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 À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~

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MessageSujet: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Jeu 21 Oct 2010 - 15:55


Une pluie torrentielle venait à l'instant de s'abattre sur la ville de San-Francisco, chaque goutte d'eau s'écrasaient abondamment sur le macadam, éclaboussant au passage ces stupides citadins, qui, à l'inverse de Lyséa, se précipiter pour ne pas être tremper; quant à elle, elle marchait avec une assurance remarquable tout comme une sûreté d'elle-même qui ne l'étonnait pas. Ce qu'elle aimait les jours de pluie, c'était de sentir des frissons lui parcourir l'échine en sentant l'eau qui coulait considérablement sur sa peau d'une douceur absolue. Elle passa ses doigts dans ses fins cheveux bruns, décollant ainsi les quelques mèches qui lui barraient la vue, elle soupira, d'un soupir qui se voulait rassurant car elle avait comme un pressentiment que quelque chose d'étrange aller se passer ce soir, mais elle ne savait quoi, ni comment et surtout avec qui, ce qui la rendait encore plus horripilante qu'elle ne l'était déjà. Ses lèvres étaient rougeâtres, pulpeuses et sensuelles et sa bouche était légèrement entre-ouverte, laissant ainsi échapper de la fumée à chaque respiration, ce qui prouvait que l'air était devenu froid au fil des jours.

Elle était arrivée devant le cimetière, là où était poster deux démons qui devaient certainement garder les lieux. Elle fronça légèrement les sourcils tout en se posant une question qui était de savoir pourquoi deux gardes étaient placés devant le portail du cimetière. Les temps avaient vraiment changés, en effet à l'époque où elle résidait ici jadis il y a un siècle, aucun gardes n'étaient disposés à surveiller l'endroit. Soufflant d'exaspération, Lyséa s'approcha de l'un d'eux, tout en le fusillant du regard, un sourire sarcastique se posa sur ses lèvres et sans le quitta des yeux elle lâcha :


- Il serait préférable que tu me laisses passer si tu ne veux pas avoir affaire à moi et je ne te le répéterai pas une deuxième fois.


Le concerné ne broncha pas, il se décala pour ainsi la laisser passer, elle entra donc dans le cimetière en passant près du garde où elle put voir la peur s'affichait sur son visage, elle relâcha son regard de marbre et se mit à rire narquoisement et ironiquement du comportement qu'il avait eu à son encontre. Lyséa parcourait la sépulture en zigzaguant entre les pierres tombales, faisant attention à l'endroit où elle posait ses pieds. Les tombeaux étaient abîmés et certains n'étaient que des simples bouts de bois amochés. Bon nombre de créatures maléfiques qui appartenaient au mal étaient ici, mourant pour la plupart dans d'atroces souffrance.

Autrefois elle venait souvent dans ce cimetière, ça l'apaisait, lui faisait du bien. Elle pouvait oublier tout ce qui se passait autour d'elle, plus rien n'avait d'importance si ce n'est qu'elle était en compagnie de mort, des morts qui étaient jusqu'alors des monstres démoniaques et diaboliques qui ne voulaient, à l'instar des créatures, tuer, détruire, brûler la vie des humains de toute race. Rien qu'en y pensant elle jubilait de satisfaction, c'était exaltant et puis l'endroit était funeste, sinistre et quelque peu terrifiant et justement c'est ce qui faisait tout son charme, selon Lyséa c'était l'un des lieux qu'elle appréciait le plus et elle allait faire en sorte d'y passer régulièrement dû à son retour dans cette ville.

Cela faisait déjà plusieurs heures que Lyséa était postée sur une des nombreuses tombes qui étaient situés dans le fin fond du cimetière. Pratiquement allongée sur le dos elle posa adroitement ses mains sur son ventre, dessinant ainsi de larges cercles du bout des doigts, griffant précieusement et énergiquement sa peau, ce qui provoqua un abondant écoulement de sang. S'infligeant ainsi plusieurs entailles de suite, Lyséa se releva d'un mouvement rapide mais raffiné. Sentant ce liquide chaud parcourir son abdomen, un sourire s'afficha alors sur son visage, remontant lentement ses doigts tâchés de sang vers ses lèvres pulpeuses, elle lécha charnellement ses phalanges. Elle-même ne savait pourquoi elle faisait ça, ni quoi penser de la situation dans laquelle elle était. Haussant frénétiquement ses épaules, elle relâcha ses doigts, les laissant retomber le long de son corps tout en redescendant son haut et de son autre main, elle tâta avec hâte la tombe, cherchant son poignard, le trouvant juste à ses côtés, elle le rangea dans son étui qui était rattaché à une ceinture entourée autour de sa fine taille.

Alors qu'elle s'apprêtait à décamper, elle entendit plusieurs bruits de craquement de feuilles mortes, elle virevolta sur elle-même fixant d'un regard noir les alentours. La jeune femme alla où les bruits se faisaient entendre, rabattant légèrement sa tête sur le côté tout en regardant en face d'elle d'un d'un œil incompris. C'est alors qu'une main se posa sur sa bouche, l'empêchant donc de prononcer quoi que ce soit. Une autre emprise se fit ressentir autour de son bassin, des bras emprisonnèrent alors tout son corps. Lyséa était surprise, certes mais elle était loin d'être affolée, ses bras étant libre, une idée lui vint en tête, elle fit donc agilement un pas en arrière entraînant l'inconnu avec elle et se retourna rapidement se détachant ainsi violemment de l'emprise du jeune homme qui était désormais en face d'elle, braquant son poignard sous sa gorge, elle recula et le planqua d'un coup brusque contre l'arbre derrière lui en le bloquant de son bras valide. La jeune femme le fixa avec noirceur et cruauté et plongea son regard dans les yeux bleus océans de l'homme, elle déclama d'une voix ferme mais suave :

- Qui es-tu ? Qui es-tu pour venir me déranger de la sorte dans ce sinistre cimetière ? Je te donne quelques minutes pour répondre avant que je ne te tue.




Dernière édition par Lyséa Nina Rainbow le Dim 16 Jan 2011 - 9:52, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Lun 25 Oct 2010 - 2:15

Adossé contre l'entrée d'une crypte, Gabriel se protégeait de la pluie qui s'apprêtait à inonder San Francisco. Le cimetière des âmes perdues ne paraissait jamais plus sombre qu'en ces journées grises d'automne, dans lesquelles les gouttes d'eau glacées et acidifiées par la pollution rendaient toute chose plus floue, plus terne et plus immatérielle . Une éternelle vision de mort et de désolation qui ne pouvait être mieux rendue que par les larges pierres tombales d'anciens meurtriers. Toutes ces statues déstructurées, représentations poétiques de l'âme déchue des morts qu'elles camouflaient, étaient à présent recouvertes d'eau, ce qui donnait au sorcier l'impression de faire partie d'une foule de pleureuses victimes de noyade. Le ciel grisâtre virant sur le noir marquant l'horizon n'était pas fait pour arranger cette vision déprimante. ça ne faisait rien, de toutes façons, Gabriel n'était pas venu ici dans l'espoir de trouver un semblant de frivolité. A vrai dire, il doutait de trouver du divertissement ailleurs que dans la mort et le vice à présent. Maintenant que sa vie prenait un nouveau tournant.
Ce n'était pas la peine d'essayer de le nier, quelque chose était en train de changer radicalement. L'approche de l'automne et des temps froids donnait souvent cette impression au sorcier que la vie ne valait plus la peine d'être vécue, que seul le chaos et la destruction présentait un intérêt et une logique. Plus qu'une impression, cela devenait un principe. Comment expliquer autrement sa volonté de quitter ce monde flamboyant, où l'argent et les femmes faciles se gagnaient, se consommaient, et se jetaient par la fenêtre si facilement...? Où était le plaisir de tirer les ficelles d'une société servile sans avoir la possibilité de contrôler sa destinée sanglante? Décidément, tout était trop facile, vain et déprimant. Gabriel poussa un long soupir en observant la rosace brisée au dessus de sa tête, qui laissait échapper quelques gouttes d'eau sur son imperméable de cuir. Il détestait son quotidien, bien plus qu'il ne détestait la pluie.
Le sorcier était habitué à la chaleur, à la vision d'un soleil resplendissant qui embrasait le ciel une fois l'après midi passé à son terme, à la sensation d'un large feu de cheminée et des flammes invisibles qui lui mordaient la peau, au goût du sang à peine sorti des veines de son poignet au cours d'un instant de rage masochiste. Les occasions pour trouver la chaleur étaient nombreuses. Mais ici, même dans un endroit abritant tous les serviteurs de l'Enfer sous un même sol, Gabriel ne trouvait que les larmes glacées d'une terre meurtrie. Dommage, cette promenade aurait pu être enrichissante.

Le sorcier était fasciné par la perspective de pouvoir être, un jour, enterré parmi ces noms illustres de démons et de meurtriers sataniques. Pour cela, il se disait être près a avouer ses crimes, les revendiquer et les encourager devant une cour de justice pour avoir le privilège d'être considéré comme ouvertement mauvais. Qui sait: peut-être aurait-il droit à un bucher, juste pour lui. Gabriel s'imaginait déjà l'expression effarée du juge alors qu'il lui demanderait ce traitement de faveur spécial... Il en avait assez de faire semblant, d'attendre le moment adéquat pour frapper, agir à l'abri des regards par peur de ne pouvoir continuer à agir. En observant les pierres tombales ornées de représentations démoniaques, le sorcier se sentait faible par rapport à toutes ces créatures et tous ces hommes, qui avaient sacrifiés quelques années d'activités pour le délice suprême des flammes de l'Enfer. Quelque chose l'empêchait d'agir comme eux, mais il ne savait pas quoi. Quelle ignorance intolérable...

Quelques bruits de pas détournèrent Gabriel de ses pensées: Une silhouette féminine s'approchait d'une tombe, étonnamment peu vêtue en ce temps glacial. Cette présence était étrange, et pour le moins inattendue. Le sorcier s'avança de quelques centimètres pour observer de plus près la jeune femme inconnue: entre quelques gouttes de pluie, il distinguait ses cheveux bruns et bouclés, totalement trempés sans une once de vulgarité. Il ne percevait de son visage que sa bouche: rouge, flamboyante comme une rose au crépuscule, dans ses derniers instants de lumière. Elle était pâle, très pâle. Ce même teint diaphane qu'on pouvait retrouver chez les vampires assoiffés. Cependant, pour osez sortir dehors en plein jour, la jeune femme ne devait pas faire partie de la race des buveurs de sang. Elle était simplement différente, malsaine, et irrésistible.
Elle s'assit délicatement sur la tombe de pierre grise, dans une position lascive qui offrit la sensation particulière au sorcier d'être à la place du voyeur. Ce n'était pas à proprement parler désagréable, tout simplement... inhabituel. Cette tension atteignit son paroxysme lorsque la demoiselle releva sa chemise afin de lacérer son ventre en traçant de grands cercles avec ses ongles. Le sang s'écoulait sur sa chair blanche à souhait tandis qu'elle portait ses doigts graciles à sa bouche afin de laper le précieux liquide rouge, encore plus rouge que ses lèvres qui dessinaient un sourire satisfait.

Gabriel perdait ses esprits, comme si il s'était retrouvé plongé brutalement dans un rêve. Toutes ses sensations mêlées qu'il ne croyait pas pouvoir éprouver à nouveau le rendaient confus, à la limite de la maladie. Il avait peine à croire qu'une femme aussi délicieusement sensuelle pouvait exister. Elle ne craignait pas le sang, elle ne craignait pas la douleur. Peut-être craindrait-elle la peur?
Tandis qu'elle se retournait afin de récupérer un objet laissé sur la tombe, le sorcier sortit discrètement de son abri. Tachant de s'approcher de cette jeune femme le plus discrètement possible. Il ne pouvait pas la laisser partir aussi facilement sans avoir eu l'occasion de faire plus ample connaissance.
Arrivé une fois derrière elle, Gabriel couvrit sa bouche et ses hanches, afin de ne pas la laisser tenter le moindre mouvement. Mais sa force ne valait rien: à sa grande surprise, le sorcier se retrouva plaqué contre un arbre, un poignard sous la gorge et le visage de la jeune femme tout prés du sien. Sa surprise se mua en acceptation tandis qu'il comprenait la véritable nature de celle qui, normalement, aurait du être sa nouvelle et plus alléchante victime. Les rôles s'étaient inversés: le sorcier se retrouvait sous les griffes d'un démon.

- Qui es-tu ? Qui es-tu pour venir me déranger de la sorte dans ce sinistre cimetière ? Je te donne quelques minutes pour répondre avant que je ne te tue.


Gabriel essaya de retenir un sourire nerveux. Cette créature des Enfers avait une voix somptueuse, merveilleusement assortie à ses yeux verts qui le fixaient dans une expression de rage intense. Ce n'était pas vraiment agréable de se reconnaitre dans cette position de faiblesse, mais, comme pour tout ce qui concernait cette aventure, rien ne semblait positif ou négatif. C'était simplement inhabituel.
Prenant quelques secondes de son temps précieux pour réfléchir à une réponse concrète, Gabriel prit une inspiration et se jeta à l'eau.

- Rien de plus qu'un admirateur, déclara t-il en prenant bien garde à soutenir intensément le regard de la jeune femme, trop enflammé pour se contenter d'un simple bonjour.

La remarque était destinée à apporter une pincée de dérision dans cette étrange situation. Apparemment sans grand succès. La créature inclina délicatement sa tète, les yeux brulants d'une rage intensifiée de seconde en seconde. Gabriel savait qu'il n'aurait aucune chance de survivre de cette façon, ni d'une autre d'ailleurs. Et après tout, ce type de mort était celle qu'il avait toujours souhaité non? Expédié directement dans les flammes éternelles, par la main d'une somptueuse démone. Profitant de ce qu'il prit pour un temps de parole supplémentaire, Gabriel prononça ce qu'il espérait être ses dernières paroles:

- Si vous souhaitez me tuer maintenant, je vous en prie... ne me faites plus attendre.


Dernière édition par Gabriel Lecomte le Dim 16 Jan 2011 - 5:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Jeu 4 Nov 2010 - 17:50

Lyséa bloquait toujours avec fermeté l'inconnu tout en faisant glisser la lame de son poignard sur sa peau, prenant un malin plaisir à le voir grimacer. Elle ancra son regard dans celui du jeune homme ou une certaine rage venait peu à peu prendre place dans ses yeux verts. De nature impatiente, elle devenait de plus en plus nerveuse quant à la réponse de son interlocuteur, elle n'avait qu'une hâte, le tuer comme elle en avait l'habitude. Elle s'était rapprochée de lui, encore un peu plus puis il prit enfin la parole, en gardant une voix calme et sous contrôle :

- Rien de plus qu'un admirateur, trop enflammé pour se contenter d'un simple bonjour.

La séduisante jeune femme avait inclinée adroitement sa tête en approchant son visage près de l'adonis, elle était dans une colère noire, comment osait-il parler de la sorte à une démone qui pouvait faire de lui une simple bouchée. Serait-il inconscient du danger dans lequel il s'était mis ? Elle se mit à sourire victorieusement et elle le plaqua brusquement contre l'arbre d'une telle force qu'un bruit assourdissant d'un léger déracinement se fit entendre. Elle regarda l'expression du visage du jeune homme qui avait formé un rictus au coin de ses lèvres, aurait-il eu mal ? Tout se lisait sur sa physionomie. Il n'avait aucune chance de s'en sortir vivant, il allait mourir c'était tout ce dont il méritait, jamais, Ô grand jamais il n'aurait dû déranger la jeune femme, surtout dans un moment pareil. C'était sa fin. Mais alors qu'elle s'apprêtait à lui trancher la gorge, il coupa Lyséa dans son élan :

- Si vous souhaitez me tuer maintenant, je vous en prie... ne me faites plus attendre.

C'était une demande dés plus inattendue pour Lyséa, elle souriait tout de même et doucement elle taillada scrupuleusement son cou tout en laissant échapper du sang qui coulait doucement sur sa peau. Elle pouvait apercevoir une déformation sur le visage du brun, une grimace de douleur mais cependant il ne laissait paraître rien, aucun cris, aucune parole. Rien. Elle s'arrêta brusquement et elle desserra l'emprise de son bras qui tenait fermement l'homme. Elle abaissa précautionneusement son poignard le long de son corps, tout en s'éloignant du jeune homme avec prudence, elle le regarda en perdant l'intensité de sa colère et arqua les sourcils. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Elle avait une bonne occasion de tuer un innocent, une fois de plus, l'ajoutant ainsi à sa liste. Seulement quelque chose, quelque chose lui disait qu'elle ferait une énorme erreur en voulant le tuer.

Son visage. Ses traits. Ses yeux. Ses lèvres, tout l'intriguait. Son courage et sa bravoure, avant tout. Il était le seul jusqu'alors à lui avoir adressé la parole dans une situation d'extrême danger, sans perdre le contrôle de lui-même sans avoir peur de sa mort prochaine. Il était le seul à ne montrer aucune douleur assourdissante, si ce n'est une expression sur son visage. Il était le seul à avoir eu la chance d'être épargné par une démone aussi puissante que Lyséa. Baissant son regard au niveau de son cou, elle regarda avec émerveillement le liquide rougeâtre coulait le long de sa gorge, elle passa discrètement sa langue sur ses fines lèvres puis releva son regard vers le mortel, elle soupira d'un ton las :

- Vous me semblez courageux malgré que vous avez omis le fait que vous soyez en compagnie de plus fort que vous, en êtes-vous conscient ? Avait-elle dit sans pouvoir le quitter du regard.

Lyséa avait prononcé ceci en s'approchant prestement du mystérieux inconnu. Pourquoi l'avait-elle vouvoyé ? Jamais elle n'avait utilisé le vous pour ces victimes. Elles étaient beaucoup plus faibles qu'elle, beaucoup plus inférieure à elle. On lui devait le respect, c'était d'un naturel. Malheureusement, il n'était pas une de ses nombreuses victimes, il n'était pas comme tous les autres. Il était différent. Elle secoua la tête à plusieurs reprises en lâchant un souffle. La jeune femme avait rangé son poignard à sa place attribuée, toujours plongée dans ses réflexions. Pourquoi redevenait-elle tout à coup une simple jeune humaine, si elle put dire, en compagnie de cet homme ?
C'était comme un lien, un lien étrange qui venait peu à peu se tisser petit à petit entre eux. Comme si. Comme si elle ne devait en aucun cas lui faire du mal sinon quelque chose pourrait lui retomber sur ses épaules. Mais quoi dans ces cas-là ? Elle avait posé ses doigts sur la plaie du bel Apollon et l'emprisonna sans trop serrer puis délicatement elle essuya le sang de son pouce. Elle s'étonna elle-même de sa réaction vis-à-vis de l'homme dont elle était tout proche. Tout en le regardant avec intensité, elle enchaîna sans attendre la réponse à sa question précédente :

- Qui êtes-vous ? Quel est votre prénom ? Et pourquoi m'espionnez-vous ?
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MessageSujet: Re: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Mar 23 Nov 2010 - 23:35

Gabriel faisait face à la mort, le regard plongé dans les yeux verts étincelants de la démone. Elle souriait, satisfaite d'avoir un homme à abattre entre ses griffes sans doute. Quelle ironie du sort: le sorcier avait tué tellement de femmes, froidement sans y prêter une si grande attention, et maintenant, c'était ce corps féminin qu'il aimait tant voir à l'état de cadavre qui tenait un poignard sous sa gorge. Un corps vivant, débordant d'une folie meurtrière admirable malgré la situation. Pendant si longtemps, Gabriel avait vécu dans la certitude que ses actes ne seraient plus jamais punis. En cet instant, de vieux principes de péchés et de punition lui revenaient en mémoire, lui gâchant le plaisir de sa future agonie. Il était destiné à l'Enfer, alors pourquoi vouloir tout réparer?

La jeune femme enfonça doucement le poignard dans la gorge de Gabriel, juste le bout de cette lame glacée qui trancha sa carotide. Le sorcier ferma les yeux, il y avait fort longtemps qu'une autre personne que lui-même s'était chargée de le mutiler. Cette situation évoquait en lui plus de mauvais souvenirs que de sensations de douleur. En fait, le simple fait d'attendre le moment ou la somptueuse créature déciderait enfin de lui trancher la gorge relevait d'une sorte de délice masochiste. Lorsqu'elle retira la lame de sa peau, le sorcier sentit son propre sang couler sur sa chemise, la douleur devenait plus intense. La jeune créature faisait glisser le poignard vers son cœur. Gabriel ouvrit les yeux: il voulait voir ce visage, celui pour lequel il acceptait de mourir. Une dernière vision sur la beauté de ce monde, qu'il s'était obstiné à détruire.
Puis la démone recula, emportant le poignard avec elle. Gabriel voyait dans son regard qu'elle ne comptait pas le tuer... Pourquoi? Une telle situation était incompréhensible, voire révoltante. Avait-elle eu soudainement pitié de lui?

- Vous me semblez courageux malgré le fait que vous avez excepté être en compagnie de plus fort que vous, en êtes-vous conscient ?


Ces paroles sensées convaincre n'importe quel individu ayant senti sa mort approcher de sa libération prochaine mettaient le sorcier secrètement hors de lui. La blessure à son cou le brulait atrocement tandis qu'il tentait d'empêcher le sang de s'écouler à flots. Gabriel fermait a nouveau les yeux tout en détournant son visage. Il ne voulait pas la regarder, croiser un regard qu'il s'imaginait empli de supériorité.

Le sorcier était bien conscient du fait qu'il se trouvait dans une position inconfortable et qu'il ne pouvait s'en prendre qu'a lui même. Si il avait décidé de ne pas s'embourber dans des discussions futiles avec cette jeune femme pour se contenter d'une approche purement physique, c'était parce qu'il ne s'était pas douté un seul instant de la véritable nature de cette magnifique brunette. Bien que cela fut difficile à admettre pour lui, Gabriel avait été hypnotisé par la sensualité malsaine de la succube, et n'avait pas voulu se poser des questions qui auraient pu le freiner dans son élan. Il l'avait désirée ardemment, et son réflexe avait été de l'attaquer sans le moindre échange verbal.
Désormais, son désir se changeait lentement en un sentiment bien plus désagréable. Cette créature le considérait comme inférieur. Et souhaitait le garder en vie suffisamment longtemps pour le lui faire comprendre.
Tandis que le sorcier essayait de se redresser, la succube s'approcha de lui, son arme soigneusement rangée dans sa ceinture. Elle essuya doucement le sang sur la gorge de Gabriel et couvrit sa blessure. Puis elle reprit la parole d'une voix calme, mais toujours teintée de méfiance.

- Vous ne m'avez pas répondu. Qui êtes-vous ? Quel est votre prénom ? Et pourquoi m'espionnez-vous ?

Gabriel respira posément, tant de questions qui nécessitaient une réponse immédiate le rendaient étourdi et mal à l'aise. Le parfum fruité de la jeune femme qui se tenait à présent à quelques centimètres de lui ne faisait qu'aggraver cette ivresse de sensations. Il haïssait son attitude, le fait que cette créature, aussi puissante fut-elle se permette de le traiter comme un simple mortel, indigne de devenir sa victime. Il ne voulait pas lui répondre, mais au fond de lui, Gabriel savait que se complaire dans l'insolence ne mènerait à rien de bon. Il releva la tête, afin de plonger ses yeux de cristal dans ceux de la jeune femme.

- Je vous l'ai déjà dit, répondit-il posément, le comportement étrange que vous avez eu sur cette tombe à éveillé en moi un sentiment si particulier que je ne pouvais le transcrire avec des mots. J'étais loin de me douter que vous le prendriez de cette façon.

Les yeux de la jeune femme le fixaient toujours, il n'était pas facile de deviner ses pensées. Mais le sorcier s'avérait être un remarquable observateur, et pouvait décrypter un sentiment d'attirance dans le visage de la créature.

- Mon nom est Gabriel Lecomte. Ajouta l'intéressé, quelque peu rassuré de pouvoir encore faire usage de ce pouvoir qu'il chérissait tant.


Dernière édition par Gabriel Lecomte le Dim 16 Jan 2011 - 5:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Ven 24 Déc 2010 - 19:45

Encore très proche de lui, Lyséa empoignait toujours le cou du jeune homme, d'une main ferme mais sans véritablement serrer son emprise. Elle avait la tête légèrement inclinée sur le côté, comme à son habitude quand quelque chose l'intriguait, cependant, cette attitude montrait sans doute l'attirance et l'envie que lui procurait l'être qui se trouvait face à elle mais en bonne et due forme elle se respectait trop pour devoir montrer ces quelconques sentiments d'infériorité à l'encontre du mortel. Il avait plongé son regard saphir dans ceux émeraude de la démone.

- Je vous l'ai déjà dit, le comportement étrange que vous avez eu sur cette tombe à éveillée en moi un sentiment si particulier que je ne pouvais le transcrire avec des mots. J'étais loin de me douter que vous le prendriez de cette façon.

Ses paroles résonnèrent en symphonie dans la tête de Lyséa et sa voix était une des plus magnifique qu'elle est pu entendre, jusqu'alors, depuis bon nombre d'année, elle était à la fois douce, posé et d'une extrême sûreté. Cela dit, elle n'était que très peu impressionnée, le fixant toujours. Il enchaîna :

- Mon nom est Gabriel Lecomte.

Elle pouvait enfin mettre un nom à cet inconnu. Gabriel. Cela l'intriguait plus qu'autre chose, ce nom ne correspondait pas vraiment à la personnalité de cet homme, pour le peu qu'elle l'est fréquentée, mais cela dit, quelque chose intrigua encore plus Lyséa qui s'était reculé de plusieurs pas, examinant méticuleusement Gabriel du regard. Ce nom lui montait à la tête, résonnant comme des tambourins, comme un vacarme incessant, sans cesse dans ses tympans. Gabriel. Gabriel. Gabriel. Encore et toujours plus fort à chaque fois. Soupirant lacement et secouant la tête : dans ses lointains souvenirs, du mieux qu'elle pu, elle se souvint, Gabriel devait certainement être le nom d'un ange plus précisément un archange, supérieur aux anges, un niveau plus puissant, cet archange était considéré comme le messager de Dieu, selon ses sources. Elle espérait, toutefois que l'individu qui se trouvait à ses côtés n'est pas ce côté angélique, il paraisait tellement plus machiavélique dû aux traits de son visage. Lyséa ferma ses yeux pendant plusieurs longues secondes, sans pour autant ne jamais baisser la tête et les rouvrit, sachant qu'elle s'était une nouvelle fois égarée dans ses pensées, sans quitter le regard de cet homme, elle arqua les sourcils, se rapprochant soudainement de lui, elle était comme hypnotisée, comme une décharge électrique lui parcourant l'échine à toute vitesse, des frissons se faisaient sentir sur sa peau immaculé et un sourire sadique prenait enfin place sur ses fines lèvres déjà bien pulpeuse.

- Gabriel.

Susurrant à voix basse, goûtant chaque syllabe de ce prénom, la jeune démone détourna finalement son regard, le reportant sur le cimetière, elle l'examina avec mémoration, n'oubliant aucun de ses petits détails, les sépultures délabrées, abîmées, désagréable à regarder; les feuillages, ternes, pâle, blême, sans aucune couleur; le ciel, obscur, assombrissant presque ténébreux mais pour elle, c'était tellement beau à voir, tellement beau à contempler, c'était son endroit, là où elle résidait la plupart de son temps, là où elle pouvait se faire plaisir, se mutilant inlassablement le corps entier, peut importe la partie, que ce soit les veines de son poignet ou bien son ventre, comme ses jambes et ses bras, tant qu'elle sentait son liquide rougeâtre, d'une odeur attrayante, alléchante au summum de la jouissance, presque, là où elle était tranquille sans aucune once de dérangement, sans aucune once de quelques humains ou démons. Et pourtant. Voilà qu'en ce jour, pluvieux et nuageux jusqu'à la couche d'ozone, celui dont elle voulait à tout prix faire la connaissance, de part les rumeurs qui circulaient à son sujet, était en sa présence, prêt à mourir, à se condamner, sachant d'or et déjà qu'à tout moment, sous le simple coup d'une parole déplacée, d'un geste déplacé, Lyséa rentrerait dans une colère noire et le tuerait de sang-froid sans aucune pitié. Voilà qu'elle allait enfin pouvoir se servir d'un temps soit peu de cet homme pour assouvir ses plaisirs, ses désirs et ses envies, quelconques soient-ils.

- Je suis ravie de pouvoir enfin te rencontrer, cher Gabriel. J'ai beaucoup entendu parler de toi, tu sais et ton charme est au-delà de mes espérances. Je pense que nous allons nous entendre à merveille, toi et moi, j'en suis même certaine.

Elle avait prononcé ceci en toute honnêteté, comme toujours, Lyséa était sincère dans ses propos, elle ne mentait que très rarement, toujours fidèle à son poste, franche quand quelque chose ne lui plaisait pas, droite et ouverte d'esprit mais quand cela arrivée, de mentir, elle le faisait avec brio et d'une grande facilitée que la plupart des personnes tombaient immédiatement dans son panneau, que c'était bon de se sentir tellement supérieur aux autres, de se sentir forte et puissante. À cette pensée, elle sourit et se mit à marcher avec droiture vers la tombe où elle était posée quelques heures plus tôt avant l'interruption de Gabriel, puis elle se retourna vers lui, son poignard dans sa paume de main et de sa voix habituelle, elle prit la parole.

- Oh ! Je suis mal-polie, je ne me suis pas présentée, je suis Lyséa Rainbow.


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♣ Situation amoureuse : Sous les griffes d'une démone

MessageSujet: Re: À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~    Lun 17 Jan 2011 - 20:50

Les yeux de la démone brillaient intensément, telles deux èmeraudes. Gabriel ne pouvait s'empècher de les contempler au lieu de simplement les fixer. Il souhaitait connaitre les pensées de la créature qui le tenait captif, savoir si cette décision de lui épargner la mort relevait d'un sentiment de mépris ou bien d'une chose plus forte, quelque chose qui ne pouvait se décrire, ni s'expliquer... pourtant, il y avait bel et bien un nom pour cela. Pourquoi était-il si dur de s'en rappeller? Les sentiments d'une créature diabolique ne pouvaient pas aller plus loin que le simple désir physique. Gabriel était bien placé pour le savoir: les serviteurs des enfers conaissaient la luxure, le jeu troublant et douloureux de l'envie et de la jalousie, mélangées l'une à l'autre pour former cette haine intense qui poussent deux êtres à s'entre-dévorer. Il n'y avait nulle place pour des sentiments plus forts que la rage et le désir dans le coeur de cette succube. Pas plus qu'il n'y en avait dans le sien. Alors pourquoi ne pouvait-il pas lire dans ces yeux? Qu'il y avait-t-il à comprendre?
Tandis que la brune rapprochait son visage du sien, Gabriel frissona au contact de sa main qui se dégageait lentement de sa plaie. Ce toucher lui manquait déjà... et ce parfum qui revenait le hanter... c'était incompréhensible. Il avait l'impression que la créature et lui ne faisaient qu'un alors qu'elle s'approchait encore, un sourire déssiné sur sa bouche parfaite.

- Gabriel.

Elle avait murmuré son prénom comme si il sagissait d'une douce mélodie. En temps normal, le sorcier haïssait qu'une femme mentionne ce nom infâme. Leur voix douce lui rappelait qu'il était nommé en référence à un ange, comme tous les enfants de la communauté où il avait grandi. Mais dans la bouche d'une succube, son prénom résonnait de façon ironique, et pour cause: nul prénom n'avait été plus mal porté. Si son regard et sa voix faisait entrevoir le paradis, son âme et son coeur restaient plus noirs que les profondeurs des limbes. La créature ne l'ignorait pas, cela devait la satisfaire au dela de toute mesure. Elle semblait littéralement se délecter de son prénom. Le sorcier ne pouvait s'enpécher de se sentir flatté. Pour la première fois depuis fort longtemps, les sentiments d'une femme avaient un impact sur lui-même. Un autre changement incompréhensible... Gabriel n'aimait pas être dérouté ainsi, et pourtant, il lui fallait reconnaitre que la chaleur qui envahissait son corps lorsqu'il sentait le souffle de la succube sur sa nuque était loin de lui déplaire. Vraiment très loin.

- Je suis ravie de pouvoir enfin te rencontrer, cher Gabriel. J'ai beaucoup entendu parler de toi, tu sais et ton charme est au-delà de mes espérances. Je pense que nous allons nous entendre à merveille, toi et moi, j'en suis même certaine.


Ces nouvelles paroles montaient dangereusement à la tète du sorcier, comme une bouffée d'opium, cela le rendait confus et malade. Plus que jamais, Gabriel désirait être brulé par les flammes, étouffer de cette chaleur délicieuse qui émanait de son corps, de ces larges cicatrices encore rouges sur son ventre. Mais il savait parfaitement bien qu'il ne pourrait pas toucher cette peau mutilée, la couvrir de baisers, de morsures et de caresses, même si son désir dépassait l'entendement humain. Elle finit par s'éloigner de quelques pas vers la tombe où le sorcier l'avait trouvée. Il brulait d'envie de la revoir encore alongée, la voir se mutiler à nouveau... De telles pensées n'étaient pas normales. Pour Gabriel, la normalité revenait à rendre ses fantasmes réels, puis de détruire l'objet de son désir après l'acte. C'était le rituel, personne n'avait encore réussi à le boulverser, pas même Alice Sullivan. La naïade lui était précieuse, certes; mais elle n'avait jamais réussi à le convaincre d'arrèter ces meurtres en série. Cette démone, en revanche, lui avait oté son désir de mort. Plus encore, son désir pour les autres femmes...


- Oh ! Que suis-je mal-polie, je ne me suis pas présentée, je suis Lyséa Rainbow.


Ce simple nom arracha Gabriel de ses pensées. Il ne souhaitait plus réfléchir, pas maintenant qui pouvait nommer la succube qui boulversait sa vision du monde. Le sorcier ne pensait plus au futur, il savourait l'instant, sans le moindre calcul. Libre d'agir spontanément, pour elle et non pour sa fierté.
Gabriel s'avança vers Lyséa avec prudence, tout en gardant l'assurance qui le caractérisait si bien. Puis il prit la main de la démone en prenant garde de ne pas la tacher de sang. Il posa un baiser dessus, très doux, comme une caresse. Il releva les yeux pour contempler Lyséa, qui, de toute sa hauteur, avait visiblement du mal à maitriser ses émotions.

- Enchanté, Lyséa... murmura Gabriel dans sa langue natale.
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À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler ~ Lyséel ~

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