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 » C'est pas la Sainte-Vierge qui nous arrêtera. [ Candena ]

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MessageSujet: » C'est pas la Sainte-Vierge qui nous arrêtera. [ Candena ]    Sam 6 Nov 2010 - 17:29





Un sentier proposait une voie sinueuse, s'enfonçant dans le clair-obscur de la forêt. Quitter la ville et son trop plein de mortels était au programme de la soirée. Tout au moins, de celle espérée par Candy Fox. Alléchée par l'odeur des petits bois, elle n'hésita pas un seul instant avant de rejoindre le chemin en question. Aussitôt qu'elle le suivit, elle pénétra à l'intérieur de la noirceur procurée par les arbres qui se comptaient par milliers. La brune aimait tout ce qui était sombre. Elle avait toujours été attirée par les Ténèbres, même maintenant, alors qu'elle se devait de rendre service au Très-Haut. Le Mal, c'était son truc. Son péché mignon, son addiction incurable. Personne ne devait jamais savoir qu'elle s'y adonnait encore, parfois. Au quel cas, les soit disant "Saints-Anges" ne se priveraient pas de la brûler vive. Au bûcher, tel était le sort qu'ils réservaient aux démons de son type. Bien qu'elle n'en soit plus un, plus par obligation que par choix. C'était le sang de Satan qui coulait dans ses veines, plus que n'importe quel autre. Même les angelots n'y changeraient rien. Ou presque.

Ses pas se perdirent, s'enfonçant toujours plus loin dans la forêt. Candy ne faisait pas attention à l'endroit qu'elle ralliait. Et c'était sans doute mieux ainsi. Des animaux, des centaines de petites bestioles, grouillaient de partout, fuyant le danger entrant. Les démons se faisaient vite repérer par les bêtes sauvages. Un sourire empli de malice s'étira sur les lèvres de la belle. Au moins, son aura maléfique demeurait intacte. Cela ne faisait jamais que trois ans qu'elle avait quitté les Enfers, après tout. A cette pensée, elle maudit son ancien Employeur. Cet imbécile de Lucifer qui avait jugé bon de la punir pour un crime qu'elle avait commis sans même sans rendre compte. On ne pouvait pas tomber amoureux d'un ennemi public, avait-il décrété. Chace. Son secret, son protégé tabou, jamais elle n'aurait pu avouer qu'elle le défendait contre les siens. Jamais elle ne l'aurait livré à sa patrie pour qu'ils en fassent un tas de cendres. Jamais elle n'aurait imaginé que cette trahison aille plus loin, jusqu'à déclencher son exclusion de sa famille.

Elle trébucha. Cramoisie tellement la rage bouillait en elle, Candy resta étalée de tout son long sur le sol terreux. Agacée, humiliée, effrayée. Ce premier car elle ne supportait plus les regards dégoutés que lui accordaient les Anges, répugnés par ce qu'elle était. Ce second parce que c'était une véritable honte que d'être rejetée de sa tribu pour faute grave. Bannie à tout jamais, plus aucun démon n'avait gardé de contact avec elle. Sans doute se moquaient-ils tous d'elle, la vilaine Fox, devenue Patronne des Traîtres, le calendrier des saints lui dédierait bientôt une date consacrée à sa noble cause. Oh, oui, ils rigolaient, ces vauriens. La brune tapa violemment son poing contre la terre humide, l'enfonçant dans la boue. Effrayée. Terrorisée par ce qui s'en suivra de ses aventures. Elle redoutait l'avenir comme jamais auparavant. Autrefois, elle savait parfaitement qui elle était, ce qu'elle devait faire de ses jours et connaissait par coeur les actions qu'il fallait faire ou ne pas faire. Tout était programmé, bien que chaque journée ruisselait de surprises, mais rien ne sortait du programme. Celui d'établir la terreur partout où elle se rendait. Faire le Mal était incontestablement beaucoup plus simple que faire son opposé.

Elle s'assit, perdue. Et maintenant, qu'était-elle sensée faire ? Candy détestait sa nouvelle vie. C'était trop de changements, trop brutal, trop ardu. En outre, elle n'avait personne sur qui compter. Qui, désormais, lui dirait que tout irait bien, la chérirait, l'embrasserait, la prendrait dans ses bras pour la remplir d'énergie, comme le faisait… non, il ne fallait surtout pas qu'elle pense à elle. Pas maintenant. Pas après avoir enfin s'être remise de leur séparation. C'était douloureux, affreusement douloureux. Mais aujourd'hui, la souffrance s'était faite moindre. Toujours là, lancinante, mais plus calme. Presque douce. Les souvenirs ne se ravivaient plus avec autant d'ardeur qu'avant. Candy n'y pensait pas. Elle se redressa lentement, comme si elle renaissait de ses cendres. Comme l'avait fait Chace, mais ça, c'était une autre histoire. Encore trop vive pour qu'elle puisse en parler. Et, de toutes façons, qui voudrait l'entendre ? Un prénom fusa, traversant son esprit. Huit lettres. Elle ferma les yeux, inspira l'air frais du crépuscule, et avança.

Les bois se turent peu à peu, laissant place à un endroit calme. Une petite place de bourgade, abandonnée, oubliée. Elle était déserte, ce qui n'empêchait pas la jeune femme de sentir plusieurs présences. Des âmes errantes, certainement. Les fantômes étaient parfaitement capables de s'emparer d'un lieu aussi morbide et désert que celui-ci. Candice n'avait pas peur de la mort qui planait dans l'air dense. L'atmosphère semblait imprégnée des meurtrissures des victimes passées. Des cris sourds résonnaient, les mauvais esprits avaient remarqué la présence d'une intruse dans leur camp. Cette dernière ne décampa pas, trop amusée par sa trouvaille. Elle aurait tout le loisir de leur mener la vie dure, enfin, la mort. L'immortelle avança, puissante, décidée, pour rejoindre le centre de la place du village. Elle se campa devant une église baroque, austère et qui tenait à peine debout. A ses pieds, elle put lire un écriteau « Quartier des Bonnes Gens, ravagé par la peste au XVIe siècle. Que ses habitants puissent se reposer en paix. », il y avait écrit dessus. Un rictus malsain naquit sur les lèvres de la brune.

Elle allait déverser une vague d'électricité sur les corps prisonniers, translucides, invisibles par moments. Elle maniait ce pouvoir à la perfection, c'était un de ses préférés. Pour atteindre les fantômes, c'était une des seules techniques efficaces. Déranger les demi-morts, les empêcher de trouver le repos, ça, c'était une activité à peu près distrayante. Elle se nourrit de leurs craintes pour attiser sa réserve d'énergie, et quand elle envoya le choc électrique, elle les vit tous subir des spasmes sans pouvoir ressentir la douleur. Ce n'étaient que des enveloppes en noir et blanc, vides qui plus est. Candy se réjouissait de la colère qui émanait de ses victimes, l'aversion envers cet acte ingrat. Elle ricana, avant d'envoyer une seconde décharge. Quelque chose clocha. Un cri. Elle aspirait des émotions, de la vie , de l'énergie ; il y avait quelqu'un d'autre ici, quelqu'un qui n'était pas tout à fait défunt. Elle stoppa net son attaque. Sa tête pivota vers la gauche, instinctivement. A terre gisait un corps n'appartenant pas à un fantôme. Elle s'en était prise, à en juger par l'odeur, à un… démon. Une femme. Et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agissait de Serena Rice.

Pétrifiée, Candy Fox demeura inerte, attendant que sa maîtresse d'un temps se relève, incapable de se ressaisir. Elle aurait préféré ne plus être de ce monde, plutôt que d'affronter des retrouvailles avec Serena, sa merveilleuse Serena. Sa douloureuse perte.
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MessageSujet: Re: » C'est pas la Sainte-Vierge qui nous arrêtera. [ Candena ]    Dim 7 Nov 2010 - 21:40

Cette nuit, Serena devait se ressourcer auprès des âmes en peines qui erraient sans fin. Elle savait exactement où aller. Ce n’était pas la première fois qu’elle se rendait là bas. Il y a deux siècles de cela, elle avait pourchassé un lycan dans les bois. Si sa mémoire était bonne, ce dernier se nommait Jack. Elle l’avait rencontré dans un bar, un de ses endroits favoris en somme, et après avoir couché avec lui, elle avait voulu le tuer. Comme à son habitude en fait. Ses amants ne faisaient jamais très long feu, du moins ses amants hommes. Enfin, il s’est avéré qu’elle avait sous-estimé la force physique et les pouvoirs de ce Jack. Certes, elle avait eu une bonne idée de le trouver une semaine de cycle, la mort qu’elle lui aurait donné aurait été bien plus jubilante que si il avait été réduit à la nature humaine, elle n’avait seulement pas anticipé que les choses traineraient entre eux, et n’avait donc pas vu la pleine lune se lever doucement dans le ciel noir. Oui, elle l’avait eu, bien entendu. Mais seulement après s’être battu longuement avec. Disons qu’il n’était pas tellement prêt à mourir ce soir là. Et en voulant la semer, il l’avait emmené ici, dans cette forêt, et s’était stoppé à une sorte de place, une ruine en fait. Seule l’église tenait encore vraisemblablement debout. L’important, c’était qu’elle avait réussi à avoir ce fichu loup, et qu’elle l’avait tué avec de l’imagination.

Un sourire sardonique fleurit sur ses lèvres en repensant à ce souvenir aussi sanglant soit il. Ce soir donc, elle devait de nouveau aller sur les traces de souvenirs, sur la femme qu’elle était avant lui. Simple question de survie. Et pour ça, elle se rendait dans un lieu où grouillait des âmes meurtris par leur vie d’autrefois, tous morts dans la souffrance. C’était exactement ce qui lui fallait. De la souffrance, de la douleur, comme elle aimait en donner à autrui. Elle devait se retrouver, retrouver la Serena d’autrefois, celle qui ne se laissait pas avoir naïvement par des sentiments. Elle était en train de devenir son pire cauchemar, tout ce qu’elle avait refusait d’être jusqu’à ce jour, tout ce qu’elle haïssait au plus profond d’elle-même ; le sentiment amoureux. Non, elle ne l’était pas. Elle ne pouvait pas, ce n’était pas dans sa nature, une démone ne pouvait aimer autre qu’elle-même. Certes, elle aimait son frère, mais c’était différent. Stephen était son jumeau, la moitié d’elle-même, elle l’aimait d’un amour hors norme, fraternel et indestructible. Lui, il ne la ferait jamais souffrir. Alors que les autres hommes qui peuplaient la Terre, lui feraient mal. Soit elle les tuerait, soit elle se tuerait elle-même. Et Serena Rice n’était pas prête de mourir pour un autre homme que son frère.

Enervée par la pensée d’être faible à l’idée de mourir pour un autre que Stephen, de mourir pour lui, elle affligea un violent coup de poing sur un chêne, faisant craquer l’écorce, éraflant le dos de sa main. Un grognement sortit de sa gorge, et elle continua son chemin, jusqu’à arriver à l’endroit qu’elle voulait. Elle se trouvait à l’arrière du village, et se dirigea vers l’église qui dominait au centre. La démone se posta derrière la bâtisse, et jeta un coup d’œil furtif à sa main. Il ne restait plus que du sang salit par l’écorce de l’arbre, ses quelques légères balafres, ayant déjà disparu. Un petit sourire satisfait se glissa sur sa bouche charnue, et elle décida de se rendre dans l’église. Elle savait que les personnes de l’époque, s’était réfugié dans le monument, pensant que Dieu, les aiderait à soigner leur maladie ; la peste. Et bien non, quelle ironie tout de même. Les malades avaient été enfermés dans l’église, tandis que les quelques autres personnes avaient fui le village. Et tout compte fait, on avait mis le feu à l’église. Ca ne se garde pas les déchets, ça polluent l’air. La démone était au courant de cette histoire car elle avait pu discuter avec l’un des fantômes la nuit où elle avait tué Jack. Ce dernier était venu à elle, pour lui demander de l’aide, pour le faire quitter sa souffrance éternel qui l’obligeait à rester ici. Serena avait gentiment écouté l’histoire, puis elle était partie.

Elle n’avait rien à donner, et surtout pas à une âme errante, qui ne lui donnerait rien en retour. Alors qu’elle contournait la bâtisse afin de rentrer dans l’église, elle fut violemment secouée d’un spasme. Prise de court, n’ayant anticipé le moindre choc, elle tomba à terre. Un cri de douleur s’échappa de ses lèvres, tandis qu’elle sentait une souffrance indescriptible s’écrire sur chaque parcelles de sa peau, lui bruler la chair. Elle fut incapable de bouger durant quelques instants, son corps semblait sous anesthésie, tant la douleur avait été forte. Reprenant son souffle, la douleur disparaissait petit à petit de son corps, à son plus grand soulagement. Le visage dans la Terre, elle le releva, et s’essuya d’une main rageuse. Elle tourna la tête à gauche, et ne fut pas surprise d’apercevoir une silhouette. Certainement l’auteur de cette onde de violence. La rage s’insinuant peu à peu en elle, elle se releva à une vitesse impressionnante, et se dirigea à la même allure vers l’inconnue, avant d’enserrer son cou d’un étau de fer, et de la coller contre le mur de l’église. Son regard prenant une teinte grise glaciale, détailla le visage face à elle. La démone dut retenir un hoquet de surprise. Elle connaissait cette femme. Son regard bleu vert, pénétrant, électrisant, ce regard qu’elle avait tant de fois croisé il y a longtemps de cela, ce regard où elle avait pu y lire toutes sortes d’émotions. Son nez fin, comme présent sur son visage juste pour combler le vide qu’il y laisserait si il ne s’y trouvait pas, méticuleuse décoration. Ses lèvres fines, un tantinet charnues dont elle connaissait les saveurs avant, cette bouche qu’elle avait si souvent embrassé.

Candice Fox. Ancien fruit défendu, ancienne déception. Son amante d’un temps. Elle desserra légèrement la poigne de fer qu’elle exerçait sur le cou de la brunette, un sourire mutin sur les lèvres. L’ancienne démone semblait étonnée de revoir Serena. Cette dernière ne pouvait pas dire qu’elle savait parfaitement qui elle trouverait ici ce soir, ça serait mentir. Elle semblait aussi muette qu’une carpe, à la plus grande stupéfaction de la brunette. Elle l’avait connu plus bavarde. Un silence pesant venait de s’installer entre les deux femmes, où le suspense de qui le briserait la première était palpable. C’est Serena qui prend les devants, en lâchant derechef :

- Candy, ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu trainasser en Enfer. Là, Serena fit une petite pause, et elle fit mine d’avoir une illumination avant de continuer. Ah mais oui, tu es la petite garce égoïste qui a bousillé la chance que je lui avais donné d’être démone à part entière, en tombant niaisement amoureuse. Décevant …

Pour accentuer son dernier mot, elle lui lança un regard dédaigneux. Ses yeux avaient repris leurs couleurs bleus, apaisée de connaitre l’identité de celle qui l’avait mis à terre il y a quelques instants de ça. Lâchant le cou de la jeune femme, elle s’écarta d’elle, laissant un bon mètre entre elles. Candy n’avait plus la moindre importance à ses yeux, non pas après ce qu’elle lui avait fait, pas après la trahison qu’elle avait commis. Il était impensable pour Serena de pardonner pareille faiblesse, même à une ancienne amante. Elle qui avait eu la « bonté » de la transformer en démone, afin qu’elle puisse continuer de vivre, et non pas mourir d’une trop forte dose de drogue dans le sang. Elle avait réussi à obtenir quelque chose de cette fille. Elle avait vu en elle du potentiel pour répandre la douleur, elle en avait fait son apprentie. Serena lui avait tout appris, et elles avaient toutes deux une liaison que logiquement elles n’auraient pas du avoir. Mais les choses on fait qu’elles se sont rapprochées jusqu’à ce que Candy devienne sa maîtresse. C’était une relation interdite, impensable pour des démons qui entouraient Satan comme elles deux. Elles avaient tout passé sous silence, et même lorsque le verdict tomba pour Candy, le jour de sa punition, Serena n’avait pas cherché à prendre sa défense ou à la revoir. A ce jour, elle avait rayé son amante d’un temps de sa vie. Et elle le vivait très bien.

Mais voilà. Lorsque l’on a su aimer la présence d’une personne, et que durant plusieurs années on enfouit au plus profond de nous même cette attraction, elle finit par ressortir violemment quand on se trouve de nouveau à ses côtés. Et même si Serena n’en laissait rien paraitre, tout simplement parce que c’était niais et défendu, les souvenirs d’autrefois s’imposèrent dans son esprit, sans qu’elle ne puisse les enfouirent de nouveau dans le tiroir souvenirs. Dardant Candy d’un regard inquisiteur, elle fut déçue par son manque de réponse. Décidément, être un toutou du Saint-Esprit ne la réussissait pas.

- Rien à dire pour ta défense ?Demanda la démone avec un sourire mutin sur les lèvres.

Sous entendu qu’elle comprendrait certainement. Serena n’était pas d’humeur patiente ce soir, et elle ne comptait pas attendre indéfiniment que son ancienne amante décide à sortir un quelconque son de sa bouche. Elle avait autre chose à faire à vrai dire que de bavarder comme autrefois avec Candy. Elle ne le voulait pas, le gout de trahison encore amer, persistait dans sa bouche.
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