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 Que la fête commence - James & Gaspard

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MessageSujet: Que la fête commence - James & Gaspard   Sam 21 Aoû 2010 - 12:59

&

Je ne pensais pas pouvoir te comprendre un jour


La mine contemplative et les bras croisés sur son buste, Gaspard Sutherby observait d’un œil critique la tombe qu’il avait fait faire pour ses parents. Les autorités n’avaient toujours pas retrouvés les corps qu’il avait de toute manière soigneusement brûlés, ce qui faisait que le caveau était vide, mais le vampire savait qu’avoir eu cette attention le disculpait un peu plus encore. Il jouait à merveille son rôle de fils éploré. Sauf que là, la tombe ne correspondait vraiment pas à ce qu’il avait désiré et il sentait l’agacement enfler en lui. Dès qu’il aurait déjeuné, il retournerait voir l’entrepreneur des Pompes Funèbres pour arranger ça. Puis il ferait de l’entrepreneur, son quatre heures. Mais seulement lorsque la procédure de modification aura commencé.

Sifflant de colère, il chercha du regard un mortel un peu trop attaché aux morts afin d’apaiser un peu sa faim. En vain. Le soleil éclatant qui régnait en ce jour d’été avait du transformer chaque San Franciscain en plagiste zélé, à la grande peine du brun qui allait devoir chercher un peu s’il voulait se rassasier… En temps normal, ça ne lui aurait pas posé de problèmes mais là, lui aussi en venait à être assommer par le soleil de plomb qui dardait inlassablement ses rayons sur la ville.

Le vampire se sentit très humain subitement et il se frotta le visage dans l’espoir de conjurer cette sensation. Il devait se reprendre… Le soleil ne transformait pas en cendres les vampires, il les affaiblissait juste mais le brun voulait lutter contre ça. Il appréciait trop sa nature pour accepter qu’elle ait des défauts aussi conséquents. Néanmoins, il se retourna brusquement et courut le plus vite possible se mettre à l’ombre, sous un espèce de préau placé près de la demeure du gardien du cimetière. Il se sentit déjà un peu mieux… Il n’avait plus qu’à trouver à manger, maintenant. A tout hasard, il frappa chez le gardien mais lui aussi semblait être parti à la plage. Jurant contre les incapables notoires qui se faisaient de plus en plus nombreux de nos jours, le vampire eut la surprise de voir une silhouette sans rythme cardiaque entrer dans le cimetière. Se demandant ce qu’un de ses congénères pouvait bien faire ici, le brun plissa les yeux et eut la stupeur de reconnaître James Winslowe, l’ex amour de Nemesis Haalen, sa plus proche amie.

Gaspard savait qu’il était en ville étant donné qu’ils s’étaient déjà rencontrés par hasard chez un fournisseur d’hémoglobine mais leur première rencontre avait été houleuse, l’américain ne résistant pas au besoin de charrier méchamment James. Qui se défendait somme toute relativement bien, au grand plaisir du plus jeune qui adorait les défis. Ils s’étaient quittés violemment et Gaspard paria que James, pas plus que lui, n’aurait songé à un tel lieu de retrouvailles. Et pourtant…

Le châtain sembla aussi l’avoir vu et identifié car il se figea subitement au milieu d’une allée, comme désireux d’éviter un conflit stupide ou autre chose que le brun n’arrivait pas à déterminer. Un soupir échappa à ce dernier et il sortit de sous son abri pour avancer à la rencontre de son… de James. Ca faisait longtemps qu’il ne lui avait pas dit qu’il était pathétique de ne pas arriver à se remettre de sa rupture avec Nemesis et il se rendit compte que ça lui avait manqué. Certes, il savait son comportement puéril mais bien qu’il soit convaincu que les deux vampires devaient avoir été fort charmants ensemble, c’était fini entre eux. Fini. Point. Pas besoin d’épiloguer. Surtout qu’il n’y avait pas eu de rupture à proprement dit étant donné que James avait fait croire à sa compagne qu’il était mort. Donc le brun se déchargeait de l’éventuelle culpabilité qui aurait pu peser sur ses épaules en arguant que James n’avait qu’à tourner la page et que de toute façon, il vengeait Nemesis d’une certaine façon.

Un sourire remplaça la mine affligé de Gaspard à cette pensée et il alpagua joyeusement son congenère :

- Alors, Jammy ! On vient enfin faire le deuil de son amour perdu ?


Dernière édition par Gaspard Sutherby le Lun 4 Oct 2010 - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Sam 21 Aoû 2010 - 17:24

La vie est un tourment, la mort l'est tout autant, James venait d'assimiler cette leçon à la perfection, enfin, il l'avait apprise il y a de cela des années, mais ce n'était que maintenant qu'il prenait conscience de l'ampleur de ces mots. L'amour est bien plus fort que les deux réunis, bien plus cruel. Pour le vampire, rien n'avait jamais été aussi douloureux, aussi déchirant. Il avait pourtant goûté le feu, la mort, mais ils étaient comparativement insignifiants. Si il n'en avait pas fait l'expérience lui-même, il ne l'aurait jamais cru.

Depuis son arrivée à San Francisco, James avait essayée plusieurs fois de repartir. Mais il en était incapable, bouffer par la femme qu'il aimait, bouffer par l'amour qui le hantait. Il se haïssait d'être si faible. La rage le dévastait et pour contenir sa colère, il ne voyait qu'un moyen, semer le trouble autour de lui. Il tuait, torturait sans aucune pitié, sans jamais regarder derrière lui, mais prenant soin de ne laisser aucune trace. Il tuait même quand il n'avait pas faim, augmentant ainsi ses pouvoirs, tuant le temps et oubliant le passé. Mais, les souvenirs revenaient toujours le hanté. Pourquoi Satan s'acharnait-il autant sur lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas être tranquille ? Certes, il était fautif dans l'histoire, mais, si elle ne l'avait pas trompée... Le vampire secoua la tête, il fallait penser à autre chose, essayer de vraiment oublier, de sortir tout cela de sa tête. Il n'avait pas l'intention de quitter la ville pour d'autres raisons. S'étant habitué à cette ville peuplé de drôles de gens, il avait prit goût à sa nouvelle vie. Il avait fait de nouvelles rencontres, pour le moins hasardeuse et complètement originales, et il sentait que quelque chose ne tournait pas rond. En effet, il avait entendu parler d'un trafic de sang, dans un hôpital, et se doutait que des créatures de son espèce étaient à l'origine de cet acte. Il se devait en tant que chef du clan des Baronis, de punir ces crétins de vampire qui risquaient de mettre à jour leur existence.

Mais, à présent, il avait besoin de repos, et un des lieux qu'il préférait était le cimetière. Là où normalement, tout aurait du finir, là où il aurait du être. C'est pour cette raison qu'il s'engagea dans les rues plus sombres et moins entretenus de San Francisco, afin de s'engouffre dans ce lieu remplit de scépultures . Il sentit aussitôt une présence, quelqu'un se trouvait dans le cimetière et coïncidence, ce quelqu'un n'avait plus de pouls, lui non plus. Humant l'odeur du vampire présent, James soupira en reconnaissant un des rares sang-froids qu'il appréciait le moins. Gaspard Sutherby, un jeune écervelé qui ne pensait qu'à organiser des fêtes aussi stupides les unes que les autres et qui de plus était un ami très proche à elle. James se figea hésitant à poursuivre son chemin et créer une altercation ou faire demi-tour. Il sentait que Gaspard était caché derrière le cabanon du gardien et sourit à l'idée que si celui-ci avait été là, Gaspard n'aurait fait qu'une bouchée de lui. À l'instar de Gaspard, James avait faim et lui aussi aurait torturé le pauvre vieux gardien. Après quelques secondes, le jeune vampire bougea enfin.

Gaspard sortit de sa cachette, les bras ballants, l'air fier et assuré et avança jusqu'à James, qui lui n'avait pas bougé d'un cil. Le souvenir de leur dernière rencontre fit James serré les poings. Il se souvenait de la manière dont ils s'étaient presque battus et espéraient ne pas en arriver là cette fois-ci, quoique, dénué de tout public, le grand brun aurait pu réduire à néant le petit prétentieux de vampire. Gaspard souriait de toutes ses dents, d'un sourire qui se voulait démoniaque et il lança d'une traite comme s'il il s'adressait à un vieil ami:

- Alors, Jammy ! On vient enfin faire le deuil de son amour perdu ?

Comment osait-il ? James se retint de le frapper, de le mordre, de le brûler vif pour qu'il aille crever en enfer, si il n'y était pas déjà aller. Il fusilla le brun du regard et ne répondit pas. De quel droit Gaspard l'appelait-il Jammy ? Ils n'étaient pas amis, bien au contraire, mais pourtant, ils auraient pu devenir proche, car ils n'étaient pas si différents l'un de l'autre. Néanmoins, James préféra jouer sur la défensive, et lança à l'adresse de son compagnon :

-Et toi, mon cher Gaspy, il paraît que tu es tombé sous le charme d'une humaine ? Quelle honte !


La provocation allait mener les deux vampires très loin. James savait qu'il était plus fort et plus rapide que Gaspard, mais celui-ci pouvait s'avérer surprenant. Il attendit la réponse de son ami, contemplant une tombe qui n'avait pas été entretenue depuis des années !
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Dim 22 Aoû 2010 - 17:02

Un éclair de fureur brute passa sur le visage de James et Gaspard fut ravi. Il était tellement simple d'énerver les autres... Et même s'il savait que son vis-à-vis pouvait le détruire aisément, il ne voulait pas faire autre chose. Il allait donc jouer au masochiste mais avait comme le pressentiment que ça ne finirait pas mal...

-Et toi, mon cher Gaspy, il paraît que tu es tombé sous le charme d'une humaine ? Quelle honte !

Le brun stoppa net son avancée en entendant cette phrase. James avait-il par hasard osé parler de Gretchen en sous-entendant très clairement qu'il était honteux pour Gaspard d'être tombé amoureux d'elle? Le plus jeune se frotta brièvement les yeux pour essayer de se calmer. C'était lui qui énervait les autres, pas le contraire. Il ne devait pas répondre à quelque chose d'aussi bas. Même si lui-même ne se gênait pas pour utiliser la bassesse. Sauf que là, il n'arrivait plus à se raisonner. Il vit James observer nonchalamment une tombe à l'abandon et alla se planter dessus à vitesse vampirique, en prenant tout de même soin de ne pas adopter une attitude hostile : masochiste mais pas suicidaire. Le nouveau venu ne parut pas surpris de sa réaction et Gaspard planta son regard dans le sien avant de cracher sa réponse:

- Qu'est-ce qui est plus honteux? Aimer et être aimé d'une humaine telle que tu n'en trouveras pas deux comme elle ou alors abandonner sa compagne alors même qu'elle fait parti de sa propre espèce?

Il sentait son corps trembler presque de colère et s'en étonna. Jamais il n'avait réagi aussi violemment à quelque chose en aussi peu de temps. Une seule phrase qui pouvait presque être une menace à l'encontre de Gretchen avait réussi à le faire grimper au plafond... Après avoir cherché dans sa mémoire les mouvements qu'il était usage de faire lorsque l'on respirait, le brun les utilisa pour se calmer un peu. Ses muscles se descrispèrent légèrement mais il ne quitta pour autant pas James des yeux.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Lun 23 Aoû 2010 - 20:03

Sans être surpris, James se retourna pour retrouver un Gaspard furieux et en colère. En effet, ses yeux crachaient de rage et de haine et James s'en amusa. Les rôles avaient été inversés et le pauvre Gaspy était trop jeune pour comprendre qui était le maître. James le laissait faire, le provoquer, le taquiner, parce qu'il n'était pas atteint par ses stupidités ! Bien au contraire, il savait qu'il allait récupérer Nemesis . Le jeune vampire finirait par se calmer, il le devait. Mais lorsque Gaspard lui cracha quelques mots à la figure, James sursauta, le petit vampire allait trop loin:

- Qu'est-ce qui est plus honteux? Aimer et être aimé d'une humaine telle que tu n'en trouveras pas deux comme elle ou alors abandonner sa compagne alors même qu'elle fait parti de sa propre espèce?

Comment osait-il le juger ? Savait-il que Nemesis l'avait trompé, avec un répugnant loup-garou en plus ? James pouvait réduire en miette Gaspard, et si celui-ci continuait dans la voie de la provocation, il n'allait pas tarder à disparaître ! James contrôlait son sang-froid... et sourit au jeu de mot . Il aborda son camarade avec un regard froid et menaçant et lui lança, se rapprochant petit à petit de lui:

-Tu ne sais rien de moi ! Et tu ne sais rien de l'amour, tu n'es qu'un jeune insolent qui ne cherche qu'à intéresser le monde mais, le monde n'en a rien à faire de toi. Tu es pitoyable !


Il était maintenant très proche de Gaspard et, le regardait de haut avec fierté. Il n'attendait même pas une réponse de sa part, plutôt des excuses et si il ne le faisait pas, James serait capable du pire, ou du meilleur.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Jeu 26 Aoû 2010 - 20:24

Un petit sourire s'imprima fugacement sur les lèvres de James, créant un sentiment d'incompréhension chez Gaspard qui sentait la tension grandir en lui au fur et à mesure que le temps passait. Le regard dur de son interlocuteur finit par se poser sur lui en même que le châtain s'avançait progressivement dans sa direction:

-Tu ne sais rien de moi ! Et tu ne sais rien de l'amour, tu n'es qu'un jeune insolent qui ne cherche qu'à intéresser le monde mais, le monde n'en a rien à faire de toi. Tu es pitoyable !


Le vampire était désormais très proche du brun. Trop proche, même de l'avis de ce dernier. Pour qui se prenait-il à le toiser ainsi? Okay, il ne savait que peu de choses sur James mais ces informations provenaient de Nemesis, donc rien que pour ça, il les croyait véridiques. Ensuite qu'on puisse l'accuser d'être novice en amour, ça passait encore mais qu'on ose dire qu'il n'y connaissait rien, ça n'allait plus du tout.

Bien que gêné par la proximité existant entre eux, Gaspard ne bougea pas en signe d'assurance. Il n'allait pas se laisser impressionner. Ce n'était pas à lui de s'éloigner et même s'il doutait que James le fasse dans l'immédiat, peu importe, il ne cèderait pas.

Renvoyant son regard peu amène à son interlocuteur, il s'humecta brièvement les lèvres et sortit des poches de sa veste de costume des dès aussi bleus que ses yeux. Ses doigts commencèrent aussitôt à les malaxer fiévreusement tandis que le jeune homme répondait à son aîné:

- Effectivement, ce que je sais de toi, je le tiens seulement de Nemesis et franchement, ça n'incite pas aux bons sentiments à ton égard... Donne-moi ta version des faits, je changerai peut-être d'avis. Ah et au sujet de l'amour, peut-être est-ce un domaine tout à fait nouveau pour moi mais crois-moi, je commence à y connaître quelque chose.

Les dès claquaient sans s'arrêter dans la main de Gaspard mais son expression était devenue plus curieuse qu'autre chose. Le mouvement répétitif de ses doigts l'aidaient à se détendre et clarifiait son esprit. Car après tout, c'était vrai... Il n'avait eu qu'une version des faits. Et même s'il vérifierait les dires du vampire avant d'y croire totalement, il allait forcément y avoir des détails nouveaux et réels que son amie n'avait pas pris la peine de lui dire. C'était quasiment obligé.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Sam 28 Aoû 2010 - 0:54

Le stupide vampire ne s'éloigna même pas. Trop fière sûrement, et peu prudent. En effet, sous la colère, James était capable du pire, et, tuer un de ses semblables ne lui plaisaient guère, mais lui ferait un bien fou. Il regarda avec pitié Gaspard s'humidifier les lèvres et sortir deux dés d'un bleu transperçants, comme ceux du jeune vampire. Il commença à jouer avec, les faisant tourner, et le bruit du plastique se rencontrant déplaisait fortement à James. Décidément, Gaspard adorait l'énerver ! Le vampire sot, néanmoins, parla, d'une voix fluide, mais plus calme que sa parole précédente:

- Effectivement, ce que je sais de toi, je le tiens seulement de Nemesis et franchement, ça n'incite pas aux bons sentiments à ton égard... Donne-moi ta version des faits, je changerai peut-être d'avis. Ah et au sujet de l'amour, peut-être est-ce un domaine tout à fait nouveau pour moi mais crois-moi, je commence à y connaître quelque chose.

James retint un sourire. Ainsi dont, Nemesis avait porter un jugement, qui était à son avantage, de leur situation. Il n'en croyait pas ses oreilles. Elle était maligne, et il ne s'en étonnait pas tant que cela finalement, après tout, c'était lui qui l'avait transformé. Il se souvenait de l'amour qu'il éprouvait pour elle, à chaque fois qu'elle lui demandait quelque chose, il lui apportait et lorsqu'elle lui avait demandée l'éternité, il n'avait pas refusé. Il ne regrettait pas, mais peut-être avait-ce été une erreur. Nemesis était devenu un véritable monstre, comme lui. Elle développait des pouvoirs extraordinaires, comme celui de contrôler l'électricité, de provoquer des boules d'énergies capables de tuer. C'était tout bonnement incroyable, et, James et elle avait pu ensemble faire le mal, partout où ils passaient. Ils vivaient heureux, fou amoureux l'un de l'autre... mais c'était avant qu'un stupide loup-garou n'entre en scène. Anthony Austen, un clébard sans intérêt, et pourtant auquel Nemesis accordait beaucoup d'importances. James avait très vite deviné ce qu'il se tramait, mais, voyant la femme qu'il aimait aussi heureuse, n'avait pas osé mettre un terme à cette mascarade. Comme il regrettait ! Non, ce n'était pas de sa faute si Nemesis avait vécu dans le chagrin. Elle 'lavait trompée, elle l'avait trahie, et rien ne changerait cela.

Il reporta son attention sur Gaspard qui continuait de jouer avec les dés. Si le jeune vampire attendait des explications, il serait mal servit. James n'avait pas l'intention de lui faire le plaisir de connaître tout de sa vie sentimentale. De plus, James n'avait plus de vie sentimentale. Nemesis l'avait oubliée. Quand à lui, il vivait pour le pouvoir, pour les Baronis, et rien ne le détournerait de sa route. Néanmoins, toujours poli, il préféra éclairer son ami, et lui lança calmement:

-Mon cher Gaspard, seul les chiens nous barrent le chemin .


Si Gaspard était assez intelligent et si Nemesis lui disait vraiment tout, alors il comprendrait. Sinon, James n'avait qu'à passer son chemin. De toute façon, le cimetière était trop bruyant pour qu'il puisse penser en toute tranquillité. Il ne bougeait pas, tout de même.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Lun 4 Oct 2010 - 18:44

Le visage impassible de James décontenança un instant Gaspard qui se mit à jouer un peu plus frénétiquement avec ses dés, sans pouvoir s'en empêcher. La nervosité qu'il ressentait dès qu'il était en présence de l'autre vampire venait de se faire plus forte. Il sentait de façon bien plus tangible qu'auparavant qu'il n'avait aucune réelle prise sur lui et ça l'agaçait : il n'avait pas l'habitude que les choses lui résistent et le fait qu'il oublie constamment que son interlocuteur était bien âgé et par conséquent bien plus expérimenté que lui, ce qui lui offrait un avantage assez intéressant, l'exaspérait.

Néanmoins, il ne fit rien pour essayer d'arrêter le claquement violent de ses dés. C'était une manière implicite de montrer qu'il ne s'asservirait pas à son aîné. Peu important les conséquences qui résulteraient de ce choix. Gaspard était orgueilleux et ça, même sa faculté d'analyse ne pouvait l'étouffer. Peut-être aussi parce qu'elle était présentement occupée à se remémorer des paroles précises que Nemesis avait utilisé pour parler de sa relation passée avec James. Ils avaient eu cette discussion deux ou trois ans après que Gaspard ait été transformé et cette période demeurait assez flou dans son esprit, malgré tous ses efforts pour contrer ce fait. Il lui semblait que la jeune blonde lui ait parlé d'une conquête qu'elle aurait eu après James, un loup-garou, s'il se rappelait bien mais ce n'était pas sûr et de plus, il ne voyait pas bien ce que ce foutu clebs pouvait bien avoir à faire ici. C'était d'une histoire concernant exclusivement des vampires ont il s'agissait. Un sac à puces n'y avait pas sa place. D'ailleurs, à la base, un sac à puces n'avait à avoir aucun lien avec l'un des membres de sa noble espèce. A cause de ça, le jeune homme n'arrivait pas à comprendre comment sa chère amie avait bien pu se laisser séduire par l'un d'eux. Maléfice ou désespoir, sûrement. Il avait surgi dans sa vie à une période sombre de l'éternité de la blonde, la théorie du désespoir collait plutôt bien du point de vue de Gaspard. Il fut brusquement coupé dans ses considérations par la cause du désespoir susmentionné qui parlé d'une voix agréablement et étrangement calme :

-Mon cher Gaspard, seul les chiens nous barrent le chemin .


Si le jeune vampire était encore en état de respirer, il aurait eu le souffle coupé par ce que venait de dire son aîné. A la place, ses doigts arrêtèrent immédiatement de jouer avec les dès. Avec une ironie résignée, il se dit ensuite que dés qu'on parlait du loup, on en voyait la queue. La référence aux chiens concernait forcément le lycan qui s'était amouraché de Nemesis, il y avait quelques années de ça. Mais même si la phrase était parfaitement compréhensible au niveau du sens, pourquoi semblait-elle receler une certaine rancoeur? Nemesis ne s'était laissée séduire par le cabot qu'après la fausse mort de James. Elle n'était en aucune façon en tort. C'était James qui l'était. Il n'aurait pas du avoir ces accents amers. C'était très inconvenant, du point de vue de son cadet, qui n'allait pas se gêner pour le lui faire remarquer:

- Si tu n'avais pas abandonné Nemesis, peut-être ne serait-elle pas allée chercher du réconfort auprès d'un des membres de leur sous race

La phrase sonna durement dans l'air. Il s'en était d'ailleurs fallu de peu pour que Gaspard ne la crache au visage toujours placide de son vis-à-vis. La déconvenue ressentie plutôt s'effaça au profit d'un agacement intense, au sein du jeune homme aux yeux cyan. Inconsciemment, il savait que les émotions tumultueuses qui naissaient en lui après chaque réplique de James étaient dues au fait qu'elle soit toutes liées à Nemesis mais la partie consciente ne parvenait plus à cataloguer James autre part que dans "connard fini". Gaspard se considérait lui-même comme quelqu'un de peu recommandable mais lorsqu'il était question d'amour, il se savait loin d'être un enfoiré. Après, peut-être était-ce lié au fait qu'il ne connaisse le véritable sens d'"amour" que depuis peu mais il en doutait. C'était un sentiment bien trop envahissant pour qu'il puisse penser que son opinion là-dessus ne change. D'ailleurs, si jamais sa relation avec Gretchen se dégradait, il était parfaitement conscient qu'il en serait profondément affecté, orgueil démesuré ou pas. L'amour régissait les gens d'une dimension totalement séparée de celle dans laquelle ils évoluaient habituellement. C'était pour ça que personne n'avait jamais pu le contrôler. L'amour que l'on pouvait contrôler n'était pas de l'amour. C'était éventuellement le sommet de l'iceberg mais c'était tout. L'amour se fichait bien des critères intellectuels que l'on posait. Cette dernière phrase donna envie à Gaspard d'hurler "EUREKA" mais il retint et permit simplement à ses dés de recommencer à se heurter.

Le fait que l'amour était hors de la réalité des êtres vivants dotés d'un corps était ce qui expliquait la relation ayant relié Nemesis au chien galeux. Mais cette conclusion impliquait que ce soit une importante partie de l'iceberg de l'amour qui leur ait été découverte et Gaspard ne put réprimer une grimace de dégoût en achevant enfin le fil de ses pensées concernant ce sujet.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Dim 10 Oct 2010 - 8:51

Le jeune vampire stoppa net son manège. Les dés s’arrêtèrent instantanément et manquèrent de tomber. James était satisfait de la réussite de sa provocation. Ainsi donc, Gaspard était au courant pour le lycan, mais savait-il tout ? Il attendit patiemment que son ennemi se remette de cette annonce, et un rictus annonciateur se dessina sur le visage du brun. Mais, James n’avait pas envisagé que Gaspard puisse lui manquer de respect. Il lui cracha presque au visage, haineux.

- Si tu n'avais pas abandonné Nemesis, peut-être ne serait-elle pas allée chercher du réconfort auprès d'un des membres de leur sous race


James serra les poings. Ainsi donc la blondinette avait raconté qu’elle avait été abandonnée ?! Quelle menteuse ! Perfide et égoïste, c’était tout ce qu’elle était ! James n’aurait jamais pu l’abandonner sans raison, elle le savait bien. Comme il se haïssait de se mettre ainsi en colère. Nemesis faisait partie de son passé, il ne devrait pas tomber ainsi dans le piège du jeune vampire qui cherchait à le provoquer. Néanmoins, il détestait qu’on lui manque de respect, et il tenait à montrer à son cadet qu’il risquait gros si il recommençait.

Il s’avança lentement vers Gaspard qui ne se doutait de rien, perdu dans ses pensées, grimaçant. D’un mouvement rapide, il lui attrapa le cou et le souleva, l’étranglant. Le vampire commença à suffoquer et James ria d’un rire diabolique. Comme il aimait faire souffrir les autre,s même ceux de sa race, ceux qui ne méritaient pas de vivre. Gaspard était jeune et ne se doutait pas qu’il prenait des risques à jouer au fier. Mais cela lui retomberait dessus. il fallait qu’il apprenne les bonnes manières, pour évoluer. James tenait à mettre la vérité au clair, il tenait à prouver à Gaspard qu’il n’était pas cet horrible vampire que Nemesis avait narré. Il murmura à l’oreille du souffrant, toujours dans les airs:

-Je ne l’ai pas abandonnée. C’est elle.. C’est elle qui m’a trompé ! Avec ce cabot !

Il reposa alors Gaspard au sol et s’éloigna, près d’une pierre tombale, et s’assit sur la stèle. Il n’en pouvait plus, c’était horrible de vivre sachant que la seule femme qu’il avait aimé le haïssait, avait menti sur lui. Comme il la détestait à présent. Il ressentait tellement de sentiments forts, que c’était trop pour lui. Le vampire qui n’avait qu’un pur démon était à présent vulnérable. il releva la tête, souffla et se prépara à partir vers la sortie du cimetière.
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Sam 30 Oct 2010 - 21:49

Toujours plongé dans l'épais enchevêtrement de ses pensées concernant Nemesis et le chien galeux, Gaspard mit un certain temps à réaliser que James était en train de l'étrangler. Mentalement, il parvint à refaire l'historique de la situation et s'en voulut de ne pas avoir réagi lorsque ses pieds avaient décollé du sol. Sa meilleure amie avait raison lorsqu'elle disait qu'il devait faire attention quand il réfléchissait, certes il avait pourtant l'habitude mais là, ça l'avait fait se faire piéger comme un bleu ce qui était intolérable même s'il n'était qu'un bleu comparé à l'ancêtre qui l'étouffait. D'ailleurs, le cadet ne comprit pas comment il était possible qu'il suffoque alors qu'il était logiquement mort mais en tout cas, le fait était là et ce n'était pas si grave que ça jusqu'à ce que James ne se décide à rire d'une façon machiavélique que Gaspard jugea être tout à fait horripilante. Au moins, les gémissements peu virils qu'il laissait lui-même échapper ne tapait pas sur le système de celui qui les entendait, même si sa réputation d'homme séducteur et sûr de lui en prendrait un coup certain si quelqu'un les surprenait. La grimace de douleur qui déformait le visage pâle du jeune vampire se renforça lorsqu'il se laissa aller à imaginer l'humiliation qu'il subirait à se faire surprendre dans une telle position. L'histoire aurait tôt fait de faire tout le tour de la ville et il serait obligé de s'exiler en kidnappant Gretchen. Hm... L'idée n'était pas rébarbative... Quoique si James continuait à l'étrangler de la sorte, il ne serait bientôt plus en mesure de faire grand chose et finirait de passer du statut de "mort-vivant" à celui de "mort-mort". Brusquement, l'aîné des deux vampires s'approcha de lui et chuchota désagréablement à son oreille :

-Je ne l’ai pas abandonnée. C’est elle.. C’est elle qui m’a trompé ! Avec ce cabot !

Gaspard sentit alors qu'il venait d'être reposé sur le sol et porta automatiquement une main à sa gorge pour la masser. Maintenant que James s"était éloigné pour s'asseoir sur une stèle, la douleur qu'il ressentait jusque là s'était effacée sans qu'il ne comprenne le phénomène qui venait de se produire. Etait-ce du à l'ancienneté de son interlocuteur? Il ne voyait pas d'autres hypothèses et celle qu'il avait, était relativement plausible donc il décida de ne pas chercher plus loin pour le moment et se concentra sur les nouvelles informations que venaient de lui être si obligeamment fournies. En fait, peut-être allait-il occulter les paroles qu'il venait d'entendre parce que ça remettait en question tout ce qu'il savait sur l'histoire ayant lié James à Nemesis étant donné que le vampire venait de dire que s'il avait disparu dans la nature, c'était parce que sa compagne le cocufiait avec un loup-garou. Arf. Une vague de compassion submergea Gaspard. Étrangement, il croyait James. Il semblait trop souffrir pour mentir, en fait. Alors, lorsqu'il soupira et fit mine de partir, son cadet arriva devant lui et harponna son regard avec sérénité pour simplement lui dire trois petits mots :

- Je te crois

Prononcer cette simple phrase donna l'impression à Gaspard d'être libéré d'un important poids, ce qui l'étonna. Il n'avait jamais eu l'impression de supporter un quelconque fardeau... Etait-il possible qu'inconsciemment, il ait compris que Nemesis lui mentait? Peut-être. Il ne devait surtout pas se laisser emporter par de telles pensées en tout cas, il devait rester fixé dans la réalité pour que James reste. Le jeune vampire sentait qu'ils allaient trouver beaucoup de choses à se dire maintenant que leur principale source de désaccord venait de se tarir. Ne désirant pas bouger par peur de donner à James l'impression qu'il veuille le contraindre à quoique ce soit, Gaspard reprit la parole avec le même calme que précédemment :

- Maintenant, on peut aller s'asseoir quelque part pour continuer cette conversation, se séparer ou rester plantés là comme des piquets, c'est toi qui vois, Jammy.

Si auparavant le surnom avait toujours été prononcé dans le but d'agacer, ici il avait une dimension amicale qui avait très nettement été trahie par l'accentuation involontaire que le cadet avait mis dessus. Tant pis. Tant que la situation ne se dégradait pas, il n'y avait pas lieu de se prendre la tête pour ça...
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MessageSujet: Re: Que la fête commence - James & Gaspard   Dim 31 Oct 2010 - 0:03

James n’était pas hypocrite. Il était sadique, odieux, perfide, mais pas hypocrite. Il ne niait donc pas avoir été horrible en mentant à Nemesis, mais elle-même lui avait mentit, trahissant ainsi leur amour. Avait-il jamais existé d’ailleurs, cet amour ? Nemesis l’avait-elle vraiment aimée ? Il en doutait. Comment avait-il pu être autant aveuglé par la jeune femme aux yeux de braises ? Comment avait-il pu être aussi naïf ? De toute façon, il ne devait s’en prendre qu’à lui-même. James était comme ça, quelqu’un de vraiment pas chanceux, surtout avec les femmes. Oh, bien sûr, il n’avait pas à se plaindre, étant chef d’une famille royale, il était certainement pas malheureux, mais tout de même, il était bouffé par le chagrin, par un chagrin qui prenait beaucoup de place, beaucoup trop.

Il ne remarqua pas tout de suite que le jeune vampire l’avait suivit et s’était posté devant lui, lui barrant ainsi le chemin. Il eut pour première idée de lui faire regretter ce geste et le remettre à sa place, une bonne fois pour toute. Mais, lorsque le brun croisa le regard du vampire face à lui, il y lut de la compassion et du respect. C’était surprenant de la part de Gaspard et James se demanda longuement si il ne mimait pas. Mais, lorsque ses paroles résonnèrent à ses oreilles, le vieux vampire en fut comblé:

- Je te crois.

Pour la première fois depuis très longtemps, James se sentit alors soulagé . Libre. Cela faisait tellement longtemps qu’il avait été seul, ne se confiant à personne, se repliant sur lui-même, regrettant son mensonge, regrettant sa bêtise. Enfin, quelqu’un venait le libérer de sa prison, enfin, il pourrait se sentir plus “humain”. Être compris signifiait énormément aux yeux du vampire, et il savait à présent que Nemesis avait mentit, en disant qu’il était fautif de tout, que c’était lui le coupable. Elle s’était mentit à elle-même, et ça c’était pire que de mentir à ses proches.

- Maintenant, on peut aller s'asseoir quelque part pour continuer cette conversation, se séparer ou rester plantés là comme des piquets, c'est toi qui vois, Jammy.

Gaspard n’avait pas bougé, certainement pour laisser James de décider de la suite de leur rencontre. Il avait réutilisé le surnom que James détestait tant, mais pourtant cette fois-ci le brun n’y voyait aucun inconvénient. Peut-être était-ce à cause de ce ton qu’avait utilisé son ami. Oui, ami. Car c’était ce qu’était Gaspard à présent. Et James sentait qu’ils avaient énormément de choses à se raconter, à présent que le mystère des mensonges avait été mis au clair. Winslowe décida de faire le premier pas, il marcha donc en direction de la sortie, faisant croire à Gaspard qu’il préférait partir, sans lui, et sifflota, l’air de rien, joyeux, ayant retrouvé son humeur démoniaque.

Arrivé au grand portail, il se retourna brusquement, et interpella le jeune vampire.

-Bha alors, qu’est-ce que t’attends, c’est pas comme ça que nous allons attraper de belles et ravissantes proies !

Il éclata de rire, attendant que Gaspard daigne le rejoindre. Comme il était heureux. Comme cela faisait du bien, de se sentir à nouveau libre, et léger.
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Que la fête commence - James & Gaspard

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