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 Let Me Come - Arena

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♣ Situation amoureuse : Appartient à Sa Serena Rice

MessageSujet: Let Me Come - Arena   Dim 19 Sep 2010 - 1:17

&
I'll find you everywhere



Le jour de Bronze était passé. Celui d’Argent aussi. Il ne restait plus qu’aujourd’hui à Arthur Stein pour retrouver Serena Rice. Le jour d’Or. Le jour d’exploration des lieux les plus improbables. Il avait écumé les quelques bars à Démons qui peuplaient la ville, s’était renseigné auprès d’informateurs véreux, avait trainé aux alentours des zones féminines de San Francisco et fait le tour de la ville, en vain. Il n’avait strictement rien trouvé pouvant le renseigner sur l’endroit où la jeune femme se trouvait. Elle avait comme disparu de la surface du globe. L’idée qu’elle soit allée se réfugier hors de la ville avait effleuré le Dieu mais c’était peu probable : elle l’aimait, elle n’allait donc pas lui rendre la tâche impossible. Lui rendre ardue était amplement suffisant.

En ce troisième jour, le jeune homme avait donc planifié les visites du quartier Sorcier, de la Bibliothèque Principale et de la Plage avec une rapide tour de contrôle des endroits qu’il avait déjà vérifié, histoire d’être bien certain de ne pas avoir loupé de traces de la démone. S’il ne l’avait pas trouvée avant. Mais il ne devait pas avoir de pensée -trop- utopistes... Néanmoins, échouer serait plus que regrettable étant donné que cela signifierait qu’il ne la reverrait plus jamais. Il n’arrivait d’ailleurs même pas à imaginer ce concept. Ca lui était trop abstrait pour qu’il arrive à le comprendre. En fait, c'était comme lui demander d'imaginer sa vie sans classe : impensable et stupide.

Arrêtant le réveil qui débitait son flot d’informations inutiles et le cours de ses pensées par la même occasion, le jeune homme se leva en baillant profondément. Il n’avait réussi à dormir que deux heures et c’était nettement insuffisant même pour son organisme inhumain. De légères cernes commençaient à apparaître sous ses yeux mais il ne s'en souciait guère, ayant décrété qu’il aurait le temps de les faire disparaître après que ce jour d’Or soit passé. Avec motivation, il fila se préparer et manger un morceau pour sortir de son appartement une heure plus tard, guilleret au possible. Il allait trouver Serena parce que, comme dans les contes de fées, l’amour triomphait toujours. Surtout lorsqu’il était aidé par une chance divine. Non, vraiment, il n’y avait aucune raison pour qu’Arthur doute de la réussite de son entreprise. Et ce constat le faisait sourire bêtement, de ce sourire qu’ont les amoureux avant un premier rendez-vous alors il laissa ses pieds le guider vers la Bibliothèque alors qu’il avait originellement prévu d’aller dans le quartier Sorcier.

Dans l’immense hall de la Bibliothèque, l’atmosphère studieuse qui émanait des rayonnages fit ravaler son sourire au brun. Il n’était jamais venu ici auparavant, préférant acheter ses lectures plutôt que venir les « louer » et son regard glissa sur les silhouettes concentrées qu’il pouvait discerner de là où il se trouvait. Les jugeant trop calmes pour pouvoir côtoyer Serena, il s’apprêtait à tourner les talons quand le comportement étrange d’un homme en train de monter un escalier attira son attention. D’un pas fluide, glissant, il s’approcha afin de voir ce qui troublait tant l’inconnu et ses pupilles s’écarquillèrent en tombant sur le visage tant apprécié de sa démone préférée. Quel heureux hasard... Un discret sourire ravi naquit sur le visage du brun et il se recula dans le but d’échapper au champ de vision de la jeune femme. Cette dernière ne tardant pas à rejoindre le rez-de-chaussée d’une démarche naturellement chaloupée, absolument hypnotisante, il se plaça un peu plus dans l'ombre d'un pilier et l'observa avec délice. Il aurait pu passer des heures à ne faire que la contempler.

Jetant un nouveau regard aux alentours afin de voir ce qu'il lui était possible de faire pour avancer discrètement, le Dieu eut le mécontentement de se rendre compte qu’il n’était pas le seul à être radicalement sous le charme démoniaque de Serena Rice… Réprimant difficilement un grognement agacé tout en se reculant dans les rayons, il observa faussement les tranches des centaines de livres qui s’offraient à lui, gardant un œil vers la jeune femme qui s’était elle aussi mise à déambuler entre les étagères mais d’un air beaucoup plus inspiré que lui-même. Elle semblait parfaitement habituée à l’environnement et Arthur pensa qu’il avait encore beaucoup à apprendre sur elle. Car c’était vrai, il ne la connaissait pas mais était pourtant follement amoureux d’elle. C’était irréel mais plus fort que tout. Alors à quoi bon tenter de résister, lorsque se soumettre était si bon. En effet, il avait pu tester cette vérité au Jardin des Illusions et ne rêvait que de la revérifier depuis trois jours.

Le plus silencieusement possible, il avança de façon à ne pas perdre la démone de vue et la trouva plongée dans un livre. Levant les yeux pour s’aviser de la section dans laquelle ils se trouvaient, il eut la surprise de lire très clairement « Poésie ». Un claquement sec se fit entendre quelques secondes plus tard lorsque la jeune femme referma le livre et s’éloigna vers un siège placé un peu plus loin. Elle ne lui avait pas accordé un seul regard, parfaite dans son rôle de beauté inaccessible. Et dire qu’elle l’aimait, lui… Ca lui donnait presque le tournis de réaliser ce que cet état de faits impliquait. Ou plutôt ce qu’il impliquerait s’il se décidait à enfin aller la voir pour lui annoncer qu’elle avait été retrouvée.

Inspirant et expirant profondément pour chasser le stress, Arthur vint finalement s’asseoir nonchalamment sur le siège libre à côté d’elle, fusilla du regard un homme qui bavait presque littéralement sur son amour et toussota finalement pour attirer l’attention du dit-amour sur lui tout en prenant soin de bien observer sa réaction. Tout d’abord, elle ne réagit pas, le prenant sûrement pour un quelconque dragueur stupide alors il recommença à toussoter, riant plus qu'il ne toussait véritablement, trop amusé de la situation. Quoiqu'il en soit, là, elle parut enfin le reconnaître car ses yeux arrêtèrent brusquement de détailler les mots qu’ils lisaient précédemment pour se planter avec une précision sans faille dans les siens. L’habituelle sensation d’oubli total de ce qui l’entourait happa Arthur et il eut l’impression d’avoir été en apnée les trois derniers jours, loin de cette femme qu’il aimait contre toutes attentes.

Une fois son shoot visuel convenablement pris, le cerveau du brun accepta de se remettre à fonctionner et le jeune homme se dit qu’il serait peut-être bien de parler, histoire d’entamer la conversation et de remettre les pendules à l’heure. Il l’avait retrouvée. Il tenait à elle. Qu’est-ce qui allait se passer maintenant ? Car, oui, il s’était dit que dès qu’il l’aurait retrouvée, il vivrait tranquillement leur amour mais face à la jeune femme, il trouvait son idée désagréablement naïve, étant donné qu'elle n’avait pas l’air si enchantée que ça de le revoir. S’armant de courage, il se décida néanmoins à oraliser ses interrogations :

- Bonjour Serena ! Nous sommes le troisième jour et nous sommes ensemble, ce qui prouve que je tiens à toi d’une façon sincère et que je suis un détective remarquable, mais là n’est pas la question. Maintenant que moi je t’ai prouvé mes sentiments, que vas-tu faire, toi ?

Conscient qu’il n’était pas poli de parler à voix haute dans une bibliothèque, le Dieu avait parlé d'une voix basse et légère mais le sérieux de son expression faciale indiquait clairement que la réponse de la démone était attendue avec anxiété. Elle avait eu le temps de rompre le charme qui semblait les aimanter tous les deux, en trois jours. Elle avait eu le temps d’avoir des amants, d’occulter le Jardin des Illusions et d’espérer qu’il ne la retrouve pas, en trois jours. Toute la crainte qui avait mijoté inconsciemment dans l’esprit d’Arthur ressurgissait brutalement et désagréablement à cet instant précis. Il ne fallait pas que la jeune femme mette trop de temps à répondre ou ses nerfs ne tiendraient pas. Ou peut-être que si, étant donné qu’il ne voulait pas passer pour un fou dangereux aux yeux de la jeune femme. Même si elle pouvait le tuer sans le moindre effort et qu’il ne serait jamais un véritable danger pour elle.

S’appuyant plus confortablement contre le dossier de son fauteuil et brisant le contact visuel qui les reliait encore jusque là, le Dieu appuya sa pommette contre le dos de sa main et se força à décompresser. Serena prenait toujours du temps lorsqu’il s’agissait de répondre à une question importante, dans le but de trouver les mots justes vraisemblablement, il n’avait donc pas à s’en faire : il l’aurait sa réponse. Ce rappel le calma instantanément car il lui prouva en plus qu’il commençait à connaître quelques menues habitudes de la démone. Mais après tout, il aurait tout donné – ou presque- pour avoir la possibilité d’apprendre chaque mimique, réaction ou préférence de Serena Rice.


Dernière édition par Arthur Stein le Mar 19 Oct 2010 - 18:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Jeu 23 Sep 2010 - 21:02


Et je te file entre les doigts. M’attrapera, m’attrapera pas.


Par tous les moyens, elle avait essayé, elle avait tenté, par Satan, elle le jurait. Mais rien ne semblait marcher. Rien ne mettait fin à cette véritable obsession, qui la grignotait de plus en plus. Elle n’avait plus de pensées cohérentes, il était là, tout le temps, à chaque secondes, à chaque minutes, à chaque heures. Arthur Stein devenait celui qu’elle n’aurait jamais cru penser exister. Et elle détestait ça, elle détestait ce qu’il lui faisait subir chaque jours. Sans cesse, leur dernière rencontre revenait dans son esprit. Les déclarations d’Arthur, ses baisers, ses caresses, tout. Et ça, ça ne l’aidait en rien. Ca ne faisait qu’accroitre les sentiments confus qu’elle ressentait pour lui, ça ne faisait que lui rendre la tâche plus difficile. Il était hors de question qu’elle baisse les armes, qu’elle laisse cette petite voix dans sa tête prendre le dessus, à lui souffler ce qu’elle ne désirait pas entendre. Alors, pour tenter de l’oublier, de ne plus penser à lui, Serena avait voulu replonger dans la débauche, mais réellement. Utiliser homme sur homme. Ce qu’elle savait faire de mieux.

Le premier jour, elle s’était rendue dans une boite de nuit humaine, un lieu où elle ne va pratiquement jamais, préférant les fêtes plus conviviales, et surtout celles où elle connaissait du monde. Seulement, elle ne voulait pas croiser le Dieu, qui était certainement à sa recherche dans un de ses endroits favoris, elle n’avait pas tellement eu le choix. Très vite, elle avait trouvé une proie. Un jeune homme au regard vert, très beau, une trentaine d’années à peu près. Il ne savait pas tellement ce qu’il faisait, mais de suite, une forte attirance s’était crée entre eux, au plus grand plaisir de Serena, qui tenu son billet pour oublier l’homme qui hantait ses pensées. Sans grande difficulté, elle avait usé de ses charmes, et ils s’étaient retrouvés chez lui. Impatiente, la jeune femme avait pris le dessus, se retrouvant très vite enlacée par cet inconnu. Seulement voilà, elle n’avait pas prévu que le Dieu persiste dans son esprit. Elle n’avait pas anticipé qu’en fermant les yeux, elle le verrait, lui, et non l’homme qui l’embrassait. La colère, la frustration et la fatigue ressentaient ses dernières heures, avait pris une trop grande puissance à cet instant, et sans pitié, elle avait tué cet inconnu. L’appartement du jeune homme été à présent dévasté par la fureur de la démone.

Le deuxième jour elle l’avait passé chez elle, à broyer du noir, à penser sans cesse à lui. Ca la démangeait, ça la rendait presque malade. Il fallait qu’elle l’oublie, il le fallait. Pour elle, pour lui. Elle ne devait plus l’avoir dans l’esprit, ça n’était plus vivable, elle en devenait dingue. La brunette avait même désisté les appels de son frère, sachant pertinemment qu’il verrait de suite que quelque chose n’allait pas, et pour rien au monde elle ne lui aurait fait part de ce qu’il se tramait en ce moment, dans sa vie. Car même si elle détestait Arthur, elle ne pouvait le jeter dans la gueule du loup. Serena ne souhaitait pas qu’il lui arrive le moindre mal, surtout si c’était de sa faute. Il devait continuer de la chercher, pendant qu’elle, elle se cachait dans son appartement, lâchement. Elle n’avait plus envie de rien, même tuer devenait insignifiant à ses yeux en ce deuxième jour de parfait calvaire.

Le troisième jour, elle s’était décidée de sortir, après avoir vainement tenté de dormir. Se rendant à la biblihotèque d’un pas trainant, Serena était certaine qu’Arthur ne viendrait jamais la chercher ici. Et le troisième jour passait, elle ne lui devait plus rien. Elle l’oublierait, et ils ne se reverraient jamais. Oui. C’était ce qu’elle voulait, ne jamais avoir à revoir cet homme qui lui faisait perdre la raison. Arrivée devant les portes de la biblihotèque municipale, elle abaissa la poignée et s’engouffra dans cet univers de lettres. Elle aimait cet endroit. Stephen était le seul au courant de cette adoration des livres, surtout ceux de poésies. Ca paraissait totalement déconcertant et inapproprié pour sa nature de démone, et c’est pourquoi, elle ne le disait que rarement. Ne saluant pas la gérante du bâtiment à son entrée, elle se dirigea de suite au premier étage. Cette biblihotèque était réellement grande, et elle voulait trouver un livre qui lui permettrait d’oublier de penser à Arthur. Certaine qu’à l’étage des philosophes, elle aurait des réponses à ses questions.

Parcourant les rayons avec monotonie et lassitude, elle laissait le bout de son index glisser sur les ouvrages face à elle. Elle attrapa un livre de Jean de La Bruyère. Elle parcouru quelques lignes, et lu :

« Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. »

La brunette referma le livre avec violence et frustration. Elle jura inconsciemment, et insulta le dit Jean, l’abruti qui avait crée cette phrase. Reposant l’ouvrage, elle redescendit, décidant de se plonger dans les livres qu’elle aimait, et dont elle savait tout. D’une démarche lente et assurée, elle se rendit au rez-de-chaussée de la biblihotèque. Ne faisant pas plus attention à ce qu’il se passait autour d’elle, Serena se dirigea vers les rayons qu’elle connaissait par cœur, d’un air un peu plus ravie que précédemment. Son regard bleuté se balada sur les titres des livres qui se trouvait devant elle, au rayon Poésie. Lâchant un petit soupir, elle s’empara d’un de ses auteurs préférés ; William Shakespeare. Armée de Sonnets elle partie s’installer dans un fauteuil, afin de lire son bouquin tranquillement, afin de se vider l’esprit. Ouvrant l’ouvrage, elle sentit quelqu’un se poser à ses côtés. Ne relevant pas l’intrusion de l’inconnu, elle continua dans sa lancée. Seulement, ce dernier ne semblait pas l’entendre de cette oreille, car il toussota afin de faire remarquer sa présence.

Agacée, elle porta son attention sur son voisin, et son cœur loupa un battement lorsqu’elle s’aperçut que c’était celui qui lui pourrissait l’existence qui se trouvait à ses côtés. Son regard se fixa instantanément, dans celui ténébreux d’Arthur, et un silence s’installa entre eux. Il l’avait retrouvé. Il l’avait véritablement retrouvé. Elle n’en revenait pas. C’était impensable, incroyable, et en cet instant, Serena ne savait quelle attitude adopter. Elle qui avait tant espéré ne plus le revoir, le destin se chargeait bien mal de leur histoire. Déglutissant difficilement, les traits de son visage restèrent stoïques. Qu’avait-elle à dire ? Rien. Il l’avait retrouvé, il avait gagné son défi. Seulement voilà, la démone n’avait pas prévu qu’ils se revoient, elle avait préféré ne pas émettre cette folle hypothèse. Et la voilà, devant le fait accompli, avec ses questions, et ses confusions. La voix du jeune homme en face d’elle la sortit soudainement de ses réflexions :

- Bonjour Serena ! Nous sommes le troisième jour et nous sommes ensemble, ce qui prouve que je tiens à toi d’une façon sincère et que je suis un détective remarquable, mais là n’est pas la question. Maintenant que moi je t’ai prouvé mes sentiments, que vas-tu faire, toi ?

Sa voix n’avait été qu’un murmure, mais Serena avait tout saisie, et l’appréhension du jeune homme s’affichait nettement sur son visage. Cette situation aurait pu amuser la jeune femme, seulement, ce n’était pas le cas. C’était plus désagréable qu’autre chose, et elle haïssait le Dieu en face d’elle pour ça. Il la détruisait, réellement. Il l’anéantissait. Elle aurait voulu lui faire mal, lui montrer qu’elle n’éprouvait rien pour lui si ce n’est de la haine. Mais, elle ne pouvait pas, c’était tout bonnement au dessus de ses forces. Serena Rice devenait faible, contre son gré. Son regard n’étant plus happé par celui d’Arthur, elle le vit, le visage soutenu par une de ses mains. Le considérant quelques instants, elle se rendit compte qu’en seulement trois jours, même pas que le visage du brun lui avait manqué plus qu’elle ne l’aurait cru. Secouant vivement la tête pour retirer ces niaises pensées, elle se leva soudainement. Sans un regard pour le jeune homme, elle se dirigea vers le fond de la pièce, dans une allée toujours pleine de livres de poésie. Entendant le Dieu la suivre, elle en fut soulagée. Elle ne souhaitait pas lui parler à côtés de personnes qui pourraient les entendre. Serena se promit de faire vite, de ne pas s’attarder. Elle ne le devait pas. Se retournant, elle manqua de rentrer dans Arthur qui se trouvait plus proche d’elle qu’elle ne l’aurait cru. Elle hoqueta de surprise, et par réflexe, posa ses mains sur son torse, le repoussant. Les retirant instantanément, elle recula de plusieurs pas, fixant intensément le jeune homme de son regard bleuté, virant vers le gris.

Elle perdait clairement le contrôle, sur ses gestes, sur sa façon d’agir, sur elle-même en fait. Serrant les poings, elle se concentra sur son objectif. Il fallait qu’elle lui retire tout espoirs, il ne devait plus se voir, rien n’était possible entre eux. Rien du tout. Et les mots glissèrent sur ses lèvres avant d’atteindre son cerveau :

- Félicitation Arthur,
lâcha-t-il avec sarcasme. Tu as réussi le défi, je n’ai rien à redire là-dessus. Mais, qu’attends-tu de moi ? Tu veux que je fasse la même chose que toi, te chercher dans tout San Francisco, pour te prouver à toi, et à moi-même, que je tiens à toi ? Tu assumes les sentiments que tu as à mon égard, mais tu aimes dans le vide. Je ne serai jamais à toi, ni à personne d’ailleurs. Je ne le veux pas, je refuse, tu m’entends ? Je ne veux pas t’appartenir.

Contractant sa mâchoire, elle s’empêcha d’aller plus loin, par peur de déblatérer ses pensées les plus enfouies, et cette vérité qu’il lui faisait autant peur que mal. Elle vit à l’expression du visage d’Arthur en face d’elle, qu’il était déçu par ses paroles. Ne pas craquer, pas tout de suite, pas maintenant. Il fallait qu’elle continue de jouer son rôle, même si elle avait de plus en plus de mal à le tenir. Ne pas flancher. Elle voulait retrouver sa vie d’avant, et ne le rayer de sa vie. Alors, elle crut bon de rajouter :

- On ne peut plus se voir Arthur. La partie est terminée.
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Dim 3 Oct 2010 - 14:25

Pendant quelques instants, Serena l’observa sans mot dire. Le Dieu avait l’impression d’être passé aux rayons X et l’idée le gêna : essayait-elle de savoir ce qui avait bien pu lui plaire en lui, il y a trois jours ? Peut-être. Sûrement même au vu du geste qu’elle fit après avoir fini son examen : lorsque l’on secouait la tête de cette façon, c’était pour chasser des pensées désagréables. Il ne lui plaisait plus. Sans un mot, elle se leva brusquement et avança vers le fond de la pièce, traversant une allée remplie de poésie. Arthur comprit instantanément la muette invitation et décida d’arrêter d’essayer de deviner ce qui traversait la tête de la jeune femme. Elle le surprenait régulièrement, il devait perdre cette habitude qu’il avait d’essayer de prévoir ce qui allait se passer. Déjà, si elle avait voulu le semer, elle serait partie en courant démoniaquement et surtout, en direction de la sortie donc ils allaient avoir une explication ensemble. Point. Il ne devait pas aller plus loin dans son cheminement de pensées. Se mettant à son tour debout, le jeune homme emboîta alors le pas à la jeune femme en s’empêchant de penser à autre chose qu’aux nombres de mouvements qu’il faisait. Plongé dans son exercice, il ne remarqua pas qu’il avait inconsciemment diminué la distance entre eux, ni que la démone venait de se retourner. Il perçut le hoquet de surprise qui la secoua en même temps qu’il réalisait le contact physique qui venait d’être établi entre eux. Néanmoins, ce contact ne dura pas, la brune retirant rapidement ses mains de son torse tout en établissant à nouveau une certaine distance entre leurs corps. Ses yeux clairs ne le lâchaient pas, papillonnant incessamment d’un point de son visage à un autre. Il lui rendit la pareille, se délectant de ses traits fascinants. Il désirait attraper délicatement son menton coupole et embrasser le visage qui lui était présenté, le dessiner de ses lèvres. C’était presque un besoin physique. Pourtant, il lutta contre et se contenta de caresser visuellement le corps de la brune en souhaitant la victoire de l’esprit sur la matière. Si elle pouvait percevoir, même légèrement, son étreinte mentale sur elle, peut-être se montrerait-elle plus amicale. Et la partie tournerait-elle en sa faveur. Sauf que la démone n’avait pas l’air de ressentir cette caresse psychique. Le regard du Dieu passa alors au niveau de ses hanches et s’arrêta sur les poings crispés de la brune. De la colère l’habitait donc en ce moment-même. Il avait l’impression d’avoir un certain don pour provoquer cette réaction chez la jeune femme. Sûrement était-ce en lien avec le fait que l’amour n’était pas quelque chose de réellement naturel chez eux. Quoiqu’il en soit, Arthur remonta immédiatement son regard sur le beau visage de Serena et ses yeux se fixèrent sur les lèvres sensuelles de la jeune femme lorsqu’elles entrèrent en action :

- Félicitation Arthur, lâcha-t-elle avec sarcasme. Tu as réussi le défi, je n’ai rien à redire là-dessus. Mais, qu’attends-tu de moi ? Tu veux que je fasse la même chose que toi, te chercher dans tout San Francisco, pour te prouver à toi, et à moi-même, que je tiens à toi ? Tu assumes les sentiments que tu as à mon égard, mais tu aimes dans le vide. Je ne serai jamais à toi, ni à personne d’ailleurs. Je ne le veux pas, je refuse, tu m’entends ? Je ne veux pas t’appartenir.

Le jeune homme aurait voulu ne pas entendre ce qui venait d’être dit. Il aurait voulu n’avoir jamais rencontré Serena Rice et sa peur stupide de l’amour. Elle lui appartenait déjà librement étant donné qu’elle l’aimait. Ce n’était pas en essayant de le sortir de sa vie qu’elle oublierait ses traits et ce qui les reliait. Elle l’aimait, elle le sous-entendait dans ses phrases aussi clairement qu’elle explicitait son désir d’indépendance. Pourquoi ne réalisait-elle pas qu’Arthur n’avait pas l’intention de l’enchaîner au fond d’une cave ? Elle ferait ce qu’elle voulait, il n’aurait aucun droit de veto sur ses actes s’ils arrivaient enfin à se mettre ensemble. Sauf qu’elle ne semblait pas le comprendre. Ce constat déçut le Dieu. Pourquoi devait-elle se montrer si obtuse au sujet de ce sentiment ? Il ne la lâcha pourtant pas du regard, admirant la contraction de ses mâchoires, nouvelle preuve qu’elle avait simplement peur. Il ne la laisserait pas jeter à la poubelle leur relation. C’était hors de question. Il devait simplement la mettre en confiance. Quelque chose vacilla néanmoins en lui lorsqu’il la vit ouvrir à nouveau la bouche :

- On ne peut plus se voir Arthur. La partie est terminée.

Un instant, le susnommé crut avoir mal entendu. Elle n’était pas en train de le virer consciencieusement de sa vie, si ? Non. Elle allait beaucoup trop vite, là. Beaucoup trop vite pour que ce soit honnête. Elle cherchait à se débarrasser de lui parce qu’elle espérait sûrement qu’avec lui partirait l’amour qu’elle ressentait à son égard mais elle se trompait d’une façon assez incroyable. Le Dieu se sentit brusquement las. Il avait pensé avoir plus de temps pour lui faire entendre raison et il se retrouvait avec une sorte de situation d’urgence sur les bras. Il n’osait pas imaginer ce que ça donnerait s’il la mettait un jour enceinte. Les hormones démoniaques en ébullition devaient promettre de sportifs évènements. Sauf qu’il ne le saurait jamais, s’il ne réagissait pas sous peu.

Avec assurance, il avança alors vers elle tandis qu’elle reculait jusqu’à se trouver acculée contre le mur. Sans se presser, il posa ses mains autour de sa tête alors que leurs regards se cherchaient, s’effleuraient, sans jamais se fixer l’un dans l’autre. Ils jouaient à qui craquerait. Ou alors, seul Arthur jouait et Serena attendait. Il n’en savait rien. Avec la même nonchalance, il finit par se pencher tranquillement vers elle et embrassa tendrement l’une de ses joues. La sensation de la peau douce sous ses lèvres lui donna envie de recommencer, alors il traça un invisible chemin de baiser vers la bouche attirante de la démone dont il embrassa l’une des commissures sans qu’elle ne fasse un geste pour le repousser. Sans doute le maudissait-elle intérieurement à l’heure qu’il était mais s’il réussissait, il y avait de grandes choses qu’elle bénisse plus tard sa persévérance. Il en était convaincu. Finalement, il plongea son regard noir dans celui couleur océan de la jeune femme et se laissa emporter par les vagues qui y régnaient. Il voulait lui faire sentir qu’elle ne lui appartiendrait jamais autant que lui, lui appartenait. Elle n’était pas obligée de faire comme lui. Elle avait simplement à assumer un minimum ses sentiments. Ce n’était pas si compliqué. La bouche masculine finit par s’ouvrir à nouveau, guidée par le désir d’exprimer à voix haute ce que ressentait le reste de sa personne :

- La partie n’est pas terminée, Serena. Elle ne sera jamais terminée pour moi. Et je suis sûr qu’il en est de même pour toi : tu m’aimes. Je ne te demande pas de faire un pacte de sang avec moi, juste que tu assumes cet état. Jamais je n’essaierai de t’asservir d’une façon consciente mais ce n’est pas en allant contre ce que tu éprouves que tu t’affranchiras des sentiments que tu as à mon égard.

Il s’éloigna légèrement après avoir fini sa diatribe et l’observa. Puis il s’avança à vitesse divine vers elle et céda finalement à la tentation en enserrant délicatement l’ovale du visage de la jeune femme entre ses mains et en faisant enfin se rencontrer leurs lèvres. La démone mit quelques instants à réagir mais bientôt, leurs langues dansèrent ensemble, portées par une délicieuse mélodie. Une mélodie qui raisonnait au plus profond de leurs êtres désabusés : celle de l’amour. A la base, ils ne croyaient en rien, hormis au mal et en tout ce qui pouvait empêchait l’ennui et ils étaient pourtant bêtement tombés dans ce piège ancestral. Pour le meilleur et pour le pire, comme on disait. Jamais Arthur n’aurait imaginé que l’amour pouvait conduire à de telles situations. Il n’aurait jamais cru pouvoir être autant intéressé par quelqu’un, ni surpris autant par quelqu’un, à vrai dire. Serena l’avait envoûté sans même le savoir. D’une façon qui n’aurait jamais du marcher mais qui pourtant avait porté ses fruits : elle n’avait pas cherché à lui plaire. Simplement à être elle-même. Et ça, ça avait inconsciemment retourné la tête au brun. Sauf que là, elle jouait ce qu’elle était avant de tomber amoureuse. Elle rejouait une ancienne version d’elle et ça, ce n’était vraiment pas bien du tout. Il devait arriver à lui faire comprendre qu’elle avait inconsciemment évolué, qu’elle était toujours Serena Rice, impitoyable démone mais aussi Serena Rice, femme à part entière. Elle devait arrêter d’avoir honte de ressentir des sentiments bons. Même si c’était contraire aux principes de son espèce, elle allait devoir le comprendre. Il l’avait fait lui, pourquoi elle n’y arriverait-elle pas ? Surtout qu’il était là pour l’aider. Se détachant à regret de la bouche de sa démone préférée, le Dieu posa ensuite son front contre le sien et recommença à parler :

- Un auteur irlandais a un jour dit que le seul moyen de se délivrer d’une tentation était d’y céder. Cède-moi, Serena, et tu verras que tu n’as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferai jamais de mal, je te le promets.

Dans sa voix, la sincérité raisonnait sans qu’il ne puisse faire autrement que la laisser à découvert. Il fallait impérativement qu’elle comprenne qu’il disait la vérité. Pour elle, il serait celui qu’elle préférerait donc elle ne devait pas avoir peur de ce qui les reliait. Des pouces, il commencer à instinctivement esquisser des ronds calmes sur les joues de la jeune femme dans me but de l’apaiser et de s’apaiser par la même occasion, la répétition du geste l’aidant à rester ancré dans la réalité. Un nœud d’appréhension s’était formé au sein de son ventre et il espérait de tout son cœur que sa chance divine agisse en sa faveur. Dans les contes, l’amour triomphait toujours. Mais pouvait-il vaincre lorsqu’il était question de deux êtres tels qu’eux ? Ils n’étaient originellement pas faits pour être ensemble. Mais bon sang, quelle importance ? Les règles étaient faites pour être outrepassées ! Ils n’étaient pas deux enfants de chœur, en plus ! C’étaient toutes ces choses qu’il essaya de transmettre en connectant à nouveau son regard à celui de la jeune femme. Je t’aime, Serena Rice, cesse de faire l’enfant et fais-moi confiance dirent brusquement ces yeux en essayant de se mettre totalement à découverts. Elle devait arriver à tomber dans le néant de son regard de la même façon que lui-même se laissait engloutir dans l’océan du sien. Et là, elle parviendrait sûrement à comprendre. Arthur ne savait pas ce qu’il ferait si la tentative s’annonçait vaine. Peut-être saccagerait-il tout afin de se battre avec la démone ? Ou peut-être pas.
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Jeu 7 Oct 2010 - 8:57

Serena avait de plus en plus de mal à se retenir. A se faire violence pour ne pas se réjouir qu’il l’avait retrouvé, pour ne pas montrer ce sentiment indiscernable qui l’envahissait à la simple idée de penser, qu’elle était enfin aimée par un homme pour ce qu’elle était réellement, et non pour son physique. Il ne fallait pas non plus qu’elle se laisse rattraper par cette envie de goûter de nouveau aux lèvres du Dieu, elle devait résister, pour elle, pour lui. La jeune femme allait devoir continuer à jouer parfaitement son rôle, si elle ne souhaitait pas lui donner de faux espoirs. Soudain, elle crut que tous ses tentatives allaient devenir cendres, en le voyant s’approcher d’elle. Instantanément, elle recula. Connaissant parfaitement l’effet qu’il avait sur elle, lorsqu’il se trouvait trop proche d’elle, la démone préféra ne pas s’aventurer dans ce petit jeu. Mais bien vite, elle se retrouva coincée entre Arthur et le mur de la biblihotèque. Manquant de jurer, elle tenta de se reprendre comme elle pouvait, et de ne pas laisser ses sentiments la dépasser. Les mains du jeune homme se posèrent de chaque côté de son visage. Elle aurait très bien pu partir, il ne faisait certainement pas le poids contre elle, mais au fond d’elle, Serena savait parfaitement qu’elle n’en aurait pas le courage, pensant que c’était peut-être la dernière fois qu’elle le verrait, si elle mettait tout en œuvre pour.

La lenteur effarante des gestes d’Arthur, étaient comme étudiés, et mettait la démone dans un frustration sans nom. Son regard bleuté, n’osait rencontrer celui ténébreux du jeune homme. Affronter ses yeux seraient bien plus dur que tout autre chose. Tandis qu’il cherchait son regard, elle le fuyait, et vice versa. Lorsqu’il approcha son visage du sien, Serena du retenir sa respiration, s’attendant à un futur contact avec le Dieu, s’attendant à laisser ses efforts sur le côté, et finir par se laisser aller. Il posa avec une infime douceur, ses lèvres sur sa joue. Ce contact léger, et inhabituelle pour la démone, fit frissonner chaque parcelles de son corps. A chacun de ses tendres baisers sur sa peau, se dirigeant vers ses lèvres, son cœur s’accélérait dangereusement, et elle dut se faire violence lorsque sa bouche atterrit au coin de la sienne, pour ne pas continuer le chemin commencé, jusqu’à faire rencontrer leurs lèvres. Elle ne faisait rien, restant de marbre, mettant ses envies de côté. Pourquoi voulait-il la faire craquer ? A chaque fois, il tentait de briser le bloc de ciment dans lequel elle avait modelé son image depuis des années, voir des siècles. Et pour ça, elle le détestait. Elle haïssait sa façon de la faire sentir autre lorsqu’il était là, elle haïssait le don qu’il avait pour la déstabiliser, la rendre faible.

Ses yeux rencontrèrent deux billes noires comme le néant, et elle ne put en détacher son regard. Elle se perdait dans la noirceurs des abîmes de ses iris, ses pensées s’évadaient, et elle se sentait apaisée d’un mal inconnu. Serena avait l’impression que malgré tous ses efforts, son destin était déjà tracé, que le retour en arrière n’était plus possible. Qu’aujourd’hui, quoi qu’elle fasse, ça serait en fonction d’Arthur, contre son gré. La voix de celui qui occupait toutes ses pensées, la sortit de ses réflexions :

- La partie n’est pas terminée, Serena. Elle ne sera jamais terminée pour moi. Et je suis sûr qu’il en est de même pour toi : tu m’aimes. Je ne te demande pas de faire un pacte de sang avec moi, juste que tu assumes cet état. Jamais je n’essaierai de t’asservir d’une façon consciente mais ce n’est pas en allant contre ce que tu éprouves que tu t’affranchiras des sentiments que tu as à mon égard.

La vérité qui sortait de chaque mot employé par Arthur, était si flagrante, que Serena ne pouvait plus nier les fait. Il finirait par avoir raison d’elle. Alors qu’elle pensait être enfin libérée de l’emprise du jeune homme en le voyant reculer d’elle, il revint sur elle à une allure surnaturelle, si bien qu’elle n’a pas eu le temps d’anticiper l’action. Son visage fut encerclé par les mains du Dieu, et il fit ce qu’elle, n’avait pas eu le courage de faire l’instant d’avant. Ses lèvres se retrouvèrent scellées aux siennes, lui empêchant d’avoir toutes pensées cohérentes. Au début, Serena tenta tant bien que mal de résistait à l’appel de la bouche d’Arthur, et elle finit par succomber. Tout simplement, parce que résister encore et encore devenait bien trop dur et presque impossible à faire. Répondant au baiser donné, il ne tarda pas à s’enflammer et devenir plus que passionnel. Ses doigts empoignèrent de suite le tee-shirt d’Arthur, et des frissons de plaisir envahir son corps. Jamais, au grand jamais, elle n’avait ressenti pareilles émotions avec les autres hommes. Ce que lui faisait vivre et ressentir Arthur était inégalable avec tout ce qu’elle avait connu jusqu’à ce jour.

Très vite, leurs langues se rencontrèrent, les emportant dans un tourbillon de frénésie indescriptible. Serena était totalement ailleurs, rien n’avait d’importance, seul le jeune homme qu’elle embrassait comptait. C’était dans ces moments là, où elle avait du mal à nier qu’elle ne ressentait rien pour Arthur. Il ne la laissait pas indifférente, c’était incontestable. Seulement s’avouer à elle-même qu’elle l’aimait, c’était aussi improbable, que débordant de vérité. Encore emporté dans le tourbillon de passion, la démone fut coupé dans son emportement, par l’arrêt soudain du baiser. Ouvrant les yeux, elle se retrouva face à un regard noir qu’elle connaissait, et qu’inconsciemment elle chérissait, tout proche d’elle. Le front du jeune homme posé contre le sien, elle pouvait sentir sa respiration chaude, saccadé, caresser son visage. Elle n’émit aucune opposition à ce rapprochement, appréciant le moindre contact qu’elle avait avec Arthur, bien que cela ne lui plaise pas tout le temps. La voix du Dieu brisa le silence instauré :

- Un auteur irlandais a un jour dit que le seul moyen de se délivrer d’une tentation était d’y céder. Cède-moi, Serena, et tu verras que tu n’as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferai jamais de mal, je te le promets.

Le cœur de la concernée prit une allure plus vive que d’ordinaire, les mots d’Arthur s’engouffrant dans son cœur, la rassurant d’une peur qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même. Quelle ironie, elle distribuait le mal n’importe où, ou elle passait, mais elle ne voulait pas ressentir le moindre sentiment douloureux. Elle était terrifiée à l’idée qu’il la détruise, même sans le vouloir. Et qu’il brise ce qu’elle avait été durant tant d’années, qu’elle se mette à nue pour lui, c’était en premier lieu impensable pour Serena, qui ne s’était jamais dévoilée à personne. Tous ce qu’elle pouvait ressentir, elle ne le partageait pas, ou peut-être avec son frère, mais rarement. Tout dépendait de la situation. Et lui cédait ? Elle en était certes, capable, mais quelles seraient les conséquences par la suite ? Il aurait beau lui dire qu’elle n’avait rien à craindre, elle n’en serait jamais sûre. Sentant les pouces d’Arthur créer des cercles sur chacune de ses joues, elle se laissa de nouveau faire, et fut surprise de l’apaisement que ce geste lui procurait.

Le regard noirâtre du Dieu en face du sien bleuté, semblait vouloir lui faire passer un message, une supplication. Ses yeux se perdaient dans les deux billes de néant qui la happait tout entière, tentant de lui faire passer tout l’amour qu’Arthur ressentait à son égard, tous ses sentiments de sécurité qu’il tenait à lui faire ressentir. Serena devinait au fond d’elle-même, que la détermination qu’avait le brun à la vouloir, finirait par porter ses fruits. Elle n’était pas assez forte pour se faire violence durant des années et des années et résister à l’envie de voir et d’embrasser Arthur Stein. Il aurait ce qu’il voudrait de toute façon, un jour ou un autre. Seulement voilà, elle refusait de baisser les bras tout de suite. Elle ne voulait pas la facilité, et ne l’avait jamais voulu. Le Dieu l’aurait, le jour où elle n’arriverait plus à lui dire non, le jour où elle serait à bout de force. Là, elle ne devait pas flancher, pas encore. Toujours enfoncée dans le regard obscur du jeune homme, Serena baissa soudainement les yeux sur ses lèvres, ses doigts toujours accrochés à son tee-shirt.

- Je sais que tu ne me feras jamais de mal, seulement moi je t’en ferais certainement, et ça, même si c’est la dernière chose que je souhaite. Ne rends pas la tâche plus compliquée, c’est déjà assez difficile de te résister.

Son regard remonta soudainement vers celui d’Arthur qui ne semblait pas en vouloir rester là. Il avait stoppé les cercles sur ses joues, laissant remonter les vagues de crainte dans la corps de la démone. Relâchant l’emprise que ses doigts avait sur son vêtement, elle ramena ses mains vers elle, et d’un regard qu’elle souhaitait dur, voulu faire reculer le Dieu, qu’il la laisse enfin partir. Mais il ne semblait pas être de cet avis, ses mains se reposant sur le mur, que chaque côté de son visage. Lâchant un soupir las, Serena se doutait que partir d’ici sans avoir le brun dans les pattes, serait plus que compliqué. Le poing qui s’écrasa sur le mur du côté droit de son visage, la fit sursauter. Visiblement Arthur avait de plus en plus de mal à se contenir et à être patient avec elle. Ne lâchant pas son regard, un petit sourire mutin se posa sur ses lèvres. Elle devait le mettre à bout, l’énerver le plus possible pour réussir à le semer. C’était une possibilité, et peut-être que cette solution marcherait avec le Dieu. Arquant un de ses sourcils bruns, elle brisa le silence instauré, palpable :

- Sors de tes illusions Arthur, une bonne fois pour toute. Tu es tombé plus bas que terre, dans la niaiserie de l’amour, et je ne te laisserai pas m’emporter avec toi. Si tu tombes, tu tombes seul, sans moi. Maintenant, tu ferais bien de me laisser partir, ou je serais forcé de faire quelque chose de regrettable.

Ses yeux bleutés virèrent doucement au gris métallique, montrant ainsi qu’elle ne plaisantait plus. Elle était capable de lui faire du mal, seulement elle savait qu’elle le regrettait l’instant après. Mais qu’importe, si c’était la seule solution, elle le ferait, quitte à vivre dans la culpabilité par la suite. Et si elle ne pouvait le blesser physiquement, elle le ferait mentalement, du moins elle tenterait. Parce que rien qu’à l’idée de lui faire le moindre mal, ça la terrassait, ça la faisait souffrir plus qu’autre chose. Elle était tellement confuse dans ses propres sentiments à l’égard d’Arthur, qu’il était évident qu’elle ne s’en sortirait pas indemne. Posant ses deux mains sur son torse, le forçant à reculer, elle ne fit pas surprise de le voir résister. Sans laisser sortir un seul mot de sa bouche, créant juste deux mots avec ses lèvres, elle lâcha dans un silence total : Recules- toi. Il devait lui obéir, pour sa propre vie, si il y tenait un peu. Serena espérait pouvoir partir de cette biblihotèque très vite, et le cœur plus léger.
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♣ Situation amoureuse : Appartient à Sa Serena Rice

MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Mar 19 Oct 2010 - 18:39

Ses pouces continuant de décrire mécaniquement des cercles sur les joues de la jeune femme, Arthur se sentait pourtant comme un funambule privé de filet. Le regard de la brune ne faisait toujours qu’un avec le sien mais de façon plus profonde que jamais auparavant : ses barrières finalement abaissées laissaient entrevoir au jeune homme une foule de sentiments profonds et enivrants qui faisait se demander à ce dernier s’il n’avait pas fait une erreur. Tomber de haut était si facile en amour, surtout avec une démone qui n’assumait pas l’amour qu’elle vous portait, qu’il n’aurait peut-être pas du voir ce qu’il avait vu. Le Dieu n’était d’ailleurs même plus certain qu’il était possible de vivre un amour aussi fort. Que tout ceci soit réel, leur amour mutuel, inacceptable pour l’un des deux partis mais tellement évident d’un autre côté… C’était presque inconcevable. C’était comme une sorte de tragédie dans la réalité. Et ça allait nécessairement entraîner quelques destructions majeures. Le trouble qui naissait de la plupart de leur échange, mêlé à cette étrange sensation de complémentarité devait forcément avoir un prix. Restait à savoir lequel. Pour le moment, le jeune homme devait déjà empêcher la passion de le contrôler. Ce n’était pas un lourd tribut à payer mais c’était assurément l’un des plus durs. Retrouver sa patience et sa mesure, oublier que Serena était Serena et se focaliser sur son objectif étaient plus que difficile lorsque l’on sentait la dite Serena contre soi et que son regard empêchait toujours vos neurones de fonctionner convenablement en se noyant sans relâche dans le vôtre. C’était même à la limite de la torture de l’avis d’Arthur qui continuait de lutter contre ses instincts. Par chance, l’océan de la jeune femme le rejeta sur la berge, quelques instants plus tard, et il put reprendre son contrôle. Du moins pendant quelques secondes, le temps qu’il comprenne que c’était ses lèvres qui étaient maintenant la cible du regard envoûtant de la jeune femme. Et que lorsque l’on disait lèvres on sous-entendait baiser.

Une vague de trouble balaya aussitôt le peu de résistance qui commençaient à se fixer en lui. N'ayant pas pensé une seule seconde que Serena puisse changer la situation de cette façon, aussi innocemment, il avait omis une nouvelle fois qu’il ne devait surtout pas essayer de prévoir quand il s’agissait de quelque chose en rapport avec Serena Rice. Elle pensait d’une façon trop différente de lui pour qu’il puisse rationnaliser. Et il était de toutes manières trop asservi par le désir presque physique de la conquérir entièrement pour être en état de rationnaliser. Surtout à cet instant précis où il tentait de ne pas se rapprocher d’elle pour capturer doucement ses lèvres. Heureusement, la voix agréablement basse de la jeune femme le coupa dans ses considérations en l’obligeant à lui prêter attention :

- Je sais que tu ne me feras jamais de mal, seulement moi je t’en ferais certainement, et ça, même si c’est la dernière chose que je souhaite. Ne rends pas la tâche plus compliquée, c’est déjà assez difficile de te résister.

Sur le l’instant, Arthur trouva très drôle ce que venait de dire Serena. Du moins jusqu’à ce qu’il comprenne que tout ceci était sérieux et que ses pouces arrêtent immédiatement leurs rotations sur sa chère et tendre, laquelle ne devait pas encore avoir compris le concept d’amour. C’était en tout cas la seule solution acceptable selon le Dieu qui n'arrivait pas à croire ce qu'il venait d'entendre. Il pensait lui avoir un minimum fait comprendre la situation mais il s'avérait qu'il n'en était rien. C'en était presque rageant. L’océan de la jeune femme afflua de nouveau dans le néant de son regard mais il n’arriva pas à s’y abandonner. Il avait l’impression qu’elle avait trahi sa confiance avec son aveu. En effet, elle risquait de lui faire du mal mais quelle importance s’ils avaient des bons moments pour compenser ? Ne lui faisait-elle pas du mal, là, en lui disant qu’elle avait des difficultés à lui résister mais que si elle le faisait, c’était pour son bien ? Ne le prenait-elle pas pour un crétin fini en osant proclamer ce genre de choses ? Le Dieu avait la très nette impression que si. Le léger éloignement de la démone quelques secondes après renforça sa conviction. Mais une part de doute subsistait. Et cette part lui soufflait qu’elle ne se fichait pas de lui, simplement qu’elle était décontenancée par la situation. Sauf qu’Arthur en avait assez de se battre contre un moulin à vents. Il n’était pas Cyrano de Bergerac. Il ne croyait pas aux causes perdues. A supposer que Serena en soit devenue une, il allait tourner les talons et partir. Hélas ou heureusement, la plaque de dureté qu’elle essaya d’apposer à son regard effaça totalement la supposition qu’elle le prenait pour un crétin. Peut-être grossissait-elle les traits mais ce qu’elle exprimait était un miroir plutôt juste de ce qu’elle ressentait. Elle ne franchissait pas le pas par peur de lui faire du mal. L’amour qu’il savait qu'elle éprouvait pour lui était d’ailleurs une preuve plus que suffisante pour appuyer cette hypothèse.

Très bien, pensa-t-il en replaçant ses mains de chaque côté du beau visage de la démone, il est alors grand temps de se battre pour ses convictions. Lorsqu’il y avait songé, quelques secondes auparavant, l’idée de saccager la bibliothèque pour faire plier Serena était seulement une idée. Là, elle avait atteint le stade de possibilité. Et était presque devenue une solution. Une solution très tentante. Une solution qu’il allait même commencer à appliquer immédiatement en réponse au soupir fatigué que la démone laissa échapper. Le mur ne céda pas face à son coup de poing mais le Dieu était quasiment certain qu’il lui suffirait d’en donner un second pour qu’un joli trou ne le traverse. Il fut tenté de vérifier sa théorie, rien que pour faire sursauter une nouvelle fois sa chère et tendre mais n'en fit rien. Le fait qu'elle ait sursauté là, lui avait déjà indiqué qu'elle aussi se trouvait être sur les nerfs et c'était très bien, même si prévisible, car toujours satisfaisant lorsqu’on le constatait. Pourtant, elle se reprit aussitôt et son regard devint amusé alors que ses lèvres se tordaient dans un sourire espiègle. Arthur interpréta ce changement d’expression faciale comme de la pure provocation et eut envie de l’attraper par les cheveux avant de l’embrasser sauvagement, pour lui faire payer ce qu’elle lui faisait. Ce n’était pas quelque chose qui aurait pu lui ressembler ou qu’il aurait même pu penser en tant normal mais là, elle était doucement en train de grignoter les dernières parts de calme qu’il lui restait. Modifiant son regard par le fait d’un sourcil brusquement arqué, elle continua son travail provocateur à l’aide de mots :

- Sors de tes illusions Arthur, une bonne fois pour toute. Tu es tombé plus bas que terre, dans la niaiserie de l’amour, et je ne te laisserai pas m’emporter avec toi. Si tu tombes, tu tombes seul, sans moi. Maintenant, tu ferais bien de me laisser partir, ou je serais forcé de faire quelque chose de regrettable.

S’il n’avait pas été figé par ce qu’il venait d’entendre, le brun aurait sûrement recommencé à taper le mur. Et serait peut-être même parti à la découverte du rayon poésie pour le détruire dans son intégralité. Serena venait de royalement se contredire en disant que le faire souffrir était la dernière chose qu’elle voulait et en le jugeant aussi durement l’instant d’après. Son instabilité amoureuse allait devenir légendaire. Mais Arthur essaya de se calmer en pensant que tant que le regard de la jeune femme lui resterait aussi limpide et agréable, il n’aurait pas lieu de se sentir réellement blessé. Or, la stupéfaction l’avait aveuglé pendant une seconde et lorsqu’il put de nouveau avoir conscience de ce qui l’entourait, il ne se trouvait plus face un océan envoûtant mais plutôt à une banquise relativement inhospitalière. Et qui lui voulait presque du mal. Presque. La nuance pouvait paraître quelconque mais était en vérité très importante. Serena ressentait qu’elle y perdrait quelque chose à le faire souffrir physiquement, ce qui offrait un atout à Arthur. Même s’il était intolérable aux yeux de ce dernier de songer à faire le moindre mal à la démone, il savait qu’il pourrait se battre avec elle sans vraiment lui faire mal. Plutôt en l’encourageant à perdre définitivement le contrôle ou au contraire, à le retrouver pour céder. Si elle ne le tuait pas avant. Mais la nuance qu’il venait de discerner dans ses yeux pouvait réellement être considérée comme réconfortante à ce sujet. Il s’était trompé en disant que tant que le regard de Serena serait agréable, il n’y aurait pas de danger. C’était tant qu’il resterait limpide qui était important parce que le Dieu pourrait toujours essayer d’y lire. Et supposer que les apparences n’étaient qu’apparences, pas vérités. Doucement, la démone posa ensuite ses mains sur son torse afin de l’engager à se pousser et il l’ignora. Si elle voulait détruire leur couple, ça serait sans lui. Il ne la précipiterait pas dans la mièvrerie amoureuse mais elle ne le précipiterait pas non plus dans l’abandon amoureux. Si chacun devait se battre pour sa conviction, c’étaitce qui allait se passer. Ils s’aimaient trop pour se tuer, c’était certain de toute manière. Certain. C’était même la seule chose certaine depuis que Serena avait silencieusement articulé Recule-toi en omettant toutefois de couper leur lien visuel. Sans daigner répondre, Arthur effleura l’une des joues de la jeune femme d’une des siennes, lentement, inspirant l’odeur délicieuse qui l’entourait et appréciant le contact avec la peau parfaite. S’il se reculait, c’est ça qu’il abandonnait. Hors de question.

- J’ai parlé suicide la dernière fois. Ce n’est pas me battre contre toi qui va m’effrayer, Serenaze., murmura-t-il en se penchant vers son oreille.

Il sentit les mains de la jeune femme se crisper sur son torse et un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres alors qu’il lui faisait de nouveau face. Elle ne s’attendait vraisemblablement pas à ce qu’il ose l’insulter. Même aussi légèrement. Mais peut-être que la déformation de son prénom était plus inacceptable que toute autre insulte à ses yeux ? Il l’espérait. Sans lui laisser le temps de riposter, il donna un nouveau coup contre le mur qui lui fit le plaisir de se trouer vers l’intérieur, dévoilant à sa vue des archives nettement moins intéressantes que le regard glacé de la démone qu’il ne lâchait pas un seul instant. Dans son cerveau, un plan commençait en plus à se former avec précision. Un : Preuve de possible violence. Faite. Deux : Preuve de possible indifférence. En cours d’exécution. Trois : Preuve de possible réparation. En attente. . Il allait jouer avec la démone. Qu’elle le veuille ou non.

S’enfonçant, aussitôt après le casse, dans la banquise inhospitalière qui tenait de regard à Serena, il n’esquissa pas le moindre signe d’hésitation face à la froideur qu’il y rencontra. Elle ne le découragerait pas. Elle était douée pour la cruauté et l’assurance mais il était plutôt doué en manipulation. Après, il y avait toujours possibilité qu’elle dévoile une nouvelle corde à son arc mais Arthur en doutait. Comment aurait-elle eu le loisir de développer l’art de la manipulation alors que celui de la séduction lui était un miraculeux sésame ? Continuant à parcourir mentalement la nouvelle facette de Serena qui lui était présentée, il fit de son mieux pour opacifier son propre regard. Elle ne devait surtout pas savoir dans quel exact état d’esprit il se trouvait. C’était primordial. Avec précaution, il retira ensuite sa main des emplâtres et la leva au-dessus de la tête de la jeune femme pour faire pleuvoir les résidus de murs sur elle. Une fois que cela fut fait, il donna un léger coup sur les avant-bras joliment fins de la démone et ils retombèrent aussitôt le long de son corps.

- Comme ça, tu as autant l’air d’être enneigée que ce soit à l’intérieur qu’à l’extérieur, Reine des Glaces souffla-t-il sans la lâcher des yeux.
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Sam 6 Nov 2010 - 19:18

Visiblement, Arthur ne souhaitait pas se soumettre aux ordres de la démone. Très bien, elle allait devoir user de remède plus rudimentaire afin de se débarrasser de lui. Attendant tout de même de voir si il allait tenter quelque chose, elle resta immobile, le visage stoïque, le regard métallique. Elle était fatiguée. Fatiguée de résister sans cesse, de se perdre elle-même dans ses dires, ses repoussements. Oui, Serena devait l’avouer, elle était lasse de se battre contre ses propres sentiments, et de s’enfoncer bêtement dans ses mensonges tous plus gros les uns que les autres. C’était un cercle vicieux. Elle désirait Arthur, autant qu’elle le repoussait. Lâchant un petit soupir imperceptible, son cœur loupa un battement en sentant soudainement la joue du Dieu frôler la sienne. Il avait fait ce geste d’une lenteur agréablement frustrante, si bien que Serena, trop perdue dans ses pensées, n’avait pas pu anticiper l’action. La jeune femme retint sa respiration qui commençait doucement à se saccader. Ce genre d’approche la rendait tout bonnement inapte à toutes pensées cohérentes, et elle était incapable de résister à l’attraction qu’il exerçait sur elle. Serena se trouvait dans l’incapacité de repousser le beau brun pratiquement collé à elle. Elle raffolait de ces contacts, comme elle les haïssait de lui faire perdre la tête. Silencieusement, elle attendit qu’il s’éloigne enfin d’elle, qu’il remette des centimètres entre eux. Il savait combien elle n’aimait pas quand ils étaient trop prêts l’un de l’autre, mais il semblait être d’humeur à jouer avec ses nerfs, à tout faire pour la conquérir aujourd’hui même.

- J’ai parlé suicide la dernière fois. Ce n’est pas me battre contre toi qui va m’effrayer, Serenaze, murmura-t-il en se penchant vers son oreille.

La concernée frémit, non pas de plaisir mais de colère. Comment avait-il osé l’appeler ? Jamais, au grand jamais personne ne l’avait nommé ainsi, et ses dires ne resteraient pas sans conséquences, c’était sur et certain. Ses poings se serrèrent, se trouvant toujours sur le torse du Dieu. Clairement, il l’affrontait, il la mettait au défi. Mais lequel ? Celui de se battre avec elle ? Il n’aurait aucune chance, si elle décuplait tous ses pouvoirs. Il avait beau être un Dieu, il n’en restait pas moins inférieur à elle, c’était certain. Ses yeux obtenaient petit à petit une couler grise encore plus glaciale que l’instant d’avant. Intérieurement elle bouillait de rage. Elle avait envie d’enserrer son joli cou, et le serrer jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucun souffle qui sorte de ses lèvres. La démone ne supportait plus l’arrogance qu’Arthur tenait à son égard. Au contraire de ce qu’il pouvait penser, il n’était pas invincible, loin de là, et en deux claquements de doigts, Serena pouvait facilement mettre fin à ses jours. Lorsqu’elle se retrouva face au visage de celui qui occupait ses pensées, le sourire perfide que dessinaient ses lèvres, l’irritait au plus haut point. Visiblement il était amusé par son insulte, même plutôt fier. Alors qu’elle allait lui dire clairement ce qu’elle pensait de ses insultes puérils, il donna brusquement un autre coup de poing dans le mur. Au contraire de son premier signe de violence, cette fois-ci elle ne laissa rien paraitre. Restant impassible, elle ne baissait pas le regard, tenant toujours celui d’Arthur en face du sien.

Ses yeux étaient de plus en plus froid, ne laissant percevoir aucuns sentiments, qu’elle pouvait ressentir en cet instant. En même temps, la jeune femme tentait de lire dans celui du Dieu. A quoi jouait-il réellement ? Même si ils en venaient aux mains, à quoi cela les mèneraient ? C’était illogique. Elle avait beau garder la précédente insulte au travers de la gorge, si elle se battait ça serait pour son honneur à elle, et non pour autre chose. Mais, rien. Non elle ne pouvait rien lire dans son regard, à son plus grand désarroi. A sa droite elle entendit la main d’Arthur se retirer du mur, mais ne la ramena pas à lui. Non, il trouva à faire quelque chose bien plus distrayant certainement pour lui, et plus énervant pour la démone. Il lâcha des miettes de plâtre sur sa tête, le regard toujours ancré dans le sien, avec le même sourire railleur sur les lèvres. Alors que précédemment elle bouillonnait intérieurement, là il venait de déchaîner un feu de rage et d’agressivité en elle, détruisant les quelques bonnes résolutions qu’elle avait pu prendre. Comme, ne pas abîmer sa face d’ange. Ses bras retombèrent brusquement le long de son corps, par un coup donné dessus de la part du brun. Elle n’allait pas tarder à exploser si il faisait encore quelque chose qui la pousserait clairement à bout cette fois-ci. Elle ne bougeait pas, restant immobile, le regard toujours fixe et froid.

- Comme ça, tu as autant l’air d’être enneigée que ce soit à l’intérieur qu’à l’extérieur, Reine des Glaces souffla-t-il sans la lâcher des yeux.

Elle ne le supportait plus. Plus du tout. Il voulait la voir exploser, clairement. Et bien il allait endurer le choc. Très vite elle empoigna fermement le coup du Dieu de sa main droite, l’enserrant d’un étau de fer. Et à une allure fulgurante, elle inversa les rôles. Poussant avec hargne Arthur contre le mur, ce dernier trembla par cette violente action. Elle pouvait sentir la douleur que ressentait le jeune homme en cet instant, en tant que démone, elle se nourrissait de ça, la détresse de ses victimes. Certes, pour vivre elle « buvait » les âmes de ses proies, mais là elle ne compte pas aller jusque là. Elle put voir un semblant de peur dans les yeux du Dieu, sentant entre ses doigts frêles, le manque de souffle qui devenait de plus en plus ardu. Visiblement, le brun était surpris, mais ne se laissa pas pourtant faire. Il attrapa le bras qui l’empêchait de respirer correctement, le serrant avec fermeté. Certes, il était fort, il avait une bonne poigne, mais pas suffisante pour faire lâcher la démone. Cette dernière avait les yeux qui viraient au rouge sang, et lorsqu’ils prenaient cette couleur, ce n’était pas toujours très bon pour la victime. Elle se fichait royalement qu’un humain puisse les surprendre, elle n’aurait qu’à en tuer quelques uns, ce n’était pas important. Ils n’étaient pas important. Finalement, elle relâcha le cou du Dieu, mais ne baissa pas pour autant la garde. Elle lui affligea un violent coup de poing dans l’abdomen, si bien qu’il tomba à genoux. Se mettant à sa hauteur, elle attrapa ses cheveux, lui faisant pencher la tête en arrière. Rencontrant son regard, ce dernier semblait la mettre au défi de le tuer, de lui prendre sa vie de Dieu égoïste et emmerdeur. En cet instant elle était puissante, terriblement puissante. Rien ne pouvait la détourner de son but, sois faire souffrir Arthur autant qu’il lui faisait inconsciemment mal.

- Je peux facilement mettre fin à tes jours, souffla-t-elle à son encontre. Tu veux un aperçu de ce que je pourrais te faire subir ?

Et sans lui laisser le temps de répondre, elle fila chercher un humain dans la bibliothèque. Utilisant sa vitesse démoniaque, pour Arthur elle avait disparu même pas trente secondes à sa vue. Elle revint tout aussi rapidement vers lui, avec une surprise cependant. Elle tenait devant le Dieu une femme d’environ quarante ans. Les yeux de la démone était toujours rouge sang, et sur son visage on ne pouvait lire que de la haine. Sans lâcher le jeune homme des yeux, elle se posta derrière la femme, attrapa ses deux bras fermement, et les ramena derrière son dos avec violence. Un craquement se fit entendre, accentué par le cri de souffrance de la victime. Ses bras étaient clairement déboités, on pouvait apercevoir une bosse vers les épaules, une bosse qui n’aurait pas du être là à l’origine. Satisfaite de lire de l’effarement dans le regard d’Arthur. Elle décida de ne pas plus s’attarder sur l’humaine si pue importante à ses yeux, qui continuait de gémir de douleur. Elle se laissa tomber à terre, mais Serena la releva rapidement en tirant sur ses cheveux bruns aux mèches blanches. Restant derrière le corps de la femme, elle chuchota à son oreille :

- Chut, chut, chut. Tu ne souffriras pas. Dis toi seulement que c’est à cause de l’homme en face de toi que ta vie s’achève si violemment.

Et sur ces mots, elle s’empara du visage de la femme, et accomplit un tour entier, en tournant son crâne avec agilité et rapidité. Le bruit de deux os qui se détachent résonna dans le silence à présent pesant de la bibliothèque. Serena se sentait imbattable, et ce pouvoir qu’elle avait, ce pouvoir de vie et de mort sur autrui la faisait clairement jubiler. Les cris avaient sans doute été entendu par d’autres personnes cherchant des livres à proximité d’eux. Son ouïe fine intercepta en effet des pas qui s’approchaient de plus en plus rapidement d’eux. S’avançant vers Arthur qui n’avait pas bougé d’un poil, peut-être par peur ou par dégout, elle glissa à son oreille :

- Et ça, ce n’est que si tu es sage.

Son regard était redevenu gris métallique, et un sourire sardonique se posa sur ses lèvres charnues. Les humains n’allaient pas tardé à rappliquer, et elle ne souhaitait pas tellement s’attarder ici. Abattant son poing d’une puissance hors norme dans le mur déjà abimé par Arthur, elle créa un trou d’une taille assez grosse pour qu’elle puisse passer à travers, et retrouver l’air frais. Sans un regard en arrière pour le Dieu, elle enjamba le mur cassé, et s’engouffra dehors. De là, elle commença à marcher en direction d’une autre rue assez proche d’ici. Elle ne fut pas le moins du monde surprise d’entendre Arthur la talonner. Visiblement il n’en avait pas finit avec elle, à son plus grand désespoir. Qu’allait-elle devoir encore faire pour se débarrasser de lui et de son amour étouffant ? Elle marchait à vive allure, comme si elle fuyait un mal inconnu. Elle fuyait juste l’homme qui se trouvait derrière elle. La démone se rendit dans des rues mal fréquentées, espérant ainsi que le Dieu ne la suivrait pas. Mais non. Il était toujours là. La suivant comme un toutou suivrait son maitre. Le ciel était gris, à la plus grande satisfaction de Serena. Elle tournait ici et là, ses pas la guidaient, sans vraiment savoir où elle allait. Elle finit par s’arrêter dans une rue déserte, une rue étroite et quelque peu sombre. Levant son regard métallique vers le ciel, elle se doutait qu’il n’allait pas tarder à pleuvoir. Elle finit par faire volte face, se retrouvant face à Arthur, silencieux. Lâchant un soupir résigné, elle garda entre eux un bon mètre de distance. Croisant les bras, elle brisa le silence installé :

- Va-t-en Arthur. Je ne vais pas te le demander 36 000 fois. S’il te plait laisse moi tranquille.

Elle n’avait pas pour l’habitude d’utiliser la politesse pour demander quelque chose. Mais la force ne marchant pas avec lui, elle était obligée d’user d’autres moyens. Elle inspira à fond, pour finalement tout relâcher d’un coup en baissant les épaules, d’un air exténué. Il ne bougeait pas, restant immobile le regard fixé sur elle. Secouant la tête d’un air las, elle décida que c’était elle qui partirait. Elle commença donc à s’avancer, et passa prudemment à côtés d’Arthur, retenant son souffle. Son cœur se mit à battre à folle allure, et alors qu’elle pensait être délivrée, il lui retint soudainement le bras. Jurant tout bas, elle se retourna, pour se retrouver de nouveau bien trop proche d’Arthur. Fermant les paupières, ne voulant pas rencontré ses yeux ténébreux, elle finit par les rouvrir en portant son regard derrière lui. Ce n’était pas le moment de flancher, elle avait presque réussi, presque. Il fallait qu’elle tienne encore un peu. Il finirait par se lasser, et la laisserait enfin tranquille. Se mordant nerveusement la lèvre inférieur, la chaleur qu’émanait de la main du brun, lui brulait presque la peau. Refusant de se laisser submerger par ses sentiments, elle inspira doucement, patientant silencieusement, attendant qu’il la lâche, qu’il la laisse filer.
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Jeu 2 Déc 2010 - 12:56

Sans qu'il n'eut le temps de réellement saisir ce qu'il se passait, Arthur sentit les doigts fins de la démone s'agripper avec violence à son cou juste avant que son dos ne rencontre le mur auquel Serena était originellement adossée par ses propres soins. Le retournement de situation était tellement surprenant que le Dieu eut l'impression de ne jamais avoir souffert physiquement jusque là. La jeune femme n'y était pas allée de main morte. Il avait enfin réussi à totalement la faire sortir de ses gonds et il n'arrivait même pas à s'en réjouir parce que son cou le lançait terriblement. Du moins les poumons auxquels le cou était rattaché par de charmants tuyaux, étant-donné que ces charmants tuyaux étaient en train d'être aplatis les uns contre les autres par la merveilleuse démone dont il avait fait l'erreur de tomber amoureux. Même s'il ne pensait pas réellement que c'était une erreur au vu du fait qu'il adorait se souvenir de chacune de leurs rencontres. Une brusque prise de conscience le terrifia alors que l'air passait de plus en plus difficilement en son sein. Ou plutôt à cause du fait que l'air passait de plus en plus difficilement en son sein. S'il mourrait, il aurait perdu. Absolument tout perdu. Il n'aurait plus de moment avec Serena que ce soit à essayer de la convaincre, à l'embrasser ou à se faire frapper. Il retournerait dans le Néant, retour à la case départ. Sans gagner les vingt mille dollars. Il n'avait jamais réaliser ça avant l'instant présent. Peut-être que la proximité de la mort, cachée dans le corps parfait de celle qu'il aimait, avait joué le rôle d'un électrochoc. Si tel était le cas, Arthur se dit qu'il ne remercierait jamais assez sa chère démone d'avoir refusé de le tuer auparavant. Il n'avait visiblement pas conscience de ce qu'il disait. Non, en fait, il avait simplement changé de point de vue sur la situation. S'il n'avait pas peur de mourir auparavant c'est parce qu'il supposait que ça pourrait éventuellement faire du bien à Serena, sauf que là s'il mourrait, ça serait totalement absurde. Elle ne serait pas plus heureuse et lui aurait jeté les armes à terre avant que la bataille ne commence. Sa respiration devint subitement un peu plus sifflante. Ce fut le rappel qu'il n'avait pas tout son temps devant lui. Dans un geste instinctif de survie, il porta l'une de ses mains sur le bras meurtrier de la démone et essaya de lui faire lâcher prise. En vain. Elle était plus forte que lui. Et ses yeux si clairs d'habitude, même quand ils devenaient gris métallisé, avaient viré à un rouge sanglant tout a fait désencourageant. Il s'était trompé en disant qu'il était enfin parvenu à la faire sortir de ses gonds. Il l'avait totalement repoussée dans ses limites. Il était un peu tard pour changer quoique ce soit à la situation, il allait donc devoir essayer de survivre en priorité et ensuite de la calmer. Sauf que là, il commençait vraiment à avoir quelques difficultés pour respirer. Comme par exemple que l'irritant sifflement de sa respiration se mettait à décroître en intensité. Il ne devait pas y penser. Il était un Dieu, il avait de la chance. De la chance! Les trois mots étaient criés à l'intérieur de sa tête, devenant un mantra et ce qui l'empêchait de sombrer dans l'inconscience. Devant son regard, des points noirs apparaissaient de façon désordonnée et ses jambes lui semblaient aussi solides que du coton. Au loin, il sentit la main de Serena quitter son cou pour aller voir son estomac puis le sol se fit percevoir sous ses genoux. Sa respiration reprenait progressivement un rythme normal. Son regard revoyait avec plus de clarté. Ses cheveux se faisaient tirer en arrière. Serena le toisait avec colère. Et il n'avait plus peur de mourir. Parce que le tuer était ce que la démone désirait le plus en ce moment-même et que s'il mourrait, ça ne serait pas sans avoir combattu. Sinon elle ne serait pas autant énervée. Son incapacité à se défendre plaisait à la brune autant que son insistance mettait sa patience à rude épreuve. Et il avait eu de la chance que la démone n'ait pas préféré l'étrangler pour en finir rapidement. Beaucoup de chance, même.

- Je peux facilement mettre fin à tes jours, souffla-t-elle à son encontre. Tu veux un aperçu de ce que je pourrais te faire subir ?

Enfin, tout était question de point de vue. Il avait de la chance d'être encore en vie mais il ne fallait pas qu'il s'en rejouisse trop vu ce qui venait de lui être dit. D'ailleurs, il la croyait sur paroles, pas besoin de lui montrer mais il n'eut pas le temps de lui dire qu'elle était partie et revenue. Accompagnée. Devant son regard sombre se tenait désormais la belle et cruelle Serena Rice ainsi qu'une inconnue d'une quarantaine d'années. La haine lisible sur le visage parfait de la démone était aussi intense que l'incompréhension qui marquait le visage de l'humaine et toutes deux le regardaient comme s'il n'existait que lui au monde. Appréhendant ce qui allait arriver, Arthur eut envie de se lever, de mettre l'humaine à l'abri et de se battre avec Serena mais il ne put que rester figé devant l'étalage de violence que lui offrit l'immortelle. Il était captivé par le nouvel angle des bras de l'inconnue, laquelle hurlait sans discontinuer pour que tout s'arrête. Mais tout trois savait que ça ne s'arrêterait que quand elle serait morte. Sauf si Arthur se décidait enfin à agir mais son regard ancré dans la scène l'empêchait de bouger. L'inconnue tomba finalement sur le sol et Serena la releva aussitôt. Le Dieu se prit à espérer que ce soit pour la scène finale parce qu'il ne supportait plus ce qu'il voyait. Torturer ne le dérangeait pas vraiment mais pas n'importe comment pour n'importe quoi. La femme souffrait à cause de lui alors qu'elle n'avait rien à voir avec leur histoire. Elle s'était juste trouvée là au moment moment. Le brun regretta d'avoir retrouvé la démone. Peut-être que l'inconnue aurait tout de même été tuée dans la journée mais ça n'aurait pas été par sa faute indirecte. Comme si elle lisait dans son esprit, Serena commença à parler à sa victime. Le ton de sa voix, presque mondain, donna envie d'hurler à Arthur mais sa gorge encore endolorie l'en empêcha. Il ne put qu'écouter ce qui était dit en restant immobile. Comme depuis que la femme avait été mêlée à leurs affaires.

- Chut, chut, chut. Tu ne souffriras pas. Dis toi seulement que c’est à cause de l’homme en face de toi que ta vie s’achève si violemment.

Le craquement de la nuque résonna dans le silence de la bibliothèque. Autant que la vérité des phrases de la démone dans le crâne du Dieu. Malgré l'atrocité de ce qui venait d'être commis, il se prit à penser que pour avoir si justement mis le doigt sur ce qui allait le toucher, Serena commençait à le connaître. Inconsciemment ou non. Et peu importe que ce soit lié à ses tendances sadiques. Elle commençait à le connaître. C'était tout ce qui importait. Quelle importance le cadavre encore chaud par terre, devant lui? Quelle importance les gens qui arrivaient pour savoir ce qui venait de se passer? Quelle importance sa gorge endolorie? Le malaise qui n'était pas encore totalement parti de son corps? Aucune. Aucune importance tant qu'il parvenait à grappiller du terrain sur la résistance de la jeune femme et qu'elle parviendrait à lire dans son regard ou dans son âme ce qu'il pensait. Le parfum qu'il adorait tant l'enveloppa soudainement, lui faisant prendre conscience qu'Elle était revenue près de lui mais il n'esquissa aucun geste vers elle.

- Et ça, ce n’est que si tu es sage.

Les lèvres qui avaient murmuré cette phrase s'était déjà éloignée de son oreille et Arthur ferma un instant les yeux pour parvenir à déterminer ce qu'il pensait. Son esprit était profondément confus. L'injuste sort de l'inconnue ne l'intéressait déjà plus, il était trop intéressé par son avancée auprès de Serena. Et il n'arrivait pas à l'accepter, ce qui créait des conflits d'intérêts au sein-même de son être. Il devait se calmer. Offrant de nouveau le monde à son regard, il tomba sur celui redevenu gris de la démone. Au moins s'était-elle calmée, sûrement enivrée par sa satisfaction d'être toute-puissante. Le jeune homme eut envie de briser cette satisfaction. Malheureusement, elle ne lui en laissa pas le temps et fracassa ce qu'il restait du mur pour sortir sans un regard pour lui. Ce qui lui offrit une intense sensation de lassitude. Il était fatigué, meurtri et... Les humains se rapprochaient de l'endroit où il se trouvait donc il fallait qu'il parte. Se relevant avec souplesse, il eut le plaisir de constater que ses jambes avaient retrouvé leurs forces et que son regard ne se faisait pas brouiller par quelques disgracieux points noirs alors il emboîta rapidement le pas à sa chère et tendre démone. Elle était plusieurs dizaines de mètres devant lui et l'avait visiblement entendu approcher au vu de l'accélération soudaine qu'elle fit. Un sourire sincèrement amusé éclaira le visage du Dieu. N'était-ce pas ironique de faire fuir la femme qui était sur le point de vous tuer quelques instants auparavant? Si. C'était même délicieusement ironique. Décidé à ne pas lâcher l'affaire, il ne chercha pas à la rattraper et continua inlassablement de la filer, laissant son regard se rassasier du chaloupement de ses hanches et des mouvements hypnotiques de ses cheveux. Ou l'inverse. Jusqu'à ce qu'elle le conduise dans un enchevêtrement de rues déconseilles après la nuit tombée et qu'il ne lance de féroces regards à quiconque la regardait avec envie. Ce qui faisait pas mal de monde au vu de la somptueuse plastique de Serena. Une fois, il faillit même se battre mais la distance qui se creusait entre la brune et lui l'enjoignit à plutôt reprendre sa marche. La sensation de gêne dans sa gorge avait quasiment disparu, ses jambes semblaient pouvoir continuer à marcher indéfiniment et les rues se faisaient de moins en moins fréquentées. La réalisation successive de ces trois faits sans liens apparents lui firent se demander depuis combien de temps ils marchaient. Jetant un coup d'œil au soleil, il eut la surprise de voir que l'astre était entouré d'un merveilleux fond gris presque aussi glaçant que celui des yeux de Serena lorsqu'elle était de mauvaise humeur. Un instant captivé par ce détail, il continua toutefois de marcher jusqu'à la démone qui venait de s'arrêter dans une rue étroite et un peu plus sombre que les autres. Le changement inattendu de lieu le fit redescendre sur terre à l'instant où la jeune femme se retournait vers lui. Elle semblait plus fragile que dans la bibliothèque. Il eut envie de l'enserrer dans ses bras. Le soupir résigné qu'elle lâcha l'enjoignit à ne pas le faire. Un unique et misérable mètre les séparait mais Arthur avait l'impression que c'était un gouffre qui tenait place entre eux. Il avait la sensation d'être en faute. Une faute grave qui avait blessé profondément Serena. Parce qu'elle l'avait obligée à faire des choses plutôt mal. Le fait que c'était une démone et qu'elle prenait plaisir à blesser n'entrait plus du tout en compte, dans l'esprit du jeune homme. Il n'osait pas parler de peur de la froisser davantage et son visage aux traits impassibles n'était là que pour cacher le bouillonnement de son âme. La jeune femme le déstabilisait. Il ne comprenait pas la logique de son comportement. Elle essaie de le tuer, de fuir puis se résigne. Et ce n'était pas la première fois. Cette dernière phrase eut soudainement une nouvelle dimension dans la tête d'Arthur parce que, possédé par une lucidité brève mais éclatante, il comprit soudainement que son insistance triompherait. Il l'avait déjà compris inconsciemment mais l'étalage de faits indiquait le contraire à chaque fois qu'il essayait de se rassurer, c'était pour cela qu'il avait l'impression que son cerveau était tout emmêlé. Un déclic se fit dans son esprit. Un déclic irrémédiable qui lui assurerait de se souvenir qu'il allait gagner malgré tout ce que Serena lui balancerait dans la figure.

- Va-t-en Arthur. Je ne vais pas te le demander 36 000 fois. S’il te plait laisse moi tranquille.


Les bras croisés sur la poitrine, elle avait l'air encore plus lasse que précédemment et la forme de sa demande ressemblait presque à une supplique. Mentalement, un schéma des tranchées de la première guerre mondiale lui apparut. Il avait passé le champ de mines, les barbelés, la ligne de défense et s'aventurait désormais dans les sous-sol de l'ennemie. Ennemie qui venait de prendre une profonde inspiration juste avant de laisser ses épaules se relâcher, comme si elle rendait les armes. Il avait l'étrange sensation que la prendre dans ses bras à ce moment aurait profité de la situation alors il ne fit rien parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre. Il était dans un placard à balai situé dans les sous-sol ennemis et il ne trouvait pas comment en sortir. Peut-être que si l'ennemie se montrait offensante, il agirait en homme et réussirait à sortir pour combattre héroïquement. Mais dans ce cas-là, étant donné qu'il aurait eu besoin de l'ennemie pour agir, il aurait juste réagi à une impulsion et ça enlevait tout héroïsme à son éventuel agissement. Heureusement, la jeune femme qui l'observait en train de l'observer secoua soudainement la tête et avança vers lui pour partir ce qui le força à reprendre pied dans la réalité. Il n'allait pas réussir à réellement conquérir Serena en s'enfermant dans des comparaisons somme toute déplacées. Elle était presque hors de portée lorsqu'il tendit l'une de ses mains pour attraper le bras le plus proche de lui. Un juron pratiquement inaudible naquit des lèvres de la jeune femme mais cette dernière se retourna tout de même vers lui. Elle était à moins de trente centimètres de lui, trente minuscules centimètres et ils étaient aussi tendus l'une que l'autre. Dans sa poitrine, le cœur du Dieu battait au ralenti comme pour rallonger encore le moment. Le regard de la jeune femme se cacha derrière ses rideaux organiques et il contempla son visage, imaginant qu'il était endormi au lieu d'hostile. Levant sa main libre à la hauteur de la tête de Serena, il résista à l'envie de caresser du bout des doigts les douces joues de la jeune femme et finit par rebaisser le bras au moment où les yeux, moins gris qu'avant, de la démone ne s'ouvre et ne se fixe sur le mur derrière lui. Son refus de le regarder fit naître des volutes glacées autour du cœur du brun. Ne supportait donc -t-elle pas sa vue pour ne même pas désirer le foudroyer du regard? Le soudain mordillement de la lèvre inférieure qui agita le visage de la brune remplaça les volutes glacées par des circonvolutions brûlantes au sein du cœur du jeune homme. D'un geste faussement distrait, il se mit à caresser doucement le bras de la démone et remonta sa main jusqu'à son épaule, ne lâchant pas son visage du regard. Il tenait à assister à l'affaissement de ses résistances, pour qu'au moment critique elle ne lui échappe pas. Sans arrêter le mouvement de sa première main, il remonta donc la seconde au niveau de la tête de Serena et lui caressa doucement la joue. Le contact eut pour effet d'instinctivement faire venir le regard de la brune dans le sien. Elle semblait prête à fuir alors il s'avança d'un demi-pas et la plaqua fermement contre lui, l'une de ses mains lui enserrant les épaules pendant que l'autre lui caressait de moins en moins légèrement le dos sans toutefois cesser une seule seconde d'être amoureuse. Il sentait l'odeur fruitée de ses cheveux et résista à l'envie d'enfouir son visage dedans, préférant déposer des baisers dessus. Contre lui, la jeune femme semblait inerte. Au-dessus de lui, le ciel commença à pleurer.

Les gouttes, au début distantes entre elles, se firent plus abondantes et il fit de son mieux pour protéger Serena de l'eau, ayant vaguement conscience que la majorité des femmes ne supportaient pas d'avoir les cheveux mouillés. Sauf que la brune essayait au contraire de le repousser. Obéissant légèrement à son inflexion, il s'écarta de deux centimètres d'elle et elle leva son visage vers lui, son habituel sourire mutin aux lèvres. Visiblement, la pluie lui avait fait reprendre du poil de la bête. Descendant ses deux mains au niveau de la taille fine de sa chère brune afin de prévenir toute tentative de fuite, il fut accueilli par un raidissement immédiat du corps de la démone. En fait, peut-être que la bête n'avait pas encore récupéré toute sa combativité. Sans qu'il ne s'en rende réellement compte, ses pouces se mirent à tranquillement caresser le bas du dos de sa compagne tandis que son regard observait la pluie mouiller le beau visage aux allures tout à fait neutres de Serena. Une goutte tomba brusquement sur ses lèvres pulpeuses. Une goutte qui devait être effacée. Par lui. Et comme ses mains étaient prises par leur devoir de garde, il ne restait plus que ses lèvres. Elles n'étaient pas mouillées les siennes vu qu'il ne regardait pas vers le ciel. Il pouvait faire disparaître l'envoûtante trace aqueuse. Parallèlement au cours de ses pensées, son visage s'était penché vers celui attentif de la jeune femme et lorsqu'il arriva à la conclusion qu'il était tout à fait dans ses cordes de sécher la bouche, désormais ornée de nouvelles gouttes, de la démone il fut trop près pour s'en empêcher. Avec assurance, il déposa ses lèvres sur celles de sa brune et ne sentit dès lors plus aucune des gouttes qui s'échouaient sur eux. Au début un peu rétive, Serena s'était peu à peu détendue et ils s'embrassaient comme si le monde s'écroulait autour d'eux. Les mains légèrement remontées dans le dos de la jeune femme pour la sentir plus proche de lui, il mit du temps à s'apercevoir qu'elle avait noué ses bras autour de sa nuque dans le même but. Mais ce n'était pas assez. La pluie continuait de tomber sur leurs corps, apaisant brièvement la brûlure qui se faisait ressentir dès que leurs peaux entraient en contact et faisant déraper leurs gestes. Le bouche du jeune homme quitta celle de la démone pour embrasser sa mâchoire et descendre sur son cou, parsemant son épiderme de légères morsures aussitôt apaisées par de passionnés baisers. Avec prudence, il l'enjoignit à se pencher en arrière, la soutenant dans le dos et descendant embrasser la naissance de sa poitrine tout en l'offrant par la même occasion aux gouttes de pluie. Il se délectait du goût que sa peau avait, ainsi éveillée par l'eau céleste. Les évènements passés n'existaient plus. Il n'était plus que présent et avait envie de repousser encore plus les frontières de sa relation avec Serena. Dans son esprit, il avait gagné.

- Je t'aime, Serena, je t'aime, murmura-t-il, enivré par les sensations. Sans penser une seule seconde qu'il était peut-être inadéquat de le dire à cet instant précis. Sûrement à cause du fait qu'il ne pensait pas, à cet instant précis.

Toujours dans son tourbillon amoureux, il fit habilement remonter la démone vers lui et se penchait une nouvelle fois vers son visage pour recommencer à l'embrasser quand le regard surpris et presque pur avec lequel elle le transperçait le coupa dans son élan. Sans qu'elle n'articule un mot, il comprit que l'heure n'était plus aux baisers. Ses lèvres se pincèrent un instant. D'une main, il dégagea ensuite le visage de la jeune femme de l'une de ses longues mèches avant de faire de même sur lui-même. Son expression faciale avait perdu toute son excitation, toute son euphorie. Il arborait désormais la même résignation que la brune peu de temps auparavant. S'essayant à sourire, il caressa du bout des doigts la joue droite de la démone et recommença à chuchoter avec comme une faille dans la voix:

- J'ai tout gâché en disant ça, n'est-ce pas?
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Jeu 23 Déc 2010 - 22:59

Elle ne perdra pas pied. Non pas cette fois, elle ne referait pas la même erreur deux fois, elle ne comptait pas souffrir à nouveau durant des jours et des jours par la faute d’Arthur Stein, ça, elle se le refusait tout bonnement. Il comprendra, il devra comprendre que rien n’est possible entre eux, qu’ils sont trop différents, tel la glace et le fer, le feu et l’eau, ça finirait par exploser, et les mener à leur perte tous les deux. Et pour la démone, il était tout simplement hors de question qu’elle tombe par amour. Restant concentrée sur une chose imaginaire qui se trouvait derrière Arthur, elle priait intérieurement pour qu’il la lâche, et qu’elle puisse le fuir. Déglutissant difficilement, elle sentie au contraire de ce qu’elle voulait, la main d’Arthur remonter doucement le long de son avant bras, telle une caresse qu’elle sentait par-dessus ses vêtements. Ne se laissant pas déstabiliser pour autant, elle continua de se concentrer sur le mur en face d’elle, au dessus de l’épaule de l’immortel. Sa main continuait son ascension jusqu’à atteindre son épaule. Retenant sa respiration, le cœur battant à tout rompre, elle implorait les enfers qu’il cesse cette douce torture. Elle pouvait sentir son regard insistant sur elle. Que de stratagème pour la conquérir. Rapidement, elle put aisément sentir l’autre main d’Arthur s’approcher dangereusement de son visage à l’air stoïque. Lorsque ladite main rentra en contact avec sa joue, elle porta instantanément son regard dans le sien. Il commençait à la connaitre. Trop bien même. Elle était forte dans les joutes verbales, mais quand elle avait le moindre contact avec lui, toutes les barrières qu’elle s’efforçait de placer entre eux, s’effondraient en un claquement de doigt, la laissant, elle et ses sentiments à découverts. Contractant les mâchoires, ne pouvant s’empêcher d’apprécier les caresses que le brun lui prodiguait sur sa joue, elle avait la ferme intention de se détacher de lui, de le repousser par n’importe quel moyen. Mais elle n’eut pas le temps de faire le moindre mouvement, qu’elle se retrouva contre le torse du jeune homme, l’une de ses mains toujours sur son épaule, tandis que l’autre avait glissé dans son dos, continuant de lui infliger la torture de ses délicieuses et infimes caresses, l’immobilisant de toutes parts. Le visage du jeune homme contre le sien, elle sentait son souffle chaud se finir dans son cou. Elle avait trop d’éléments en tête, trop de sensations en même temps pour avoir des pensées cohérentes. Il lui semblait qu’Arthur déposait des légers baisers sur sa tête, tandis que l’une de ses mains continuait à caresser son dos, et l’autre la tenait fermement contre lui. Serena était piégée, incapable de faire le moindre mouvement. Elle devait retrouver tous ses moyens avant que tout ce petit manège n’aille trop loin, et ne l’emmène à sa perte. Elle savait, elle était certaine qu’elle ne résisterait pas plus longtemps à l’appel d’Arthur. Son corps réclamait le jeune homme, comme jamais il n’en avait réclamé un autre. C’était bien plus que du désir, et ça, Serena l’avait compris depuis longtemps, sauf que pour elle, il était plus que compliqué de s’avouer ce que tout cela signifiait. Soudainement, elle sentit la pluie s’abattre sur elle avec fracas. L’eau la réveilla de sa précédente transe causée par le beau brun qui se trouvait toujours contre elle. Ce dernier fit quelque chose auquel elle ne s’attendait pas, il tenta de la protéger de la pluie ruisselante en lui faisait baisser la tête, afin qu’elle se retrouve abritée sous lui. Refusant cette aide, Serena le repoussa tant bien que mal, et à son plus grand plaisir, il comprit rapidement. Un rictus espiègle se forma sur ses lèvres charnues, tandis qu’elle relevait la tête afin de rencontrer le regarde ténébreux d’Arthur.

Elle reprenait peu à peu de l’assurance, reformant les barrières entre lui et elle. Seulement ces dernières ne durèrent pas longtemps. Arthur eut l’excellente idée de placer ses deux mains sur ses hanches, encerclant le bas de son dos avec soin. Le corps de Serena se raidit de nouveau, et la jeune femme dut user de toutes ses forces pour ne pas passer ses deux mains qui se trouvaient sur le torse d’Arthur, autour du cou de celui-ci. Inspirant une petite bouffée d’air, elle sentit soudainement les doigts du jeune femme créer des arabesques sur le bas de son dos. Le creux de ses reins étaient un des points sensibles de Serena, et elle dut se retenir pour ne pas jubiler intérieurement de contentement. Ca serait donner bien trop de satisfaction à celui qui produisait tous ces plaisants tourments. La démone regardait attentivement l’immortel, et elle remarqua qu’il la dardait d’un regard attentionné, sérieux. Elle pouvait le sentir détailler son visage mouillé par la pluie qui s’abattait sur eux avec fracas. Tandis qu’elle, avait tout le loisir de le contempler par la même occasion. Elle ne pouvait se mentir, il était indéniablement beau et séduisant. Il avait un charisme qui ne laissait pas indifférent, et un charme fou. Il exerçait une certaine fascination sur Serena, et cette dernière se demandait si c’était dû aux pouvoirs d’Arthur, ou tout simplement à Arthur lui-même. Laissant ses questions à plus tard, elle avait la sensation d’oublier les règles en cet instant, et il n’y avait plus que le beau brun qui comptait. Les yeux bleutés de la brunette se posèrent soudainement sur les lèvres de l’immortel. Elle avait ce désir, qui grimpait en elle, qui la grignotait petit à petit, ce désir de vouloir de nouveau gouter à la bouche d’Arthur. Cette envie lui tordait l’estomac, parce que c’était un mal jubilatoire, un mal qui lui faisait du bien. C’était la même sensation, une sorte d’adrénaline, que l’on ressent lorsque l’on fait quelque chose d’interdit. Serena avait toujours aimé le risque, ça la rendait vivante. Tout à coup, elle vit le visage du jeune homme s’approcher du sien. La jeune femme s’immobilisa un peu plus si encore c’était possible, regardant avec attention Arthur, si près d’elle, qu’elle en aurait presque loucher. Elle savait ce qui allait se passer, elle le sentait. Il aurait fallut être aveugle pour ne pas deviner la suite des événements. Serena sentait une boule se créer dans son ventre, et à sa plus grande surprise, cette fois-ci, elle n’avait plus envie de fuir. Elle voulait Arthur Stein. Son âme réclamait le jeune homme, elle lui criait de lui succombait, de faire ce que son cœur lui dictait. Ce cœur de pierre, ce cœur gelé, qu’il reprenne un souffle de vie grâce à l’immortel. Et fatidiquement, les lèvres du beau brun se scellèrent aux siennes. En premier lieu, la jeune femme n’y montra pas grand intérêt, laissant le désir monter un peu plus haut en elle, la submerger de toute part. Puis, elle finit par répondre au baiser donné, nouant instinctivement ses bras autour de la nuque d’Arthur. Elle avait des papillons dans le ventre, les paupières closes, plus rien ne comptait à part l’homme qu’elle embrassait, la même sensation d’oublie que la première fois où ils s’étaient embrassés.

Totalement ailleurs, enveloppée dans une tourbillon de sentiments confus mais bel et bien réel, Serena ne parvenait tout de même pas à combler le vide qu’Arthur avait semé ces trois derniers jours. Elle avait beau s’accrocher fortement à lui, l’embrasser comme si sa vie en dépendait, elle en voulait plus. Son corps réclamait celui de l’immortel, sa bouche ne suffisait plus à apaiser le désir brûlant de la jeune femme. Rapidement, elle sentit les lèvres du brun quitter les siennes, pour longer sa mâchoire, et finir dans le creux de son cou, où il déposer des baisers ardents sur sa peau fraiche. Il mordillait sa peau par ci, par là, lui donnant la vague sensation de planer dans un autre univers. Les paupières closes, elle se délectait de la moindre caresse que lui procurait Arthur, des moindres baisers qu’il lui donnait. Il lui intima de se laisser pencher en arrière, et confiante, elle obéit docilement, totalement à la merci de l’immortel. La bouche de ce dernier entreprit de s’aventurer vers son décolleté. La respiration erratique, Serena s’accrochait toujours au cou du jeune homme, laissant ses doigts glisser dans sa chevelure, et s’y accrocher avec fermeté. Toujours absorbées par les baisers d’Arthur sur sa peau, ce dernier lâcha subitement quelques mots, auquel elle ne s’attendait pas :

- Je t’aime, Serena, je t’aime, murmura-t-il.

Elle ouvrit instantanément les paupières à l’énonciation de ces mots, et la jeune homme la redressa contre lui. Jamais, au grand, jamais aucun homme ne lui avait dit ces mots là durant une étreinte. Et même si Serena se cachait maladroitement les sentiments qu’elle avait à l’égard d’Arthur, ce dernier était plus que sincère, et pour une fois dans sa vie, elle avait la sensation d’être réellement aimée pour ce qu’elle était, et non pour ce que son corps avait à donner. Son regard précédemment grisant, pris une couleur azur, presque limpide, une couleur qu’il ne prenait qu’en présence de son frère habituellement. Les derniers mots qui avaient briser le silence retentissaient en échos dans l’esprit de la brunette, faisant battre son cœur un peu plus vite si c’était possible, lui contractant l’estomac, tellement il était jubilatoire d’entendre ces mots là. Son visage restait malgré tout stoïque, incapable de répondre à ce qu’Arthur venait de l’avouer. Ce dernier, d’une main adroite et douce décolla une de ses mèches de cheveux, venue se coller contre sa joue avec l’aide de la pluie. Elle le vit répéter les mêmes gestes sur lui, puis la fixer dans l’attente de quelque chose. Il tenta un petit sourire, et sa main effleura sa joue droite, lentement. La démone ne savait que dire, réellement. Elle ne voulait pas répliquer par une remarque acerbe, mais elle ne pouvait pas non plus répondre de la même manière. Elle n’en était pas encore capable. Arthur finit par briser le silence pesant, en murmurant :

- Jai tout gâché en disant ça, n’est-ce pas ?

Faisant une petite mimique incertaine, un sourire en coin se posa sur ses lèvres. Serena ne pensait pas qu’il avait gâché quoi que ce soit, c’est juste qu’elle n’avait tout simplement pas l’habitude d’écouter ce genre de déclaration avec autant de sincérité. Son cœur se serra en pensant qu’elle, elle ne lui dirait probablement jamais ces mots là. C’était contre sa nature, contre tout ce à quoi elle s’était battue durant tant d’années. Il lui était impensable de dire à quiconque ces trois mots qui venaient de changer le cours de son existence. Se mordant nerveusement la lèvre inférieur, elle finit par encercler le visage d’ange en face d’elle, et planta son regard bleuté, dans celui ténébreux d’Arthur. Ce dernier retira sa main de sa joue à elle, la reporta sur sa hanche, et resta silencieux. Serena put voir une lueur de panique dans les deux billes de néants face à elle, et elle finit par lâcher d’une voix basse :

- Tu n’as rien gâché Arthur. C’est moi, qui gâchera tous ces moments là, toutes ces fois où toi, tu auras le courage de me dire ces trois mots, alors que moi, j’en serai incapable.

Une boule de chagrin se forma dans sa gorge, et elle contracta ses mâchoires. Si elle avait su où tout ce petit jeu la mènerait, elle aurait tout stoppé tout de suite, depuis la première qu’ils s’étaient vus. A présent, la marche arrière n’était plus possible, et elle avait aisément pu constater les dégâts qu’Arthur infligeait à son âme lorsqu’il était loin d’elle. Elle ne pouvait plus le nier, son cœur censé être de glace, fondait peu à peu lorsqu’elle était en présence de l’immortel. Elle éprouvait tellement de chose pour ce dernier, qu’elle venait de se rendre compte qu’il avait réussi à la faire succomber, comme aucun autre homme n’avait su le faire. Aujourd’hui elle se rendait compte qu’elle était devenue dépendante d’Arthur, et elle n’avait aucun antidote pour briser le sortilège. La seule crainte qui restait profondément ancré en elle, c’était la peur de souffrir et de le faire souffrir, surtout. De le faire souffrir en ne lui donnant pas tout ce qu’il pouvait attendre d’elle. De le faire souffrir par ses sautes d’humeurs, car il n’était pas incertain qu’un matin elle se réveille, et qu’elle veuille mettre un terme à leur histoire, parce qu’alors, elle se sera rendu compte que c’était une idylle impossible, une chimère, rien de plus. Fronçant les sourcils, incapable de rajouter quoi que ce soit, elle enjoignit ses mains derrière la nuque du brun, et logea sa tête au creux de son cou. Le jeune homme dut sentir son trouble, et son besoin de réconfort, car il renforça leur étreinte, la collant contre lui avec douceur. Serena ferma les paupières, et inhala le parfum d’Arthur, afin d’ancrer son odeur en elle. Elle put sentir l’immortel déposer des légers baisers dans ses cheveux. La pluie s’écoulait toujours sur eux, mais la brunette s’en fichait royalement, d’être mouillée ou non, ce qui lui importait c’était Arthur, simplement, Arthur. Une de ses mains glissa dans la chevelure du jeune homme, et elle enserra une poignée de ses cheveux avec force. La dernière chose qu’elle souhaitait c’était qu’il la laisse de nouveau toute seule. Son pari avait été stupide, mais, ça lui avait fait douloureusement comprendre qu’elle n’arrivait plus à se passer de lui. La pierre qui encerclait son cœur éclata en mille morceau, laissant les sentiments de Serena apparaitre au grand jour. Sentiments qu’elle n’avouerait jamais concrètement, mais qu’elle prouverait au fil des jours, des semaines, des mois et voir plus, qui allaient s’ensuivre. Redressant un peu la tête, elle chuchota à l’adresse d’Arthur :

- Je te cède Arthur, à toi et à toi seul.

Elle finit par faire face au concerné qui la regardait avec deux billes noires brillantes de mille feux. Un petit sourire se posa sur les lèvres de la démone, et elle porta toute son attention à celles de l’immortel. Sans prendre le temps de réfléchir, elle posa sa bouche sur la sienne, fermant instinctivement les paupières. Un baiser langoureux s’ensuivit, puis il vira à la passion, et rapidement leurs langues se retrouvèrent. Une danse ardente commença, une danse qu’ils connaissaient par cœur, fusionnelle et enivrante. S’accrochant un peu plus aux cheveux d’Arthur, ce dernier caressait de nouveau le bas de son dos avec tendresse. La cœur de la brunette s’emballa, et à présent elle s’ouvrait à l’immortel, corps et âme. Elle ne voulait plus que lui seul, les autres hommes lui étaient totalement égales. Le désir qu’elle avait ressenti lors de leur dernier baiser remonta en elle avec fureur, et à présent, elle voulait totalement appartenir au beau brun, lui montrer ainsi, à sa manière à elle, qu’elle l’aimait bien plus qu’elle ne s’en serait cru capable. La respiration erratique, il détacha de nouveau ses lèvres des siennes, et enfouit son visage au creux de son cou, lui déposant des baisers brulants sur sa peau ardente. Elle laissa glisser une de ses mains sous sa chemise trempée, qui lui collait à la peau, créant des arabesques sur son omoplate gauche. Les paupières closes, son désir ne cessait d’accroitre au creux de son ventre, la rendant totalement éprise d’Arthur et de ses baisers, et de ses caresses. Impossible de renier ses sentiments, même au plus profond d’elle-même.
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MessageSujet: Re: Let Me Come - Arena   Jeu 13 Jan 2011 - 13:13

Le regard du Dieu ne lâchait pas le beau visage de la démone tandis qu’il se demandait quelles étaient les pensées qui traversaient en ce moment-même le cerveau de la jeune femme. Il savait d’expérience que l’esprit de sa dulcinée ne fonctionnait pas comme les autres et appréhendait d’autant plus la réaction qui allait découler de ses réflexions. La pluie continuait de les mouiller mais la parfaite symbiose qu’il avait précédemment ressenti avec elle s’était effacée à l’instant précis où ses lèvres avaient cessé de parcourir avidement la peau de la démone pour laisser échapper des phrases inadaptées. Il regrettait terriblement d’avoir laissé échapper ces mots, il aurait voulu remonter le temps, continuer à embrasser Serena avec fièvre et garder son affection pour lui, même s’il rêvait constamment de la laisser éclater au grand jour. Aimer si intensément et devoir se taire était à ses yeux l’une des pires tortures possibles, en exceptant la douleur qu’il aurait à perdre la brune de quelque façon que ce soit. Refusant de songer davantage à ce genre de choses, Arthur reprit pied dans la réalité et détailla pour la énième fois le visage neutre de son interlocutrice. Sans qu’il ne s’y attende, la jeune femme perdit brusquement sa neutralité pour se mettre à nerveusement mordre sa lèvre inférieure, donnant immédiatement au brun l’envie de lui faire arrêter d’un baiser, puis déposa ses jolies mains de par et d’autres du visage masculin avant de planter son regard bleu azur dans celui beaucoup plus sombre d’Arthur. Mû par un automatisme amoureux, ce dernier déplaça aussitôt sa propre main jusqu’à la hanche de la démone, ne supportant pas l’idée de ne pas être en contact physique avec elle, même si un lien existait déjà grâce aux mains de Serena. Le Dieu n’était d’ailleurs pas tout à fait sûr de ce que signifiait ce contact et un éclair affolé traversa subrepticement son corps alors que son cerveau n’arrivait toujours pas à savoir ce qui allait se passer. La jeune femme sembla parfaitement saisir dans quel état il se trouvait car elle lui offrit les clés de ses pensées, quelques secondes plus tard :

- Tu n’as rien gâché Arthur. C’est moi, qui gâcherai tous ces moments là, toutes ces fois où toi, tu auras le courage de me dire ces trois mots, alors que moi, j’en serai incapable.

Une vanne sembla céder à l’intérieur du jeune homme car brusquement, un torrent de soulagement l’envahit et il dut se contenir pour ne pas embrasser de nouveau Serena. Il n’avait jamais envisagé le fait qu’elle puisse lui répondre, étant donné qu’il voyait bien le mal qu’elle avait déjà à ne serait-ce qu’accepter le fait qu’elle l’aimait donc la culpabilité que semblait ressentir la jeune femme à ne pas pouvoir le faire l’attendrit considérablement. De plus, si ça ne la gênait vraiment pas qu’il prononce ces trois petits mots au sens si grand pour lui, c’était une agréable surprise qu’il mettrait le plus possible à profit. Une bouffée d’amour pur étourdit un instant le Dieu au moment précis où sa compagne serrait discrètement les dents pour contenir sa tristesse, ce qu’il ne remarqua pas, trop plongé dans son immense océan d’euphorie amoureuse. Même la pluie qui était redevenue un simple évènement météorologique totalement indépendant de la situation, avant que Serena ne parle, retrouva un statut positif. Les gens avaient raison : l’amour rend tout beau. Mais l’expression pensive de la démone trahit un soupçon de douleur qui fit l’effet d’une gifle à Arthur. Trop obnubilé par l’ivresse joyeuse qui l’avait submergé lorsqu’il avait enfin eu accès aux pensées de la jeune femme, il n’avait pas pensé à comment elle, elle appréhendait ça de son point de vue. Si elle était aussi amoureuse que lui, ce dont il ne doutait pas une seconde, ça devait forcément entrer en collision avec sa nature profonde de démone, même si elle était également à moitié-humaine. Lorsqu’il avait appris ce détail, le Dieu en avait été surpris mais au moins le voile avait-il été levé concernant les raisons qui avaient pu le faire tomber amoureux d’elle. Elle était mauvaise mais refoulée aussi un petit côté humain, pourtant tout à fait charmant du point de vue du jeune. Certes, quand il s’agissait de Serena, il trouvait que tout était tout à fait charmant mais il avait noté sur ses résolutions de lui en parler, lorsqu’ils vivraient ensemble. Il était peut-être un tout petit peu trop prévoyant mais on devait lui accorder le fait que la situation semblait aller vers ce qu’il avait prévu. Il s’agissait simplement pour lui maintenant de faire disparaître la douleur, jugée intolérable à ses yeux, que ressentait présentement la démone pour s'aider à accomplir ses prévisions. Sauf qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait dire étant donné qu’il ne savait pas précisément ce que pensait la brune.

Par chance, même si le langage des mots lui demeurait flou vu que non utilisé par la jeune femme, le langage du corps qu’elle utilisa en fronçant un instant les sourcils avant de nouer une nouvelle fois ses mains dans la nuque du Dieu et d’appuyer doucement sa tête dans le creux de son cou, fit comprendre au jeune homme qu’elle désirait simplement être rassurée. Parfaitement adapté au désir silencieux qui lui était exposé, Arthur attira davantage encore Serena contre lui, avec toute la douceur qu’il avait en réserve et sentit pour la énième fois, mais avec un ravissement toujours aussi fort, la perfection avec laquelle leurs corps se fondaient presque l’un contre l’autre. Le fait qu’ils étaient encore plus mouillés que précédemment ajoutait en plus à l’instant un côté sensuel que le jeune homme adora immédiatement, alors qu’il sentait sa brune préférée se lover confortablement contre lui. Baissant automatiquement la tête pour embrasser légèrement la chevelure ainsi offerte de la démone, le Dieu perçut avec une agréable force l’humidité qui les recouvrait et qui avait attisé le parfum envoûtant de la jeune femme. Il l’aimait plus que jamais. Shooté à son odeur, à sa présence et à son corps, il eut la brève impression d’être en train de renaître. Il songea même que s’ils étaient dans un film, ils auraient sûrement été auréolés d’une aura de lumière représentant l’amour qu’ils se portaient. Etant dans la réalité, ils avaient à la place une pluie discontinue qui tombait sur eux mais Arthur se dit qu’ils auraient tout aussi bien pu être dans l’œil d’un cyclone que ça ne l’aurait pas dérangé, étant donné que Serena aurait été avec lui. Immédiatement après avoir eu cette pensée, il se corrigea mentalement en disant que ça l’aurait, en fait, immanquablement dérangé vu que sa chère démone aurait pu ne pas être en sécurité. Comme si elle voulait le faire sortir de ses pensées, la jeune femme faufila l’une de ses mains dans les cheveux bruns du Dieu et en serra fermement une poignée, en arrivant miraculeusement à ne pas mettre de violence dans le geste. En réponse, il lui caressa furtivement le bas du dos, lui signifiant par la même occasion qu’elle avait toute son attention et releva un peu son menton afin de lui laisser relever la tête vers lui. Leurs regards s’accrochèrent immédiatement, celui du jeune homme s’émerveillant devant celui toujours aussi bleu de Serena. Il avait fini par comprendre que c’était la nuance que prenait son regard lorsqu’elle était heureuse et était comblé de voir qu’elle la prenait en sa présence. Enfin, la brune rouvrit la bouche pour décharger ce qu’elle avait sur le cœur :

- Je te cède Arthur, à toi et à toi seul.

Une nouvelle explosion de joie naquit dans le cœur du brun. Comme si le soleil avait remplacé la pluie, un rayon chaleureux caressa son corps, lui insufflant un pur bonheur. L’ivresse qu’il avait ressentie précédemment n’était rien comparée à ce qu’il ressentait présentement. Il avait la sensation que rien ne pourrait l’arrêter, jamais, qu’il serait désormais heureux chaque seconde qui passerait et que son allégresse n’aurait jamais de fin. Comme l’amour qu’il ressentait à l’égard de Serena. En prononçant cette phrase, la jeune femme venait de sceller définitivement l’amour qui les liait déjà de façon sous-jacente. Ayant relevé la tête sous le choc de l’aveu, le Dieu rebaissa son visage vers la brune et constata qu’elle avait, elle au contraire, rabaissé le visage après avoir laissé s’échapper son chuchotis. Mais le brun n’eut pas à attendre longtemps pour voir la jolie figure de sa compagne. Dès qu’elle constata l’état dans lequel il se trouvait, un sourire amusé naquit sur ses lèvres et Arthur ressentit l’indicible besoin de l’embrasser immédiatement sous peine d’il ne savait quoi mais ne voulait pas savoir. A la seconde où il allait franchir les quelques centimètres qui séparaient leurs bouches, Serena le fit pour lui et leurs paupières se fermèrent avec une synchronisation parfaite qu’ils ne virent cependant pas. De toute manière, même s’ils avaient eu la possibilité de le constater par eux-mêmes, ils ne l’auraient pas fait, ayant été trop emportés par l’excitation de leurs cœurs dès que leurs lèvres se furent enfin retrouvées. Echange passionné, danse intime exécutée avec adresse et la perpétuelle impression qu’il leur sera impossible d’être un jour rassasié de l’autre. Dès que le baiser avait commencé, les doigts du jeune homme avait recommencé à esquisser de fantasmagoriques dessins dans le dos de Serena tandis qu’elle-même s’agrippait un peu plus à ses cheveux courts. Dans la cage thoracique du brun, son organe cardiaque menaçait de sortir à chaque seconde, battant plus vite à chaque effleurement corporel et irriguant de sang l’entièreté du corps du jeune homme. Contre lui, il sentait celui de la démone lui répondre avec une ferveur identique qui lui faisait tourner la tête. Plongé dans un tourbillon de sensations pures, Arthur n’avait plus conscience de la pluie qui tombait, ni de leurs vêtements humides. Ils se consumaient l’un l’autre, simultanément, comme un phœnix sur le point de renaître et cela éclipsait sans mal tout le reste. Sauf que bientôt, même la passion de leurs contacts ne leur suffit plus.

Avide de goûter une nouvelle fois à la peau de sa compagne, le brun se détacha difficilement de ses lèvres et enfouit le plus possible son visage au creux de son cou, embrassant fiévreusement chaque parcelle de peau qu’il avait à sa portée. Il avait envie de l’honorer comme elle me méritait, il voulait connaître chaque centimètre carré de son corps, il désirait purement et simplement qu’elle devienne également sienne du point de vue physique et s’en serait sûrement trouvé honteux s’il n’avait pas été conscient qu’il lui était impossible de lutter contre ce désir qui était presque un besoin tellement il était fort. Dans son dos, il sentit l’une des mains de Serena se faufiler habilement sous sa chemise trempée par la pluie et dessiner d’agréables arabesques, créant ainsi un nouveau contraste entre la froideur de la pluie et la chaleur de son corps. Pas loin du paroxysme de son désir, Arthur sentit ses mains se mettre à trembler tandis qu’il n’arrêtait pas de caresser la peau de la démone, abandonnant parfois son dos pour ses hanches ou son ventre mais ne se lassant pas de ses mouvements pourtant répétitifs. Brusquement, il lui en fallut plus. Il ne pouvait plus réprimer ce besoin qui le saisissait implacablement. Bougeant ses mains jusqu’au niveau des fesses rondes de Serena, il appuya légèrement dessus et elle comprit immédiatement où il voulait en venir. Se détachant de lui, elle recula rapidement de quelques pas avant de revenir et de nouer habilement ses jambes autour des hanches d’Arthur. L’action avait duré moins d’une seconde grâce à la vitesse démoniaque de la jeune femme mais le jeune homme accueillit avec soulagement l’étreinte, ses mains se nouant instinctivement sous les fesses fermes de la brune pour la soutenir contre lui. Leurs lèvres se retrouvèrent, s’abandonnèrent, embrassèrent au hasard, les mains de la démone s’égarèrent sur les épaules du Dieu et celles de ce dernier découvrirent timidement la rondeur parfaite du postérieur de Serena, alimentant d’autant plus le feu qu’ils nourrissaient ensemble. Comprenant qu’ils n’allaient pas tarder à franchir le cap mais sachant de loin que le lieu dans lequel ils se trouvaient n’était pas du tout adapté pour, Arthur se motiva à arrêter les effusions qu’ils se témoignaient mutuellement et la jeune femme ne fut pas longue à cerner le fond de sa pensée, étant donné que ses yeux étaient encore plus noirs qu’à l’accoutumée. Il laissa passer quelques secondes avant de parler, afin de permettre à son souffle et à son cœur de reprendre leurs rythmes habituels. Pendant ce laps de temps, Serena appuya doucement son front au sien, aimantant une fois encore son regard au sien qui était également devenu plus foncé sous l’effet de l’excitation ressentie.

- Je suis désolé de la question que je vais poser, commença-t-il à dire avec un léger halètement dans la voix et un sourire naissant qu’il n’arrivait pas à réprimer sur le visage. Mais je crains de n’être obligé de la poser. Chez toi ou chez moi ? acheva-t-il en rougissant légèrement tandis que l’envie de remonter ses mains pour explorer le dos de la jeune femme commençait à s’emparer de lui.

S’obligeant à se contenir, il scruta le visage de sa compagne pour voir quelle sera sa réaction et fut soulagé de constater qu’elle ne se vexa pas mais parut plutôt amusé par la gêne qu’il ressentait. Elle détacha ensuite leurs fronts et continua de le regarder silencieusement, une lueur amusée dansant dans son regard alors que le Dieu devait faire un puissant effort sur lui-même pour ne pas reprendre ses caresses. Finalement, au bout d’une dizaine de secondes, elle le désigna d’un charmant geste du menton qui fut immédiatement interprété par le cerveau du brun et se repencha vers lui pour l’embrasser. Acceptant l’étreinte, Arthur ne tarda cependant pas à la terminer, murmura un désolé au sujet de son impatience puis fit légèrement redescendre Serena sur lui afin qu’elle s’appuie plus confortablement contre lui et, cela fait, partit à vitesse divine en direction de son hôtel particulier. L’amour platonique ne sera jamais pour eux, il en était intimement convaincu.

Fin de la Seconde Partie ♥

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Let Me Come - Arena

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