-ami, le sachant du côté du bien, ce qui n'empêcha pas qu'elle donne quelques petites anecdotes amusantes sur le compte de Serena Rice. Commandant d'autres coupes de champagnes, le temps s'effila et passa à une vitesse ahurissante. Si bien que l'effet de l'alcool se propageait plus ou moins rapidement dans son organisme et qu'elle fut sous son emprise une dizaine de minutes. Ses capacités vampiriques reprirent bien vite le dessus et elle put reprendre un comportement qui était sien. Mais, sans crier gare, son amant se mit à regarder nerveusement de droite à gauche pour ensuite lui attraper la main et l'emmener avec lui. Ne comprenant pas ce qu'il se passait, elle fronçait les sourcils tout en le suivant docilement, laissant leurs deux mains liés par un contact tiède. Alors qu'elle allait l'interroger sur ce son brusquement changement d'attitude, elle fut doublée par l'ami de Peter, un certain Arthur d'après son elfe. Ce dernier tenait Serena par la main et avait barré la route à son ami en rigolant de la surprise qu'il avait provoqué chez le jeune homme. Nemesis accorda un sourire ravi à sa propre amie qui lui renvoya bien vite celui-ci en rayonnant immédiatement. La voyant de bonne humeur et donc rassurée, Nemesis se concentra sur son petit-ami. D'un geste délicat, elle lui passa une de ses mains sur son bras et posa sa tête au creux de son cou. Il ne sembla pas le remarquer à son expression figé. Et, alors que tous le dévisageaient anormalement, Peter lança du tac au tac et d'une voix inquiétante :

    - Je… Nous… On va aller plus loin parce que… Nemesis souhaiterait boire un verre de limonade.

    En entendant son patronyme, la jeune femme sentit son sang ne faire qu'un tour et elle fronça instantanément ses sourcils dorés. Était-il en train de mentir ? Lui ? Peter Gwel ? C'était insensé. Pourquoi mentirait-il à son propre ami ? N'était-il pas bien ? Couvrait-il quelque chose ? Des tonnes de questions fusèrent dans l'esprit éveillé de Nemesis et elle appuya d'avantage le contact qu'elle avait sur son bras, en espérant vainement attirer son attention sur elle. Il semblait dans un autre monde et perdu dans des songes de folies. Inquiète et étonnée, la jeune femme ne tiqua pourtant pas, se contentant d'observer ses amis qui observait Peter d'un air presque farouche. Ils avaient apparemment comprit que tout ceci n'était qu'un énorme mensonge mal joué. Son acolyte était vraiment un piètre menteur. Un ange passa et Nemesis soupira discrètement. Il fallait qu'elle rattrape le coup et au plus vite, s'il le fallait, autant mentir à son tour pour couvrir la bêtise de Peter. Elle s'apprêta donc à parler, ouvrant la bouche et inspirant une bouffée d'air mais Peter lui coupa l'herbe sous le pied en déclarant d'une voix mal-assurée :

    - Non, en fait, c'est moi qui ai soif. Il fait sombre et ça me donne chaud. Alors on va voir la fontaine, d'accord ? Oui bon, à tout à l'heure.

    Bouche-bée par la stupéfaction d'avoir son âme-sœur dans une catégorie de menteur à la noix, la jeune femme se laissa emporter par Peter lorsqu'il passa à côté de leurs amis. Elle ne put s'empêcher de grimacer en voyant l'ébahissement dont faisaient preuve Serena et Arthur. Elle s'excusa de façon silencieuse en laissant juste ses lèvres mouvées en mots d'excuses. Arthur fit une moue inquiétée et Serena soupira de façon lourde. En voyant leurs mines déçues, Nemesis se promit de revenir les voir dans la soirée, une fois que son petit-ami aura cessé une fois pour toute de la trainer dans tout Moera's Magic. Elle se crispa en se rendant compte que Peter n'empruntait pas le chemin qui menait jusqu'au terrasse et donc jusqu'au jardin où la fontaine trônait en plein milieu. Non, il avait plutôt décidé de l'embarquer vers l'escalier en vieille pierre qui montait aux étages. Illuminée par les éclairages doux que produisaient les lucioles et qui semblait pourtant accueillante et chaleureuse ne fit qu'augmenter le mal-à-l'aise de la vampire. Tous le monde au château savait bien ce qui se situait au premier étage du château. Des dizaines et des dizaines de chambres. Soit réservée à l'avance, soit libre pour les petits chanceux. Et bien qu'elle avait apprécié leur dernier moment en tête à tête, la jeune femme ne trouvait ni que c'était ni le lieu, ni l'endroit et ni le moment. Elle avait juste besoin de passer une soirée normale en compagnie de son cher et tendre petit-ami et voilà que ce dernier préférait l'emmener dans une chambre comme s'il avait à faire avec une vulgaire prostituée. A cette pensée belliqueuse, elle se renfrogna davantage et fit la moue, tout en continuant de suivre pourtant Peter qui lui avait lâché la main. Il semblait préoccupé et désirait apparemment à tout prix trouver une chambre, d'où le fait qu'il essayait toutes les portes de chambres qu'il voyait. Plusieurs fois, il avait dérangé des couples en pleins ébats et plusieurs fois Nemesis avait ricané devant sa bêtise. Mais l'inquiétude sombra pourtant bientôt ses traits éternels. En effet, Peter ne semblait pas se rendre compte de ce qu'il faisait, ni des dérangements occasionnés qu'il provoquait chez les autres convives de la soirée. Chose plutôt... Étonnante. Lui qui d'habitude faisait toujours attention à ce qu'il faisait et à la convenance qu'il pouvait avoir devant le regard des autres, jamais elle n'avait pensé qu'il aurait pu être aussi étonnant de le voir dans cet état-là. Et au fils des minutes qui s'écoulaient, Nemesis n'était plus en rien amusée, elle était au contraire de plus en plus anxieuse et restait perplexe sur le nouveau comportement de son petit-ami qui avait l'air d'être partout sauf ici. Lorsqu'il trouva une chambre de libre, tout au bout du couloir, Nemesis le suivit du regard et se mit à le suivre alors qu'il rentrait dans la chambre. Puis, soudain alors qu'elle n'avait même pas fait un pas pour rentrer derrière lui, son amant lui claqua la porte au nez. Mélangée entre la frustration, la surprise et l'inquiétude, sa bouche s'entrouvrit et ses sourcils se froncèrent instantanément. Avait-il vraiment osé la laisser dans ce couloir en lui claquant la porte au nez ? Jamais avant aujourd'hui il n'avait eu ce comportement avec elle, ce qui l'empêcha de faire un seul mouvement pour montrer sa brutale spoliation de sentiments. Une seconde passa avant que Peter ne rouvre la porte, une moue explicite sur le visage : il était désolé.
    En le regardant droit dans les yeux, Nemesis mit toute la bonne volonté du monde pour ne pas montrer à quel point elle s'était inquiétée durant ce laps de temps qui lui avait parut être des heures. Reprenant son assurance légèrement ébranlée, elle passa à ses côtés et s'installa directement sur l'énorme lit qui trônait en plein milieu de la pièce tandis que Peter la quitta une nouvelle fois pour se rendre vers la petite salle de bain qu'il y avait jointe à cette luxueuse chambre. Il était étonnant que personne n'ait encore réservé cette pièce; elle était plus que magnifique. Des couleurs chaudes berçaient la chambre dans un cocon romantique, le lit était énorme et confortable, les draps en soie rouge et doré recouvert par des milliers de cousins de ces mêmes couleurs. En voyant quelques bougeoirs, la vampire se dépêcha de se lever pour aller les allumer grâce à son petit don magique qu'elle avait hérité après sa transformation. Elle alluma toute les bougies et éteignît les autres lumières qui étaient allumés afin de créer une ambiance passionnelle. Comme si de rien n'était, elle se recoucha ensuite sur le lit, prenant un cousin dans ses mains en attendant le retour de son compagnon.

    Chose qui ne tarda pas. Quelques minutes après, Peter apparut dans l'embrasure de la porte, coiffé à nouveau et possédant à présent une meilleure mine, presque aguichante. Elle l'interrogea du regard, en tentant de trouver des mots silencieux pour lui demander très clairement ce qu'il venait de se passer mais il répondit simplement par un sourire en coin, typique à lui-même. agacée par ce silence et sa question restant sans réponse, elle soupira et se tourna sur le lit, essayant de lui tourner le dos alors qu'il se rapprochait d'elle. Son elfe aimé se posa à ses côtés et l'attira à lui avec une certaine facilité qui démontrait bien à la vampire que non, elle n'était plus aussi maitre d'elle-même qu'avant, cédant aux moindres attentes de Peter. Roulant sur le lit, elle arriva collée contre son buste et l'odeur sucré du blond picota ses narines avec une certaine intensité. Elle aimait cette odeur, celle-ci n'avait pas quitté sa personne durant les jours où ils avaient été séparés et où, bêtement, Nemesis avait compté les jours qui la séparait de son cher et tendre. Stupide, vraiment. L'amour rendait niait et idiot, surtout lorsqu'il s'agissait de la blondinette. Un ange passa alors qu'elle remonta ses iris bleutés vers celle grisé de son petit-ami, s'attardant légèrement sur ses lèvres charnues qui semblait l'appeler très distinctement et la faire envier d'un baiser interminable. D'un geste, elle passa sa langue sur sa lèvre inférieure, tentant vainement de calmer ses ardeurs mais, bien sûr et sans surprise, il n'y avait rien à faire. Quand elle avait envie des lèvres de Peter, rien ne pouvait la satisfaire tant qu'elle n'avait pas exactement eut ce qu'elle désirait. Avec délicatesse, il caressa ses longs cheveux blonds et se rapprocha de son oreille de façon prompt.

    - Ce soir, c'est notre soir, Nemesis.

    Et sur ceux, il l'embrassa. Mais pas de manière quelconque, pas de manière douce et tendre comme à ses simples habitudes... Oh non. Là, c'était intense, c'était brutale et presque sauvage, elle sentait avec clairvoyance le désir qu'il avait pour elle et la façon dont il avait envie que tourne les choses. Comme au cimetière. Comme lorsque tout avait dérapé entre eux et que c'était allé plus loin, beaucoup beaucoup plus loin. Ainsi, tout ceci était sur le point de recommencer et même si ça avait plu à Nemesis, elle trouvait qu'il était importun de se comporter de la sorte en tant qu'invité. Bien sûr, elle faisait souvent pire et le mal-aise venait réellement des interrogations qu'elle avait eut et du comportement changeant de Peter. Elle était inquiète. Trop inquiète. Et ça la grignotait tellement qu'elle n'arrivait pas à profiter du moment présent. Bien sûr, elle répondit sans réfléchir au baiser de son Jules, mais elle n'arrivait pas à se laisser aller, trop soucieuse à son goût ce qui gâchait bien sûr le moment magique que voulait commencer son chéri. Avec douceur, elle se sépara de ses lèvres et prit ses joues entre ses mains tout en caressant de façon douce ses pommettes à l'aide de ses pouces. En voyant son air étonné, Nemesis se rapprocha de lui et colla son front contre le sien tout en fermant les yeux. Elle laissa une de ses mains remonter jusqu'à sa chevelure dorée et se mordit brusquement une de ses lèvres. A chaque fois qu'elle voyait le jeune homme, la vampire avait toujours prit le soin de se nourrir sans pourtant le faire réellement exprès. A cette heure-ci, elle remerciait sa raison qui lui avait suggéré de se nourrir davantage que des jours normaux, juste par précaution. Et elle avait bien fait. Son odeur était si particulière qu'elle devait se faire violence pour ne pas goûter à son sang sucré et particulièrement enivrant. Les battements de son cœur bercèrent un instant la blonde en l'envoyant dans un état de torpeur qui la laissa un moment dans ses douces pensées qui n'allait que dans un sens : celui de Peter. Toute cette soirée était réussi, elle était magique bien que l'attitude de son cavalier ne lui plaise guère. Elle aurait voulu avoir des réponses et mieux, elle aurait préféré qu'il calme ses ardeurs et ne l'éloigne pas de la foule pour pouvoir profiter d'un moment de complicité charnelle. Comme si au final, elle n'était rien d'autre que sa putain. Embarrassée par cette pensée, Nemesis la chassa bien vite et se décala légèrement de Peter. Puis, sans crier gare elle se leva et fit un petit tour du propriétaire; elle passa dans la salle de bain, examina les tableaux accrochés et découvrit par un pur hasard un mini frigo caché dans une armoire. Désireuse de se laisser aller et d'abandonner ses troubles, elle attrapa une bouteille de champagne et l'ouvrit sans difficulté.
    Avec une certaine malice, elle se retourna vers Peter un petit sourire mutin accroché au minois. Sans aucune finesse de sa part, elle bu directement à la bouteille le liquide dorée et pétillant. Au bout de quelques gorgées, elle se jeta sur l'ample lit et se coucha aux côtés de son amant. Il fallait qu'elle se détende et qu'elle chasse ses vilaines pensées qui avaient le don de gâcher un moment qui aurait pu être précieux. Ainsi voulant faire pencher à nouveau le côté sombre de son interlocuteur, elle lui proposa la bouteille qu'il attrapa sans pour autant boire dedans. Mutine et d'humeur brutalement joueuse - surement dû à l'alcool - la jeune femme lança du tac au tac :

    - Dis moi que tu m'aimes, Peter Gwel...


    C'était complètement ridicule et sans intérêt. Elle savait déjà que Peter était fou d'elle mais le fait de l'entendre à nouveau sortir de sa bouche arrivait à lui procurer un immense plaisir et ses problèmes étaient remis à plus tard. Bien sûr, elle savait qu'en agissant de la sorte elle tentait le diable et ses inconvénients et que par conséquent elle n'aurait pas les réponses qu'elle aurait voulu avoir. Sauf si bien sûr, elle se met à jouer avec lui comme lorsqu'ils étaient au cimetière, l'un sur l'autre à s'embrasser en se torturant mutuellement de supplices questions. Rampant vers lui de façon sauvageonne et amusée, elle se nicha contre lui et alors qu'elle allait se mettre complètement sur lui, il lui coupa l'herbe sous les pieds et le fit pour elle en la portant avec la plus simple manière du monde. Une fois assisse confortablement sur lui, la jeune femme posa ses iris bleutés sur la bouteille verte avant de le regarder, un air dubitatif sur son visage angélique. Comprenant visiblement où elle voulait en venir, le jeune homme bu une gorgée de champagne avant de poser la bouteille sur une des deux tables de nuit. Avec une certaine douceur, Nemesis remonta doucement ses mains sur le torse musclé de l'elfe pour ensuite en placer une dans ses cheveux et une autre dans sa nuque. Aidée par l'appui qu'elle avait, elle se pencha en avant et frôla de façon provocatrice les lèvres de son cher et tendre. Peter se rapprocha d'elle, afin d'acquérir un baiser qui était désiré mais mutine comme tout, elle se recula aussi vite. S'en suivit un grognement sourd provenir de la gorge du blondinet. Surprise, elle décida qu'il était temps de mettre fin au supplice et colla avec passion leurs deux lèvres dans un baiser passionnel. Tout d'abord fugace, il tourna bien vite dans un élan de désir sauvage, en un contact avide d'amour empoisonné. Comme d'habitude, un frisson électrique parcourut le corps vampirique de la jeune femme et elle du se courber sous le coup de la chair de poule qui possédait son dos de façon rapide. Elle constata ensuite que ce n'était rien d'autre qu'une des mains de Peter qui s'était surement perdue en chemin. La tournure des choses fut ensuite très rapide, en un mouvement, ils roulèrent sur le lit et Nemesis se retrouva dos au lit tandis que Peter était à ses côtés. Le baiser se continua de façon différente, en effet, Nemesis plongea dans le cou de son fiancé et déposa par-ci et par-là des baisers enflammés. Elle continua de descendre jusqu'au torse où elle retira sa veste de smoking assez rapidement. Ce dernier se chargea ensuite de retirer sa cravate. Pour ce qui était de sa chemise, Nemesis lui enleva en la déchirant presque puis envoya le tout sur le parquet de la chambre. Les baisers continuaient et se rendant brutalement compte qu'elle n'avait toujours pas eu de réponse, elle se stoppa et s'écarta de quelques centimètres de lui. Il l'interrogea vaguement du regard et elle haussa les sourcils.

    - Parce que tu sais, commença-t-elle, moi... Je t'aime. Et même si j'ignore pourquoi tu as eu une crise de folie durant cinq minutes, je t'aime quand même, lança-t-elle de façon très lente.

    Sitôt dit, elle observa Peter et aperçut un vague sourire en coin sombrer son visage. Peut-être qu'au final, elle allait les avoir ses explications sur son fameux comportement lunatique. Et peut-être bien qu'elle aura aussi gagné un mot doux dans les futures dires qu'il s'apprêterait à lui confier.
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