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 » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]

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MessageSujet: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Sam 16 Oct 2010 - 9:21

« Forbidden to Remember, Teriffied to Forget. »


Bip... Bip... Bip.. Bip...


Dans un geste brutale, William arrêta la sonnerie de son réveil, appuyant comme une massue dessus. Comme tous les jours depuis sa transformation, le jeune homme n'avait pas fermé les yeux de la nuit, n'arrivant plus à dormir. Son organisme n'étant plus humain et n'ayant plus besoin de rien - mis-à-part de sang - il passait ses nuits couché sur son lit à regarder son plafond et à ne plus bouger, écoutant la ville endormit et les respirations de ses voisins, tranquilles, ne se doutant pas une seule seconde qu'un prédateur vit près de chez eux. Dans un effort surhumain, le vampire se leva et s'étira de toute ses forces, faisant craquer ses muscles et ses ligaments. Chose faite, il se dirigea d'un pas souple vers sa salle de bain. Il soupira une fois de plus en voyant que ses cheveux avaient encore changés de couleurs; ceux-ci ne cessaient de passer du blond vénitien au brun sombre. Aujourd'hui, ils étaient bruns, très foncés. Il soupira, se doutant de plus en plus pourquoi ses cheveux n'arrêtaient pas de fluctuer; surement à cause de son pouvoir de télépathie. Ce dernier ne cessait d'évoluer et de devenir plus intense et puissant, il devenait difficile pour le vampire de le contrôler avec une maîtrise délicate. Ainsi, ce changement se ressentait sur sa tignasse. William ne put s'empêcher pourtant de sourire quelque peu en se disant qu'aujourd'hui, ça lui serait utile pour aller voir Elena.

Elena... Un nom qui n'avait cessé d'être présent dans l'esprit du jeune homme. Cela faisait maintenant deux mois qu'ils ne s'étaient plus parlés et qu'elle le croyait partit. Bien sûr, ne pas pouvoir lui parler directement, rire avec elle ou même l'embrasser le frustrait de plus en plus mais le brun savait très bien que s'il succombait à la tentation, la vie d'Elena serait en danger. Et il était hors de question qu'elle soit dans une situation dangereuse par sa faute et son égoïsme, ainsi il préférait la laisser vivre sa vie sans en devenir un des acteurs principaux. Tous les soirs, cependant, il venait voir la louve, rentrant dans son appartement et l'observant dormir durant quelques heures. De temps en temps, il lui arrivait de passer en pleine journée, armé de vêtements sombres et de lunettes de soleil très opaque. Il la suivait alors durant ses courses et ses promenades dans la ville. Elle était si belle, si envoutante... Et pourtant si triste. Pas une seule fois, William ne l'avait vu sourire ou rire depuis leurs adieux. Son visage était impassible, ses traits ne changeaient jamais, restaient immuable et ancré par une tristesse sans nom. A cause de ça, plusieurs fois le garçon avait faillit craquer et s'était fait violence pour ne pas aller la voir et la prendre dans ses bras, mais il ignorait si cette affliction lui était dédié, par conséquent, il préférait restait en retrait. Soupirant longuement, William secoua la tête et retira ses vêtements. Il rentra dans sa douche en marbre et se laissa masser par le jet d'eau bouillante qui prenait plaisir à couler promptement sur sa peau qui semblait si sale. Le vampire ferma les yeux, aussi fermement qu'il le pouvait et laissa une de ses mains cacher ce visage d'ange qu'il avait. Il y avait quelques jours, Elena l'avait pourtant remarqué. Alors qu'elle faisait ses courses dans un centre commercial situé près de chez elle, William avait eut le malheur de se rapprocher trop d'elle, sachant pourtant qu'elle était en plein dans sa période de transformation. Par conséquent, ses sens étaient plus développés, et elle avait réussit à sentir son odeur. C'est alors commencé une course après la montre. Le jeune homme s'était mit alors à la perdre dans les rayons, tandis qu'elle semblait le suivre à la trace. Il avait alors décidé, à regret de disparaitre, comme il savait si bien le faire, à travers la foule du bâtiment. Même s'il s'était considérablement éloigné de la jeune femme, il avait ressentit un énorme vide l'assaillir et une tristesse plus profonde mêlée à un sentiment si frustrant qu'il était atroce de le ressentir : Le faux-espoir.

Depuis, William n'était pas revenu voir Elena, mais il avait décidé de changer ça. Aujourd'hui, même. Bien sûr, cette fois, il attendrait qu'il fasse nuit. Au moins.. Elle dormira profondément et il n'y aura aucun risque pour le vampire de se faire voir.

****
La nuit avait été bien entamée lorsque le vampire marchait dans les rues de San Fransisco. La lune n'était pas pleine mais était si lumineuse et si contrasté que William se demanda durant quelques minutes si cela était un signe. Le brun, ce soir, était confiant et de très bonne humeur; ne pas voir Elena durant quelques jours avaient réussit à le mettre dans un état profond d'amertume et de mauvais sentiment. Ça c'était d'ailleurs prouvé lorsqu'il avait réussit à attraper un lycan qu'il recherchait depuis plusieurs semaines. Après sa rencontre avec Elena, il était conscient que tuer des lycans serait un acte plutôt difficile pour lui, mais d'un autre côté, s'il voulait sauver les apparences et ne pas mettre la vie de sa louve en danger, il devait continuer à exécuter sa mission. Depuis, il en avait déjà tué deux. Score plutôt médiocre pour un chasseur comme le vampire, mais au final, il s'en fichait. Seule Elena était devenu importante à ses yeux. Les rues étaient désertes, en cette douce nuit et le jeune vampire se demanda si c'était à cause des pluies qui avaient martelés le sol durant la journée ou à cause du fait que nous étions un jeudi soir. Passant une de ses mains dans ses cheveux bruns, il repensa vaguement à sa journée où il avait rencontré Erwan Black, un elfe tout à fait charmant et avec qui, il eut plaisir à bavarder de la France, de l'économie et du temps. Le vampire aurait voulu que le monde soit fait de plus de personnes aussi saines d'esprit. Malheureusement, le vampire avait dû couper court à leur discussion, beaucoup trop en manque de sang et ayant de plus en plus besoin de voir Elena. Sentant une bourrasque de vent s'infiltrer sous son tee-shirt et dans ses cheveux, le vampire grogna calmement et redressa correctement le col de sa veste en cuire. Les mains dans les poches, l'esprit tranquille, il finit enfin par arriver devant l'immeuble de sa bien-aimée.

La lumière de son appartement était allumée et le jeune homme fronça les sourcils tout en portant un regard rapide à sa montre : Une heure et quart. Normalement, la jeune femme dormait toujours à cette heure-ci. Fronçant les sourcils, il sentit la nausée lui monter en émettant l'hypothèse qu'elle soit avec un homme. Se concentrant sur son appartement, il analysa à l'aide de son pouvoir les personnes présentes dans l'appartement de sa petite-amie. Mis-à-part Elena et la petite chatte qu'il lui avait offert, il n'y avait personne d'autre. Repensant au chaton tigré qu'il avait trouvé abandonné dans une poubelle de son quartier, un sourire en coin s'immisça sur ses lèvres fines. Lors des envies d'Elena, en retirant celle de le revoir, il y en avait une autre, qui était d'avoir un chat. William avait trouvé l'occasion parfaite et avait déposé le petit chaton de quelques jours devant sa porte, bien au chaud dans un carton. Comme il l'avait prévu, Elena l'avait tout de suite et s'était occupée de cette petite chatte avec amour. Ça lui avait occupée l'esprit durant quelques jours, mais William s'était souvenu de la grimace qu'il avait tiré lorsqu'il revoyait son image planer dans la tête de son amour. Revenant doucement au présent, le jeune homme sentit son sang ne faire qu'un tour en apercevant sa louve sortir de son immeuble et se diriger d'un pas rapide vers une ruelle sombre. Le brun grimaça. Par Dracula, qu'as-tu prévu de faire comme bêtise, Elena ? Cette dernière s'arrêta brusquement et se retourna en direction de William. Surprit, le vampire se cacha dans l'ombre et parut invisible dans sa demeure. Quel idiot. Un peu plus et il se faisait prendre. Soupirant longuement, il observa la jeune femme s'éclipser dans l'obscurité et décida de la suivre. Comme toujours.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Lun 25 Oct 2010 - 16:36

S’emparant de la télécommande, elle éteignit l’écran tout en lâchant un soupir las. Cela devait bien faire la dixième fois qu’elle regardait ce film depuis deux bon mois. The Notebook a toujours été l’un de ses films préférés, et lorsque la jeune femme n’a pas le moral elle se le regarde de nouveau. Et voilà bientôt deux mois, qu’un air triste était ancré sur les traits de son visage, sans que rien ne puisse y remédier. Machinalement elle caressa Babou qui dormait à ses côtés, les quatre fers en l’air. La petite chatte se mit de suite à ronronner, forçant sa maitresse à continuer ses caresses en cherchant sa main du museau. Elena ne put empêcher un petit sourire amusé apparaitre sur ses lèvres rosées. La compagnie du chaton lui plaisait plus qu’autre chose, elle se sentait moins seule. La façon dont elle l’avait eu restait tout de même étrange, l’ayant trouvé sur le pas de sa porte dans un carton. Elle ne connaissait personne dans l’immeuble et mis à part un certain vampire, personne ne connaissait son lieu d’habitation. Bien qu’elle ne pensait que le chat provenait du jeune homme, inconsciemment elle l’espérait. Jetant furtivement un coup d’œil à l’horloge qui trônait au dessus de la porte de son salon, elle lut OOh30.

Elle n’avait pas envie d’aller se coucher, et elle en avait plus que marre de se morfondre sur elle-même tous les jours. D’avoir sans arrêt le même visage dans son esprit, de ne pas voir ses recherches aboutir sur quelque chose de concret, d’avoir cette sensation de vide, de manque constant, et qu’il lui était tout bonnement impossible à combler. William Foster la rendait dingue. Depuis qu’il l’avait laissé chez elle, avec pour seul souvenir de lui son tee shirt, elle n’était plus elle, la tristesse et l’incompréhension la grignotant de l’intérieur. Et tout ceci commençait peu à peu à se transformer en haine à l’égard du beau blond. Elle l’aimait autant qu’elle le détestait. C’était un sentiment contradictoire pour le brunette, quelque chose qu’elle n’avait jamais jusqu’alors ressenti, elle était donc perdue, hésitante, elle n’avait plus rien à quoi se raccrocher en fait. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas de nouvelles, pourquoi il ne cherchait pas à la voir. Des questions qui resteraient certainement sans réponses. Deux mois, c’était long, bien trop long. Le temps passait lentement, elle ne faisait plus rien de ses journées, elle avait démissionné de son travail, elle en était devenue lamentable.

Soufflant d’agacement, elle se redressa et se dirigea dans sa chambre. Jetant un coup d’œil sur son lit, elle vit le tee-shirt du vampire. Il n’avait pas bougé de place, il était toujours là, sur son lit. Très souvent, elle collait le tissu à son nez, inhalant l’odeur d’un blond qui lui manquait, mais peu à peu son parfum disparaissait, tout comme les souvenirs du vampire qu’elle avait. Plus elle repensait à leur rencontre, plus le souvenir s’usait, à son plus grand désarroi. Elle avait la sensation de le voir flou dans son esprit, son image devenait moins clair, moins distincte. Elena essayait tant bien que mal de raviver ce souvenir, se concentrant parfois des heures pour ça, mais elle n’arrivait plus à grand-chose. Et pour la première fois de sa vie, la brunette avait envie d’abandonner tout espoir. Ce n’était peut-être qu’un rêve, tout ce qu’elle avait vécu n’était peut-être qu’illusion. William était peut-être tout simplement un beau parleur, il s’était peut-être tout simplement fiché d’elle. C’était plausible après tout. Ce qu’il avait voulu dire par « Je doute que l'on puisse se revoir un jour et cependant si c'est le cas, fuis. Fuis-moi pour ta survie. » c’était tout simplement si je te revois je te tue. Quelque chose dans le genre.

Ses illusions retombant à néant après ces réflexions, elle se leva, tout en balançant le tee-shirt de William par terre. A présent elle détestait le jeune homme qui lui hantait l’esprit. Elle devait l’oublier, passer à autre chose. Et pour ça, elle avait décidé de sortir. A cette heure-ci elle était sur et certaine qu’il y aurait encore du monde à un bar. Se dirigeant à son armoire, elle en sortie une mini-jupe en jean, des collants noirs, et un débardeur noir au décolleté plutôt plongeant. D’ordinaire il était rare qu’elle sorte habillée de cette manière, mais voilà, elle comptait sortir de sa bulle, être l’autre Elena, une « rebelle »,pour ce soir. Elle se rendit dans sa salle de bain, s’habilla, et se posta devant sa glace. Elle mit juste du mascara et entoura d’un trait fin ses yeux à l’aide d’un crayon noir, puis elle rajouta du gloss rose sur ses lèvres. Pour ses cheveux, elle les releva en un chignon, d’où s’échappait quelques mèches rebelles. Satisfaite, elle tenta de faire un sourire à son reflet, mais c’était comme si elle ne savait plus sourire. A l’aide de ses doigts elle tendit ses joues pour qu’un semblant de sourire apparaisse sur ses lèvres. C’était peine perdue. Tant pis. Elle ne ferait que de petits sourires en coin ça ira très bien.

Enfilant ses bottines noires en cuir, et sa veste noir en cuir, elle caressa furtivement Babou, ce dernier lâcha un petit miaulement, et retourna se coucher sur le canapé. Elena empoigna son sac à main, et sortit. Prenant soin de fermer la porte à clé, et de cacher ces dernières sous le paillasson, elle dévala les escaliers de son bâtiment et ne mit pas longtemps à se retrouver à l’air frais. Alors qu’elle commençait sa marche, elle détourna instinctivement sa tête à l’opposé de l’endroit où elle voulait se rendre, et son cœur loupa un battement. Il était là, elle le sentait, elle en était persuadée. Ce n’était pas la première fois qu’elle le croisait. Plusieurs fois elle l’avait senti en train de la suivre, seulement il n’était jamais venu à elle. Et la fois dans supermarché, elle l’avait presque retrouvé. Seulement il avait réussi à la semer. Il était là, non loin d’elle, et d’une certaine manière ça la rassurait. Faisant mine de ne pas l’avoir vu, elle repartit dans sa direction première. Marchant pressement, elle ne mit que dix minutes pour arriver à sa destination. Elle ne s’était pas retournée une seule fois durant le trajet, et elle en était plus fière. Et puis, il y avait peu de chance qu’il soit encore derrière elle. Et même si elle voulait le détester pour ce qu’il lui faisait subir depuis 2 mois, le savoir dans les parages réchauffait son cœur.

S’arrêtant devant un bar, elle vit de suite qu’il était plein à craquer, et la musique résonnait dehors. Lorsqu’elle s’engouffra dans la fête, l’odeur de cigarette, d’alcool, de renfermé lui piqua le nez, mais elle continua son avancée jusqu’au comptoir. Prenant place sur un des malheureux sièges vides, elle s’accouda au bar, et attendit patiemment qu’on la serve. Le barman ne tarda pas à arriver vers elle, et d’une voix pressée lui demanda ce qu’elle souhaitait boire. A cela, elle répondit :

- Un mojito s’il vous plait.

Il ne fallut pas moins de 2 minutes pour recevoir sa commande, que déjà le barman repartait à l’affut d’autres clients. Elena n’avait pas l’habitude de fréquenter ce genre d’endroit, de fête où à cette heure ci, les gens qui s’y trouve sont tous ivres. Comprenant de moins en moins pourquoi elle se trouvait ici, elle but cul sec son mojito, et en commanda un deuxième. Au bout du cinquième, la jeune femme était totalement saoule, elle planait clairement. C’était une drôle de sensation inconnue jusqu’à ce jour, mais très amusante pour Elena. Un sourire béat était posé sur ses lèvres, et tout en parcourant la salle du regard, elle crut rencontrer des yeux bleutés, des yeux connus, des yeux qui lui manquaient. Sans réfléchir, elle décida de tenter une folie. Une folie dont elle n’aurait jamais été capable de faire si elle n’avait pas de l’alcool qui coulait à flot dans son sang. La brunette se dirigea au milieu de la piste, et sur l’air de la musique elle se mise à se déhancher, à danser, à s’amuser comme jamais elle n’avait osé le faire. Mais elle avait une autre idée bien précise en tête.

Lorsqu’il vit un homme au cheveux noirâtre et au regard vert perçant s’avancer vers elle, elle ne se recula pas, loin de là. Il faisait bien une tête de plus qu’elle, et s’ensuivit une danse charnelle entre les deux jeunes gens. Les yeux clos, Elena ne répondait plus d’elle-même, plus de ses mouvements, elle se laissait doucement guidé par le bel inconnu. Toujours le même sourire béat sur ses lèvres, et ses paupières s’ouvrirent, pour laisser apercevoir deux billes chocolats brillantes à souhaits. L’homme posa ses mains sur les hanches de la louve, tandis que cette dernière entoura la nuque de l’homme. Ne portant plus tellement attention au garçon avec qui elle dansait, elle chercha de nouveau dans la salle celui qui occupait toutes ses pensées, celui pour qui elle faisait tout ce manège, toute cette mise en scène. Elle ne tarda pas à voir deux yeux d’un gris métalliques la jauger avec attention, et elle put y lire de l’énervement. Satisfaite, elle voulait le pousser à bout, elle voulait le pousser à ce qu’il vienne vers elle, à l’avoir près d’elle, et non pas derrière elle quand elle ne pouvait le voir, ou à des mètres d’elle. Elena en rajouta une couche lorsqu’elle rencontra le regard verdâtre de son danseur, et qu’elle posa ses lèvres sur les siennes. A sa plus grande satisfaction il ne la repoussa pas bien au contraire. Ravie, elle embrassait violemment le brun, se collant de plus en plus contre lui.

Seulement ce dernier ne voulait pas simplement de baisers ou de danse charnelle, non il voulait bien plus, et Elena ne le comprit que bien trop tard. Très vite, il se décolla de ses lèvres, et tout en enlaçant sa fine taille, il la fit passer à travers la foule de personne qui dansait jusqu’à ne plus avoir de souffle. Au début la brunette ne comprit pas pourquoi il se dépêchait de changer d’endroit. Mais lorsqu’elle vit que de plus en plus ils s’éloignaient de la fête, la peur la prit au ventre, et elle tenta tant bien que mal de se détacher de l’étreinte trop lourde et agaçante de l’homme. Seulement elle n’arrivait strictement à rien. Elle se misa à hurler « A l’aide » à plein poumon, mais personne ne l’entendait, et la claque qu’elle reçut sur la joue la fit se taire un petit instant. Cet homme qui avait su se montrer désirable quelques instants auparavant n’était en fait qu’un libertin, qu’un homme qui ne cherchait que le sexe dans ces soirées là. Et comme une gourde, elle était tombée dans ses filets. Elle se remise à crier de plus belle, à se débattre lorsqu’elle vit la porte de secours à quelques pas d’eux. De nouveau elle reçut une baffe violente et lorsqu’il lui agrippa les cheveux, il se stoppa et lâchant durement :

- Maintenant tu la fermes, ou ça va finir bien plus mal que tu ne le penses.

Elena contracta les mâchoires, et se tut jusqu’à ce qu’il l’emmène dehors. Claquant la porte de secours, elle espérait intérieurement que William l’avait suivi des yeux, qu’il n’allait pas tarder. Mais qu’est-ce qu’il faisait ? Pourquoi mettait-il si longtemps ? La peur lui brulait l’estomac, elle tremblait de toute part, n’osant imaginer ce que cet épouvantable homme allait lui faire subir. Il empoigna fermement son bras, et la tira de force plus loin dans la rue déserte et sombre. La brunette s’égosillait en criant à tue-tête :

- Lâchez-moi espèce de salaud.

De nouveau elle se prit une violente claque sur la joue. Cette dernière lui brulait ardemment la peau, et le regard noirâtre qu’elle lança à l’homme qui la martyrisait gratuitement, parut amuser le susnommé. Si elle avait était en louve, elle lui aurait cassé les côtes une par une. En plus de se faire violenter, l’alcool ne faisait pas bon ménage dans son organisme et des hauts le cœur ne tardèrent pas à la prendre de court. Faisant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas se laisser abattre, pour être plus forte que ce qui lui arrivait, elle fut soudainement pousser contre un mur. Un cul de sac. Caché derrière les bennes à ordures, personne ne pouvait les voir, au plus grand désarroi et la plus grande crainte d’Elena. L’homme commença à l’embrasser avec ardeur, et la jeune femme répondit au baiser en lui mordant violemment la lèvre. Ce geste ne dut pas lui plaire, puisqu’elle se prit un coup de poing dans le ventre. Un gémissement de douleur s’échappa instantanément de ses lèvres. Déglutissant difficilement, elle sentit très vite une main baladeuse se glisser sous sa jupe. De suite, la jeune femme se débattit de plus belle, refusant d’être souillée de la sorte. Le pire cauchemar qu’une femme puisse avoir, elle était en train de le vivre. Seule, perdue, se sentant stupide et regrettant d’avoir voulu jouer avec le destin, son destin, ainsi, des larmes de peur se mirent à couler sur ses joues, rendant ces dernières noires de maquillage.

Le brun se rapprocher de son oreille et lui murmura :

- Tu vas gentiment te laisser faire, et tout se passera bien.

Regardant la jeune femme d’un air dur, lui faisant clairement comprendre que si elle refusait de se soumettre à lui, elle le paierait chère, elle paierait certainement le prix de sa vie. Mais elle n’était pas prête à baisser les bras de suite, et malgré ses nausées de plus en plus rapprochées, elle lâcha d’une voix glaciale :

- Plutôt crever.

Et sur ces mots, elle cracha à la figure de son agresseur. Ce qui n’eut pas pour effet de le mettre de bonne humeur, loin de là. Des injures glissèrent de ses lèvres, il les criait, les beuglait, si bien qu’Elena ne comprenait pas le moindre mots de ce qu’il disait. Elle reçut plusieurs claques, des coups de genoux dans le ventre, si bien qu’elle finit par s’écrouler par terre, incapable de tenir plus longtemps sur ses jambes. Seulement, l’homme ne semblait pas en avoir finit avec elle. L’empoignant par les cheveux, il la força à se redresser, la plaquant violemment contre le mur de pierre. Les larmes ne cessaient de couleur sur les joues de la jeune femme, anéantie. Impuissante, elle sentit avec dégout les mains de l’homme se glisser sous son tee-shirt, sous sa jupe. Elle était incapable de faire le moindre mouvement, d’avoir une parcelle de pensée cohérente. Cette nuit, elle allait être souillée, tout ça pour avoir voulu forcer le destin à lui faire rencontrer de nouveau William. L’amour la tuera, c’est certain.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Ven 26 Nov 2010 - 23:25

William se mit à suivre Elena, attardant ses pensées sur certains détails qui faisait hoqueter de surprise le brun. En effet, malgré la pénombre de la nuit, sa vision n'en voyait pas moins et le vampire fut surprit de voir comment s'était habillée sa louve. C'était provocant, voire vulgaire. Et William détestait ça. Réellement. L'impression que la nuit serait certainement longue effleura son esprit et comme pour se répondre subtilement, il haussa les épaules. Le temps ne comptait plus lorsqu'il le passait en compagnie d'Elena, même si cette dernière ne le voyait pas et ne savait absolument pas qu'il était là, tout près d'elle, si près... Un soupir s'échappa des lèvres de William. Caché dans l'ombre, il épiait la jeune femme, regardant de tous les côtés si, dans la tenue qu'elle portait, elle n'attirait pas trop les regards, particulièrement ceux des pervers ou de détraqués ayant des idées plutôt malsaines. Il fallait se l'avouer, jamais William n'avait été aussi protecteur avec quelqu'un. Elena était la seule. Elle réussissait à hanter ses pensées, à revenir sans cesse dans tout ce qu'il faisait; de dormir à chasser. Il l'avait toujours en tête. Et puis... Cette sensation de manque, de besoin si intense que ça en percerait l'intestin. Une voix lui murmura doucement que l'amour était sentiment de douleur et de plaisir, mais il chassa bien vite cette pensée. Sa petite brune s'arrêta devant un bar, qui semblait à première vue irlandais. William se mordit la lèvre inférieure. De tout son être, de tout son cœur, il espérait avec prestance et espoir qu'elle ne ferait pas cette erreur, qu'elle ne rentrerait pas dans ce pub et qu'elle déciderait de rentrer tranquillement chez elle. Mais non. Comme si elle l'avait entendu, mais qu'elle tentait de ne pas l'écouter, de le fuir, de l'oublier, elle laissa ses talons claquer contre le bitume et pénétra rapidement dans les lieux.

William fit la grimace. Rentrer dans ce genre d'endroit le mettait mal-à-l'aise, non seulement parce que le bar était rempli à ras bord, mais aussi parce que les bars bruyants, grouillant de filles en manque d'alcool ou de drogue, de garçon qui tentait d'assouvir leurs pulsions sexuelles. Le vampire était à quelque mètres de ledit lieux, mais il arrivait sans mal à sentir l'odeur amer et piteuse qui s'échappait du pub. Puis, il eut une pensée pour Elena. Le brun ignorait totalement ce qui l'avait décidé à se rendre dans un tel endroit, mais il ne pouvait pas la laisser seule. Il était presque certain qu'elle aurait besoin de lui, à un moment ou un autre. Cette pensée le remotiva et le jeune homme gonfla ses poumons. Prêts à rentrer dans un lieu confiné, plein à craquer d'humains, William se mit à avancer d'un pas déterminé. Sur de lui, il poussa quelques personnes qui se situaient dans l'entrée et passa souplement de chaque côté des groupes, allant de droite à gauche, passant d'un mouvement vif à un mouvement lent, presque intentionné. L'intérieur du bar était aussi miteux que l'extérieur; l'odeur était nauséabonde, désagréable, l'endroit était petit, mais absolument pas chaleureux, et William était presque sur que question hygiène, il ne devait pas remporter la palme. Un brouhaha pénible se faisait entendre, en plus de la musique qui explosait les tympans du vampire. Sa super ouïe de vampire lui était terriblement déplaisante en ce moment-même et il tenta de se concentrer sur autre chose que sur ses oreilles qui sifflaient atrocement. William ferma les yeux quelques secondes et tenta de sentir la présence d'Elena à travers la masse de chair humaine qui profitaient de la vie, à leur façon. Il avait eut raison de se nourrir avant de rendre visite à sa louve, ses pouvoirs étaient plus puissants, plus contrôlables; ainsi, ce ne fut pas difficile de faire silence dans son esprit de télépathe. Avec patience et résolution, il laissa ses instincts naturels revenir à leur nature d'origine, son côté traqueur reprit le dessus et malgré le fait qu'Elena ne soit pas en lycan, elle gardait néanmoins sur elle, l'arôme prenant et atypique de sa race. Il n'eut pas de difficultés à la sentir, ni à entendre ce qu'elle disait, malgré le bruit désagréable des conversations et de la musique qui fanfaronnait à n'en plus finir.

- Un mojito s'il vous plait.

William rouvrit les yeux avec promptitude. Sa voix avait résonné en lui si fort et si distinctement qu'il crut un instant qu'elle se trouvait à ses côtés. Un sourire fleurit sur les commissures de ses fines lèvres. Il savait précisément où elle était. La sentir s'avérait être plus facile que de lui échapper. Humant avec profondeur son parfum capiteux, il se rapprocha du bar et longea la piste de danse. Il s'installa dans un coin, dans l'obscurité, son corps entièrement reposé contre le bitume, une jambe légèrement relevée. Puis... Il l'observa. Car, au final, c'est ce qu'il savait de mieux faire au monde. L'observer en silence, l'admirer dans toute sa splendeur secouer ses cheveux ou sourire vaguement. Il était certainement plus doué que pour la traque aux lycans. Et pourtant.. Dracula sait à quel point il doit être le meilleur dans sa catégorie. William fronça doucement les sourcils en voyant Elena boire un verre, puis deux, puis trois et encore un, et encore un. Elle semblait ne plus savoir ce qu'elle faisait, guidée par un besoin qui semblait plus profond qu'une passade. Inquiet, le vampire se demanda quelques secondes s'il ne valait mieux pas aller la voir, puis la ramener de force chez elle. Puis, elle bougea. Surprit, il tenta de se reculer d'avantage, oubliant complètement que son dos était calé contre le mur. En l'observant bien, un petit sourire béat était collé à ses lèvres rosés par la chaleur, ses joues et le bout de son nez étaient plus rouges qu'à leurs habitude, comme si elle avait incroyablement chaud et elle puait l'alcool. Son sang n'avait plus la même particularité, bien qu'il ait une trace perceptible de son ADN de lycan, il était entiché par celui de l'alcool. Le brun soupira. Avec son expérience, il savait que ces deux-là n'étaient pas un bon mélange. Surtout pour elle. William fut agacé de la voir complètement soule, mais il fut brusquement énervé lorsqu'il l'aperçut aller sur la piste de danse pour commencer une danse exubérante et Ô combien délurée. Avec discrétion, le vampire se rapprocha de la piste de danser, s'accoudant aux barrières en plastique qui entouraient la piste. Il eut une hésitation. Une seule. Puis, il se retint en voyant arriver un jeune homme d'une vingtaine d'année. Celui-ci avait les cheveux noirs, assez ébouriffé et ne ressemblant qu'à un humain. Un bout de viande sur pattes. En quelques secondes, celui-ci avait encerclé la fine taille d'Elena et cette dernière avait répondu à son geste, en plaçant ses mains sur sa nuque. Tous les deux se mirent alors à danser, à gesticuler ensemble dans un rythme qui semblait leur appartenir. Une danse charnelle. Une danse virevoltante de sous-entendus. La jalousie se mit doucement à pourrir le cœur sans vie de William, qui ne pouvait regarder ailleurs que dans leur direction, assistant en directe à ce spectacle de débauche. Puis, une souffrance sans nom se mit à tirailler ses entrailles, à arrêter son sang de circuler correctement, à lui donner une envie de crier, de se rouler par terre à cause de cette fichue douleur qui s'infiltrait dans chacun de ses membres, de ses organes, de ses veines. L'envie de mourir sur le champ fut plus que tentante, à l'instar de cette douleur sans nom, ce ne serait que pur plaisir.

Devant lui, une torture se mettait en scène, se déroulant sous ses yeux sans qu'il n'y puisse faire quelque chose. Elena et l'inconnu - cet humain répugnant - était pile en train de s'embrasser. Mais pas un simple baiser, non... Un baiser passionné, enflammé, à tel point que William se demanda un instant si elle ne le connaissait pas d'avant, si ce n'était pas son amant, ou quelque chose du style. Avec rapidité, il se concentra sur l'homme en question, se faisant violence pour ne pas lui soumettre un châtiment morale, lui envoyant une décharge ou le faisant devenir fou. Il scanna son esprit et n'y décela aucune fois l'image de sa chère et tendre. Sentant une colère sans nom grimper en lui pour remplacer la douleur incommensurable qui s'accaparait de tout son être, William fit volte-face. Il devait sortir. Tout de suite. Maintenant. Il plaça deux de ses doigts sur l'arrête de son nez, un peu en dessous de son front et ferma les yeux. Puis, il se mit à marcher, dans cette même position. Il évita avec brillance les humains qui venaient à sa rencontre ou qui étaient sur son chemin, habitué à se laisser guider seulement par son instinct de vampire. Avec grâce et vivoté, il sortit du bar et se retrouva en plein milieu de la route goudronnée. Rouvrant les yeux, il souffla longuement. Son cœur était si lourd... C'en était douloureux, dolant, comme si des milliard de petites lames acérées pénétrèrent toutes en même temps dans son organe vital. A côté de ça, sa transformation n'avait été qu'une vague partie de plaisir ! Le vampire était ravagé de la voir aussi différente, terrifié d'être autant attaché à elle et profondément écœuré par ces mystères, ce sentiment de l'amour qu'il avait trouvé durant un instant envoutant, prenant. Il ne désirait plus qu'une chose à présent, s'enfuir. Aller loin, très loin, terriblement loin. S'enfoncer dans les profondeurs des forêts elfiques ou sombrer dans les Enfers. Qu'importe. Rien ne serait aussi douloureux que tout ceci. Ses muscles étaient endoloris, comme s'il venait de pratiquer un exercice de taille, presque insurmontable. Il avait été idiot. Naïf, même. Comment une lycan et un vampire peuvent s'aimer lorsqu'on sait que leurs deux races a presque été faites pour s'entretuer ? Il est techniquement impossible que tous les deux tombent amoureux l'un de l'autre. Tout ceci n'avait été qu'un rêve, qu'une illusion, qu'un panier de mensonges. Et pourtant... William passa deux de ses doigts sur ses lèvres, se souvenant comme si c'était hier de la sensation d'avoir embrasser les lèvres d'Elena. Un frisson le parcourut, remontant jusqu'à l'échine de son dos. Un frisson de plaisir. Il était rare que le jeune homme en ait, mais il remarqua qu'à chaque fois qu'il repensait à Elena contre lui, à son corps brûlant contre son torse, à leurs lèvres qui s'embrassaient et qui les faisaient planer. Non, il était irrémédiablement amoureux d'Elena Carter. Il ne pouvait plus en douter et la jalousie qu'il avait ressentit ce soir en la voyant avec un autre ne pouvait qu'appuyer et approuver ce fait. Il l'aimait.

Soupirant longuement, il se retourna vers le bar et remarqua alors qu'il s'agissait du bar concurrentiel des Trois Trolls. Il en avait vaguement entendu parler mais n'avait jamais vérifier cette fameuse rumeur qui disait qu'un autre bar aux allures dévergondées avait ouvert ses portes récemment et, qu'en plus d'accueillir des humains par centaines, ils faisaient n'importe quoi. Certaines personnes disaient qu'il y avait une porte, dans l'arrière boutique qui menait droit à une ruelle de l'avenue magique. Bien sûr, William n'avait pas prit soin de vérifier, trop occupé à surveiller Elena. Le vampire se promit de prévenir sa famille de cet endroit ou des personnes du ministère de la magie afin qu'il soit fermé. Aucune surveillance magique, seulement des humains et une porte qui mène droit à leur monde. Plutôt dangereux. William soupira et son esprit se laissa aller par l'image d'Elena; il voulait la revoir. Même si elle était en train d'embrasser un autre garçon. Qu'importe. Il avait fait le choix de l'abandonner afin qu'elle vive une vie sans lui, une vie paisible et sans danger. Elle était donc dans ses droits en agissant ainsi, même si cela ne lui plaisait pas. Elle avait raison. Passant une main dans ses cheveux bruns, il fit ensuite craquer ses articulations et sursauta presque en entendant un appel au secours. La voix de sa douce lui résonnait dans l'esprit, une fois encore, comme si elle était tout près de lui. Elle criait, à s'en déchirer la voix, à s'exploser les poumons, elle demandait de l'aide. Il n'en faut pas plus à William pour se précipiter vers l'entrée du pub. Sans faire attention à qui il bousculait, le vampire regarda tout autour de lui, esperant retrouver Elena afin de l'aider. Paniqué à l'idée qu'il est pu lui arriver quelque chose alors qu'il était dehors en train de s'apitoyer sur son sort, une boule d'angoisse se forma au creux de son ventre, remontant jusqu'à sa gorge et appuyant sur sa pomme d'Adam, avec puissance. Il poussa à l'aide de ses mains les gens qui se trouvaient sur son passage, envoyant valser tout ceux qui lui barrait la route ou qui le ralentissait dans sa quête. Essayant de sentir l'effluve de la lycan, celle-ci fut presque invisible, l'odeur principale étant celle de la transpiration, de l'alcool et de la cigarette qui embaumait l'air de vague blanche assez opaque, au final. Le brun parcouru la piste de danse, poussant les gens et essayant de retrouver la trace de son amante. Puis, il décida de se diriger vers les endroits les plus sombres; parcourant un couloir, il entendit alors des voix qui devinrent de plus en plus claires à chaque pas qu'il faisait.

- Tu vas gentiment te laisser faire, et tout se passera bien.

Ne reconnaissant pas cette voix, le vampire étonné quelques secondes s'arrêta dans le couloir. Curieux, il laissa son pouvoir de télépathe faire le reste et il se projeta un court instant dans l'esprit de l'homme qui venait de parler d'un ton menaçant. Directement, il reconnut l'esprit qu'il avait visité, le dernier d'ailleurs. Celui de l'homme qui dansait avec Elena et qui l'avait embrassé. Le vampire fronça les sourcils et regarda ce qu'il avait raté dans les souvenirs tout récent de l'homme en question. Il ne vit que quelques images, très vagues, mais très explicites. On pouvait aisément le voir emmener sa louve à la sortie de secours et essayer de profiter d'elle. Lorsqu'il aperçut le regard qu'elle lui avait lancé, il se souvint que c'était exactement le même qu'elle lui avait fait lors de leur bataille. Avant que cela ne tourne à une scène romantique et à fleur de peau. Puis, William avait vu les coups, il avait sentit l'excitation du brun monter en lui, essayant de mettre ses mains dans des endroits plus qu'intime. Et il l'avait frappé, encore et encore. Le vampire rompit la connexion, ne supportant pas de voir des images aussi trash. Ça aurait été n'importe qui d'autre, le vampire aurait tourné le dos et serait partit, comme si de rien n'était et oubliant carrément ses souvenirs tragiques. Mais là... Là.. Il s'agissait de sa louve, de son amour, d'Elena.

- Plutôt crever.

Un énième frisson parcourut William. Et il eut l'image de sa bien-aimée morte dans une ruelle, nue. Une vague de colère se mit à bouillonner alors en lui. Il revoyait l'homme danser avec elle, la toucher comme si elle lui appartenait, l'embrasser comme si elle était sienne, la frapper comme si... Elle n'était qu'un objet. La rage le submergea sans qu'il ne s'y attende, il se mit à trembler avec intensité et ses prunelles devinrent rapidement rouge écarlate, sanglante. Ses canines se mirent à sortir automatiquement de sa lèvre supérieure et une pulsion le poussa à continuer sa marche. Il allait le tuer. Personne ne touchait à Elena. Personne ne lui faisait du mal et encore moins essayait de profiter d'elle. Un grondement sourd sortit de la gorge du brun et le bruit résonna à travers le vaste couloir, comme un écho qui ne fit que s'accroitre à chaque répétition. Se mettant à courir à vitesse vampirique jusqu'à la porte de la sortie de secours, il explosa cette dernière grâce à son pied droit. Le bout de bois atterrit contre le mur d'en face et se brisa en mille morceaux où une vague de poussière s'en échappa. Enragé comme jamais, William passa l'entrebâillement de l'ancienne porte et se retourna vers l'inconnu. Il fut d'avantage dans une rage noire lorsqu'il aperçut qu'il tenait Elena par les cheveux, l'obligeant à se coller contre le mur. Il n'hésita plus et tandis que l'homme, peu rapide se retourna à peine vers lui, surprit par le fracas de son entrée, le vampire lui rentra en plein dedans. Il dû lâcher Elena sous le coup de la surprise et celle-ci tomba à terre. Ne la prenant pas en compte en premier, il voulait régler le compte de ce salaud qui avait osé lui faire du mal. Se mettant sur lui, tandis qu'il était couché à terre, William l'assailli de coup de poings, tous plus fort les uns que les autres et ne se gênant pas pour user de sa force vampirique. Une fois que son visage fut ensanglanté, il se releva et l'attrapa par la gorge, comme une vulgaire fourmi qui ne pesait pas plus lourd qu'une feuille. Le révélant du sol, il se mit à serrer sa poigne. Tout en faisant cela, il l'approcha du mur contre lequel il avait essayé de violer sa bien-aimée et cogna sa tête dessus, très fort et à plusieurs reprises. Puis, il le laissa tomber à terre. Celui-ci s'écrasa au sol et un gémissement de douleur sortit de ses lèvres. N'ayant pas finit de lui régler son compte, William s'abaissa doucement à lui, et laissa ses prunelles rouges vifs se perdre dans celles à présent noires de son interlocuteur.

- Personne ne touche à ma fiancée. Et crois-moi, rien que pour avoir oser la toucher de la sorte, tu ne vas pas t'en sortir en vie.

Une fois dit, il se redressa et lui donna d'innombrables coups de pieds dans le ventre. Le brun recracha du sang et l'odeur donna une idée parfaite pour la mort de cet individu. Se baissant gracieusement, il le releva d'une main et le colla contre une benne à ordure. Ses canines supérieures, déjà sortit trouvèrent avec simplicité la veine principale de sa nuque. Le mordant violemment, il lui arracha une partie de sa peau et la recracha par terre, puis, sans aucune hésitation, il se mit à lui boire son sang, le suçant sans réel plaisir, plus par esprit de vengeance. Il allait lui arracher la vie, le tuer avec souffrance et il sentait justement cette effluve disparaitre, se dissiper avec rapidité. Dans quelques secondes, il serait mort. Avec précision, William entendait le rythme du cœur de sa victime battre de plus en plus doucement. Puis... Il s'arrêta de battre, tout simplement. Rassasié, le brun sortit ses canines de son cou et le laissa tomber à terre, comme une vulgaire poupée de chiffon, un jouet cassé. Il soupira et respira longuement. Il sentait qu'il avait encore du sang autour de bouche et certainement dans son cou, comme à chaque fois qu'il se nourrissait d'un humain, d'ailleurs. Il se retourna rapidement vers Elena et s'aperçut qu'elle avait assisté à toute la scène, bien qu'elle soit couchée au sol, ses genoux repliés contre sa poitrine. William se rapprocha d'elle à pas lent et attrapa d'un geste vif le vêtement que l'individu mort portait. Il s'essuya la bouche et le cou, puis balança le vêtement au sol. Avec volonté, il rentra ses canines dans sa lèvres supérieurs et peu à peu qu'il se rapprochait d'Elena, ses yeux redevinrent plus claires et retrouvèrent leur bleu ancestrale. Il avait eut peur de l'avoir effrayer. Il est clair qu'il aurait préféré qu'elle n'assiste pas à ce spectacle, mais William n'avait pas eut la patience d'attendre et de le tuer plus tard. La rage l'avait transformé en un monstre sanguinaire et l'envie de faire souffrir, de faire mal l'avait remporté sur son côté plutôt pacifique, en temps normal. Précautionneusement, il s'abaissa à la hauteur de sa douce et lorsqu'il s'aperçut qu'elle ne le craignait pas, malgré ce qu'elle venait de voir, il en fut rassuré. Elena était comme paralysée, elle ne bougeait plus et laissait juste ses yeux chocolatés le regarder, avec détails et précisions. Il examina silencieusement les dégâts que son ancienne victime lui avait causé; elle avait des bleus sur le visage et quelques égratignures, son blouson en cuir était déchiré et elle se retrouvait en mini-jupe avec un décolleté plongeant dans la rue. Couchée. Sans hésiter, William retira son propre blouson en cuir et le tendit à Elena. Celle-ci ne réagissait pas. Le vampire la regarda avec attention et comprit qu'elle était profondément sous le choc.

Comprenant qu'elle ne bougerait surement plus d'ici s'il ne l'aiderait pas, William la souleva doucement et un frisson le parcourut, comme un électrochoc à cause de leur différence de température, bien trop flagrante pour la norme. Passant au-dessus, il la fit assoir et lui retira son propre manteau. Il lui enfila d'un geste précis et rapide son blouson en cuir sur les épaules et la regarda longuement. Son visage était sans expression, comme si elle n'était plus là, partit pour ailleurs. Ses yeux chocolatés étaient sans vie et la vampire mit sa main sur sa joue, brûlante.

- Ça va aller, Elena. Je te le promets. Je vais te ramener.

Elle sembla légèrement tiquer mais resta tout de même stoïque. Sans lui demander la permission, comprenant qu'elle ne s'opposerait pas, William se releva et la prit dans ses bras, la portant comme la première fois qu'il l'avait ramené chez elle. Il sentit la brune se lover contre son torse et il resserra son étreinte. Il fit demi-tour et se rendit compte qu'il était dans une allée sombre, perpendiculaire à l'Avenue Magique. Il était hors de question qu'il repasse par le bar pour revenir, l'agitation ferait certainement peur à sa bien-aimée. Il décida donc de se mettre en marche vers l'Avenue Magique, laissant le corps de l'agresseur d'Elena pourrir dans les poubelles de pub. Lorsqu'il arriva sur l'avenue, il fut légèrement éblouit par les lumières des vitrines et des poteaux. Regardant de tous les côtés, il eut pour idée de trouver une sphère de téléportation, qu'on trouvait de plus en plus dans les lieux publics magiques. S'avançant à travers la vaste avenue, il jeta un coup d'œil à Elena. Ses yeux étaient grand ouverts, comme des soucoupes et le regardait avec attention. Il lui adressa un léger sourire en coin et elle se resserra à lui. Attendrit, son sang ne fit qu'un tour. L'idée qu'elle soit en ce moment même dans ces bras le mettait dans tous ses états. Jamais il ne s'était sentit aussi bien, de toute sa vie. Il savait, désormais, il était même sur que sa place était aux côtés d'Elena. Qu'importe sa famille, qu'importe les lois, qu'importe les autres. Pour vivre heureux, il fallait vivre cacher. Et bien soit, ils vivraient cacher, s'il le fallait. En marchant, William croisa des passants auquel il adressa un signe de tête et un léger sourire, assez forcé. Il avait beau ne pas dormir, sa journée avait été éprouvante et il ne dirait pas non à une bonne nuit dans un lit, juste pour se reposer, juste pour être normal, ne serait-ce qu'une nuit. Un sourire se forma en vitesse en pensant à passer la nuit avec la jeune louve, mais bien sûr, c'était radicalement non. Si elle voudrait de lui, il resterait, sinon.. Il partirait. William ne voulait pas la forcer à quoi que ce soit, elle ne lui devait rien. Après quelques foulées de pas plus rapide que les autres, les deux adolescents se retrouvèrent sur la place centrale où se trouvait la banque magique ainsi que le grand parc. Près de celui-ci se trouvait une cabine téléphonique jaune. Il fut satisfait de voir que cette sphère de téléportation serait discrète. C'était parfait. Avec prestance, il arriva devant et pénétra à l'intérieur. De l'extérieur, l'endroit semblait petit, étroit, comme serait construit une cabine téléphonique, mais lorsqu'on rentrait, c'était en vérité bien plus grand, on pouvait même s'assoir sur des banquettes en cuirs marrons.

Le vampire, sans lâcher Elena, tapa sur la petite plaquette en fer l'adresse où ils voulaient aller. Après ces deux mois à venir presque tous les jours chez Elena, il connaissait par cœur son adresse. Lorsque l'adresse fut validée, William préféra rester debout et quelques secondes plus tard, ils atterrirent devant l'immeuble d'Elena. Le brun ne put retenir un petit soupir de soulagement. Comme si de rien n'était, ils sortirent de la cabine, le vampire serrant fermement sa louve, et celle-ci disparut comme par magie à peine quelques minutes plus tard. D'un pas pressant, le vampire s'avançait vers l'entrée de son immeuble. La nuit avait été longue. Terriblement longue.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Jeu 23 Déc 2010 - 21:54

Perdant peu à peu tout espoir de passer à côté de l’affreux destin écœurant qui l’attendait, Elena ferma les yeux, espérant intérieurement que si elle les rouvraient, elle se retrouverait dans son appartement, au chaud, et que tout ceci ne s’avérera n’être qu’un simple cauchemar. Elle ouvrit les yeux, sursautant par la même occasion à cause d’un bruit de porte claquée tout près d’elle. Hélas, elle était toujours dans la même rue étroite, le même agresseur collé à elle, seulement, l’élément qui venait perturber toute cette mise en scène était en fait un jeune homme brun. Au début, elle ne le reconnut pas, c’est lorsqu’il s’approcha, la haine défigurant son visage, qu’elle reconnut William Foster. Ses cheveux n’étaient plus blonds, à la plus grande surprise de la jeune femme, mais elle n’eut pas le temps de se poser plus de question, qu’elle tomba lourdement au sol. Le vampire venait de foncer dans son agresseur avec force et violence, si bien que ce dernier était plus qu’effrayé. Recroquevillée sur le sol froid, un gout amer de sang dans la bouche, les yeux humides, elle vit se dérouler sous ses yeux une scène de violence extrême. Certes, elle s’était déjà battue lors de combat sanglant, mais là, de le voir en tant que spectateur était bien plus choquant qu’autre chose. William se trouvait au dessus de l’homme, lui administrant des violents coups de poings dans le visage. La lycanthrope était incapable de faire le moindre geste, elle n’en avait pas la force, elle regardait, telle une statue de pierre. Elle déglutit difficilement, le gout âcre du sang lui donnant un haut le cœur. Elle avait mal, chacun de ses membres hurlaient de douleur, et psychologiquement, elle était tout aussi mal. Elle avait la sensation qu’elle ne serait jamais plus capable de marcher, ou de dire quoi que ce soit. Fatalité du destin. Elena vit le vampire relevait avec une facilité hors norme l’homme du sol, l’étranglant par la même occasion. Elle put apercevoir le visage ensanglanté de son agresseur. William ne l’avait pas loupé, et même si il méritait ceci, la jeune femme ne pouvait s’empêcher d’être choquée par cette violence sanglante. Il finit par lui fracasser violemment le crâne contre le mut, à plusieurs reprises. L’homme tomba comme une vulgaire poupée de chiffon au sol, et William se pencha à son encontre, lui murmurant quelque chose qu’Elena fut dans l’incapacité de comprendre. Alors qu’elle pensait qu’il en avait finit avec lui, le vampire se redressa et se mit à donner de violent coup de pieds dans l’abdomen de sa victime mourante. La brunette aurait voulu fermer les yeux, elle aurait voulu ne pas voir cette scène, seulement le fait était, qu’elle était incapable de faire obéir un seul de ses membres à ses envies. Ses yeux marrons inexpressifs virent William redresser de nouveau l’homme qui se trouvait à terre, agonisant. Le plaquant contre une benne à ordures, il enfonça ses canines dans la chair de sa victime. Elena ne put tout voir, sentant ses yeux se fermer tout seul, en proie à des hauts le cœur et une impression de tomber peu à peu dans les vapes. Elle luttait de toutes ses forces, terrifiée à l’idée de ne pas se réveiller du sommeil qui la happait dangereusement.

Soudainement, elle entendit un corps tomber lourdement sur le goudron. Toujours immobile, elle aperçut William s’approcher lentement d’elle. Même si elle avait voulu reculer, elle en aurait été incapable. Rapidement, il s’essuya le sang qui dégoulinait de ses lèvres à l’aide d’un morceau de tissu arraché aux vêtements de son agresseur, tout en continuant de se diriger vers elle. Aisément, elle aperçut son regard rouge sang reprendre une couleur bleuté, malgré tout, rien de tous ses éléments ne la rassuraient. Elle avait assisté à toute cette scène sanglante, et cette dernière restera ancrée dans sa mémoire pour toujours, c’était certain. Elena avait découvert une nouvelle face de William, et elle en avait peur. Réellement. Même si elle savait, au plus profond d’elle-même, qu’il ne lui ferait jamais le moindre mal, tout ceci ne la rassurait pas pour autant. Pourtant, elle lui était redevable, et elle pouvait aisément comprendre qu’elle n’était pas rien pour lui, comme elle l’avait pensé dernièrement. Qu’il tenait réellement à elle, sinon il n’aurait jamais pris la peine de faire tout ceci. Oui, en cet instant elle en était certaine, elle comptait aux yeux de William Foster. Et même si pour savoir ceci elle avait frôlé la mort, ça n’avait plus la moindre importance, elle était vivante, et ce, grâce à lui. Il ne l’avait pas abandonné, et ça, ça n’avait pas de prix, surtout pas sa vie. Il s’abaissa à sa hauteur, et Elena se contenta de le darder d’un regard attentionné. Le jeune homme fit quelque chose qui étonna la brunette, il retira son blouson en cuir, et lui tendit. Elle ne dit rien, ne fit rien, ne comprenant pas pourquoi il lui donnait sa veste. C’est alors qu’elle prit conscience du froid qui lui mordait son corps entier. Elle ne s’en était pas aperçue auparavant, bien trop absorbée par ce qu’il se passait face à elle. Mais au contraire de la fraicheur qui aurait du la frigorifier, son corps était plus que brulant, et elle comprit peu à peu pourquoi elle ne sentait plus ses membres. Certes, les coups reçus n‘arrangeait pas les choses, mais elle était comme une boule de feu, prête à exploser. Et ça, ça n’avait rien de bon pour son organisme. William la jaugea de ses yeux bleutés, et finit par encercler son corps immobile, la faisant assoir. Telle une enfant, elle se laissa docilement faire. William lui enleva sa veste abîmée, et finit par lui passer la sienne. Elena ne disait rien, telle une poupée, le vampire pouvait faire tout ce qu’il voulait d’elle, elle ne vivait plus. Elle se trouvait dans une enveloppe charnelle, inerte, seuls ses yeux pouvaient trahir ce qu’elle ressentait. Mais ses sentiments étaient tellement indescriptibles, que son regard restait froid. Les traits de son visage étaient tout simplement inexpressifs. Elle sentit la main gelée du vampire se poser sur sa joue, contrastant parfaitement avec la chaleur de sa peau. Ce contraste lui fit beaucoup de bien, elle avait besoin de fraicheur, ou elle allait finir par exploser, réellement.

- Ca va aller, Elena. Je te le promets. Je vais te ramener.

La voix du jeune homme la fit sortir légèrement de son trouble, mais n’eut pas un effet prometteur pour la suite. Toujours aussi figée, William la prit dans ses bras, la portant telle une princesse, de la même manière qu’il l’avait fait lors de leur première rencontre. En proie à un désir de réconfort, la brunette ne put s’empêcher de se blottir contre le vampire. Cette promiscuité la rassurait, et lorsqu’elle sentit qu’il resserrait un peu plus son étreinte, les battements de son cœur qui jusqu’alors semblaient éteints, augmentèrent rapidement. Elle ferma les paupières, se laissant doucement bercer par le rythme des pas de William. Elle ne savait où il l’emmenait, mais ça lui importait peu, du moment qu’il était là. Au bout de quelques minutes, une forte lumière la fit papillonner des yeux, et aperçut qu’ils se trouvaient dans une rue fortement éclairée. Fixant attentivement William de ses grands yeux chocolats, elle était dans l’incapacité de détourner le regard. C’était la première fois qu’elle pouvait le contempler d’aussi près. Et même si son cerveau était quelque peu sur pause pour certaine chose, elle ancra le moindre de ses traits dans son esprit. Ses lèvres légèrement charnues, son nez fin, finissant finement en trompette, ses yeux bleus azur, ses cheveux entremêlés et aujourd’hui brun, retombant méticuleusement sur son front. On aurait pu aisément croire qu’il avait été sculpté dans du marbre, et Elena comprenait de moins en moins pourquoi elle avait toute l’attention du vampire ce soir là. Elle était plus que banale, et à part se fourrer dans des pétrins incroyables, elle n’avait rien d’extraordinaire. Le vampire la fascinait, comme jamais personne ne l’avait fasciné jusqu’alors. Il était une énigme introuvable à lui tout seul. Et, force était de constater que ce mystérieux vampire s’était emparé de son cœur dès leur première rencontre. Celui qui monopoliser toutes ses pensées rencontra son regard, et lui adressa un petit sourire en coin. Ne lui répondant pas par un sourire, elle préféra se loger un peu plus dans ses bras. Elle lui faisait aveuglément confiance. Certaine qu’il l’emmenait dans un lieu sûr. La fatigue prenait peu à peu le dessus, l’enveloppant tout entière. Jamais elle ne s’était sentie aussi libre et protégée en même temps. Elle serait bien restée dans ces bras là jusqu’à la fin de son existence. Elle se fichait du reste, plus rien n’avait la moindre importance en cet instant. Même les épisodes précédents, les plus choquants de toute sa vie, semblaient s’évanouir dans la nature, et ne jamais avoir existé que dans son imagination. Lâchant un petit soupir fatiguée, elle ferma de nouveau les yeux, ne pouvant pas résister à l’appel du sommeil. Elle se laissait bercer par la marche rythmée de William, s’endormant peu à peu, incapable de rejeter les bras tendue et accueillant de Morphée.

Elle ne sut combien de temps elle s’était endormie, certainement pas longtemps, car c’est lorsque le vampire l’avait déposé aussi doucement que possible sur un lit, qu’elle s’était réveillée. Papillonnant des paupières, elle reconnut rapidement l’endroit où elle se trouvait. Elle était chez elle. Comment avait-il réussi à entrer chez elle ? Se redressant soudainement, elle regardait, paniquée, sa chambre et son regard se posa sur William qui s’assit à ses côtés. Sans savoir pourquoi, ça avait été un électrochoc, ça l’avait réveillé de son état de semi-conscience. Elle n’était même plus fatiguée. William était là, chez elle, à côté d’elle, elle ne rêvait. Il l’avait sauvé des mains d’un violeur, et l’avait ramené chez elle. Malgré tout, une boule se forma dans sa gorge. Avant ça, il l’avait quand même abandonnée. Il avait quand même osé la laissait seule, sans aucune nouvelles. Et même si elle avait comprit qu’il n’était jamais bien loin d’elle, elle n’avait pu ni l’approcher, ni entendre sa voix. Elle en avait terriblement souffert, et elle lui en voulait affreusement. Le regardant avec une incompréhension lisible, elle finit par se reculer de lui, se plaquant contre son mur. Redressant ses jambes contre sa poitrine, elle prit sa tête entre ses mains. Elle l’avait tellement rêvé ce moment là. Cet instant où elle le reverrait. Elle avait mis toute sorte de scénario en place, elle avait élaboré es centaines de discours, de monologues. Mais rien de tout ce qu’elle avait ne sortait, rien ne ressemblait à cette situation et elle ne savait pas comment réagir. Il venait de lui sauver la vie, et pourtant si il ne l’avait pas laissé sans nouvelles, ça ne serait pas arrivé. Oui, tout était de sa faute. Sa vie avait été un véritable enfer depuis qu’il l’avait délaissé, seule, avec pour seule compagnie Babou. Elle avait envie de l’injurier de lui cracher sa douleur au visage, pourtant, aucun son ne sortait de ses lèvres. Les larmes aux bords des yeux, elle redressa son visage parsemé de bleu et de sang, les cheveux broussailleux. Elle était dans un état lamentable. Elle aurait aisément pu passer pour une folle à liée ou une clocharde. Rencontrant les yeux bleutés de William, elle lâcha dans un souffle :

- Comment t’as pu m’abandonner ? Se stoppant, elle le regarda attentivement, mais il ne dit rien, le visage impassible, chose qu’elle n’apprécia pas. Haussant le ton, elle reprit . Tu as osé me laisser, sans nouvelles, toute seule, toute seule …

Des perles d’eaux salées défilèrent sur ses joues, la rage et le chagrin des dernières semaines remontant à la surface, lui donnant un nouveau souffle de vie. Oubliant sa récente agression, seul William et les maux qu’il lui avait causé resté dans son esprit. Il s’approcha doucement d’elle, mais ne voulant pas se trouver en contact avec lui, elle glissa du lit, se mettant debout. Sa tenue était loin d’être adéquate, et heureusement qu’elle avait le blouson en cuir de William qui couvrait son corps meurtri. Faisant le tour du lit, se postant à quelques mètres d’où se trouver le vampire, elle fut incapable de rester plus en place, trop d’émotions, trop de mots revenant à la surface. Tout en faisant les cents pas, et sans lâcher le brun du regard, elle déversa sa peine sans ménagement :

- Tu crois que parce que ce soir tu m’as sauvé la vie, je vais oublier ce que tu m’as fais subir ces dernières semaines, ces derniers mois devrais-je dire. Au début, j’ai cru que tu ne voulais pas de moi, qu’en fait, je n’étais rien à tes yeux. Ce qui était parfaitement logique. Qui suis-je après tout à côté du célèbre William Foster, chasseur de lycanthrope ? Rien, je ne suis rien. Et puis les semaines ont passé, et j’ai repensé à notre première rencontre, et je ne pouvais tout simplement pas croire que j’avais été la seule à ressentir … ça. Tous ces sentiments que tu as incrusté en moi, qui ont fini par me ronger de l’intérieur, à cause de ce vide que je n’arrivais pas à combler, et qui me faisait souffrir à un tel point, que je ne pensais pas qu’une telle douleur pouvait exister. Puis, je t’ai vue. Au supermarché. Et tu as réussi à me semer. J’ai alors commencé à me demander pourquoi tu m’évitais. Ca a été un véritable casse-tête auquel je n’ai pas trouvé la moindre réponse plausible. Et je t’en ai voulu de me faire subir tout ça, de me laisser avec des questions sans réponses, d’être tout près de moi sans que je puisse t’approcher. Tu m’as rendu dingue. J’te déteste, j’te déteste, j’te déteste.

En lançant ces trois derniers mots hargneusement à la figure de William, à présent debout, elle s’était rapidement approchée de lui, et avait commencé à marteler son torse de coup de poing. Son visage était noyé sous des larmes de rage, le cœur battant à tout rompre, la respiration erratique, elle était incapable de se calmer. En cet instant, elle voulait qu’il souffre autant qu’elle avait souffert durant ces dernières semaines, qu’il regrette ce qu’il lui avait fait subir. En cet instant, elle l’aimait autant qu’elle le détestait. Ses coups de poings finirent par être stoppés par les mains du vampire qui venait de lui les attraper habilement. Lui lançant un regard glacial, elle se débattit afin de retrouver la liberté de ses mouvements, seulement William ne semblait pas l’entendre de cette oreille, car il était bien décidé à ne pas lâcher. Et épuisée comme elle était, elle fut obligée de stopper son débattement qui ne la mènerait à rien. Serrant les dents, fronçant les sourcils, elle lui lança durement :

- Lâche moi tout de suite William.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Sam 25 Déc 2010 - 10:53

Lorsque William arriva dans le couloir de l'appartement d'Elena, il n'eut pas trop de mal à ouvrir la porte. Connaissant avec amusement l'endroit où elle cachait ses clefs lorsqu'elle partait de chez elle, il s'abaissa, la retenant du mieux qu'il pouvait et souleva son paillasson. Dessous, se trouvait sans surprise un petit porteclé avec deux clefs bien distinctes dessus. Il se releva et inséra le petit objet dans la serrure. Sans difficulté, il réussit à ouvrir la porte en bois et la poussa à l'aide de son épaule. Lorsqu'il rentra dans l'appartement de la brune, sa propre odeur envahit directement ses narines, lui laissant un arrière-goût de frustration dans la bouche, ne supportant pas cette odeur omniprésente, bien trop tentante à son goût. Il avait beau s'être nourrit avant de venir la surveiller, il n'empêche qu'il ne pensait pas utiliser une infime partie de ses forces pour massacrer un stupide humain qui avait osé la toucher. Hors, en présence de sa louve, il avait besoin de toutes les forces possibles, bien trop attiré par son odeur naturelle, celle qui en ce moment même chatouillait ces narines avec mutinerie. Préférant ne pas tenter le Diable, William cessa de respirer en bloquant sa respiration et d'un geste lent, presque naturel lâcha les clefs sur une table à l'entrée. D'un coup de pied silencieux, il referma sa porte qui émit un son strident à son contact, comme si le fait de la traiter de la sorte avait quelque chose d'offensant. Portant sa louve avec douceur, il l'amena vers sa chambre et la posa délicatement sur son lit. La chatte qu'il lui avait offert, Babou - d'après ce qu'il avait comprit - vint vite à leur rencontre et quémanda un instant des caresses. Le vampire, en attendant qu'elle rouvre les yeux, adressa quelques caresses assez superflues à sa chatte puis se leva en s'étirant. Il fit quelques pas dans la chambre d'Elena, regardant une millième fois les photos qu'elle avait placées ici et là dans sa chambre. Le tee-shirt qu'il lui avait prêté, lors d'une nuit peu commune et terriblement froide était couché sur son lit, entièrement déplié, fripé au maximum. Une bouffée de culpabilité s'empara du brun, il l'avait laissé seule et ça malgré les bonnes raisons qu'il avait, il savait qu'il n'aurait jamais due la traiter de la sorte, se faire presque passant pour mort. Il laissa un soupir contraint sortir de ses lèvres et reprit place près de sa louve.

Quelques minutes plus tard, cette dernière ouvrit doucement les yeux. D'après ce que pouvait voir William, la jeune femme ne fut pas effrayée de se retrouver dans sa chambre, rassurée surement d'être enfin chez elle. Cependant, lorsque le jeune homme esquissa un mouvement vers elle, sans pour autant l'atteindre, elle se redressa avec promptitude et détailla de droite à gauche, puis de gauche à droite sa chambre, les sourcils froncés et un air apeuré sur le visage. Le vampire la regarda, sans bouger, attendant qu'elle darde un regard vers lui, ce que bien sûr, elle fit au bout de quelques instants. Cette dernière le regarda avec des yeux assez ronds, laissant clairement voir le dégout qu'il lui procurait. Choqué, voire blessé, le jeune homme resta immobile, attendant de voir la suite à cet épisode plutôt mal partit. Il l'avait écœuré, c'était certain. Certes, il lui avait sauvé la vie, mais... A quel prix ? Là voilà terrorisée à l'idée qu'il puisse lui faire du mal ou l'approcher de par les actes dont elle avait été directement témoin, ce meurtre qu'il n'avait pas été capable d'empêcher, épris d'une fureur qu'il n'avait jusque là pas connut. A quoi s'attendait-il après tout ? Qu'elle se réveille, qu'elle le regarde droit dans les yeux et qu'elle l'embrasse avec amour ? Quel idiot. Et quelle pensée si niaise. Il avait tellement changé depuis qu'il avait connu Elena Carter. C'était à n'y rien comprendre. Lui qui avait toujours détesté et méprisé l'amour, voilà qu'il semble s'être éprit d'une charmante demoiselle et qui plus est son ennemie mortelle, une lycan. Sa destinée avait été complètement chamboulée par sa venue, si bien que sa raison de se lever chaque jour n'était plus cette traque aux lycans qu'il avait toujours tendrement aimés, non... Maintenant, c'était elle. C'était pour Elena qu'il se levait chaque jour, qu'il arborait un petit sourire fugace en pensant à elle, qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même. Chaque matin, lorsqu'il se regardait dans son miroir, le reflet qu'il avait de lui ne lui correspondait plus, ce n'était plus le même vampire. Il avait indéniablement changé. Et cette conclusion fut comme approuvé lorsque d'un geste, la jeune femme lui lança comme un coup de poignard en plein dans le cœur. Peu désireuse d'avoir un contact avec lui, sa louve s'était vivement reculée de lui, s'était collée à même le mur de son lit et avait replié, craintive, ses jambes contre sa poitrine. Le courage l'avait abandonné, il n'était qu'une loque, un fantôme, sans âme, sans cœur. Ce dernier qu'elle venait tout simplement de tuer à coup de massue. Le brun n'osa même pas affronter son regard chocolaté, conscient qu'il serait plus troublé, plus craint qu'autre chose. Pourquoi n'arrivait-elle pas à comprendre qu'elle était un pilier à sa vie ? Qu'elle était l'essence même de sa raison de vivre ? En vérité... Peut-être parce qu'il n'avait jamais eut l'occasion de lui dire, outre que lorsqu'elle dormait profondément et qu'il venait hanter sa chambre, la regardant dormir et lui murmurant des mots doux.

- Comment t'as pu m'abandonner ?

A cette question probablement rhétorique, un frisson parcourut l'échine de son dos. Alors, c'était donc ça. Ce n'était pas le fait qu'il ait tué un homme devant elle qui posait problème, mais le fait qu'il l'ait laissé à son propre sort, qu'il l'ait vraisemblablement laissé sans pour autant l'abandonner comme elle le pensait. William avait ses raisons pour ce soi-disant abandon, certes... Peut-être n'aurait-il due jamais revenir, ne jamais la surveiller de près, s'attendant un jour ou l'autre à ce qu'elle tombe entre de mauvaises mains - comme ce soir. Mais voilà... Les sentiments qu'il avait ne lui permettait pas de vivre leur idylle comme elle le voyait, il n'avait et ne pouvait entretenir cette flamme qui les consumait apparemment tous les deux. Les lois étaient stricts et jamais Ô grand jamais il n'aurait voulu qu'on lui retire ce qu'il avait de plus précieux en ce monde. Elle était tout ce qu'il avait et, c'est vrai... Il aurait certainement due se montrer plus prudent, plus discret lorsqu'il venait la voir, lui rendre des visites en parfaite culpabilité. Il s'était déjà fait prendre, la main dans le sac, au supermarché. Elena avait faillit le voir, le retrouver et bien qu'elle se soit doutée de sa présence, elle n'avait jamais pue en être sure. William, ne tiqua pas, resta immobile, ce qui sembla agacée Elena, qui reprit d'un ton plus dure :

- Tu as osé me laisser, sans nouvelles, toute seule, toute seule...

La phrase de sa louve se perdit dans un sanglot, si bien que William ne put s'empêcher de redresser ses prunelles vers elle. Un autre crac sonore se fit en son être intérieur, bien profondément, là où on n’aurait jamais pu imaginer qu'il y avait un cœur qui s'y trouvait. Ici même, ce dernier se fissura, encore plus qu'il ne l'était déjà. Il la faisait souffrir. Indéniablement souffrir. Et cette douleur, incomparable le rendait fou et ne cessait d'endiabler son âme dans une répétition de murmures, irrévocablement douloureux mais incroyablement réels. Les larmes de perles salées qui défilèrent sur ses joues rendaient la tache plus compliqué qu'il ne l'aurait pensé. Il aurait voulu se rapprocher d'elle, lui dire à quel point il était désolé, lui expliquer ses raisons et tenter de la consoler du mieux qu'il pouvait. Mais il en était incapable. Chaque larme qui tombait sur ses oreillers était un échec pour lui, qu'il se devait d'accepter. Il n'était pas celui qu'il lui fallait. Et bien sûr, il l'avait toujours su, tentant juste de vivre avec un rêve éveillé. Mais, devoir voir la réalité en face, la prendre avec autant de dureté et ceux, par l'intermédiaire de la tristesse de son cœur. C'en était déchirant. Car, oui, Elena Carter était son âme, son cœur et sa raison d'être et tandis qu'elle pleurait des larmes humides d'eau salées, son propre cœur laissait tombait des flots de sangs, perdu dans l'inconnu du chagrin d'amour, de la sensation incongru qu'il procurait. De cette amour, qui les rendraient fous tous les deux, qui les feraient tomber un jour ou l'autre mais qui, pourtant les avaient changés. Différemment. Elle, tombant dans une dépression et lui, ne faisant que vivre pour elle, restant dans son ombre, un soir où elle aurait besoin d'aide. Un ange gardien. Encouragé par l'amour qu'il lui portait, ne pouvant supporter l'idée qu'elle ressente ce chagrin qu'il supportait déjà sur ses épaules d'immortel, William tenta un geste désespéré vers elle, mettant toute la volonté du monde pour éviter de l'effrayer. Cependant, ça ne suffit pas et ce simple geste la fit glisser sur le parquet de sa chambre. Elle ne voulait plus de lui, et c'était tout-à-fait compréhensible. Qui était-il pour pouvoir juger de ce qui était bon ou mauvais pour elle ? Personne. Il n'était qu'un esprit corrompu par le sentiment de l'amour, qui ne faisait que passer et qui serait forcer de plier bagage un jour ou l'autre. Peut-être dans la semaine... Qui sait ? Si tôt est, qu'Elena enfin debout et semblant revitalisée par cette courte sieste, se mit à faire les cents pas juste devant lui, laissant son regard humide chocolaté se poser sur lui, avec une certaine rage que le brun ne lui reconnaissait pas. Ainsi, il réussit donc à faire devenir fou, n'importe qui ? Même la plus douce des femmes ? Cyniquement, il se félicita intérieurement. Idiot.

- Tu crois que parce que ce soir tu m’as sauvé la vie, je vais oublier ce que tu m’as fais subir ces dernières semaines, ces derniers mois devrais-je dire. Au début, j’ai cru que tu ne voulais pas de moi, qu’en fait, je n’étais rien à tes yeux. Ce qui était parfaitement logique. Qui suis-je après tout à côté du célèbre William Foster, chasseur de lycanthrope ? Rien, je ne suis rien. Et puis les semaines ont passé, et j’ai repensé à notre première rencontre, et je ne pouvais tout simplement pas croire que j’avais été la seule à ressentir … ça. Tous ces sentiments que tu as incrusté en moi, qui ont fini par me ronger de l’intérieur, à cause de ce vide que je n’arrivais pas à combler, et qui me faisait souffrir à un tel point, que je ne pensais pas qu’une telle douleur pouvait exister. Puis, je t’ai vue. Au supermarché. Et tu as réussi à me semer. J’ai alors commencé à me demander pourquoi tu m’évitais. Ça a été un véritable casse-tête auquel je n’ai pas trouvé la moindre réponse plausible. Et je t’en ai voulu de me faire subir tout ça, de me laisser avec des questions sans réponses, d’être tout près de moi sans que je puisse t’approcher. Tu m’as rendu dingue. J’te déteste, j’te déteste, j’te déteste.

Durant cette longue tirade, William s'était relevé, ne supportant plus l'idée d'être assit, de devoir l'observer paniquer, et être à deux doigts de tomber dans ce gouffre qu'elle s'était elle-même créée. Il la regarda longuement, cracher son venin sur lui, se défouler sur ces maux qu'il avait pu lui causer sans en être intentionnellement l'acteur. Bien sûr qu'il aurait voulu être à ses côtés, la chérir autant qu'il le pouvait, la regarder dormir et la serrer dans ses bras les nuits de grandes chaleurs. Bien sûr qu'il aurait aimé pouvoir vivre leur amour au grand jour, les voyant déjà vivant dans le même appartement et faire des projets d'avenir qui leur serait propre à eux. Mais tout ceci était impossible et le nier serait encore plus idiot que de vivre cette relation tumultueuse. Ça serait suicidaire. Ça serait prendre des risques inutilement. Et jamais il ne voulait de cette vie condamnée pour elle, bien au contraire, de toute les manières qu'il soit, William voulait qu'elle vive, qu'elle se trouve un gentil compagnon qui pourrait l'aider à vivre sa situation de lycanthrope. Bref, en soit qu'elle n'ait pas le problème William Foster dans les pattes. Il n'était pas celui qu'il lui fallait et ça, il en était certain. Sinon, tout se mettrait en œuvre pour que justement ils puissent accomplir leur amour sans aucune impunité, en toute innocence. Mais, le destin semblait cruellement attaché à ses vieux principes. Les lycans avec les lycans, les vampires avec les vampires. Pas de mélange possible, pas d'amour naissant. Fatalité. Ou ironie du sort ? Après avoir tué d'innombrables loups-garous, voilà que le tueur sans pitié et sans merci se mets justement à aimer une des créatures pour lesquelles il devrait avoir une certaine réticence. Mais à quoi bon ? Elena Carter a et aura marqué son esprit à jamais. A aucun moment, il ne pourra de nouveau tuer des lycanthropes après avoir connu sa douce et belle louve. Il avait comprit, maintenant, qu’ils ne choisissaient pas toujours leur situation et que leurs actes n'étaient que le reflet de leur nature, sans pour autant qu'ils en soient fière. L'exemple parfait était sa moitié. Victime des pleines lunes, elle se détestait, si bien qu'elle n'osait même plus vivre comme ça lui était permit. Prisonnière de ses racines, de son fort intérieur.

Et pourtant, elle réussissait à vivre, ou du moins à survivre. Juste avant que William n'interfère dans sa vie. Il avait tout gâché et d'après ses propres dires, ses propres mots, il n'avait été qu'un fauteur de trouble dans sa vie, celui qui lui aura définitivement apporté la souffrance et la peine. Une mort, en pire, au final. Elle voulait savoir. Pourquoi il lui faisait ça, pourquoi il l'évitait, pourquoi il refusait tout bonnement d'avouer la simplicité des choses, de se rendre devant un combat qui d'après elle ne pouvait être battu; celui de l'amour. Et elle avait raison. A sa façon. Il lui devait des explications, c'était la moindre des choses, et elle méritait surement ça cent fois. Le vampire passa une main d'une rapidité exorbitante dans ses cheveux, si bien qu'il était sûr qu'elle ne l'avait pas vu. Les larmes qui déversaient ses joues avec crudité lui donnait un air désespéré et rongeait petit-à-petit ses joues déjà fines et sans couleurs. Une nouvelle bouffée de culpabilité lui arracha une grimace de douleur, la voir autant en pâtir par sa faute lui laissait un mauvais arrière-goût de déjà-vu. Il détestait cette sensation, ce fait même que par des gestes ou des paroles inopinées il arrivait à lui arracher des litres d'eau salés, qu'elle laissait au gré de ses sentiments se verser sans retenue. Durant un instant, prise par la colère, Elena se rapprocha de lui, dans un faux espoir qui semblait ridicule, William espéra vainement qu'elle se calme dans ses bras. Infructueusement bien sûr, la louve à son extrême opposé se mit à le frapper avec autant de force qu'elle le pouvait. La douleur physique lui était indolore, il en était habitué et grâce à sa force vampirique, ces simples coups lui faisaient juste l'effet de petits chatouillements sans pour autant rire d'avantage. Non, en vérité, c'était son propre cœur qui ne cessait de se fissurer, encore et encore et qui se faisait grignoter par la cruauté même de l'amour, cette passion dévorante qui se mit à engloutir tout ce qui aurait pu lui passer sous le nez. Son cœur, bientôt son âme et dans un temps considérable, sa vie elle-même. Il souffrait, il suffoquait presque, il avait besoin d'air, de pouvoir respirer à nouveau. De courir, au final. Aussi loin que possible, aussi vite. De fuir ses responsabilités qui écrasaient le poids de ses épaules, qui l'achevait à coup de marteau, encore et encore. D'un geste inconsolable, il attrapa ses touts petits poings qui le martelaient de coups depuis quelques secondes déjà. Il plongea son regard dans le sien, tentant de la calmer, de la rassurer, de lui dire, que... Oui, il allait tout, absolument tout lui expliquer. Mais il avait besoin que durant un instant, un petit instant, elle reste calme et le laisse s'expliquer sans l'interrompre ou sans tenter de le frapper. Ne le voyant absolument pas de cet avis-là, sa louve prit la parole, dans un élan qui semblait aussi affligé que lui.

- Lâche-moi tout de suite, William.

Ce dernier suivit son geste, fronçant ses sourcils bruns à son tour, la regardant incrédule. Ne comprenait-elle donc pas ? Non... Jamais il ne la lâcherait. Jamais il ne pourrait l'abandonner comme elle semblait si bien le supposer depuis quelques minutes. Bien sûr que non, cette pensée elle-même était incohérente, risible même. Comment pourrait-il la lâcher sans le regretter amèrement dans la minute qui suivait ? Il était fou d'amour pour elle, éprit d'une passion, d'un sentiment enflammé qu'il ne contrôlait pas et qui le faisait revenir tous les jours, tous les soirs, même, chez elle, c'était réellement ça qui l'obligeait à devoir la voir, à pouvoir caresser sa peau lorsqu'elle dormait profondément ou ses lèvres qui hantaient ses songes les plus intimes. Encore et encore, il aurait voulu partager un baiser avec elle, se laissant complètement aller dans l'euphorie de l'amour et de sa bêtise. Alors, non. Jamais il ne la lâcherait. Qu'importe le sens de sa phrase, qu'importe ce qu'elle voulait réellement dire sortit du contexte. Il le prenait dans tous les sens, et cette annotation à partir, à la laisser une bonne fois pour toute tranquille, il ne le ferait que lorsqu'il se serait expliqué et qu'il serait sure qu'elle comprendrait bien ses positions. Resterait plus qu'à elle de choisir ce qu'il adviendra de leur avenir, de leurs cœurs, réunit ensemble ou non. Il la regarda droit dans les yeux, sentant ses orbites prendre la couleur rouge sang, envahit par une tristesse trop grande pour être gardé pour lui seul. Sans qu'il ne le contrôle, une larme de sang s'ancra sur ses joues pâles, contrastant à merveille la différence des couleurs et montrant presque du doigt la couleur si blâme, presque malade de son visage. Malade d'amour. De sa main libre, il rattrapa cette seule et unique larme avant qu'elle ne s'écrase sur le sol. Il regarda de ses iris rougeâtres le sang qui venait de s'écouler sur le bout de ses doigts, à la fois fasciné par la première larme qu'il venait de pleurer, et à la fois terrorisé. Jamais encore il n'avait faillit ou il n'avait accordé autant d'importance à une seule femme. C'était elle son âme-sœur, la seule et unique, celle qu'il attendait. Il avait besoin d'elle dans sa vie, de la sentir près d'elle, toujours et encore. Là voilà la réalité de la chose, ainsi, il planta son regard dans le sien, lui laissant donc toute l'opportunité d'avoir un accès direct vers la vue de son cœur meurtri, brisé en mille morceaux. Il secoua la tête, puis murmura lentement :

- Ne comprends-tu pas, Elena, que jamais je ne te lâcherais ?

Si tôt dit, si tôt fait, il soupira et lâcha l'emprise qu'il avait sur elle. L'effrayer n'était pas la bonne solution pour regagner sa confiance. Il lui devait des explications, à présent. Ne sachant pas trop comment s'y prendre, il grimaça et fit les cents pas, très rapidement avant de s'asseoir et tenter de mettre ses pensées à plat. Depuis son enfance, il avait été éduqué par la famille des Cidicarela. D'abord un petit humain esclave des gestes de son père, il avait vite intéressé la célèbre famille par la résistance et les valeurs qu'il montrait avec fierté. Méchant et cruel, Léonardo su bien vite qu'il avait devant lui un héritier parfait pour le clan royal. Ainsi, il le transforma à ses 21 ans, lui donnant une seconde chance. En tant que nouveau-né, les traits de caractères qu'il avait ne firent que s'intensifier. Machiavélique, perfide et sans pitié, le brun tua ses parents avant de commencer une période d'apprentissage. Il apprit rapidement à traquer, à chasser et à tuer, trois matières dans lesquels il excellait. Il apprit à se battre, à ne pas ressentir la douleur, à avoir des barrières d'impassibilité, à être le plus fort de tous. Héritier et fils adoptif de Léonardo, le chef de clan, William se plia d'abord à ses règles, supportant pourtant mal l'autorité, il fit de son mieux, poussé par la reconnaissance qu'il devait lui apporter. Et bien sûr, très rapidement, le vampire trouva sa propre voie. La traque aux lycans. Une lutte acharnée contre ces créatures qu'il pensait démoniaque et sans cervelle. Les règles étaient strict, quiconque tombait amoureux d'un ennemi devait en payer le prix, à savoir de la ou le regarder mourir avant d'être exclue et errer dans un monde, seul. La pire des tortures possible, celle de survivre, celle d'être à moitié vivant, à moitié mort. Comme son ami Jared, qui à présent vivait dans une grotte avec pour seul compagnon les souvenirs qu'il avait de Nara et ses visions. Ne sachant pas comment arborer le sujet, William soupira et baissa la tête en posant ses mains le dessus de son crâne. Il fallait qu'il le fasse, il n'avait aucune raison pour éviter le sujet et après tout… Qu’avait-il de plus à perdre ? Ainsi, il posa ses avant-bras sur ses genoux et redressa juste ses yeux à présent redevenus bleutés sur Elena, qui, le regardait d’un air perplexe, encore debout, les bras croisés, sentant apparemment qu’il allait lui faire des révélations. Un long soupir s’échappa de ses lèvres et William se lança :

- Elena… J’ai une très bonne raison de t’avoir, comme tu l’as si bien dit abandonné. Ce n’était pas mes intentions, crois-moi. Tous les jours, tous les soirs, je venais te voir afin de combler tes rêves et de me rassurer. J’avais besoin de toi, tu me hantes, ton visage revient sans cesse dans mon esprit, j’ai cette sensation que je n’ai jamais ressenti et je… William s’arrêta, se rendant brusquement compte qu’il se perdait et que ce n’était pas le sujet du jour. Une fois de plus, il passa sa main dans ses cheveux, nerveux comme jamais.Je suis littéralement fou de toi, mais là n’est pas le sujet, Elena. Je ne suis pas n’importe qui dans le monde des vampires, je suis le seul héritier au clan des Cidicarela, la famille royale des vampires. Donc, oui, je suis une sorte de prince, à ma façon. Il y a bien longtemps que je vis ma propre vie de façon autonome, mais il n’empêche que j’ai une seule et seule règle à respecter : Je ne dois jamais tomber amoureux de l’ennemi, en soit, rester fidèle. Ma mission m’a été donné il y a de ça presque un siècle, ça fait des décennies que je massacre ceux de ta race, j’en suis désolé, rajouta-t-il en voyant un frisson la parcourir. La sentence pour ceux qui ose trahir la famille royale est la mort de l’être aimé en question. Donc, toi. Et… Je…

William s’arrêta, n’arrivant pas à finir sa phrase. Il la voyait, sur un bucher à attendre que ceux de sa race la brûle vif, la tue, tandis qu’il se débattait pour tenter de la sauver, attaché à de solide chaines en fer. Il la verrait pleurer, il l’entendrait hurler son prénom et incapable de faire quelque chose, il se débattrait autant que possible, laissant sa rage l’emporter, mais rien ne faisant. Puis, ils allumeraient le feu et les bouts de bois posés qui étaient encerclés autour d’elle se métrèrent à brûler. Il la verrait suffoquer, il l’entendrait pleurer, et il ne pourrait rien faire mis-à-part la regarder mourir, partir pour toujours. Une boule d’angoisse se créa au fond de sa gorge, lui donnant la mauvaise impression d’étouffer, de devenir fou. Il lâcha un râle douloureux d’entre ses lèvres, essayant de chasser cette image de sa tête, ce film qui était devenu sa hantise. Redressant son visage vers elle, les traits d’Elena s’étaient adoucis et elle se rapprocha doucement de lui. Ce geste l’encouragea à continuer.

- Je ne pourrais plus vivre sans toi, à présent. Je sais, c’est égoïste de choisir à ta place mais je refuse tout simplement de te perdre, de fouler les terres de ce monde en te sachant morte et non en sécurité chez toi. Ma famille n’hésitera pas une seule fois, si elle découvrait mes sentiments pour toi ou le fait d’une liaison possible entre nous deux, ils te tueraient. Et, je le refuse, Elena.

William sentit le lit bouger et lorsqu’il tourna la tête, discrètement, il l’a vit, assit près de lui et non à plusieurs mètres ou le plus loin possible en train de le dévisager ou de le fusiller du regard. Ancrant ses yeux légèrement rougeâtres dans les siens, il attendit qu’elle réagisse, qu’elle parle ou qu’elle ne dise rien, simplement. Il l’attendait. Encore.


Dernière édition par William Foster le Mar 15 Fév 2011 - 11:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Mer 29 Déc 2010 - 21:40

Suite à sa demande, William lui redonna la liberté sur ses poignets. Elle le vit la regarder avec incertitude, comme si il ne la comprenait plus, comme si tout ce qu’elle venait de lui dire n’avait aucun sens. Elena cherchait par tous les moyens à être encore importante à ses yeux, quitte à se donner en spectacle, quitte à déverser sa peine sous forme de colère. Qu’importe. Elle voulait qu’il reste avec elle, qu’il ne la laisse plus sans nouvelles, qu’il ne la force plus à croire qu’il l’avait abandonné, qu’il ne ressentait rien pour elle. Tout ce qu’elle avait pu dire précédemment, le fait qu’elle le détestait, était tout à fait absurde, c’était même tout le contraire. Elle ne pensait pas ce qu’elle avait dit, mais ne comptait pas lui dire tout de suite. Ca serait trop simple. Certes, elle avait laissé son chagrin parler, mais malgré ce qu’elle voulait laisser croire, elle était plus qu’heureuse qu’il soit là, à ses côtés. Bien réel, en chair et en os. Ce n’était pas un rêve, ni un souvenir, ni un mirage, non il était là, debout devant elle, silencieux, cherchant peut-être ce qu’il allait lui dire. Elena voulait croire qu’elle n’était pas une simple fille pour lui, elle voulait croire à tous ses espoirs qui s’étaient développés en elle durant ces derniers mois. Elle voulait comprendre les raisons qui avait poussé le vampire à la fuir. Elle demandait seulement des explications, des raisons. Qu’elle n’ait pas la sensation d’avoir souffert pour rien, sans réciprocité dernièrement. Le visage stoïque, elle regarda attentivement William. Ce dernier ancra son regard avec profondeur dans le sien. Alors qu’elle s’enfonçait dans les deux billes bleutés qu’elle pensait ne plus jamais revoir, celles-ci virèrent soudainement au bain de sang. Surprise, elle fronça les sourcils. Allait-il se transformer, et finir ce qu’il avait commencé à faire, soit la tuer ? Ou bien, était-ce parce que tout comme elle, il avait des sentiments à déverser ? Elena crut soudainement que ce revirement de situation était sa faute, et les remords s’insinuèrent en elle, telle une maladie, la grignotant de l’intérieur, et la rendant malade. La dernière chose qu’elle souhaitait, c’était qu’elle soit fautive de lui faire du mal. Qu’il la déteste, qu’il ressente de la peine, à cause d’elle, à cause de ce qu’elle avait pu dire, lui était inconcevable. Elle vit soudainement une perle de sang rouler sur sa joue pâle. La couleur bordeaux de la larme contrastait avec la couleur de sa peau. Elena, interdite, aurait voulu effacer ce qu’elle avait commis. Se rendre coupable, et purger sa peine.

Le vampire récupéra la larme de sang, et la regarda comme si c’était une chose incroyable qui se déroulait sous ses yeux. Il semblait troublé par le sang qui coulait le long de son doigt. La jeune femme regardait silencieusement l’homme qu’elle aimait mettre sa détresse à sa vue. Les yeux toujours rouges, il plongea de nouveau son regard dans le sien, lui faisant passer un message de peine et de désespoir à travers le regard. Elena sentit une boule se former dans sa gorge, une boule de chagrin, de regret, qui l’empêchait de dire quoi que ce soit. Elle aurait voulut s’excuser tout de suite de ce qu’elle avait dit comme stupidité, lui dire qu’elle ne pensait pas un mots de sa tirade, qu’en fait, elle l’attendait depuis des mois, et que depuis leur dernière rencontre, elle n’avait cessé de penser à lui parce qu’elle était folle amoureuse de lui. La brunette se le révélait enfin. Elle prenait pleinement conscience, que si qui l’avait poussé à penser sans retenu au jeune homme, ce n’était pas parce qu’elle restait dans l’ignorance da la raison pour laquelle il était parti, mais tout simplement parce qu’elle l’aimait, comme jamais elle n’avait aimé personne jusqu’alors. Un silence pesant s’installa entre les deux jeunes gens, un silence oppressant que William finit par briser en lançant avec détermination :

-Ne comprends-tu pas, Elena, que jamais je ne te lâcherais ?

La question était tout simplement rhétorique, et suite à ça, la cœur de la concernée s’emballa. Cela voulait-il dire qu’il ne l’avait pas abandonné ? Que si il n’avait pas été là pour elle ces derniers temps c’est tout simplement parce qu’il ne le pouvait pas, et non parce qu’il ne le voulait pas. Il brisa le lien qui retenait leurs regards, et commença à marcher à travers la pièce, après que son visage se soit figé en une grimace de réflexion. Il allait lui dire, il allait tout lui expliquer, elle en était sûre. Ne le brusquant pas, elle se contenta de le regarder faire les cents pas dans la chambre, et s’assoir de nouveau sur le lit. Il semblait ne pas savoir par où commencer. Impatiente, elle se retint tout de même, croisant les bras, se contentant d’attendre le moment des révélations. D’un côté, elle craignait les révélations qu’il allait lui faire. Elle avait peur qu’il parte de nouveau, qu’il lui explique qu’il l’avait en fait cherché pour lui dire que même si apparemment il ressentait la même chose, que c’était impossible, en vue de leurs natures bien différentes, et qu’ils devaient se dire adieu, et ne plus se revoir. Mais, le bon côté souhaitait prendre le dessus aussi, croire qu’il allait lui dire qu’il voulait vivre quelque chose avec elle, qu’il ne voulait pas que tout s’arrête ici alors que leur idylle venait à peine de commencer. Tiraillée entre ces deux possibilités, terrifiée à présent de découvrir la vérité, elle porta toute son attention sur lui, ne le lâchant pas du regard. Il avait sa tête dans ses mains, les bras posés sur ses genoux. Elle finit par rencontrer son regard de nouveau bleuté, un regard qu’elle chérissait depuis peu.

- Elena… J’ai une très bonne raison de t’avoir, comme tu l’as si bien dit abandonné. Ce n’était pas mes intentions, crois-moi. Tous les jours, tous les soirs, je venais te voir afin de combler tes rêves et de me rassurer. J’avais besoin de toi, tu me hantes, ton visage revient sans cesse dans mon esprit, j’ai cette sensation que je n’ai jamais ressenti et je… William s’arrêta, et une fois de plus, passa sa main dans ses cheveux, avec nervosité. Je suis littéralement fou de toi, mais là n’est pas le sujet, Elena. Je ne suis pas n’importe qui dans le monde des vampires, je suis le seul héritier au clan des Cidicarela, la famille royale des vampires. Donc, oui, je suis une sorte de prince, à ma façon. Il y a bien longtemps que je vis ma propre vie de façon autonome, mais il n’empêche que j’ai une seule et seule règle à respecter : Je ne dois jamais tomber amoureux de l’ennemi, en soit, rester fidele. Ma mission m’a été donné il y a de ça presque un siècle, ça fait des décennies que je massacre ceux de ta race, j’en suis désolé, rajouta-t-il en voyant un frisson la parcourir. La sentence pour ceux qui ose trahir la famille royale est la mort de l’être aimé en question. Donc, toi. Et… Je…

Le cœur de la concernée ne faisait que battre de plus en plus rapidement depuis qu’il lui avait clairement déclaré qu’il l’aimait. Et comme il le disait avec clarté, ils étaient ennemis, et une histoire était impossible entre eux. Seulement, Elena voulait y croire. Qu’importe si c’était la mort qui l’attendait à bras ouverts pour avoir défié les lois de la nature, elle s’en fichait éperdument. Mieux valait la mort, que de vivre sans William encore plusieurs mois. Elle ne voulait pas passer à côté du bonheur. Surtout pas si c’était par crainte de la mort. Elle ne l’effrayait pas le moins du monde. La jeune femme savait que tôt ou tard elle mourrait, comme tout être sur cette Terre, et si c’était par amour c’était l’une des plus belles morts qu’elle pouvait espérer. Mais elle ne voulait pas de suite penser à ce qui pouvait les séparer. Non, elle souhaitait profiter de l’instant présent, avec lui et personne d’autre. Au diable les règles. Le beau brun semblait incapable de finir ce qu’il avait commencé à dire, comme si c’était quelque chose qui lui était inconcevable, et il l’exprima par un râle de souffrance. Elle rencontra de nouveau ses yeux azurs, tirant quelque peu vers le gris, prouvant ainsi à Elena qu’il refusait de penser à une mort possible pour elle, par sa faute. Comme un aimant, elle se dirigea lentement vers lui, étant restée bien trop éloignée de lui depuis des semaines et des semaines.

- Je ne pourrais plus vivre sans toi, à présent. Je sais, c’est égoïste de choisir à ta place mais je refuse tout simplement de te perdre, de fouler les terres de ce monde en te sachant morte et non en sécurité chez toi. Ma famille n’hésitera pas une seule fois, si elle découvrait mes sentiments pour toi ou le fait d’une liaison possible entre nous deux, ils te tueraient. Et, je le refuse, Elena.

Pendant qu’il finissait sa tirade, la brunette s’était assise à ses côtés. Elle fut peinée de voir ses yeux virer un tantinet au rouge sang, comme précédemment. Il ne semblait pas encore comprendre à quel point elle tenait à lui, à quelque point il comptait pour elle, et que le reste lui était totalement égale. Il se montrait protecteur avec elle, et c’était tout à son honneur, car cela lui prouvait qu’il l’aimait, seulement, elle n’avait pas la même conception des choses que lui. Il est vrai que, si elle devait le laisser seul sur cette terre immense, ça lui briserait le cœur, mais, qu’importe la mort qui l’attendait, aujourd’hui, elle voulait William. Elle voulait vivre au jour le jour avec lui, et ne pas penser au lendemain. Profiter de chaque secondes, chaque minutes, chaque heures, chaque jours, à ses côtés. Tous ces moments là, elle voulait les vivre avec frénésie, avec joie. Maintenant qu’il était entré dans sa vie, il n’en ressortirait pas aussi rapidement. A vrai dire, Elena comptait bien l’incrusté dans toute sa vie banale, qu’il y reste gravé à jamais, et qu’elle passe toutes ses journées avec lui. Parce qu’il était toujours mieux de vivre à deux que seul. Et autant vivre avec quelqu’un qu’elle aimait passionnément, que le premier venu. Son existence était sans importance jusqu’à ce qu’elle le rencontre. Aujourd’hui, sa vie prenait une toute autre tournure, elle avait trouvé sa raison de vivre, son âme sœur, la moitié d’elle. Et elle refusait de le laisser partir, et emporter tout ça. Le jeune homme resta silencieux, voulant certainement savoir ce qu’elle pensait de tout cela. Son idée était déjà toute faite, et elle se doutait qu’il ne serait probablement d’accord avec au début, mais elle trouverait les arguments pour. Un petit sourire sincère se posa sur ses lèvres, et avec douceur, elle encadra le visage d’ange de William à l’aide de ses mains. Ancrant ses yeux chocolats dans les siens, toujours virant vers le bordeaux, elle lâcha :

- William, je me fiche si c’est la mort qui m’attend, tout ça parce qu’on aura bafoué des règles stupides. Je me fiche d’être condamnée en prenant le choix de t’aimer, et de vouloir t’avoir auprès de moi. Ca n’a aucune importance. Tout ce qui compte pour moi, c’est toi. On se cachera, on vivra dans l’ombre, qu’importe. Je t’en prie, laisse nous une chance.

Elle vit les yeux de William redevenir bleuté, d’un bleu si pur, d’un seul coup, qu’elle ne se retint pas plus longtemps, et approcha son visage du sien. Sans attendre quoi que ce soit, sans lui demander son avis, elle posa ses lèvres sur les siennes, s’approchant de lui par la même occasion. Elle eut la vague impression de retrouver du souffle, comme si elle était restée en apnée depuis la dernière fois qu’elle avait touché ses lèvres. Elle revivait, littéralement. Son cœur s’emballait, cognait fortement contre sa cage thoracique, elle n’avait plus aucune pensées cohérentes, et elle avait cette sensation de ne manquer de rien. Elle avait tout ce qu’il lui fallait pour vivre, pour respirer, pour être heureuse. William contribuait clairement à son bonheur, et elle n’avait pas ressenti ce dernier depuis des années. Elle avait toujours vécu seul, et n’avait jamais eu de relation durable. Il lui avait toujours manqué quelque chose, une part d’elle-même qu’elle ne trouvait pas. Et le vampire qu’elle embrassait amoureusement, était cette part d’elle, la pièce manquante de son puzzle. A présent, elle ne voulait plus la perdre. Entourant la nuque du jeune homme à l’aide de ses bras, ce dernier enlaça sa fine taille la serrant contre lui. Il n’avait pas mit beaucoup de temps à répondre au baiser donné. Ils s’embrassaient avec ardeur, la jeune femme faisant passer dans ce baiser tout l’amour qu’elle ressentait, toute la peine qu’elle avait eu lorsqu’il était parti, elle voulait lui dire combien elle l’aimait, et qu’elle n’avait besoin que de lui et rien d’autre. Collée contre lui, Elena voulait l’ancrer en elle, qu’il reste là, à jamais, avec elle, contre elle. Elle glissa sa main dans ses cheveux bruns, s’y agrippant, lui faisant ainsi dire qu’elle ne souhaitait pas qu’il l’abandonne de nouveau. Ensevelie sous tous les sentiments qui l’enveloppaient en cet instant, la jeune femme ne pensait plus à rien, seulement à sa bouche contre sa bouche, ses mains entourant sa taille, son corps contre le sien. Leurs langues se trouvèrent, commencèrent une danse qu’elles connaissaient par cœur, une danse enflammée, bien à elles, qui liée les deux jeunes gens, de sentiments indestructibles. Sentiments si forts, qu’ils submergèrent la jeune femme telle une grande qui déversait en elle, tout l’amour qu’elle éprouvait pour William. Ce dernier avait remonté ses mains le long de son dos, prodiguant de légère caresse par-dessus le reste de son tee-shirt, la rapprochant d’avantage contre lui. Seulement la brunette du mettre fin au baiser, ayant grandement besoin de reprendre une respiration normale. Se détachant lentement des lèvres du vampire, elle ne se retira pas pour autant de lui, et enfouit son visage au creux de son cou. Elle inhala son odeur, la gravant en elle, la respirant jusqu’à oppresser ses poumons. Un petit sourire s’immisça sur ses lèvres, et elle finit par redresser son visage face au brun.

Ce dernier la regardait avec attention, et il la fixait avec tant d’intensité, que ça troubla Elena, qui baissa ses yeux chocolatés. William retira ses mains de son dos, et la jeune femme les joignit aux siennes. Agenouillée sur le lit, à côté de lui, elle tenait fermement ses mains entre les siennes, caressant ses phalanges du bout des doigts. Sa respiration était redevenue normale, au contraire de ses battements de cœur qui continuaient d’être irréguliers. Sentiment encore trop fort, et inhabituel encore, elle aimait le vampire d’un amour encore maladroit, mais si puissant que ça contrait tous les doutes et les problèmes. Relevant la tête, elle ancra profondément son regard dans le sien, et lui demanda avec un sérieux déroutant, et presque une once de crainte dans la voix :

- Tu ne me laisseras plus, pas vrai ? Tu me le promets ?

Elle voulait qu’il lui jure de ne plus l’abandonner comme il l’avait fait, il fallait qu’elle ait sa parole. Car au moment où il ferait sa promesse, elle ne craindrait plus de revivre la même chose que ces dernières semaines. Elle serait certaine de ne plus avoir ce vide béant en elle. Elle vit son interlocuteur rester de marbre, semblant réfléchir à la question. Anxieuse, elle serra un peu plus les doigts de William entre ses mains, se mordilla nerveusement la lèvre inférieur. Intérieurement, elle priait pour qu’il fasse ce qu’elle lui demandait. Elena ne voulait pas le perdre, pas maintenant que sa vie commençait à devenir agréable, pas maintenant qu’elle rencontrait son âme-sœur, ni aujourd’hui, ni jamais à vrai dire. Egoïstement, elle le voulait à elle toute seule, pour une durée indéterminée, que le temps décidera d’interrompre quand il le souhaiterait. En attendant cette décision fatidique de la vie sur eux, la jeune femme ne demandait rien de plus que la présence de William à ses côtés. Était-ce réellement impossible ? Est-ce que tout ceci révélait de l’absurde ? Ils défieraient les règles, envers et contre tout, qu’importe le reste, qu’importe le monde, c’était eux et rien d’autre.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Ven 23 Déc 2011 - 22:13

Elle savait. Elle savait tout à présent. Elle savait qui il était dans le monde des vampires et qui il représentait comme menace pour son espèce. En une petite tirade, il venait de lui résumer les points les plus importants de sa vie publique. Cette vie que tout le monde connaissait dans le monde des vampires. Après tout, William avait toujours été craint par les autres, non seulement parce qu’il faisait parti de la famille royale et qu’il possédait un pouvoir de télékinésie effrayant mais aussi parce qu’il ne s’était jamais attaché à qui que ce soit durant son siècle de chasse. Certes, il y avait sa petite sœur, Eliana, mais c’était diffèrent puisqu’il l’avait toujours porté à son cœur et qu’elle était en sécurité. C’était la princesse de la famille royale et, à bien des égards, elle avait une réputation de tueuse sanglante. Personne n’avait donc besoin de la protéger. Pas même William. Du moins, plus maintenant. La seule personne qu’il se devait protéger à présent était Elena. Face à une armée de vampires, elle serait incapable de se défendre et serait immanquablement assassinée, comme se le voulait les lois des mythiques vampires. Et ça… Jamais William ne le permettrait. Même si pour cela, il devait perdre la vie en tentant de lui sauver la sienne. Jamais il n’accepterait qu’on touche à un seul de ses cheveux ou qu’on essaye de lui faire du mal. Rien qu’en repensant à cette nuit où elle avait faillit se faire salir par un alcoolique, la rage lui tapait les tympans. Il serra les poings. Bon sang… Qu’est-ce qu’il redoutait sa réaction. Il n’osait même pas s’introduire dans ses pensées pour avoir les réponses à ses questions. Non. Le mieux serait qu’elle lui confie tout ce qu’elle avait sur le cœur, quitte à le faire souffrir. Au moins, il n’y aurait pas ce genre de secrets ou cachoteries entre eux. Il ne voulait pas l’abandonner, loin de là mais à présent qu’il lui avait révélé la vérité, il était incontestable pour William qu’il fasse ses valises. Et ça, dès ce soir. Il n’avait plus le choix. Il préférait une éternité sans mettre la vie d’Elena en danger plutôt qu’une vie où ses jours seraient comptés à cause de son égoïsme. Sa vie valait tous les sacrifices du monde. Même si ça le brisait, même si ça changerait sa façon de voir pour toujours et même si sa vie n’aurait plus jamais les délicieuses saveurs de l’amour. Tant pis. La solitude lui ira parfaitement comme compagne. Ne s’était-il pas marié avec elle pendant des décennies après tout ?
Il soupira et fronça les sourcils en voyant Elena le regarder avec émotion. Quelque chose l’avait touché. Avait-elle donc comprit que leur relation était vouée à l’échec ? Ou était-elle touchée par ses sentiments – bien que réels – qu’elle ne partageait pas à son égard ? Après tout, il était tout-à-fait plausible qu’elle ne souhaite avoir que de son attention pour combler un manque qu’elle ressentait ? Une vie peut-être trop solitaire ? Ou un manque d’attention qu’elle tentait de combler par le premier venu ? Non… Tout ceci ne ressemblait en rien à la Elena qu’il connaissait. Enfin… D’un certain côté, il ne la connaissait pas autant qu’il l’aurait voulu mais jamais il serait plausible dans son esprit de vampire qu’elle soit ainsi. Non. Elle était parfaite. A bien des niveaux. Sa perfection était telle – aux yeux de William – qu’elle pouvait facilement faire des envieuses.

Il lui était si ardu de rester en-dehors de son esprit. Cette tension, ce silence qui émanait de la pièce le rendait presque fou. Il était pourtant d’humeur presque toujours patiente mais quand il s’agissait de quelque chose de trop important pour lui, ses sens étaient en alertes et il se retenait de ne pas se ronger les ongles – mauvaise habitude qu’il avait prit à cause de Léonardo qui avait tendance à le faire constamment. Mais il ne voulait pas la brusquer, il estimait que, pour cette nuit, elle avait eu sa dose de stress. La patience serait donc la vertu de sa journée. Bon sang. Qu’est-ce qu’il détestait ce silence. Avec une certaine prestance et un air peu assuré sur le visage, il scrutait les traits de son visage, désireux de savoir ce à quoi elle pensait. Et enfin, sa patience fut récompensée. Au bout d’un long moment, elle posa ses iris marron sur lui et esquissa un petit sourire. Vague mais chaleureux malgré tout. Ce simple mouvement réussit à le rassurer un instant et à combler son impatience. Puis, dans un mouvement auquel il ne s’attendait réellement pas, elle encadra son visage avec ses toutes petites mains de pianistes et ancra son regard dans le sien. Ultime contact Ô combien intime.

- William, je me fiche si c’est la mort qui m’attend, tout ça parce qu’on aura bafoué des règles stupides. Je me fiche d’être condamnée en prenant le choix de t’aimer, et de vouloir t’avoir auprès de moi. Ça n’a aucune importance. Tout ce qui compte pour moi, c’est toi. On se cachera, on vivra dans l’ombre, qu’importe. Je t’en prie, laisse-nous une chance.

Sans qu’il ne puisse contrôler quoi que ce soit, les iris de William reprirent leur teinte des beaux jours et un bleu presque saphir reprit possession des lieux. Il le sentit à l’instant même où son sang ne fit qu’un tour. C’était comme lorsqu’il sentait que ses cheveux se coloraient en une autre couleur, passant du brun foncé au blond clair et inversement. Cette sensation lui prenait les tripes, lui donnant presque la nausée. C’était exactement ça qu’il ressentait à cet instant précis. Elena l’aimait. C’était si clair maintenant qu’il se demanda un instant comment il n’avait pas pu le voir plus tôt. Quel genre de louve aurait pu tomber en dépression si facilement à cause d’un vampire si ce n’est à cause de l’amour ? Il se retint de se donner une tape sur la tête. Non mais quel idiot ! Tous les signes avaient été là, justes sous ses yeux et il n’avait absolument rien vu. Certes, au début, il pensait qu’elle était tout simplement avide de curiosité mais en y réfléchissant bien… Ce n’était pas des réponses qu’elle cherchait toujours, c’était lui. C’est pour cette raison que nuits après nuits, elle dormait avec son tee-shirt dans les mains, qu’elle regardait sans cesse des films à l’eau de rose et qu’elle murmurait son prénom dans son profond sommeil. C’était parce qu’elle l’aimait. Et à présent, ce qu’elle lui disait c’était qu’elle le voulait autant qu’il la voulait. Qu’elle se fichait absolument de mettre sa vie en danger tant qu’elle serait avec lui. Par Dracula… Pourquoi les choses n’étaient-elles pas plus simples ? Pourquoi lui était-il si difficile de ne pas être égoïste et d’être pour une fois, une personne responsable ?
Mais, alors qu’il était plongé dans sa torpeur, il en sortit brutalement lorsque les lèvres d’Elena se posèrent sur les siennes. D’abord, hésitante et maladroite, Elena commença à accentuer le baiser à sa façon quand elle s’aperçut que William y céda petit à petit. Comment était-il possible de résister à une femme si désirante ? Il était souvent surprenant voire intense de constater à quel point un simple baiser pouvait faire passer les sentiments, les ressentis, les peurs ou les désirs, si bien qu’on pouvait facilement lire dans l’autre tel un livre ouvert. C’est ainsi que le brun ressentit la frustration d’Elena vis-à-vis de son abandon mais l’amour qu’elle ne cessait de ressentir pour lui, si bien que lui pardonner était déjà chose faite. A son tour, le vampire y mit tout ce qu’il ressentait en cet instant même. La délicatesse subtile et frémissante de leur échange était presque un ultime effort pour se convaincre que c’était pour l’éternité. Que quoi qu’il fasse, ils seraient indéniablement surprit de constater qu’aucunes autres lèvres n’arriveraient aussi bien à se contraster avec l’autre et que quoi qu’il se passe, personne ne pourrait arriver à remplacer la présence de l’autre. Ils étaient des âmes-sœurs, là voilà la réponse à sa question. C’était pour ça qu’il ne se voyait pas vivre un seul jour sans Elena. Et c’est à cet instant même qu’il se rendit compte qu’il avait passé toute sa vie à l’attendre. A attendre qu’elle apparaisse dans sa vie et qu’elle vienne combler ses jours de pauvre vampire solitaire. Elle était son opposé, la chaleur face à sa froideur. La glace et le feu. Ensemble. Pour toujours. Voulant intensifier ce moment jouissif de bonheur où il avait l’impression de découvrir ses lèvres pour la première fois, il l’attrapa par les hanches, tenant fermement ce petit bout de femme dans ses mains, voulant absolument la protéger de tout. Même de lui. Quant à elle, elle encercla sa nuque, l’attirant encore plus à elle. Tous les deux étaient si proches mais à la fois si loin. Ce n’était pas assez pour William qui désirait absolument tout de la part d’Elena. Il la voulait. Dans tous les termes du sens. Non pas pour assouvir ses pulsions – quelles quels soient – mais parce qu’il voulait se lier et s’unir de toutes les façons possibles à Elena. A présent, il en était persuadé.

Néanmoins, il fut tout de même que la pauvre Elena puisse reprendre son souffle et ne pas mourir sous le poids d’un baiser. Ainsi, ils rompirent le baiser et la jeune femme, ne voulant visiblement pas le quitter, se serra à lui et posa sa tête sur son épaule. Elle reprit son souffle un instant avant de redresser son visage rougit par la passion du baiser. Il la regarda un instant, à la fois émerveillé par la beauté trop naturelle qu’elle dégageait et à la fois éberlué par les sentiments qu’elle arrivait à faire naître en lui. Une grande première. Etait-il donc possible que le cœur en pierre de William trouve sa raison d’être ? Il semblerait que oui. Mais combien de sacrifices seraient témoins leur amour ? Combien de temps arriverait-il à être ensemble avant que leurs tragiques destins ne les rattrapent ? Il soupira et retira ses mains du corps d’Elena. Cette dernière en profita pour rattraper ses mains et les joignit aux siennes. Caressant du bout des doigts ses phalanges, elle serra ses mains du mieux qu’elle le pouvait et visiblement aussi fort qu’elle arrivait à le faire – pas grand-chose pour le vampire – ne voulant pas qu’il l’abandonne une nouvelle fois. Qu’il était ardu d’être responsable… Arriverait-il un jour à ne plus penser à lui ? Car, de tout son être, de tout son cœur, il souhait rester ici, avec elle. Il voulait vivre avec elle et passer un grand nombre d’années en sa compagnie, l’emmenant partout avec lui où qu’il aille, l’aider lors de ses phases de pleine lune et prendre soin d’elle. A tel point que c’en deviendrait effarant et anormal pour un vampire comme lui. Il serait le premier exemple d’un amour impossible entre un lycan et un vampire. Preuve ultime que non seulement l’amour n’est pas un sentiment qu’on peut contrôler mais aussi que les lycans ne sont pas les ennemis des vampires. Juste une autre créature. Différentes à bien des niveaux mais non éloignées de leur race.

- Tu ne me laisseras plus, pas vrai ? Tu me le promets ?

Il aurait voulu que ce soit aussi simple et que toutes ses fabulations puissent se réaliser un jour. Mais à l’heure actuelle, on était très loin d’une trêve ou d’une tolérance pour ce genre d’amour. Rester serait une énorme erreur. A cause de lui, Elena serait perdue et son avenir serait déjà tracé : la mort. Certes, ils pourraient gagner du temps mais combien de mois, d’années, arriveraient-ils à voler à leurs funèbres fins ? Il serait impossible pour William de vivre dans un monde où sa Elena ne serait plus et il était certain qu’il finirait par la rejoindre peu de temps après sa mort. D’un autre côté, s’il partait, il connaissait presque assez Elena pour savoir ce qu’elle entreprendrait de faire pour le faire revenir ; comme ce soir, elle ferait en sorte de mettre sa vie en danger et de ne plus respecter la vie un tant soit peu pour se risquer à n’importe quelle genre de situations. Elle était intraitable sur certains sujets et si elle avait décrété que William ferait parti de sa vie, il en ferait parti, c’était clair et net à travers les prunelles du brun. Comment décider ? Comment arriver à vivre en sachant pertinemment la fin de la passion dévorante qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre ? Être égoïste ou inconscient ?
En sentant l’appui frénétique et tremblant des mains d’Elena contre les siennes, le vampire ferma les paupières et soupira. Toute cette situation était sa faute. S’il n’avait pas suivi les traces d’Elena jusqu’à San Francisco, il ne serait jamais tombé amoureux d’elle – et vice versa – et peut-être que, tandis qu’il continuerait sa mission à travers les Etats-Unis, elle… Elle aurait trouvé chaussure à son pied et serait heureuse avec un homme qui saurait la comprendre et l’accepter malgré sa nature. Oui, il était presque évident que toute cette histoire était entièrement sa faute. Le destin, rieur, leur avait réservé un futur fait de souffrances et de malheurs maintenant. N’y tenant plus, il se leva et lâcha les mains de sa douce. D’un pas pressant, il se dirigea vers la fenêtre de sa chambre et passa une main dans ses cheveux. Il refusait de choisir. Et s’il laissait Elena le faire pour eux, elle choisirait en se contre-fichant de son avenir. Il était piégé. Entièrement piégé. Il l’entendit se rapprocher de lui – surtout à cause de ses battements de cœurs qui étaient irréguliers et forts – et n’entreprit aucun geste, trop perplexe quant à cette détestable situation. Elle se plaça à ses côtés, assez près pour le voir mais pas assez pour le toucher. Ce dont il lui fut intérieurement reconnaissant. Un simple toucher de sa part et il perdait les pédales au point de ne pas arriver à réfléchir convenablement.

- Tu sais, finit-il par lâcher au bout d’un moment, je ne souhaite que rester auprès de toi toute l’éternité et t’avoir à mes côtés quoi qu’il arrive. Mais je sais que si je choisis cette solution, tu mourras. Mais, si je m’en vais et que je te demande de refaire ta vie, tu feras n’importe quoi pour me faire revenir, au point de mettre ta vie en danger. Il soupira. Ne le nie pas, je commence à lire en toi comme dans un livre ouvert. Mais je refuse de choisir, Elena. C’est trop me demander que de mettre ta vie, ton futur, tout te concernant entre mes mains. Je refuse de te perdre.

Il se tourna vers elle, un regard suppliant poser sur son visage parfait. D’un geste tendre, il encercla ses joues et caressa sa peau laiteuse à l’aide de ses pouces. Elle était en train de réfléchir, rien qu’en touchant son crâne, ça se sentait qu’un millier de pensées venaient à elle et repartaient comme si de rien n’était. Doucement, il embrassa son front, appuyant ses lèvres avec intensité contre ce morceau de peau qui cachait son cerveau et ses innombrables mystères. C’était ce qu’elle était pour lui, en tout cas… Un mystère. Un énorme point d’interrogation. Tout comme elle représentait l’essence même de sa propre vie. Un mélange plutôt atypique pour un vampire comme lui, si simple et si morbide.
Relâchant son étreinte, il la regarda droit dans les yeux un instant et murmura :

- Je t’en supplie, ne m’oblige pas à choisir. Laisse moi du temps, laisse moi cette nuit et je te promets que demain, tu auras ce que tu voudras.

Elena acquiesça en silence et le jeune homme se rendit compte qu’elle s’appuyait énormément sur lui. Le sommeil la rappelait à lui. Elle était épuisée, ça se voyait sur son visage et ses prunelles de plus en plus sombres et lourdes. Si bien qu’il se demanda un instant si elle l’avait écouté. Il fronça les sourcils et l’attrapa par la taille où il la porta jusqu’à son lit. Il la coucha délicatement dessus et fut amusé de voir une lueur de surprise apparaître dans ses iris chocolat. Rectification ; elle était presque endormie. Il était amusant de voir à quel point le sommeil venait vite pour les humains, c’était un besoin si important que lorsqu’il se rappliquait, il était impossible de lui résister. A son tour, William se coucha juste à côté d’Elena et la regarda. Elle avait les yeux grands ouverts et l’observait à son tour.

- Tu devrais dormir, Elena… Tu meurs de sommeil.

Elle ne réagit pas et se contenta de garder les deux yeux grands ouverts. Amusé, William esquissa un sourire en coin. Il ne put s’empêcher de penser qu’il était tombé amoureux de la plus étrange des louves.
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MessageSujet: Re: » You are my kind of beautiful... ♥ [ Wilena ]    Sam 24 Déc 2011 - 1:35

Les secondes défilaient, et la chambre restait plongée dans un profond silence. Silence qui angoissait la locataire des lieux. Elle souhaitait juste entendre la voix de l’être aimé interrompre ce blanc qui persistait entre eux, elle souhaitait juste l’entendre promettre qu’il ne l’abandonnerait plus jamais. Elena fixait intensément le jeune homme de ses yeux chocolat, sans cligner des paupières. Son regard était perdu dans le vide, il ne la regardait pas, certainement absorbé par ses pensées. Etait-ce si difficile que ça ? Choisir entre rester ou partir. Pour la louve, la réponse était déjà toute trouvée ; il devait rester. Cela devait en être ainsi, c’était écrit, c’était le destin. Ils avaient été faits pour se rencontrer, et pour s’aimer. Peu importe les lois, peu importe si leur nature respective n’était pas faite pour s’entendre. Ils étaient l’exception qui confirmait la règle, et Elena était bel et bien prête à se battre pour garder William auprès d’elle. Ces dernières semaines avaient été une véritable torture, et si elle devait vivre aussi douloureusement sans lui, elle préférait encore accueillir la mort à bras ouverts.

Alors qu’elle tenait encore ses mains entre les siennes, William se leva soudainement, reprenant une totale liberté sur ses doigts. La brunette le suivit du regard jusqu’à ce qu’il atteigne la fenêtre. Il semblait en proie à un horrible dilemme, pourtant, elle avait choisi. La jeune femme ne comprenait pas sa réaction. Qu’avait-il de plus à décider ? Ils étaient liés l’un à l’autre, et quand bien même un présage de mort s’abattait sur eux, autant passer le plus d’instants possibles ensemble avant de rejoindre la poussière de la Terre. Elena finit par se redresser et s’approcher du vampire. Elle se posta à ses côtés, sans pour autant le toucher ou lui parler. Elle ne connaissait pas encore toutes ses réactions et préférait attendre qu’il daigne reporter son attention sur elle. La brunette ne pouvait s’empêcher de le contempler tout en songeant qu’il était certainement le plus parfait des hommes ici-bas. Les traits figés, le teint pâle, les iris tirant vers le bleu, il était bel et bien à tomber. Et elle, petite femme naïve, ne pouvait éviter de le fixer d’un air émerveillé et indéniablement amoureux.

- Tu sais, finit-il par lâcher au bout d’un moment, je ne souhaite que rester auprès de toi toute l’éternité et t’avoir à mes côtés quoi qu’il arrive. Mais je sais que si je choisis cette solution, tu mourras. Mais, si je m’en vais et que je te demande de refaire ta vie, tu feras n’importe quoi pour me faire revenir, au point de mettre ta vie en danger. Il soupira. Ne le nie pas, je commence à lire en toi comme dans un livre ouvert. Mais je refuse de choisir, Elena. C’est trop me demander que de mettre ta vie, ton futur, tout te concernant entre mes mains. Je refuse de te perdre.

William avait raison. S’il partait une deuxième fois, elle se mettrait de nouveau dans une situation de danger juste pour qu’il vienne à sa rescousse. Et elle était capable de le faire autant de fois qu’il le faudrait jusqu’à ce qu’il reste avec elle. Elena était certaine qu’il garderait toujours un œil sur elle, qu’importe la décision qu’il allait prendre, elle avait toujours moyen de le faire revenir à ses côtés de façon aisée. Elle était prête à mettre sa vie entre ses mains, aveuglément, bien qu’elle l’ai certainement déjà fait. La brunette se fichait des risques, elle savait qu’il serait là, toujours.
Ce qui l’agaçait, c’était le fait qu’il s’obstinait encore à la repousser. Ses raisons étaient justifiées, mais la louve n’en avait que faire, elle lui avait pourtant bien fait comprendre. Lorsqu’elle croisa son regard, elle comprit qu’il en souffrait. Il lui était douloureux de prendre cette décision, bien malgré les dires de la brunette, car qu’importe la solution qu’il choisirait, il prenait le risque de la perde de toute manière. Les mains de William finirent par encercler son visage, délicatement, créant des cercles sur ses joues à l’aide de ses pouces, calmant le rythme de son cœur qui ne cessait de changer de vitesse sans prévenir. Elle devait absolument trouver un moyen de le garder, de lui faire entendre raison, et prendre la décision de rester avec elle. Mais elle ne savait comment si prendre. Il était presque aussi borné qu’elle et il ne choisirait pas avant d’avoir pesé le pour ou le contre durant un certain temps. Et ceci rendait la brunette complétement dingue. Elle avait sans cesse la crainte qu’il lui dise au revoir et qu’il parte sans qu’elle ne puisse avoir le temps de le retenir. Elle avait peur que ce soit la dernière fois qu’elle le voyait, qu’elle le touchait, qu’elle lui parlait.

Perdue dans ses pensées, elle en émergea très vite lorsque William s’approcha de son visage pour déposer un baiser sur son front. Cette simple attention, ce simple toucher la fit frissonner de la tête au pied, et chamboula de nouveau son rythme cardiaque. Pourquoi continuait-il à lui donner autant d’amour si, en contrepartie il évoquait la possibilité de la quitter ? Elena fixa le jeune homme avec intensité, attendant la suite, attendant qu’il finisse enfin par prendre la bonne décision.

- Je t’en supplie, ne m’oblige pas à choisir. Laisse-moi du temps, laisse-moi cette nuit et je te promets que demain, tu auras ce que tu voudras.

Le blondinet avait murmuré ses suppliques, et Elena comprit qu’elle n’aurait pas sa réponse ce soir, et cela même si elle continuait à le pousser, à le forcer à promettre ce qu’elle lui demandait. La louve finit donc par acquiescer docilement et à contre cœur. Il avait la nuit pour réfléchir, mais serait-ce suffisant ? Est-ce que demain matin il ne lui ferait pas le même coup que ce soir en lui demandant du temps pour réfléchir ? Inspirant profondément, la jeune femme retint un bâillement qui lui fit fermer les paupières. Elle était morte de fatigue, mais luttait tant bien que mal pour rester éveillée, de peur qu’il ne parte sans qu’elle ne puisse rien faire. La jeune femme se trouvait pratiquement accolée contre William, ayant besoin d’un soutien physique pour tenir fermement sur ses deux jambes. Malgré tout, elle continuait à fixer le jeune homme de ses yeux ternes et épuisés par ces dernières nuits à mal dormir. Un peu à l’ouest, elle ne comprit pas tout de suite que son immortel avait pris soin de la transporter jusqu’à son lit. Lorsqu’elle sentit la douceur du matelas, des couvertures et des coussins sous elle, elle fut surprise d’être arrivée si vite ici.

Le jeune homme la regardait malicieusement, et finit par se coucher à ses côtés. La brunette était allongée sur le côté, et ne le quittait pas des yeux. Elle voulait rester éveillée toute la nuit, quitte à ne rien dire, à ne rien faire, juste se contenter de le regarder encore et encore, sans s’en lasser une seule seconde. Seulement, son corps ne semblait pas de cet avis, visiblement il avait besoin de dormir, et Elena se battait intérieurement à fermer les yeux le moins possible pour ne pas risquer de s’endormir.

- Tu devrais dormir, Elena… Tu meurs de sommeil.

Elle avait bien envie de répliquer le contraire, de lui jurer que c’était faux et qu’elle était capable de tenir éveillée toute la nuit. Mais elle n’avait même plus la force de répondre. Elle secoua juste la tête de façon négative, sans le lâcher des yeux. La jeune femme avait une boule au ventre, une crainte qui la dévorait toute entière, et cette seule crainte la poussait à garder les yeux ouverts afin de ne pas détourner son regard de l’homme qu’elle aimait plus que quiconque. Elena finit par s’approcher de William, et posa sa tête sur son torse avec douceur. Elle le sentit tout d’abord se raidir, puis il finit par encercler sa taille à l’aide de l’un de ses bras. Lovée contre lui, ses doigts agrippèrent son tee-shirt. Pour rien au monde elle ne souhaitait le voir partir loin d’elle, elle voulait qu’il reste là, avec elle. Ses paupières se fermaient de plus en plus longtemps, bien qu’elle se forçait toujours à les rouvrir plus au moins facilement. La brunette finit par lâcher dans un soupir ;

-Qui me dit que demain matin tu seras encore là ?

Mais elle n’eut pas le temps d’entendre la réponse, si encore il y en eut une, qu’elle plongea dans les bras de Morphée en un temps record. Les paupières plus lourdes que jamais, elle ne rouvrit les yeux qu’au petit matin.

Le lendemain

Les membres engourdis, la brunette s’étira tant bien que mal sous les draps qu’elle n’avait pas encore envie de quitter. Les paupières closes, elle replaça un oreiller sous sa tête tout en lâchant un soupir d’aise. Elle somnolait encore, n’ayant pas tout à fait émergée de son sommeil profond. La jeune femme ne tarda pas à sentir une présence bien connue sur son lit, quelque chose qui s’approchait d’elle avec lenteur. Le petit miaulement qu’émit Babou, provoqua un grognement chez sa maitresse. Le chaton s’avança jusqu’à son visage, et lui lécha le nez. La jeune femme émit un petit rire, et se retourna. Clignant des paupières, elle tenta de se rappeler à quelle heure elle s’était couchée hier au soir, et à cet instant tout lui revint en mémoire. Le bar, l’homme qui avait tenté de profiter d’elle, et William. A la pensée du jeune homme, Elena se redressa vivement dans son lit. Elle était seule alors qu’elle s’était endormie contre lui. Inspectant la chambre, elle sentit son cœur se serrer. Il était parti … Il l’avait de nouveau laissée, abandonnée alors qu’il lui avait promis de lui donner la réponse aujourd’hui. Peut-être n’avait-il pas eu le courage de lui dire au revoir ? C’était une possibilité mais la jeune femme ne voulait pas y croire.
Son nez la piqua, mais elle se frappa les joues avant que ses yeux ne daignent se remplir de larmes. Non. Elle ne devait pas encore pleurer, elle ne devait pas encore se laissait aller à la facilité des pleurs. Elle se leva, et remarqua qu’elle portait encore ses vêtements de la veille. Le visage impassible et d’un pas trainant, elle se dirigea vers son armoire afin d’opter pour un tee-shirt jogging. De toute façon, sa journée allait être vite établie. Elle allait de nouveau se goinfrer devant des films de romance américaine. De nouveau au point de départ, et ça, elle ne le supportait pas.

Comment devait-elle réagir ? Devait-elle pleurer ? Devait-elle laisser la colère avoir une totale emprise sur elle ? Devait-elle déjà réessayer de revoir William, se mettant de nouveau en danger ? Elle ne savait plus quoi faire, totalement dépassée par les évènements. Dans un espoir vain, elle décida de faire le tour de son appartement. Elle alla voir la salle de bain, puis la deuxième chambre, puis l’entrée, puis la cuisine, et enfin le salon. Elle allait repartir dans sa chambre se morfondre sur elle-même quand elle aperçut une silhouette avant de tourner les talons. Une silhouette qu’elle reconnaitrait entre mille, qui se trouvait debout vers la fenêtre. Il était là, à quelques mètres d’elle, lui tournant le dos. Sans qu’elle ne puisse anticiper quoi que ce soit les larmes montèrent à l’orée de ses yeux, et au même instant William se retournait pour lui faire face. Ne prenant même pas le temps de réfléchir, la brunette s’élança à son encontre, tombant entre ses bras. Posant sa tête contre son torse, elle inhala son odeur tandis que ses joues s’humidifiaient de larmes.
Elle avait tellement craint cet instant ; se réveiller un beau matin et qu’il ne soit plus là, tout en ayant l’incertitude qu’il reviendra un jour. C’était une sensation douloureuse, sensation que seule la présence de William savait estomper. Elena n’avait encore jamais autant dépendu d’un seul être, et ça l’effrayait plus qu’autre chose, car elle ne savait pas ce qu’elle serait capable de faire si un jour le vampire l’abandonnait pour de bon.

-J’ai cru que tu étais parti, murmura-t-elle le visage toujours enfoui contre son torse.
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