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 Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\

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MessageSujet: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!   Dim 14 Nov 2010 - 12:10



Ethan remonta la fermeture éclair de son blouson d'un geste sec et vif qu'il ponctua d'un soupir agacé. Voilà bien six mois qu'il avait perdu l'habitude de ces coups de fil en pleine nuit, de la voix langoureuse aux accents faussement suppliants qui l'appelait, de la traversée de la ville en pleine nuit pour atteindre la banlieue huppée de l'autre côté du pont ... Il n'aurait pas su dire si tout cela lui avait manqué mais, pour une fois qu'il dormait bien, il était un peu irrité d'avoir été réveillé. Tendant la main vers une commode en bois brisée, il récupéra son casque de moto et s'éloigna vers la sortie de son appartement. En passant devant le miroir morcelé qui persistait à resté fixé au mur, il observa son reflet cassé d'un oeil critique.
Chaussé d'une paire de converses noires sur lesquelles tombait un blue-jean foncé, droit et propre, un peu dévalé au genoux, il arborait en haut un magnifique blouson de cuir, plutôt léger, estival, mais qui semblait avoir vécu. Pas foncièrement abimé ou élimé, il était souple et fluide, ce qui dénonçait une utilisation régulière. Haussant les épaules, il se passa une main dans les cheveux, achevant de se donner l'air de sortir du lit avant d'attraper ses clefs, suspendues à un clou non loin du miroir. Il les glissa dans son casque et sortit alors de chez lui, sans prendre la peine de verrouiller. Il n'y avait rien que du mobilier brisé, des murs saccagés et des éclats de verre et de carreaux partout, chez lui. Pas de télévision, pas d'ordinateur portable ... aucun objet de valeur. Son téléphone mobile, le énième depuis qu'il avait commencé à en acheté, se trouvait dans la poche intérieure droite de son blouson, son portefeuille dans celle de gauche. C'était tout ce qu'il avait qui était doté d'un tant soit peu de valeur.

Sans allumer les lumières, il descendit d'un pas rapide les quelques huit étages qui le séparaient du rez de chaussé, qu'il traversa là aussi sans daigner éclairer. Il y voyait presque plus clair dans le noir qu'en plein jour, particularité qui s'était développée avec le temps et la malédiction. En prenant garde à ne pas faire de bruit, il ouvrit la grande porte en bois qui menait dehors et s'éloigna dans la rue en la laissant se refermer toute seule, sans se soucier du léger grincement qui résonna comme un sifflement dans le silence paisible de la nuit. Il faisait réellement très bon, pour un mois de juin. Un croissant de lune éclairait le monde de sa lueur blafarde, que venait renforcer le scintillement joyeux des étoiles. Aucun souffle de vent mais une certaine fraicheur stagnait dans l'air, condition idéale pour le voyage qu'il allait entreprendre. En esquissant un sourire satisfaite, il longea la rue avant de tourner à droite à la première intersection. Après quelques deux cents mètres, il se retrouva face à une magnifique Triumph noire, massive mais élégante, sur laquelle les rayons blancs de la lune tapaient, faisant briller la mécanique rutilante. Elle stationnait sur le trottoir, juste à côté d'un nouveau boulot, planté par la municipalité dans le cadre du programme pour lutter contre la déforestation. Sortant les clefs, Ethan les glissa dans la serrure de l'engin et enfila son casque noir doté d'une visière teintée avant d'enfourcher le bolide. Il retira la béquille et la poussa vers la route sans mettre le contact, préférant éviter d'ameuter tout le voisinage. Une fois sur la chaussée, il esquissa un sourire et tourna la clef.

Dans un vrombissement de moteur aussi puissant qu'assourdissant, il démarra sur les chapeaux des roues et fila à toute vitesse dans l'artère principale du quartier. En cours de route, il décida de délaisser l'autoroute pour lui préférer un itinéraire plus excitant, plus dangereux. Immédiatement, il s'engagea dans une petite ruelle parallèle à la grande route qu'il empruntait et commença alors un périple osé au coeur même de la ville. Sa moto, bruyante et puissante, obéissait au moindre de ses gestes mais il devait veiller à bien garder le contrôle, notamment dans les virages, car elle était lourde. Suffisait qu'il la lâche un peu trop pour se retrouver par terre, dans un état ... inimaginable. Enfin, une fois qu'il fut sorti du centre ville, il récupéra une grande route et fila à 150 km/h vers le Golden Bridges, un sourire de gosse accroché à ses lèvres. Il n'avait même pas besoin des phares pour voir, mais il les mettait pour être vu, au cas où. Cela dit, depuis son départ, il n'avait pas croisé un chat. Personne. Certes, il était deux heures du matin, mais après tout ... la ville avait aussi une vie la nuit.
En arrivant aux abords du magnifique pont, il se fit plaisir et se lança à 200km/h, savourant le plaisir de sentir son corps offrir une prise solide à l'air mais le fendre quand même, défiant les lois élémentaires de la nature. Son bolide fonçait sur l'immense passerelle rouge et il était heureux, une sensation de liberté s'insinuant doucement en lui. Enfin, la traversée accomplie, il ralenti considérablement l'allure et se montra particulièrement attentif, il ne fallait pas manquer la petite route sinueuse qui partait sur la droite pour longer la côte, menant tout droit à un groupe d'une dizaine de maison toutes plus immenses les unes que les autres. L'ultime quartier inaccessible de la ville. Réservé à l'élite multimilliardaire, le summum des stars et des PDG d'entreprises ... De vrais palaces avec parc assortis. Ethan aimait bien ce coin, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu mal à l'aise, pas à sa place. Si lui venait d'une riche famille de Londres et avait réussi à amasser par la suite une fortune personnelle considérable, il savait pertinemment qu'il était loin de ce niveau de richesse et de luxe qui dépassait clairement l'entendement humain. Donc il venait là en touriste, simplement.

Il était si bien plongé dans ses réflexions qu'il manqua justement de rater la route mais se rattrapa au dernier moment, tournant brusquement au point qu'il manqua de finir dans le décors. Mais il parvint à se redresser à temps et lança alors son engin à toute allure, grimpant les falaises pour ralentir une fois en haut, admirant distraitement le paysage qui s'offrait à sa vue. La lune éclairait l'Océan et lui donnait de magnifiques reflets argentés. Sous le feu des étoiles, ciel et mer se confondaient, uniquement troublés par la répercussion des lumières de la ville dans l'eau ... Comme si le liquide s'embrasait de mille lueur différentes. Ethan inspira profondément avant de redescendre la falaise en serpentant, suivant la route qui se faisait de plus en plus sinueuse. Il passa la première maison sans lui accorder un regard, sachant pertinemment qu'il n'était pas rendu car celle qu'il visait était la dernière, la plus grande et la plus luxueuse, dotée d'un parc incroyablement grand, d'un complexe sportif et d'une piscine style romaine, avec colonnes et mosaïques assorties. Poussant un peu plus sa moto, il fusa et environs 30 km plus loin, il se trouva devant l'immense portail en fer forgé qui gardait la demeure. Il utilisa le bip qu'il possédait pour l'ouvrir et engagea son véhicule sur la longue allée de gravier bordée de platanes fournis qui grimpait sur deux kilomètres vers une somptueuse demeure en forme de demi-rectangle, à la fois architecturale et ancienne, en pierres grises mais claires, lumineuses. Il ralenti au fur et à mesure qu'il se rapprochait, contourna la fontaine éteinte qui trônait au centre de l'esplanade et gara finalement sa Triumph devant l'escalier en demi-colimaçon qui menait au perron et à la grande double porte en bois sombre qui formait l'entrée de la bâtisse. Il coupa le contact et retira lentement son casque avant de récupérer ses clefs pour les glisser dans la poche arrière droite de son jean. Il se dirigeait vers l'escalier de droite lorsqu'une soudaine intuition le fit se raviser. Il retourna à sa moto et accrocha le casque au guidon avant de s'élancer à petite foulée vers la partie droite de la demeure. Il en longea l'aile pour arriver au bout et s'avança alors pour remarquer avec plaisir que les deux portes fenêtres des balcons au premier étage étaient ouvertes, une lumière chaleureuse en émanant. Bien, elle l'attendait donc. Il esquissa un sourire amusé et entreprit de s'approcher du mur pour en commencer l'escalade. S'aidant du lierre et de l'architecture baroque, il eu tôt fait de gagner le balcon de droite. Passant par dessus la balustrade d'un bond aisé, il resta alors un bref instant immobile, attentif au moindre bruit qu'il pouvait percevoir. Mais à part le grattement d'un stylo sur du papier, rien ne venait troubler la quiétude des lieux. Il rajusta sa tenue et ouvrit un peu son blouson de cuir avant de s'avancer pour pénétrer dans la chambre.

Toute en contraste, la pièce jouait sur les bois acajou et les nuances de blanc, d'ivoire et de crème. Tout le mobilier était acajou, des montants du lit au bureau en passant par les tables de chevets et le parquet. Les encadrements de tableau s'accordaient avec le reste, tout comme le bois massif des bibliothèques pleines qui longeaient tout un mur, celui de gauche donc. Sur celui de droite, un immense lit en bois posé sur un tapis type fourrure blanc reposait, pourvu de draps blancs et d'une couette ivoire, assortie aux oreillers. Les lampes de chevet aux pieds en fer forgés noirs diffusaient une lumière blanche diffuse, légère. Surmontant la tête de lit, un tableau représentant une forêt au soleil, avec un ruisseau et une clairière était fixé au mur. Il avait toujours beaucoup aimé ce tableau, même s'il avait manifesté son étonnement la première fois de voir une peinture réaliste dans un environnement plutôt moderne et abstrait. Le reste des tableaux n'étaient d'ailleurs que des formes abstraites en noir et blanc, parfois grises.

Il s'avança jusqu'au lit et se tourna ensuite vers le mur qui lui faisait face. Attablé a son bureau, qui tournait le dos au mur mais faisait face au lit, Alix Cooper écrivait, avec ce geste fluide et assuré qu'il lui connaissait. Son écriture, posée et calligraphiée, était une des plus belles qu'il lui avait été donné de voir, de lire. Il esquissa un sourire et glissa les mains dans les poches de son jean avant de lancer d'un ton désinvolte, amusé :

- Je vois que l'insomnie reste ta plus fidèle compagne nocturne ...

Un parfum de femme flottait dans l'air, à la fois floral et épicé. C'est en l'inspirant profondément qu'il se rendit compte que oui, elle lui avait manqué.
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Sam 20 Nov 2010 - 17:57

Il était vingt deux heures trente quand on entendit grincer le portail de fer qui accueillait Alix Cooper avant qu'elle n'entre chez elle. L'entraînement s'était fini tard, aujourd'hui. Les danseurs avaient accumulés les bâillements, harassés de fatigue. Brant Hills, leur chorégraphe, repoussait les limites toujours plus loin. Trop loin, parfois. En voulant tirer le meilleur de son équipe, il mettait la barre très haut. Les forçant à refaire encore et encore des figures impossibles, les traitant d'imbéciles lorsqu'au bout de la troisième tentative, ils ne parvenaient toujours pas à exécuter ce qu'il attendait à la perfection. Sa troupe commençait à en avoir assez de ses crises de colère, de ses exigences trop strictes. A l'exception d'Alix, qui voyait là une chance pour elle de se démarquer de ses paires de part sa force et son courage inépuisable. Elle se donnait à fond, corps et âme. Toute son énergie y passait. Et cela depuis des semaines et des semaines. Persuadée que rien ne l'arrêterait, ses propres limites se dissipaient, volontairement mises de côté. Elle arrivait aux cours avec un quart d'heure d'avance pour s'échauffer, et restait jusqu'à ce que tous les élèves aient désertés la salle. Faisant exprès de passer devant le nez de Brant, pour qu'il sache qu'elle n'avait pas encore eu sa dose. Il la repérait à chaque fois. Comment ne pas la voir ? Elle qui dansait à l'image de ses aïeules, des stars de la scène, désormais. Elle qui virevoltait comme une toupie, emportée par un ouragan de finesse et de grâce. Aussi légère qu'une plume, elle traversait la piste à toutes enjambées. Agile et audacieuse, elle ne se refusait pas deux ou trois folies. Ainsi, en guise d'échauffement, elle branchait son iPod dans ses oreilles, volume au maximum, et se mouvait au rythme de la musique qu'elle écoutait. Comment quelqu'un comme Brant ne pourrait-il pas admirer ce petit bout de femme, tout en charme et sueur ?

Ce soir, la brune s'était laissée emportée par un excès de confiance en soi. Vidée, à bout de souffle, après quatre heures d'agitation non stop, la voilà qui était revenue en scène. Comme tous les jours, elle avait continuer à s'exercer, répéter la chorégraphie que leur groupe devrait présenter au directeur de l'académie d'expressions libres, afin de remporter une place dans la prochaine représentation de l'école au niveau internationale. Le patron de l'établissement s'était montré très clair sur les conditions de ce spectacle. Il lui fallait les meilleurs. Il ne prendrait que ceux qui attireraient son regard, ce qui se résumait à pas grand monde. L'évènement était inespéré pour la troupe. Ils venaient à peine de débarquer en ville, et déjà on les soumettait à une épreuve aussi ardue qu'une audition. Le plus douloureux résidait en ceci : tous ne pourraient pas y participer. Seulement la crème de la crème. Les perles rares. Et Alix en faisait partie, ça connait comme une évidence. Mais tout le monde ne l'entendait pas de cette oreille. Chacun croyait en ses capacités, chacun se pensait capable de rejoindre l'autre équipe, celle des gagnants. Celle qui présenterait ses artistes un peu partout en Amérique. Peut-être même en Europe. Ce qui motivait d'autant plus la jeune femme. Revoir Paris sous un regard neuf, celui d'une étoile accomplie. Un rêve dont on lui avait fait humer le parfum en annonçant cette grande nouvelle. Voilà qui l'avait résolue à se couper en quatre face aux attentes de leur entraîneur. Jusque là, en ne s'en tirait pas trop mal. Mais la partie ne faisait que commencer.

Perdue dans ses pensées, Alix agissait sans trop savoir ce qu'elle faisait. Entrée à l'intérieur de sa demeure, les yeux bouffis, une mine de déterrée, elle laissa tomber sa veste en cuir noire sur la moquette. Sans prendre la peine de la ramasser, elle traversa le hall spacieux et élégant. Au bout du couloir, troisième porte à droite, le salon l'accueillit. Immense pièce où s'entreposaient sofas luxueux, étagères en vieux chêne surplombées de bouquins et écrans plats. L'atmosphère était chaleureuse, bien que l'absence rongeait les tapisseries, s'échappait des murs, faute du manque de temps à passer à la maison. La propriétaire connaissait des journées bien remplies. Entre son boulot de détective et ses rêves de danseuses, pas de place pour un peu de tranquillité. Cela ne dérangeait guère la jeune femme. Sans toutes ces activités, elle s'ennuierait, seule à croupir devant sa télévision, avec pour seul ami, son unique compagnon ; son chat. Celui-ci lui avait été offert par une connaissance plutôt étrange. Holly Joyce, jeune adolescente qui possédait, à défaut de celui de plaire, plus de pouvoirs qu'elle ne voulait bien l'admettre. Les deux demoiselles avaient connus des périodes moins joyeuses, à leurs débuts. Toutefois, dès que l'inspectrice a été intriguée par le comportement incohérent de la blonde, elle avait su se montrer plus agréable. Presque amicale. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour venir à bout d'une intuition… Pendant que l'une jouait à la bonne amie, la victime mordait à l'hameçon. Holly avait plaint ce pauvre animal croisé en promenade. En véritable enfant de cœur qu'elle était, elle avait proposé à Alix de lui offrir un foyer. Comme si elle en avait quelque chose à foutre, de cette bête minable. Malgré ses réticences, elle s'était laissée avoir par l'aspect mignon de la chose. Comme une conne, elle était rentrée chez elle avec un sac de poils.

Néanmoins, Salem confortablement installé sur le canapé, à ses côtés, elle ne regrettait plus son adoption. Il constituait son unique consolation après ses dures journées de travail forcené. La brunette enleva ses converses bleu marines, lui convenant aussi bien en tant que flic qu'en tant que ballerine. Pratique pour alterner sa double personnalité. Abandonnées en dessous du sofa, leur porteuse ayant déjà ramenés ses pieds sous elle dans une position plus décontractée. Alix voulut allumer la télévision afin de s'inquiéter des dernières nouvelles, avant de se souvenir que le JT avait pris fin il y avait quelques heures de cela. Résignée, elle n'accorda qu'un bref câlin à la touffe de puces noire qui pleurait après des caresses qu'on ne lui donnait pas. Salem fut laissé pour objet de décoration vingt minutes plus tard. La jeune femme ne parvenait plus à garder les yeux ouverts. Pourtant, elle n'avait pas envie de dormir. Alors elle opta pour un bain qu'elle se fit couler peu de temps après. Cependant que l'eau chaude se déversait paisiblement dans le contenant, la danseuse se déshabillait. Peinarde, car elle avait bien le temps. Face à elle-même, ou plutôt à son reflet, Alix s'admira quelques instants. Ses cernes lui rappelaient les nuits précédentes, où elle n'avait connu que quelques rares heures de sommeil. Mis à part ça, elle rayonnait. Comme d'ordinaire, il ne lui fallait pas grand chose pour être belle. Son charme naturel plaisait à autrui, à ceci près qu'ils n'aient pas le courage de venir l'aborder. Dès qu'elle ouvrait la bouche, c'était généralement pour les envoyer paître. Ce qui garantissait de façon assez radicale son isolement. Et c'était mieux comme ça.

Alix pénétra dans l'eau bouillante de son bain, retenant un frisson dû au changement brusque de température. Elle se mouilla d'abord les jambes, puis les bras, de manière à s'y habituer. Ensuite, elle se coucha de tout son long dans la baignoire. Ce n'était pas la place qui manquait, et pour son prix, rien de plus normal. Savourant la sensation de chaleur qui se propageait dans tout son corps, seule sa tête dépassait encore. Bientôt, elle se décida à s'immerger complètement et coula. Retenant sa respiration, elle demeura prisonnière du liquide translucide jusqu'à ce que ses poumons réclament du carburant. Essoufflée, elle réapparut brusquement à la surface. Expirant longuement, inspirant l'air humidifié. La jeune femme se sentait revigorée, comme si une simple baignade avait remplacé un tube de vitamines. Elle laissa la buée se coller aux miroirs, aux murs et à ses yeux. La fine toile de brume se densifiait cependant qu'elle se frottait la peau avec son nécessaire en soins. Une fois sa toilette terminée et correctement détendue, elle quitta l'eau et s'engloba dans une serviette. Posant un à un les pieds sur le tapis de douche, elle essora ses cheveux ondulés à cause de l'humidité avant de s'essuyer jusqu'à ce que plus une goutte ne coule le long de ses jambes. Emportée dans ses idées de perfection, elle sortit ses accessoires de beauté et se laissa aller à ses lubies nocturnes. Tantôt les sourcils épilés, tantôt la coiffure soignée. Elle se lissa les cheveux, les préférant plats et soyeux. Satisfaite du résultat, elle fit tomber l'essuie qui lui entourait la taille et enfila un peignoir en soie pour quitter la salle de bain.

Lorsque son reflet se dessina à nouveau, cette fois-ci dans le miroir d'une de ses garde-robes, Alix ne put retenir un fin sourire. Ses mains fouinèrent son placard à la recherche de quelque chose de mignon. Puis, elles renoncèrent et finirent par échouer sur une nuisette limite provocante, en satin noire. Une idée lui trottait derrière la tête, sans vraiment savoir d'où lui venait cette impression. Elle voulait être séduisante, ce soir. Pour plaire à qui, puisqu'il n'y avait personne d'autre qu'elle-même dans cette demeure ? C'est alors qu'elle eut une brillante illumination. Un nom lui vint à l'esprit. Ethan. Cinq lettres dont la dernière évocation remontait déjà à loin. L'air penseur, elle s'attarda à se remémorer les moments passés à deux, bons et douloureux. Le froid la poussa à redescendre ici-bas, et à se vêtir du bout de tissu qu'elle tenait entre les mains. Habillée, ou du moins, à peu près couverte, la brune darda un coup d'oeil hâtif vers l'horloge qui lui faisait face. Celle-ci indiquait qu'il serait bientôt 2h du matin. Il avait l'habitude qu'elle le réveille tôt, faute de ses insomnies. Là encore, elle ne se sentait pas prête à dormir. Elle retardait l'échéance, comme presque chaque nuit. Elle n'aimait pas ça, se reposer. Pourtant, elle en avait grand besoin. Mais il y avait autre chose dont elle avait aussi besoin. Ethan.

Elle alla dans sa chambre, fouilla après son portable, et composa le numéro de son loup préféré - le seul qu'elle connaissait, en fait. D'une voix affreusement séductrice, elle le supplia presque de la rejoindre. Au bout de quelques courtes minutes de négociations, il avait fini par craquer. Comme avant. Comme après. Parce qu'il craquerait encore et encore, elle le savait. Ils étaient liés, même si ce n'était pas sain. Cette relation devenait ingérable, raison pour laquelle la danseuse avait pris ses distances. Cependant, elle savait pertinemment qu'elle souffrirait de cette absence, et jusqu'au jour d'aujourd'hui, elle ne s'était pas totalement rendue compte de la profondeur de la plaie.
Munie d'un sourire franc puisque satisfaite, Alix décida de tuer le temps en écrivant une lettre à ses parents. Une lettre remplie de mensonges, mais ça, ceux qui la liraient n'en savaient rien, bien entendu. En prenant place à son bureau, elle se souvint d'une habitude que visiblement, elle avait perdue. Elle se releva et se posta devant la fenêtre de sa chambre où elle s'accorda quelques instants pour admirer la magnifique vue qui accrochait son regard. Ensuite, elle l'ouvrit grand, de manière à ce qu'un être puisse passer. Quelqu'un comme lui. Comme Ethan. Puis, elle retourna vaquer à la tâche qui l'attendait.

Une dizaine de minutes plus tard, tout à fait concentrée sur les mots réconfortants que traçait son stylo, un bruit attira l'attention de la ballerine. Elle ne détacha pas son regard de la feuille pour autant, curieuse de tester jusqu'où son invité l'attendrait. Le bout de la nuit étant déjà bien avancé, elle misa plus loin. Serait-il toujours là à l'aube ? Non, sans doute pas si elle ne daignait pas lui adresser la parole. Détendue, elle poursuivit le récit de sa première vie, celle de l'agent Cooper, la seule personnalité que ses parents connaissaient. Lorsqu'elle s'apprêtait à signer, une voix rompit le silence dans lequel les deux amants s'étaient emmurés jusqu'alors ;

    — Je vois que l'insomnie reste ta plus fidèle compagne nocturne ...
Stop. Son stylo vacilla, se mourant sur la lettre. Ses paupières se fermèrent, histoire qu'elle savoure leurs retrouvailles. Maintenant, elle savait pourquoi elle avait fait tout ça. Parce qu'au fond d'elle-même, elle avait su qu'elle l'appellerait, deviné qu'il viendrait, et anticipait déjà la suite des choses. La suite. Eux. Ça recommençait, ça ne se finirait jamais, et pourtant il le fallait. Cette liaison les détruisait, qui pourrait prévoir ce qu'ils deviendraient, à long terme ? Rien, probablement. Ils n'étaient pas fait pour s'aimer éternellement. Même si cette perspective se montrait fort tentante.
Alix rouvrit les yeux, tourna la tête vers Ethan et les posa derechef sur sa personne. Toujours aussi beau, pensa-t-elle. Néanmoins, elle s'abstint de lui en faire part. On le lui répétait déjà assez comme ça. Elle quitta sa place pour s'avancer d'une démarche naturellement légère vers lui. Posée à quelques centimètre face au jeune homme, ses iris pétillaient d'envie, débordaient d'amour. Elle tenait encore trop à lui. Elle n'aurait pas dû lui demander de venir, pas aussi tôt. Mais… tant pis. Ce n'était pas elle qui le mettrait dehors. Alors elle lui partagea la bouille la plus mignonne qu'elle tenait à sa disposition, avant de lâcher, imperturbable :

    — Il n'est pas de compagnie plus agréable que la tienne, Ethan.
Et enfin, un sourire heureux se dessina sur ses lèvres délicatement rosies par la tendresse qu'elle lui portait, et surtout par l'excitation suscitée suite à leurs retrouvailles. Elle l'aimait. Encore. Mais… pour combien de temps ?


Dernière édition par Alix Cooper le Sam 27 Nov 2010 - 18:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Mer 24 Nov 2010 - 14:36


Un sourire vit le jour sur les lèvres de la jeune femme. Elle garda les yeux clos un bref instant avant de les rouvrir, les posant ensuite sur lui d'un air radieux, ravi. Il fut une fois de plus subjugué par la beauté qui marquait son visage, l'aura lumineuse qui semblait scintiller dans son regard, dans son sourire. Gracieusement, elle se leva, ayant au préalable déposé son stylo sur le bureau. Alors qu'elle contournait le meuble pour s'avancer vers lui, il pu admirer son corps svelte, fin, athlétique et tout en courbes, sculpté par la danse et le sport, des régimes draconiens aussi. Sa chemise de nuit en soie noire épousait le moindre de ses mouvements et ondulait sur elle pour mettre en valeur chacune de ses formes. L'espace d'une seconde, dans l'esprit d'Ethan, elle devint un félin noir dont le poil luisant poussait aux caresses et aux câlins. Ses yeux couleurs chocolats chauds brillaient de tendresse et de désir, comme en réponse aux sentiments chaotiques qui secouaient le loup. Après quelques mois, il la retrouvait fidèle à elle-même, magnifique et libre, gracieuse. Il restait et resterait encore longtemps prisonnier de son regard, de ses sourires, de ses étreintes. Il avait besoin d'elle, même s'il faisait tout pour tenter de préserver farouchement son indépendance.
Elle se retrouva alors près de lui et lui dévoila un visage plein d'une candeur tout sauf innocente, parfaitement consciente du moindre de ses désirs. Elle avait sur lui ce pouvoir extraordinaire qu'il était certain de n'accorder qu'à elle, celui qui lui faisait tout faire. Elle pouvait lui demander la lune, il partirait avec la première navette en partance pour la lui ramener, si elle le désirait. Ce qu'il ressentait pour elle ne portait plus de nom. Ce n'était même plus de l'Amour. C'était plus fort et plus dangereux que ça. Qui sait si ce n'était pas ça, la Folie, justement ? Être complètement dévoué, corps et âme et plus encore à une seule personne, être prêt à tout pour la satisfaire, lui plaire, l'intéresser ? Ethan était fou, il le savait déjà. Mais jamais il n'aurait penser tomber plus bas encore. Ou monter si haut, selon les points de vue.

— Il n'est pas de compagnie plus agréable que la tienne, Ethan.


Le sourire qui vint ponctuer la phrase manqua de couper le souffle au jeune homme. Elle lui avait manqué. Incroyablement fort. Il respira alors à plein poumons son parfum délicat, à la fois féminin et épicé, ce mélange profond et intime qu'il adorait et duquel il s'enivrait tout le temps. Et il lui rendit son sourire, tout à sa joie et son soulagement de la retrouver, de la revoir, de ...

La serrer dans ses bras. Puissamment, dans une étreinte à la fois implacable mais douce, délicate, prudente, il referma ses bras autour d'elle et l'attira contre lui. Il ne lui laissait pas l'occasion de s'échapper, mais il ne la broyait pas non plus sur son coeur. Il la traitait avec une infinie tendresse, une attention extrême. Conscient de sa force incontrôlable et de ses écarts meurtriers, il s'efforçait toujours de rester raisonnable et de ne pas trop céder à la passion flamboyante qui le gagnait dès qu'il était avec elle. Il ne voulait pas lui faire mal, la blesser. Il en avait peur. Il était terrifié, les premières fois, en se réveillant à ses côtés. Il avait toujours cette angoisse sourde de découvrir sur son corps si parfait des bleus ou des marques qu'il lui aurait fait dans un écart de passion, d'ardeur. Il l'aimait comme un damné mais il se forçait toujours à rester un minimum lucide pour ne rien briser en elle, ne rien mutiler. Elle était si belle, il l'aimait si fort ... Il finirait immanquablement par la détruire. Il avait beau repousser l'inévitable, il en avait conscience au plus profond de lui. Il s'était toujours promis de partir avant qu'il ne soit trop tard, mais plus le temps passait plus il se sentait lié à elle, accroché comme une ancre à son navire.

Puis, soudain, il prit conscience des battements désordonnés du coeur d'Alix contre le sien. Malgré son blouson en cuir, il percevait la texture douce et soyeuse de sa chemise de nuit et surtout, la chaleur de plus en plus insistante qui émanait de son corps. Il percevait les vibrations chaotique du myocarde de la jeune femme contre lui, de même qu'il en entendait les battements avec une acuité exceptionnelle. Rassuré et ravi par cette démonstration éloquente de l'amour qu'elle rendait au sien, il se pencha et resserra ses bras tandis qu'il cherchait ses lèvres, avidement mais sans violence. Lorsqu'il les trouva, il écrasa les siennes dessus et força doucement le passage, précipitant des retrouvailles qui n'avaient que trop tardé. Instinctivement, il referma encore plus l'étreinte et s'abandonna alors dans le baiser, qui se fit presque aussitôt plus ardent, plus fougueux, plus passionné. Il la sentit répondre avec force et elle bougea alors, il la sentait contre son corps. Il perçu les bras qu'elle passa autour de sa taille pour elle aussi se rapprocher, se fondre en lui comme lui tentait de couler en elle. Son coeur perdit totalement le contrôle et il se perdit dans l'océan de sensations imprécises et surpuissantes qui envahissait tout son être, aiguisant tous ses sens.

Enfin, il manqua de souffle. A contre-coeur, il recula la tête. Il sentit le mouvement subtil mais réel que fit Alix pour tenter de le suivre, mais il avait déjà retiré ses lèvres. Amusé et attendrit, il esquissa un sourire quelque peu moqueur mais emprunt de tendresse avant de murmurer, sa bouche frôlant celle de la jeune femme :

- Tu m'as manqué, Alix. Terriblement.

Il détestait ce genre de phrase niaise et absurde, ces mauvaises répliques de film à l'eau de rose, mais pour une fois, il ne voyait pas comment s'en passer. Ni comment formuler ça autrement. Elle lui avait manqué. Il avait vécu sans elle avec un trou dans le coeur, cette sensation dérangeante de n'être pas complet, d'attendre en permanence quelque chose, quelqu'un. Elle. Il n'avait besoin que d'elle. Et sans lui laisser le temps de répondre, n'ayant pas envie de s'éterniser sur ce sentimentalisme naissant qui lui faisait un peu horreur, il relança un baiser. Plus fort cette fois, mais toujours aussi délicat, prudent.
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Mar 21 Déc 2010 - 21:07

Alors qu'elle ne se lassait pas de le dévisager, un large sourire, franc et chaleureux comme elle lui connaissait bien, vint prendre place sur les lèvres de son amant. Ce témoignage d'aise, cette preuve de bien-être lorsqu'il était en sa présence arrivait toujours à la surprendre. Ethan Pierce était sans doute le seul homme au monde à qui elle ne briserait jamais le coeur en le quittant, puisqu'elle l'avait déjà fait tant d'autres fois auparavant, si bien qu'il en avait pris l'habitude. Se séparer pour mieux se retrouver. De leurs absences leur amour ressortait indemne et toujours plus fort, intensifié par le manque cruel de l'autre auquel chacun de son côté refusait de penser. Alix la première. Autant elle n'avait aucun mal à prononcer un simple mais honnête je t'aime au jeune homme, autant s'avouer à elle-même cette relation de dépendance relevait de l'impensable. Elle savait pourtant à quel point elle tenait au lycan, à quel point cet amour qu'ils se vouaient mutuellement lui était indispensable. Mais l'idée de lui appartenir, de lui être dévouée corps et âme devait encore affronter plusieurs entraves avant de s'imposer véritablement dans son esprit. L'orgueil constituant une des pierres les plus grosses sur son chemin.

Des bras puissants l'enveloppèrent soudainement. Serrée contre Ethan, celui-ci ne la laisserait pas flancher. Il la retenait prisonnière d'une étreinte dont elle-même refusait de s'échapper. Elle se plaisait, collée à son coeur. La jeune femme se demanda même comment elle avait pu se passer de lui, de sa présence, de ses mots, de ses soupirs, de ses murmures amoureux. Tenir plus longtemps n'aurait pas été possible. Là, dans ses bras, elle se sentait entière. Vivante. Les deux parties d'elle-même étaient recollées pour n'en former plus qu'une et une seule. La danseuse s'était réconciliée avec la flic ; tout allait bien dans le meilleur des mondes. Elle était juste Alix Cooper. Il n'était plus qu'Ethan Pierce. Plus d'humaine mortelle, plus de loup-garou éternel. Enfin, elle savait qu'à ses yeux, elle restait une petite chose fragile. Cette sensation le tenaillait encore plus quand il la touchait. Il paraissait déjà soucieux dès qu'il la frôlait du bout des doigts, comme s'il craignait que d'un contact physique aussi minime soit-il, elle se froisse, elle se brise. Alix connaissait tout ça parce qu'au fil de leurs entrevues, elle l'avait observé. Elle lisait dans son regard aussi facilement que dans un rapport du légiste. La comparaison n'était peut-être pas des plus charmantes, mais elle n'en demeurait pas moins véridique.

Emportée par la mélodie envoûtante des battements de son coeur qui, elle en était certaine, s'accordaient à ceux du brun, la jeune femme ferma les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, les iris pétillants du lycan furent sa première vision. Ensuite, doucement, elle sentit ses bras se resserrer autour de sa taille, et finalement, il approcha ses lèvres des siennes. Délicatement, celles-ci se rejoignirent en un baiser doux. D'abord réservé, il ne tarda cependant pas à se faire plus langoureux, presque trop passionné. Alix se laissa prendre au jeu des retrouvailles, consciente que c'était ce que le lycan attendait d'elle. Pour une fois, elle ne fut pas égoïste. Elle déversa dans leur étreinte plus d'amour qu'elle ne le croyait. Brûlant de ferveur, leur baiser s'intensifiait un peu plus à chaque seconde écoulée. Complètement hors du monde, Alix se raccrocha à Ethan, se collant un peu plus contre son torse. Désireuse de briser les quelques centimètres qui séparaient leurs deux corps, elle enroula ses mains autour de lui d'un geste instinctif. C'était comme s'ils avaient toujours connu ce moment, comme s'ils répétaient une scène pour la énième fois. Ils se complétaient bien. Trop bien, même.

Sans prévenir, Ethan s'écarta. Elle esquissa un mouvement pour retrouver le goût puissant de ses lèvres, mais il avait déjà mis fin au charme de l'instant. Un rictus moqueur dessina maladroitement un sourire, duquel se dégageait une certaine tendresse. Agacée, la brune fronça les sourcils. D'ordinaire, c'était elle qui se fichait des autres, pas l'inverse. Il devrait pourtant savoir qu'il avait très peu de chances de sortir vainqueur d'une guerre engagée avec Alix Cooper, alors à quoi bon jouer avec ses nerfs maintenant ?

    — Tu m'as manqué, Alix. Terriblement.
Son souffle se mêlait au sien, et un nouveau baiser naquit. Toujours plus ardent que le précédent. La danseuse n'avait pas d'autres choix que de lui répondre, puisque c'était ce que ses sentiments lui dictaient de faire. Alors elle s'abandonna encore à lui, à eux, sans craindre quoique ce soit puisqu'elle avait toujours Ethan entre ses bras, et vice-versa. Ce fut elle qui, malicieuse, rompit celui-ci. Vengeresse, elle n'aurait pas manqué une occasion de rappeler au jeune homme qui elle était - si toutefois il avait besoin qu'on le lui remémore. Une moue emprunte de détermination collée au visage, Alix dénoua ses bras de la taille d'Ethan, avant de poser les mains sur les siennes. Un regard farouche plus tard, elle faisait glisser ces dernières le long de son dos, les guidant le long de sa taille qu'elles caressaient de leur passage, puis, les lâcha. Libérée de son étau, elle se dégagea, s'éloignant de l'homme qu'elle chérissait. D'une démarche féline, elle avança de quelques pas à reculons, sans pour autant le quitter des yeux.

    — A moi aussi …
Nouveau sourire dissimulateur, suivi d'un coup d'oeil conspirateur vers le lit qui ornait le centre de la pièce. Décidée, elle ôta avec grâce les deux pantoufles qu'elle avait enfilées quelques minutes plus tôt. Histoire de le narguer jusqu'au bout, son pied gauche remonta le long de son fin mollet, lentement, langoureusement. Douloureusement. Poursuivant son ascension, il se hissa jusqu'à son genou, retraçant les contours du bas de sa jambe. Penchant la tête de côté, naturellement désirable, la brunette effectua le même stratagème en marche arrière. Les deux pieds au sol, elle ne put s'empêcher de faire grandir son sourire, devenu presque trop révélateur. Ethan resta pantois face au culot dont elle faisait preuve. Mais bientôt, il progressa en sa direction ; il avait mordu à l'hameçon. C'était assez prévisible. Alix avait toujours su obtenir ce qu'elle convoitait. Le brun se posta devant elle, suffisamment proche pour qu'elle puisse poser une main sur son torse et l'autre sur sa nuque. Elle se hissa sur la pointe des pieds, rapprochant leurs deux corps, forçant un contact subtil mais bien réel. Ses yeux rencontrèrent ceux de son amant maudit, animés par un désir ardent. Plongeant la tête dans le cou du jeune homme, elle voulait qu'il prenne totalement conscience de sa présence à ses côtés, de son dévouement envers lui dont ce soir, plus que jamais, elle mesurait toute l'ampleur. Elle voulait qu'il aspire à la posséder entièrement, qu'il l'aime comme si sa propre vie en dépendait. Qu'il souffre qu'elle ne soit pas aussi désespérément accroc à lui que l'inverse. Qu'il tombe pour elle. Autant qu'elle était prête à mourir non pas pour, mais à cause d'eux. Elle n'était pas programmée pour aimer quelqu'un d'autre qu'elle-même. Et encore une fois, elle ne put se retenir de le lui prouver.

    — … je me suis manquée, murmura-t-elle, mutine.
Égocentrisme, quand tu es notre meilleur ami, tu ne laisses guère de place aux autres…
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Ven 14 Jan 2011 - 21:37


La jolie brune, il aurait du s'en douter, brisa le ballet enflammé de leurs langues, reculant ses lèvres pour lui retirer sa bouche, une expression mutine et malicieuse peinte sur son beau visage. Au fond de ses yeux brillaient une lueur farouche, sauvage. Alix était un chat. A la fois tendre et imprévisible, elle se prêtait aux caresses avant de fuir brusquement, exactement comme un félin. Elle avait un caractère particulier et incroyablement lunatique, incompréhensible au premier abord, guère plus facile à suivre au second et à peine un peu plus au troisième ... Peu de gens savait sur quel pied danser avec elle. Beaucoup se bornaient à une politesse de rigueur et une curiosité distante, motivée par l'aura de mystère brute qu'elle entretenait autour d'elle. Ethan était le loup qui s'était glissé dans son monde, avec force et violence, avant de s'y poser avec tendresse et affection, dévouement même. Désormais, il y restait avec ténacité.
Il plissa légèrement les lèvres mais la laissa faire lorsqu'elle s'amusa à guider ses mains sur son corps avant de les retirer, lui glissant ainsi littéralement entre les doigts. Elle recula alors, gracieuse et incroyablement légère, souple comme seule une danseuse pouvait l'être, en le fixant droit dans les yeux. Ses prunelles brillaient d'une malice capricieuse mais aussi d'une lueur que le jeune homme interpréta aisément comme du désir. Un désir puissant mais tenu en laisse, en prévision d'un jeu long et complexe dont ils avaient tacitement établi les règles, quelques années auparavant. Un jeu dangereux, de séduction et d'amour, entre le libertinage pur et une relation plus sérieuse, entre affection et désespoir ... Ils étaient voués l'un à l'autre. Promis à une destruction totale et effroyable. Mais c'était ça, l'amour. Savoir qu'on fonce à toute allure dans un mur, mais y aller tout de même. Ethan esquissa un léger sourire, conscient qu'ils avaient commencé. Qu'elle avait lancé la première manche en lui demandant de venir ce soir. Bon joueur, il était venu. Les dès étaient jetés.

— A moi aussi …

Ethan l'observa sans ciller, presque certain de la suite de la phrase. Il la connaissait si bien ... Il lui arrivait parfois de penser qu'il saurait anticiper les réactions de la belle brune bien mieux que les siennes. Il n'était pas très loin de la vérité, à peu de chose près. S'il avait pu entrer dans la tête de sa délicieuse amante, il aurait prit peur, surement. Tout comme elle si elle avait accès à ses pensées. Il ne pu poursuivre sa réflexion plus avant, Alix avait commencé les préliminaires séducteurs. Ayant ôté ses chaussons, elle avait adressé un regard éloquent au lit qui trônait dans la pièce, témoin silencieux de leurs nombreux ébats, de leurs jeux, de leurs murmures, de leurs rêves ... Le grand brun déglutit légèrement. Elle avait attaqué les choses sérieuses, ne laissant définitivement aucune possibilité de revenir en arrière. De toute manière, ils ne l'auraient pas fait. Ni l'un, ni l'autre. Ils étaient beaucoup trop fiers pour ça. Trop impliqués. Trop perdus, déjà. Poison inéluctable au goût infiniment agréable ... Les jeux de la séduction perdaient de nombreux joueurs, ils ne dérogeraient pas à la règle. Il regarda le pied de son amante remonter le long de son mollet fin et délicatement sculpté, geste si langoureux que la réaction fut instantané. Il sentit la puissance de son désir affluer dans son corps, résonner dans sa tête. Elle le perdait déjà. Sans le toucher. Il aurait juré, s'il avait pu raisonner correctement. Mais voilà qu'elle recommençait son manège, plus sensuelle que jamais. Les connotations de son geste contrastaient tellement avec son sourire candide, son expression innocente ... Il fut presque soulagé de remarquer la lueur d'intelligence qui brillait dans les prunelles d'Alix car elle indiquait que la jeune femme était parfaitement consciente de ses agissements.

Vaincu avant même de se battre, il avança silencieusement vers la jeune femme. Elle souriait, parfaitement consciente de son pouvoir, de l'emprise qu'elle avait sur lui. Il s'en voulait d'être aussi faible, parfois, mais il ne pouvait tout simplement pas lui résister. Tout juste pouvait-il tenter de l'égaler, dans certains aspects du jeux, la surprendre dans d'autres, mais jamais la surpasser. Enfin, c'est ce qu'il pensait. Il n'avait jamais vraiment essayé, se faisant prendre au piège bien avant d'en avoir l'idée. Debout devant elle, il manqua de soupirer devant la facilité de la scène. Mais déjà, elle posait une main sur son torse et glissait l'autre contre sa nuque, appuyant doucement dessus tout en se hissant sur la pointe des pieds, réclamant un baiser qu'il lui accorda sans rechigner, pantin uniquement articulé par les désirs de sa dulcinée infernale. Mais déjà, elle plongeait dans son cou, retirant ses lèvres pour les poser sur sa peau, dans sa gorge. Elle le provoquait et le manipulait à sa guise, sans aucune hésitation, sans fausse note, sans tremblement. Elle était infiniment sure d'elle, sure de lui aussi. Et elle avait raison, en théorie. Soudain, le souffle qui caressa sa peau porta ces paroles à ses oreilles :

— … je me suis manquée.

Il esquissa un sourire. Il avait prévu cette phrase. Évidemment. Il aurait mit sa main à couper que c'était ce qu'elle dirait, au mot près. Elle était parfois tellement prévisible ... Cet égocentrisme exacerbé qui faisait parti de son charme avait plus d'une fois déboussolé Ethan, mais aujourd'hui il composait avec. Il avait même appris à s'en servir, à tabler dessus. Aujourd'hui, il ne se laissait plus surprendre par ce trait de caractère parfois insupportable mais tellement piquant, qui ajoutait un peu d'adrénaline à leurs jeux d'adulte. Il savait que c'était à lui de jouer, maintenant.

Lentement, avec une indifférence feinte, il leva une main et la glissa entre leurs corps collés, les séparant doucement en appuyant sa paume entre les seins de la jeune femme. Le geste avait quelque chose de terriblement inéluctable, fataliste. Il perçu le froncement de sourcils de la belle brune mais ne broncha pas, continuant jusqu'à ce qu'ils soient totalement séparer, au point de ne même plus se frôler lorsqu'ils respiraient. Là, il esquissa un fin sourire. D'une franche poussée, il la renversa dans le lit qui se trouvait comme par hasard derrière elle. Elle bascula dans le matelas en laissant échapper une légère exclamation de surprise. Il se montrait rarement aussi vif, aussi brusque. Généralement, il lui laissait le temps de prévoir les coups qu'il allait jouer. Mais il s'était un peu amélioré, depuis leur dernière entrevue passionnelle ... Il se baissa alors et, très rapidement, avec l'expérience de l'habitude, se débarassa de ses converses noires et ses chaussettes, qu'il laissa trainer sans plus s'en préoccuper au pied du lit. Abordant alors un sourire parfaitement décontracté, il s'approcha du lit et enfonça un genoux dans le matelas, tout en portant les mains à son blouson de cuir, dont il baissa progressivement la fermeture éclair tout en grimpant totalement sur le lit, progressant à genoux le long du corps de la belle brune, qui s'était un peu redressée sur les coudes pour le suivre du regard. Déployant les bras, il fit glisser sa veste le long de ses muscles et s'en débarassa sans peine, la jetant au pied du lit sans même regarder. En t-shirt à manche courte noire et en jean, il bascula alors au dessus d'Alix, appuyant ses mains de part et d'autre de son visage tout en faisant passer une jambe par dessus son bassin. A califourchon au dessus d'elle, il arqua un sourcil, amusé, et resserra les cuisses pour maintenir un étau délicat mais ferme autour d'elle, la bloquant au bassin tout en plongeant son visage dans la gorge déployée de la jeune femme, qu'il embrassa en plusieurs endroits, tour à tour langoureux et distant, puissant puis léger, tendre puis plus brusque. Par la force de ces milles baisers, il l'allongea complètement et il se rendit compte, abstraitement, qu'elle avait la tête sur un des oreillers. Remontant ses lèvres le long de son cou pour l'embrasser sous le menton, glissant vers ce dernier avec une intolérable sournoiserie, il gagna finalement sa bouche, qu'il dévora avec un mélange ahurissant d'amour fou et de violence désespérée. Le baiser dura un long moment, on aurait presque pu croire qu'il voulait aspirer toute la respiration de la belle brune tant il la mangeait avec passion, avec avidité. Mais, lui-même à court de souffle, il dû retirer ses lèvres et reculer un peu la tête. Le souffle court et heurté, les yeux brillants de désir, il esquissa un sourire. Il pouvait lire dans les yeux de la jeune femme des lueurs qui répondaient aux siennes. Elle attendait elle aussi la reprise du jeu, qu'il s'était vu obligé d'interrompre pour respirer. Il fit mine de revenir l'embrasser mais, au moment où leurs lèvres se frôlaient pour se rejoindre, il bifurqua et descendit brusquement contre sa clavicule, qui saillait délicatement sous sa gorge pâle. Il y déposa de nombreux baisers semblables à des battements d'ailes de papillon, avant de poser son menton sur cette peau pâle et satinée, un léger sourire aux lèvres.

Commença alors une longue descente vers l'intimité de la belle brune. Sur le satin noir de la nuisette, le menton lisse et imberbe d'Ethan glissait sans peine, passant entre les seins d'Alix, sur son ventre délicat, sur son bas ventre et enfin, à l'extrême limite de l'endroit de tout les plaisirs. La chemise de nuit s'arrêtait un peu plus bas sur les cuisses, il n'avait que quelques centimètres de plus à parcourir pour se retrouver nez à nez avec le sexe de la jeune femme. Il releva légèrement la tête vers elle, croisant son regard plein d'un violent désir, d'une anticipation sans pareille. Mais, mutin et malicieux, Ethan se redressa, remontant rapidement vers le visage de sa dulcinée, qu'il devina frustrée. Il fut fier de cette petite victoire, dûment gagnée. Ce ne fut pas facile de résister à la tentation des caresses immorales qui s'offraient à ses lèvres, à ses mains. Mais il voulait qu'elle le prie un peu. Il savait se faire désirer, un peu. Il allait en jouer au maximum, désormais. Il savait parfaitement que l'une des manières de repousser la fin de ces jeux tordus et osés était de se réinventer régulièrement, de changer les habitudes pour surprendre l'autre et lui donner le goût du risque, afin de mieux apprécier les plaisirs de la chair, de l'étreinte. Et Ethan n'était pas en reste, cette fois.
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Jeu 20 Jan 2011 - 12:13

Le lycan lui rendit son sourire cachottier, ce qu'elle prit pour une preuve supplémentaire qu'elle lui plaisait toujours autant. Bien que jusqu'ici, tout dans son attitude avait laissé entendre que ses sentiments à son égard étaient demeurés intacts. Alix s'en réjouissait en silence. Se savoir aussi importante pour lui la satisfaisait. Ou du moins, pour l'instant. Car bientôt, cela ne serait plus suffisant. Elle en demanderait plus, ignorant toutefois s'il était possible qu'un homme se détruise davantage qu'Ethan Pierce, tout ça afin de contenter une maîtresse trop avide. Elle souhaitait qu'il se surpasse pour lui plaire, qu'il se meure d'amour devant ses yeux indifférents. Qu'il se tue à tout tenter afin de la posséder entièrement, elle et elle seule. Elle voulait assiéger son coeur et le faire sien. Oui, Alix voulait tout ça, et elle finirait par l'obtenir. Comme toujours.

Une main vint forcer la séparation de leurs deux corps. Posée sur sa poitrine, elle la repoussait en arrière, loin de son loup. Frustrée, la brune adopta une moue digne de l'inspectrice qu'elle était, cherchant à déterminer si son frontal s'amusait à l'impatienter ou s'il coupait court à leur étreinte. Elle vit l'air contenté de son amant, et comprit que la première option était la bonne. Cependant, elle n'eut pas le temps d'ajouter son grain de sel, car immédiatement, elle bascula en arrière et se retrouva étendue sur le matelas. Surprise, elle se demanda ce que pouvait bien mijoter Ethan. Ça ne lui ressemblait pas, être brusque et imprévisible n'entrait pas dans ses habitudes. Une idée lui vint à l'esprit, et elle tenta de s'en convaincre ; il cherchait à l'étonner pour mieux la garder. Ce pauvre sot ignorait encore qu'elle lui appartenait plus que ce qu'elle n'oserait jamais lui avouer, quand bien même ne voulut-il pas faire preuve d'originalité ce soir - et tous ceux qui suivraient. Mais cette histoire-là relevait d'un autre chapitre, dans lequel l'orgueil tenait le rôle principal.

Devinant les gestes du jeune homme sans même avoir besoin de le regarder, Alix appréhendait déjà la suite. Il ôtait sans doute son blouse, théorie confirmée par le bruit caractéristique d'une fermeture éclaire que l'on ouvre. Interpellée, elle se redressa sur les coudes, dardant sur lui un regard empreint d'un vif intérêt. Cependant qu'il progressait sur le lit en sa direction, le beau brun semblait espiègle. Il parvint enfin à sa hauteur, et aussitôt il fit passer une jambe de l'autre côté de son bassin. Les hanches de la danseuse furent saisies entre les cuisses du lycan, réduites à une paralysie de circonstance. Bientôt, ce fut au tour de sa nuque de se voir assaillie de baisers, tantôt doux et subtiles, tantôt ardents et passionnés. Prise au piège de ce manège de tendresse, Alix finit par s'abandonner complètement à leur union. Ainsi, ses coudes glissèrent sur les draps, lui permettant de s'allonger de tout son plat sous son amant. Ce dernier fit preuve de malice en gagnant peu à peu son menton avec ses lèvres, et puis enfin il trouva les siennes. Leur baiser dura un bon moment, sans pourtant manquer de ferveur. Au contraire, ni l'un ni l'autre ne semblait prêt à y mettre fin. Pourtant, le souffle court, ils durent s'éloigner quelques instants. Chacun plongea ses prunelles scintillantes dans celles de l'autre, et ce qu'ils y virent dut leur paraître incroyablement suffisant. Car à peine une minute plus tard, le visage d'Ethan s'approcha derechef de celui de la jeune femme, à ceci près qu'il dévia sur le côté sans prévenir, préférant s'échouer contre sa clavicule qu'il couvrit de caresses. Amusée par tant d'inattendu, la danseuse sourit d'aise. Jamais elle ne se serait doutée qu'il parviendrait encore à la surprendre. Pour une fois, cette erreur de jugement ne blessait pas sa propre estime. Elle n'aurait guère pu demander à se leurrer plus en sa faveur.

C'est alors que débuta le vrai voyage, celui tant attendu. Ethan descendit, frôlant à son passage la nuisette satinée de la brunette de son menton. Traversant sa poitrine, s'attardant quelque peu sur son ventre, il en faisait bien des manières, selon Alix. Elle n'aimait pas qu'on la fasse attendre, et il le savait très bien. Soit il s'en servait pour lui prouver qu'il la rattrapait à ce jeu-là, soit il se fichait éperdument d'elle. Réfléchie, elle délaissa ces interrogations qui empêchaient son plaisir de s'accroître. Néanmoins, l'inertie incompréhensible de son compagnon la força à le regarder. Un rictus narquois s'installa sur ses lèvres, et il fit marche arrière ; il se rapprocha de son visage, délaissant son intimité, pour venir coller sa tête face à la sienne sans plus bouger. Il souriait toujours de cet air insupportablement hautain. En proie à une rage soudaine, Alix se retint de lui balancer son poing en pleine figure. Elle râlait. Il désirait la rendre folle, probablement, mais il ne se doutait pas à quel point son souhait pouvait s'avérer paradoxal. Elle était folle de rage. Que cherchait-il à démontrer, qu'elle n'exerçait pas une telle emprise sur lui ? Peine perdue, elle n'était pas dupe. Le message était bien reçu, elle avait saisi ce qu'il voulait provoquer. Et elle ne le laisserait pas se faire de fausses idées quant aux chances qu'il entretenait d'y parvenir.

Ayant récupéré sa dignité restée intacte, Alix se mit à lui sourire également, calquant la mutinerie présente sur le minois de son amant. Hypocrite, elle fit comme si sa tentative pour la déstabiliser venait lamentablement d'échouer. En bonne actrice, elle avait la prétention de se montrer convaincue elle-même du mensonge qu'elle se chargeait de lui faire avaler. Une lueur vengeresse installée au creux des iris, elle planta ceux-ci vers le torse du brun. Comme un espace s'était créé entre leurs deux corps, sa main droite n'éprouva aucune peine à s'insinuer sous le T-shirt de son compagnon. Langoureusement, elle glissa contre sa peau tiède, remontant de quelques centimètres vers le haut. N'allant pas plus loin, la danseuse accorda un regard feignant l'hésitation à son camarade. Ce dernier l'encouragea secrètement à poursuivre le jeu, pour qu'ils puissent passer au niveau supérieur. Toutefois, elle n'en fit qu'à sa tête. Au lieu de s'adonner à sa mission première visant à lui ôter son haut, elle choisit de changer de tableau. Plutôt que de le laisser entrevoir la suite, elle changea d'optique et dégagea une jambe de l'étau du lycan. Libérée, celle-ci put inverser la donne ; elle s'enroula autour de la jambe du garçon, conspiratrice. Elle remonta le long du jean, un peu déçue que ce tissu les sépare encore mais ma foi, Alix se retint bien de le faire savoir à Ethan. Stoppée au milieu de sa progression langoureuse, sa gambette s'immobilisa en même temps que sa main reprit du service. Cette dernière glissa sur le torse du beau brun, forçant son T-shirt à se soulever. Lorsqu'il fut à moitié découvert, Alix saisit fermement le tissu et le fit remonter autant qu'elle le pouvait. Un sourire aguicheur accroché aux lèvres, elle se redressa légèrement, poussant Ethan à en faire de même. D'un geste autoritaire, elle le contraint à lever les bras afin qu'elle le débarrasse de son haut. Elle laissa choir le vêtement au bord du lit, juste avant qu'il ne tombe.

Espiègle, elle posa désormais une paume contre le torse nu du bel homme, une autre dans sa nuque. Elle approcha alors son visage du sien et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Puis, d'une pression sur son cou, elle l'entraîna avec elle à s'étendre de nouveau contre le matelas. Ayant retrouvé leur position précédente, ils se contemplèrent quelques instants. Un désir infernal trahi par leur regard les empêchait de briser ce contact visuel. Provocatrice, Alix acheva d'explorer le torse de son amant, finissant son ascension en posant délicatement sa main sur sa joue, l'autre se situant toujours dans son cou. Elle demeura immobile, bien décidée à ne plus rien faire avant qu'il n'ait cédé, avant qu'il ne se soit pas racheté de l'impolitesse frisant l'indécence dont il avait dernièrement fait preuve en lui résistant. On ne refusait rien à cette demoiselle, d'autant plus lorsqu'on se prénommait Ethan Pierce.
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MessageSujet: Re: Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\   Dim 6 Mar 2011 - 16:01



Un sourire presque condescendant naquit sur les lèvres de la jolie brune. Un rien menaçant, il s'accordait à merveille avec la lueur de vengeance qui brillait au fond de ses prunelles vertes. Ainsi donc, elle n'avait pas apprécié la fuite. Elle avait beau feindre l'innocence, il avait gagné la première manche, sans aucun doute possible. Mais de là à ce qu'elle l'admette, il pouvait rêver les yeux grands ouverts. Elle était trop fière et beaucoup trop orgueilleuse pour cela. Amusé, un rien triomphant mais surtout méfiant, il plongea dans son regard en attendant la suite.

Qui ne tarda pas. Sournoise, faussement mutine, légère et pourtant impérieuse, elle glissa sa main sous le t-shirt noir qu'il portait, caressant la peau de ses abdominaux du bout des doigts. Il dû faire un violent effort pour ne pas tressaillir, un sursaut de désir parcourant son corps alors que déjà, elle retirait sa main. Mais très vite, les soubresauts violents de son coeur se firent plus rapprochés. Elle remontait avec sa jambe le long de la sienne, sa cuisse collant le jean de son pantalon mais n'empêchant pas l'imagination de partir en vrille. D'un seul coup, il lui tardait de retirer ses habits et de s'abandonner dans ses bras, mais il se fit violence pour n'en rien montrer, conscient que c'était exactement ce qu'elle attendait. Se forçant à la patience, effort de volonté quasiment surhumain, il la laissa jouer. Lorsqu'elle ne pu plus monter sa jambe, elle revint glisser une main sous son t-shirt, insistant cette fois un peu plus sur sa peau, la brossant du bout de ses ongles, y apposant ses mains avec fougue et sensualité, remontant vers le haut jusqu'à ce qu'il devine ce qu'elle veuille. Autoritaire, elle se redressa en l'obligeant à suivre le mouvement et, docilement, il leva les bras pour qu'elle puisse lui retirer son haut. Le vêtement tomba au pied du lit dans un imperceptible froissement de tissu et déjà, elle reposait ses doigts sur son torse. Un sourire mutin aux lèvres, elle glissa son autre main derrière sa nuque pour l'attirer à elle, impérieuse et pourtant si avide, si impatiente ... Alors qu'il s'attendait à un puissant baiser, plein de fougue et d'irritation, elle ne fit que déposer ses lèvres au coin des siennes, reculant presque aussitôt pour lier leurs regards. Malicieuse, elle se laissa retomber dans le lit, l'attirant avec lui pour qu'ils retrouvent leurs positions précédentes.

Il pouvait lire dans les yeux d'Alix qu'elle était folle d'impatience, qu'elle le désirait avec une ardeur motivée par le manque, la distance, le temps qui avait trop passé depuis leur dernière entrevue. Il lui rendait la force de ce désir, ainsi qu'une multitude de sentiments si intenses, si dévastateurs et si purs ... La main de la jeune femme glissa sur son torse pour venir se poser sur sa joue, sensuelle et innocente, presque candide. Elle était bien trop forte pour lui. Leurs jeux duraient depuis déjà quelques années et il n'avait jamais été capable de lui tenir tête. Et devant le petit manège de la belle brune, il comprit que ce n'était pas ce soir que ça changerait.

Esquissant un sourire résigné, il se pencha pour écraser ses lèvres sur celles de la jeune femme, puissant et avide dans un premier temps avant de redevenir tendre et délicat, laissant ses mains glisser le long des courbes recouvertes de satin de la jeune femme, tirant légèrement l'étoffe vers le haut, par petit à coup ... Puis, ayant les bords de la nuisette dans ses doigts, il recula un peu et fit passer le vêtement par dessus la tête d'Alix, la dénudant totalement. Jetant la chemise de nuit dans la pièce sans s'en soucier, il embrassa de nouveau la belle brune, avant de glisser vers sa joue, le long de sa mâchoire, sur son menton, dans sa gorge, sur sa clavicule, le long de son épaule droite, revenant sur sa clavicule, redescendant plus bas jusqu'à venir dévorer les seins avec une infinie douceur, une tendresse réelle et pleine d'attention, de précaution. Se détachant d'elle avec douceur, un peu à contre coeur, il se releva et défit la boucle de sa ceinture, l'arrachant avec force des passants de son jean avant de basculer sur le côté pour déboutonner son pantalon et le faire glisser le long de ses jambes musclées, s'en débarrassant enfin pour revenir presque aussitôt contre Alix, uniquement vêtu d'un boxer blanc.

S'allongeant sur elle, il reprit ses baisers et ses caresses, tendre et puissant, fougueux, langoureux, sensuel et ardant mais toujours délicat. L'attrapant aux hanches, il va basculer de nouveau et la faire tomber allongée sur son torse, venant saisir son visage entre ses mains pour y apposer ses lèvres, réclamant un baiser plus profond, plus intense encore que les précédents. Il a besoin d'elle, inutile de faire semblant, de jouer un jeu qui ne fera que le rendre fou d'impatience, de désir et de douleur. Le simple fait de la sentir bouger sur lui suffisait à le rendre plus docile qu'un enfant de trois ans, tant il dépendait d'elle. Lui reculant doucement la tête, il murmura dans un souffle rauque et troublé, sincère :

- Tu es juste ...

Il effleura ses lèvres d'un baiser léger mais bref, avant de finir :

- Irrésistible.

Son regard plongé dans celui de la jolie brune attestait de sa sincérité. Il était juste incapable de lui tenir tête.
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Come together ... right now ! || Alix & Ethan /!\

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