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  La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.

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MessageSujet: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Jeu 19 Aoû 2010 - 22:20

&

A choisir, je préférerais tes sarcasmes à ton indifférence.



La vie sur Terre était si banale. La routine prenait trop le dessus, les gens se ressemblaient tous, tout comme les rues, et il régnait une monotonie, capable de vous plonger dans une dépression, dans tout San Francisco. Serena Rice commençait à trouver le temps long, et ne pouvant trahir la promesse faite à Stephen, elle n’avait aucun amusement ici bas, qui puisse lui rappeler la vie en Enfer. Etant de moins en moins patiente, et de plus en plus aigrie, la jeune femme avait décidé de trouver le Jardin des Illusions. Récemment, une de ses victimes lui en avait parlé, soit disant que c’était le plus merveilleux endroit où il avait mis les pieds, et que là bas, on ne s’ennuyait pas, et qu’il y avait énormément à découvrir. La démone avait de suite penser à une sorte de paradis sur Terre, quelque chose d’inadéquat pour elle et sa nature, et d’un pathétique à faire rire Satan. Seulement le jeune homme avait rajouté qu’il ne fallait cependant pas se fier aux apparences et qu’il y avait des plantes mortelles, au poison sans antidotes. C’est ce point là, qui avait éveiller la curiosité de la brunette. Trouver une personne dans le par cet s’amuser à lui faire tester toutes les plantes mortelles du jardin, pourrait s’avérer être plus que divertissant.

Etant certaine qu’elle ne serait pas seule dans le parc, elle n’avait pas pris la peine d’emmener quelqu’un avec elle. Cependant, il ne se trouvait pas toujours au même endroit, et cela faisait quatre jours que Serena se démenait à trouver ce jardin dans tout San Francisco. Elle avait fait toutes les rues plusieurs fois, elle était même sortie de la ville, mais sa quête restait au point mort. Perdant très vite le reste de patience qu’elle avait, la jeune démone s’était posée sur un banc, et avait fermé quelques instants les paupières, décidant ainsi de faire une pause et surtout de calmer ses nerfs à fleurs de peau. Rouvrant les yeux quelques minutes plus tard, elle se remit en marche. Et à sa plus grande satisfaction, elle vit un parc. Croisant les doigts pour que ce soit celui qu’elle cherchait, elle s’empressa de s’y rendre avant qu’il ne disparaisse. Ce que sa victime ne lui avait pas c’était si n’importe quelle race était autorisée à s’y rendre. Mettant ses questionnements de côté, elle poussa la porte fermée du jardin, et s’engouffra dans la dense végétation.

Autour d’elle poussait des plantes de toutes sortes, des plantes qu’elle n’avait jamais vu jusqu’à aujourd’hui. Elle n’en fut par émerveillée, car toute chose si agréable et splendide aux yeux des autres, lui paraissait sans aucune importance. Serena avait grandi sans avoir aucune valeur à mettre sur les choses ou les personnes qui l’entouraient. Jugée certainement de sans cœur par certain, cela ne la touchait pas le moins du monde. A vrai dire, elle pourrait apprendre, apprendre à apprécier des choses insignifiantes à son regard, mais elle n’en avait pas l’envie. Cela relevait de paraitre faible, et ça, ça aurait pu rendre Serena malade, elle se le refusait clairement. Continuant son avancée dans le jardin, elle se devait de pousser feuillage du regard pour ne pas avoir à y toucher avec les doigts. Heureusement qu’elle bénéficiait de pas mal de pouvoir, ça lui évitait toujours beaucoup de pétrin. Cela faisait bien trois quart d’heure qu’elle parcourait le jardin et elle n’avait pas encore croisé âme qui vive. Sans parler des animaux ou des insectes.

Poussant de nouveau des feuillages grâce au pouvoir de son regard, elle fut surprise de tomber nez à nez avec un des seuls hommes sur Terre dont elle ne pouvait faire de mal. Arthur Stein. Ancien amant de Sixtine, sa meilleure amie. Par principe, elle ne pouvait le tuer. Et ça, ça l’irritait au plus haut point. Prenant conscience qu’elle restait plantée devant le jeune homme sans rien dire, elle fut quelque peu outrée de le voir la détailler de son regard noirâtre. Arquant un de ses sourcils bruns, elle croisa les bras, ce qui eut pour effet de faire re monter le regard d’Arthur au niveau de ses yeux bleutés. Le fusillant du regard, elle lâcha d’une voix sarcastique :

- Tu devrais avoir un minimum de savoir Stein. On ne t’a donc rien appris dans le Néant ?

Accompagnant ses dires, elle leva les yeux au ciel, et souffla d’exaspération. La première fois qu’elle avait rencontré Arthur, elle avait tout de suite trouver que c’était un homme niais et sans grand intérêt. Elle s’était même demandée comment Six avait pu coucher avec lui. Ils n’étaient pas restés longtemps ensemble, mais cette petite heure avait amplement suffit. Se lançant des pics et des remarques cinglantes à chaque mot que prononçait l’autre s’était révélait être un véritablement amusement, mais aussi combat pour la démone. Et pourtant, c’était elle qui avait tenu à rencontrer l’homme avec qui son amie avait trompé son mari. Voilà qu’aujourd’hui elle le regrettait presque. Voyant que celui qui occupait ses pensées semblait prendre racine, elle finit part continuer son avancée, le bousculant au passage. Avant de retourner les talons elle ne put s’empêcher de rajouter :

- Tâche dorénavant de ne plus me mâter de cette manière, ou je me verrais, hélas pour toi, dans l’obligation de t’arracher ta virilité.

Un sourire sardonique se posa sur ses lèvres charnues, illuminant son visage de ce masque machiavélique qu’elle avait l’habitude d’utiliser dans n’importe quelle situation. Les menaces, les défis, les sarcasmes, c’était à ça qu’elle marchait, et qu’elle s’amusait avec autrui. Elle aimait ressentir ce sentiment de supériorité avec les personnes qu’elle rencontrait, c’en était toujours plus que jubilant, et elle avait cette sensation que rien ne pouvait lui arriver, qu’elle était invincible. De toute façon, elle l’était, elle n’était pas démone à part entière pour rien. Considérant le visage d’Arthur, elle le vit froncer les sourcils, mais rester quelques instants silencieux. Ne laissant paraitre aucun sentiment sur son visage, elle attendit que ce dernier daigne se défendre, ou partir.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Ven 20 Aoû 2010 - 1:28

"Le Jardins des Illusions". Le nom venait soudainement d'apparaître aux yeux d'Arthur Stein sur la porte usée par le temps d'une maison abandonnée. Sans s'inquiéter outre-mesure, le jeune brun tourna la poignée et pénétra dans un univers dont il ne savait pourtant strictement rien. Il savait simplement que découvrir cet endroit allait le sortir de la morosité dans lequel il se trouvait. Arpenter les rues dans le but de rencontrer une possibilité amoureuse afin de chasser celle qui s'était installée dans sa tête sans qu'il ne le veuille, était plus que frustrant. Et Arthur en venait à se maudire lui-même d'avoir voulu jouer aux nouveaux explorateurs.

C'était la première fois qu'il s'ennuyait sur Terre mais il trouvait ça encore plus mortel que dans le Néant, les humains étant des créatures si différentes de ce qu'il était lui. Certes, il avait tout de même fait des rencontres intéressantes et avait même eu une rapide aventure avec un fantôme marié, -cette chère Sixtine-, mais ça ne lui suffisait pas. Du moins, plus. Plus depuis qu'il avait rencontré la personne grâce à laquelle il pourrait partir d'ici. Parce qu'en fait, il ne s'ennuyait pas vraiment mais l'idée sur laquelle son esprit revenait sans cesse l'exaspérait tellement que cela le torturait autant que l'ennui lui-même. Le jardin des Illusions était donc apparu au bon moment dans son existence.

Une intense lumière blanche l'accueillit et il plaça un instant une main devant ses yeux pour les protéger mais la luminosité décrut soudainement pour le laisser dans la pénombre. Toute trace d'agacement disparue devant la situation nouvelle qui s'offrait à lui, Arthur sonda les alentours à l'aide de ses bras et écarta en soupirant les branches de l'arbre sous lequel il se trouvait. La pénombre disparut aussitôt pour laisser place à une lumière douce servant visiblement à faire proliférer l'abondante végétation du lieu. Tout ,autour du jeune homme, était vert ou du moins, d'origine végétale. De nombreuses fleurs à l'aspect plus ou moins excentrique décoraient de façon ordonnée les environs et Arthur fit un tour sur lui-même pour admirer l'ensemble. Il eut une pensée admirative à l'égard de la personne qui avait conçu cet endroit et commença à marcher dans le but d'en découvrir davantage, sachant parfaitement que sa chance lui éviterait toute mauvaise rencontre.

Son esprit occupé par l'assimilation d'informations, le corps du dieu se détendit de la tension qui le tenait aux aguets depuis qu'il avait rencontré Serena Rice. Le nom de la démone avait été banni du vocabulaire d'Arthur mais pourtant c'était lui et ce qu'il représentait qui lui donnait envie de repartir dans le Néant tout en étant son pass pour le retour. Sans qu'il ne parvienne à l'accepter, le dieu avait été happé par quelque chose chez la jeune femme et malgré tout ses efforts, il n'avait pu trouver ce que c'était. Pour lui, avant d'avoir approximativement compris ce qui le tourmentait, Serena était la très agressive meilleure amie de Sixtine, celle qui fut un temps sa maîtresse. Pour ajouter au tableau de ce qu'il pensait de Serena, le fait qu'il la trouvait hautaine et horripilante était très bien placé. Elle arrivait presque à venir à bout de sa patience légendaire, aussi, ce qui ne la plaçait définitivement pas dans la catégorie des gens dont Arthur pensait pouvoir tomber amoureux. C'est d'ailleurs pour ça qu'il rejetait le concept le plus violemment possible. Avoir constamment l'image de la jeune femme dans la tête était déjà assez agaçant sans qu'il ne doive en plus admettre son possible état amoureux.

Ses pas s'étaient faits plus rapide au fur et à mesure que les vannes concernant Serena s'étaient ouvertes en lui et il pila net, le souffle court comme s'il venait de courir un marathon alors que seule la colère avait été la source de cet essoufflement. Il fallait vraiment qu'il trouve quelqu'un pour remplacer la brune. Progressivement, sa respiration redevint plus calme et avec elle, le calme habituel d'Arthur réapparut en lui. Il grossissait le problème. Ce n'était pas si grave après tout de tomber amoureux de quelqu'un comme Serena Rice!.. La non conviction qu'il sentit dans ses propres mots le fit rire tout seul et il se frotta brièvement les yeux avant de recommencer à marcher plus posément.

Deux arbres aux feuillages plus proéminent que les autres attirèrent soudainement son attention, la rencontre de leurs branches formant comme une entrée diablement attirante aux yeux du brun. Il s'avança vers elle et allais la traversée quand elle s'ouvrit sur la tourmente personnifiée d'Arthur. Ce dernier fit remonter son regard des jambes parfaites de Serena jusqu'à son buste, appréciant chaque détail de la plastique idyllique comme un assoiffé. Assoiffé qu'il était, se rendant vaguement compte que ne pas revoir la démone jusqu'à ce jour lui avait cruellement manqué. Les bras fins de la brune se croisèrent brusquement sur sa poitrine et il se sentit honteux d'être resté en admiration comme un vulgaire humain. Il était un dieu, le plus classe, ça ne lui ressemblait pas de mater comme un homme en manque. Le regard noir que lui adressa Serena lui fit comprendre qu'elle résistait tant bien que mal à la châtier. Les paroles qu'elle prononça immédiatement après qu'il ait pris conscience de la situation dans laquelle il se trouvait, le conforta dans son opinion.

- Tu devrais avoir un minimum de savoir être Stein. On ne t’a donc rien appris dans le Néant ?

Au grand soulagement d'Arthur, la jeune femme abandonna sa fusillade silencieuse pour lever ses beaux yeux bleus au ciel et soupirer, comme si elle n'attendait plus rien des hommes et encore moins de lui. Il fut alors heureux d'avoir cédé à la colère peu avant car sinon, jamais il n'aurait pu rester stoïque tel qu'il l'était en ce moment même, s'insultant mentalement mais ne laissant extérieurement rien paraître. Vraisemblablement lassée de son absence de réponse, Serena avança et le bouscula avant de faire volte-face et de reprendre la parole :

- Tâche dorénavant de ne plus me mâter de cette manière, ou je me verrais, hélas pour toi, dans l’obligation de t’arracher ta virilité.

Arthur s'était retourné pour ne pas perdre du regard son interlocutrice et l'expression perfide que prit son visage lui donna envie de l'embrasser pour la faire disparaître. Néanmoins, il se contenta de froncer les sourcils et d'observer le masque indifférent de la démone chasser celui que le dieu détestait tant, pour répondre aussitôt que cela fut fait.

- Je crois que tu n'avais pas besoin de ce petit rajout, Rice. Tu possèdes un don remarquable pour faire passer des menaces rien qu'avec ton langage corporel. C'est d'ailleurs pour cela que j'observais ton corps tout à l'heure. Je ne le matais pas, c'est bien trop vulgaire, j'étudiais simplement l'un de tes principaux outils de communication instinctive...

Il avait pris un air désolé en disant cela, comme si l'accusation de la jeune femme l'avait blessé et qu'il était navré pour elle qu'elle le croit aussi futile. Elle sembla tiquer au sous-entendu mais il reprit la parole, comme si de rien n'était, désirant se venger de ce qu'elle lui faisait inconsciemment subir. Même s'il savait que jamais justice ne lui serait rendue étant donné qu'il fallait que Serena tombe aussi amoureuse de lui pour cela et, même sous le charme d'un être aussi théoriquement peu à son goût, il gardait sa lucidité et ne prévoyait jamais de fin de conte à sa situation actuelle. Soit il tomberait amoureux d'une autre, soit il se morfondrait éternellement.

- Et puis, je ne mate pas les choses communes. Des corps comme le tien, il suffit d'ouvrir un magazine humain pour en voir plus qu'il n'en faut dans une vie. Tu es tellement commune, Rice, qu'heureusement que ton langage corporel est exceptionnel parce que sinon, tu n'aurais pas grand chose pour toi. Mais après, ce n'est que mon point de vue car je sais qu'en admettant que l'envie t'en prenne, tu trouverais sûrement une foule d'adorateurs prêts à me tuer rien que pour avoir osé prononcer de telles choses, si ça peut te rassurer.

Il ponctua sa déclaration d'un regard narquois, sourire assorti, et fit ensuite mine de soulever un chapeau imaginaire à son attention avant de faire un pas en arrière et de tourner les talons, sans un regard de plus pour son interlocutrice.

- Sur ce, je te souhaite une belle journée, j'ai un endroit à finir de découvrir! expliqua-t-il en la saluant d'un vague geste de la main tout en allant dans sa direction initiale, à l'exact opposé de celle de son bourreau sentimental.

Un sourire satisfait ornait son visage bien qu'il sache parfaitement que ce qu'il avait dit ne tourmenterait sûrement pas la jeune femme. Ce qui le satisfaisait en réalité, c'était de pouvoir se dire qu'il ne se soumettrait pas à elle, même s'il était peut-être -très vraisemblablement même- tombé sous son charme.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Ven 20 Aoû 2010 - 14:16

- Je crois que tu n'avais pas besoin de ce petit rajout, Rice. Tu possèdes un don remarquable pour faire passer des menaces rien qu'avec ton langage corporel. C'est d'ailleurs pour cela que j'observais ton corps tout à l'heure. Je ne le matais pas, c'est bien trop vulgaire, j'étudiais simplement l'un de tes principaux outils de communication instinctive...

Elle fut surprise de voir les traits du visage d’Arthur se transformer en une mine déçue. La jeune femme n’était cependant pas certaine qu’il soit tout fait sincère. Il lui avait pourtant prouver que rien de ce qu’elle lui disait ne le toucher lors de leur première rencontre. Pourquoi maintenant ? Cependant, elle n’apprécia pas du tout le sous-entendu qu’émettait le jeune homme dans ses paroles. Comme si elle faisait passer des menaces corporel à tout bout de champ. C’était bien la première fois qu’on lui faisait cette remarque, et elle ne prenait pas ça comme un compliment, loin de là. Frustrée, elle ne put pas répliquer par une remarque acerbe, que déjà, il reprenait la parole :

- Et puis, je ne mate pas les choses communes. Des corps comme le tien, il suffit d'ouvrir un magazine humain pour en voir plus qu'il n'en faut dans une vie. Tu es tellement commune, Rice, qu'heureusement que ton langage corporel est exceptionnel parce que sinon, tu n'aurais pas grand chose pour toi. Mais après, ce n'est que mon point de vue car je sais qu'en admettant que l'envie t'en prenne, tu trouverais sûrement une foule d'adorateurs prêts à me tuer rien que pour avoir osé prononcer de telles choses, si ça peut te rassurer.

La concernée sentit très vite l’énervement augmenter au creux de son ventre lorsqu’il la qualifia de chose commune. Comment elle, Serena Rice, pouvait-on la traiter la sorte ? Jamais de ceux qui avait osé en était sorti vivant, jamais ! Mais à croire que le jeune homme en face d’elle se pensait tout permis. Et ça, c’était ce qui l’énervait le plus chez cet homme. Qu’il ne la traite pas comme il le devait, et qu’il n’ait pas peur des conséquences que ses paroles pourraient avoir sur sa misérable vie. C’est le dernier point qu’émit le Dieu qui amusant la démone. Il était certain que les hommes qu’elle avait dans la poche l’aurait tué sans aucune pitié, mais surtout, c’était si son frère en était au courant. Protecteur comme il l’est, à l’heure qu’il est, Arthur Stein ne serait plus qu’un semblant de poussière.

Le visage en face d’elle l’énervait au plus haut point. Son détestable sourire railleur, son regard noirâtre qui avait osé la détailler comme un parfait goujat, et ses lèvres, ses détestables lèvres qui laissaient des mots, des sarcasmes sortir de sa bouche sans retenue. Se retenant tant bien que mal pour ne pas étrangler de suite son cou, elle le vit mimer un soulèvement de chapeau imaginaire, comme pour la saluer, et tourna les talons.

- Sur ce, je te souhaite une belle journée, j'ai un endroit à finir de découvrir!

Refusant de le laisser partir sans qu’il ne pait ses remarques acerbes, elle utilisa son pouvoir de transplanation, pour atterrir devant lui et le stopper dans sa marche. L’air surpris que prit Arthur, l’amusa et créa un petit sourire mutin sur ses lèvres. Le regardant fixement, elle se mit à avancer, le faisait ainsi reculer tout en répliquant agressivement :

- Ne penses pas t’en tirer comme ça Stein. Je suis loin d’être une personne commune comme tu sembles le penser. Tu devrais pourtant le savoir. Et en effet, tu serais déjà mort à l’heure qu’il est, si un de mes « adorateurs » comme tu dis si bien, t’avais entendu. Ou pire pour toi, si mon frère t’avais entendu. Alors, ne t’avises plus de me traiter de la sorte. Enfin, je dis ça pour toi, si tu tiens à ta misérable petite vie.

Elle avait stoppé son avancé, voyant qu’Arthur allait très vite atterrir dans un arbre qui se trouvait derrière lui. Plantant un regard catégorique et froid dans celui du jeune homme, elle se recula d’un pas en arrière, du corps de ce dernier, se trouvant trop proche de lui à son goût. Regardant autour d’eux quelques instants, elle eut la vague sensation que ce jardin se ressemblait à chaque recoin. Tout était toujours vert, il y avait des arbres, des plantes, des buissons, des fougères, partout, et c’en devenait très frustrant pour la démone. Reportant son attention sur Arthur qui n’avait pas bougé, elle lâcha un petit grognement d’énervement. Il aurait logiquement dut partir, la laisser enfin tranquille. Logiquement ça aurait du le faire fuir. Voulant se débarrasser du Dieu envahissant, elle rajouta :

- T’as pas dû bien comprendre. Tu veux que je te le dises avec mon langage corporel ?

Haussant un sourcil, elle planta son regard dans celui d’Arthur afin de déceler ce qu’il pouvait penser, ou ressentir.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Ven 20 Aoû 2010 - 21:28

Alors qu'il pensait que la jeune femme se fichait éperdument de ses piques, il eut le plaisir et la surprise de la retrouver face à lui, quelques secondes à peine après avoir tourné les talons. Le sourire espiègle qu'elle dessina sur ses lèvres lui fit attendre la suite de la scène avec impatience. Il ne fut pas déçu : obligé de marcher à reculons pour éviter qu'une Serena furieuse ne l'écrase, il écouta ses diatribes agacées avec un amusement soigneusement dissimulé.

- Ne penses pas t’en tirer comme ça Stein. Je suis loin d’être une personne commune comme tu sembles le penser. Tu devrais pourtant le savoir. Et en effet, tu serais déjà mort à l’heure qu’il est, si un de mes « adorateurs » comme tu dis si bien, t’avais entendu. Ou pire pour toi, si mon frère t’avais entendu. Alors, ne t’avises plus de me traiter de la sorte. Enfin, je dis ça pour toi, si tu tiens à ta misérable petite vie.

Soudainement, sans qu'il ne sache pourquoi, la démone s'arrêta et il l'imita automatiquement, bien que l'envie de se retourner pour voir face à quelle plante dangereuse elle l'avait mis, le titillait. Le regard de la jeune femme trouva le sien et il fut happé par sa dureté. Comme pour renforcer la sensation d'inimitié qu'elle lui vouait, elle fit un pas en arrière et se désintéressa de lui pour observer les alentours. Arthur en profita pour reprendre le cours de ses pensées. Il avait apprécié la danse étrange qu'ils venaient de faire, sentir le corps de Serena réagir pour que le sien la suive l'avait fasciné. Et il était d'accord avec elle : la traiter de "commune" était faire preuve de mauvaise foi. Sauf que là ça avait plus été une question de survie que de méchanceté, qui le poussait à être ainsi. Il commençait à comprendre ce qui l'attirait chez la brune. Elle était belle, c'était déjà un point important mais elle avait surtout un foutu caractère qui était bien plus plaisant que l'affabilité de certaines autres femmes. Et surtout, il sentait chez elle autre chose. Peut-être se montait-il simplement la tête mais rien que le simple fait qu'elle soit aussi loyale à son frère était pour lui l'indication qu'elle n'était peut-être pas aussi inhumaine qu'elle voulait le laisser paraître. Coupant court à ses théories, Serena recommença à le regarder et il revint au moment présent.

Le brun ne sut pas ce qui lui était passé par la tête mais soudainement, elle grogna à son encontre. Certes, c'était léger et presque craquant mais il ne comprenait pas. Jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'elle venait de le menacer pour la seconde fois de la journée. Et qu'elle devait sûrement attendre qu'il réagisse en conséquences. En partant, sûrement, vu comme elle avait regardé les alentours. Gardant le silence, le jeune homme attendit patiemment que la brune craque et lui hurle dessus. A son grand plaisir, il n'eut pas longtemps à attendre, même si les hurlements n'étaient pas présents :

- T’as pas dû bien comprendre. Tu veux que je te le dises avec mon langage corporel ?

Une nouvelle fois, le regard bleuté de la jeune femme s'invita dans le sien et le Dieu eut l'impression que la réponse qu'il allait lui fournir allait compter pour beaucoup dans l'avancement de leur non-relation. Allant même jusqu'à peut-être la transformer en relation... Un sourire narquois étira ses lèvres sans qu'il n'arrive à s'en empêcher et il s'avança d'un pas afin de récupérer le peu de distance qu'ils avaient eue précédemment entre eux. Cette distance qu'il adorait et qu'elle détestait.

- Mais peut-être que mourir à cause de toi, me plairait, Rice?

La phrase avait été prononcée à voix basse, leurs regards toujours aimantés. Dans cette situation, Arthur se sentit à sa place mais il doutait que ce soit le cas de la démone alors il se recula d'un pas.

- Quoiqu'il en soit, il est vrai que je te devrais des excuses mais à quoi bon? M'excuser signifierait que je suis identique aux autres et tout comme toi, j'ai la chance de ne pas être banal. Alors, je vais faire autre chose avant de te laisser en paix.

Il renforça sa prise dans les yeux brillants de son interlocutrice afin de s'enfoncer un peu plus en eux tout en continuant à parler:

- Je vais te faire remarquer que ce n'est que ton physique que j'ai attaqué parce qu'attaquer ton esprit aurait été une pire injure à mes yeux. Rabaisser ton physique m'a semblé être mieux à faire vu que tu sais que tu es belle, ta cour devant te le répéter sans cesse, mais vante-t-elle assez ce que tu es sous ta beauté? Je ne sais pas. Et tu vas me dire que ça ne me regarde pas, ce en quoi tu auras raison. Sauf que moi, je sais que tu n'es pas commune grâce à ce que tu es à l'intérieur de toi. Même si je n'ai pas l'audace de dire que je te connais étant donné que je ne connais que ta colère et ta répartie.

Il avait parlé vite mais en articulant pour bien se faire se comprendre. Ses propres paroles le surprenaient mais il n'en laissa rien paraître. Advienne que pourra, au pire, elle le détesterait et? Ca ne changerait rien pour lui étant donné qu'elle le détestait déjà. Néanmoins, elle ne l'avait pas encore coupé et il décida d'adopter une légère auto-dérision pour finir son discours. L'idée de briser le contact visuel qu'il avait avec elle ne lui effleurant même pas l'esprit.

- Tu dois me trouver très niais mais je l'assume totalement... Parce qu'on est au Jardin des Illusions et que si jamais on se recroise à San Francisco, je pourrais prétexter n'être jamais venu dans cet endroit et que ce serait à une illusion que tu te serais confrontée.

Il devait maintenant partir tout comme il l'avait déjà fait une fois mais en sachant qu'elle ne le retiendrait pas, ce coup-ci. Il inspira et s'échappa subitement des yeux envoûtants de la démone, se focalisant sur un point au hasard situé derrière elle. Il ne savait pas comment elle avait pris sa déclaration et à vrai dire, il ne voulait pas le savoir. Contrairement à ce qu'il lui avait dit, il assumait ce qu'il avait dit, oui, mais difficilement. Ce qu'elle pouvait penser à ce moment précis lui faisait presque peur.

Il comprit alors qu'il avait atteint le fond de l'amour. L'endroit où l'on a peur de faire ce qu'il ne faut pas à l'encontre de l'être aimé. Mais il devait sortir de là. Donc il inclina légèrement la tête dans un salut muet, faussement indifférent, et dépassa la jeune femme en la frôlant. Dans ce jardin, il y aurait bien quelque chose pour le divertir suffisamment, le temps qu'il oublie que cette rencontre avait été réelle.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 0:39

Alors que la jeune femme pensait qu’il partirait sans un mot, certainement lassé de ses menaces, il brûla les malheureux centimètres que Serena avait mis comme limite entre eux, avec en prime, un sourire railleur sur les lèvres. Bien qu’elle n’appréciait pas du tout être proche du Dieu, elle ne bougea pas, attendant de voir ce qu’il allait dire ou faire.

- Mais peut-être que mourir à cause de toi, me plairait, Rice ?

La concernée laissa son regard fixer intensément celui d’Arthur, espérant y déceler une quelconque once d’humour. Mais rien. Il paraissait sérieux, et ça, ça la mettait extrêmement mal à l’aise. Jamais personne ne lui avait fait ce genre de confidence, bien trop intime et inappropriée au gout de Serena. Décidément ce Arthur Stein la surprenait d’heure en heure. La jeune femme ne se sentait pas réellement à l’aise avec ce genre de déclaration, même si son air stoïque laissait à penser le contraire. Le Dieu ayant certainement compris que la proximité entre eux n’arrangeait pas tellement les choses, il s’éloigna de nouveau d’elle.

- Quoiqu'il en soit, il est vrai que je te devrais des excuses mais à quoi bon? M'excuser signifierait que je suis identique aux autres et tout comme toi, j'ai la chance de ne pas être banal. Alors, je vais faire autre chose avant de te laisser en paix.

L’homme en face d’elle semblait avoir une grande estime de soi-même qui dépitait quelque peu la jeune femme. Mais enfin, il n’était pas un Dieu pour rien après tout. Il se pensait certainement supérieure aux autres, à elle peut-être. Ils étaient totalement opposés après tout, ils devaient -dans l’ordre logique des choses- se détester, se haïr. Il venait du ciel, du Paradis peut-être, là où tout est immortel, où tout est blanc, pur. Aucune trace de sang, aucun bruit, aucune tuerie. Alors qu’elle venait directement des entrailles de la Terre, de l’Enfer, là où tout est terne, souillé et où résonne sans cesse des cris de souffrance. Ils étaient totalement différents, tout comme leur monde. Et sur le point qu’il avait énoncé, la jeune démone ne pouvait nier qu’il n’était pas comme les autres, bien qu‘il ne soit qu‘un simple Dieu à ses yeux. A présent elle craignait de ce qu’il avait décidé de faire, avant de partir. Bien qu’elle n’ait pas peur qu’il ose l’attaquer, ce jeune homme savait être imprévisible, et ça lui jouait souvent des tours. Restant sur ses gardes, elle ne baissa pas son regard bleuté, toujours ancré dans celui, noirâtre d’Arthur, qui lui aussi ne brisait pas leur contact visuel.

- Je vais te faire remarquer que ce n'est que ton physique que j'ai attaqué parce qu'attaquer ton esprit aurait été une pire injure à mes yeux. Rabaisser ton physique m'a semblé être mieux à faire vu que tu sais que tu es belle, ta cour devant te le répéter sans cesse, mais vante-t-elle assez ce que tu es sous ta beauté? Je ne sais pas. Et tu vas me dire que ça ne me regarde pas, ce en quoi tu auras raison. Sauf que moi, je sais que tu n'es pas commune grâce à ce que tu es à l'intérieur de toi. Même si je n'ai pas l'audace de dire que je te connais étant donné que je ne connais que ta colère et ta répartie.

La jeune femme ne pensa même pas à répondre par un sarcasme sur le coup, bien trop troublée par les mots d’Arthur. Comment un homme qu’elle connaissait à peine, pouvait la trouver différente, par ce qu’elle a à l’intérieur d’elle-même ? C’était incroyable, voir impensable. Pourtant le fait était là, et Serena ne savait pas vraiment où donner de la tête. Sans réellement comprendre pourquoi, elle s’était un tant soit peu radoucie à l’égard du Dieu. Était-ce les paroles qu’il avait eu à son égard qui provoquait ce trouble en elle, lui faisant perdre toute notoriété face à lui, en cet instant ? Essayant de se reprendre, de se persuader qu’il ne faisait ça que pour la déstabiliser et pouvoir échapper à une quelconque attaque, elle ne pipa mot, ne lâchant pas pour autant Arthur du regard. Serena ressentait une once de peur en elle, qui s’insinuait doucement, la griffant de l’intérieur, la mettant en garde contre cet homme, qui pourrait finir par la détruire, non physiquement, mais moralement.

- Tu dois me trouver très niais mais je l'assume totalement... Parce qu'on est au Jardin des Illusions et que si jamais on se recroise à San Francisco, je pourrais prétexter n'être jamais venu dans cet endroit et que ce serait à une illusion que tu te serais confrontée.

Niais, n’était pas le mot qu’aurait choisi la jeune femme, mais elle ne le fit pas remarquer. Serena n’aimait pas le fait qu’il la mène en bateau à sa façon. Et le fait de se souvenir qu’en effet, elle se trouvait aux Jardins des Illusions, la ramena sur Terre, effaçant les précédentes pensées qu’elle avait eu à l’égard d’Arthur, se trouvant totalement stupide de penser et sentir de telles choses. A la surprise de la démone, il rompit le contact visuel qu’ils avaient, fixant quelque chose derrière elle. Sans qu’elle ne puisse anticiper quoi que ce soit, il finit par la saluer silencieusement en inclinant la tête, et il passa à ses côtés, la frôlant au passage. Ne bougeant pas d’un pas, encore bien trop abasourdi par les dires du jeune homme, elle ferma soudainement les paupières, fronça ses sourcils, contracta ses mâchoires et ses poings, avant d’abattre un de ses poings sur l’arbre en face d’elle, tout en lâchant un grognement de frustration.

Elle ne savait pas pourquoi elle réagissait comme ça, mais elle avait su déceler dans ses paroles une déclaration … de quoi ? Elle n’en avait aucune idée. Mais elle était loin d’apprécier l’état dans lequel ça la mettait. Serena avait actuellement peur. Cette peur qui vous grignote le ventre, qui vous tord l’estomac, à cause de l’autre. Elle ne voulait pas de tous ses mots, de toutes ses paroles, de toutes ses déclarations. Elle ne voulait pas d’un quelconque sentiment de sa part, à son égard. Elle ne voulait pas avoir à tomber aussi bas que lui, dans quelque chose qui finirait par la détruire. Non, de tout ça elle ne voulait rien. Elle ne voulait rien de la part d’Arthur Stein, car la peur finissait par la terrasser.

Celui qui occupait ses pensées avait depuis un certain temps disparu dans la dense végétation du Jardin, la laissant seule avec sa frustration et ses troubles. Elle devait se reprendre. Ce n’était qu’un Dieu, un stupide Dieu avec ses discours, ses belles paroles, ses baratins, ses mensonges. Serena essayait tant bien que mal de se persuader que rien de tout ce qu’il avait dit n’était sincère. Pourtant le fait été qu’elle avait bel et bien déceler de la sincérité dans sa voix. Marchant tout d’abord à vive allure dans le parc, elle finit par se mettre à courir. Courir comme si sa propre vie en dépendait. Courir comme si un mal intarissable était à ses trousses. Courir comme si elle aller finir par être rattrapée par ses fichus sentiments. Elle finit par tomber dans une clairière. Cette dernière était d’une couleur verte, si verte que ça paraissait tout bonnement impossible qu’une telle verdure d’une telle couleur puisse exister ou que ce soit.

La jeune femme vit avec agacement que quelqu’un se trouvait déjà au milieu de la dite clairière, couché dans l’herbe, contemplant le ciel qui commençait bizarrement à s’assombrir. Donnant l’impression que la nuit allait tomber d’un instant à l’autre. Et cette personne, elle l’aurait reconnu entre mille. Visiblement, même dans le plus grand Jardin qui puisse exister dans leur monde, elle ne pouvait l’éviter. Elle fut d’abord tenter de partir avant qu’il ne la voit, mais toujours cette foutue envie d’aller le voir et de l’inonder de sarcasmes, de railleries, l’agrippait violemment, l’empêchant de faire demi-tour. Après tout, elle pouvait très bien faire comme ci l’incident d’avant n’avait jamais existé, comme si les paroles d’Arthur avait disparu dans la nature, envolées, et détruites, et qu’il n’en restait plus une trace, même infime. Inhalant une bonne bouffée d’air, elle se mit à marcher dans la direction du Dieu qui n’avait toujours pas remarqué sa présence.

Arrivée à sa hauteur, elle se pencha au dessus de lui, le regard fixe, le visage impassible. En cet instant, elle remarqua qu’il était véritablement séduisant. Mais avant qu’elle ne se mette à déblatérer de pareilles âneries, elle s’insulta mentalement, se rappelant à l’ordre.

- Décidément, il faut toujours que tu sois sur mon chemin Stein, lâcha-t-elle avec exaspération.

Rencontrant son regard, elle ne mit pas plus de deux secondes avant de détourner le sien, et de se retirer de la vue d’Arthur. Voyant ce dernier s’assoir, elle se posa un peu plus loin dans la clairière. A deux bons mètres de lui en fait. S’asseyant sur l’herbe, elle copia la précédente position du jeune homme, se couchant à son tour dans la verdure. Contemplant d’un regard vide le ciel au dessus d’elle, elle parla assez fort pour que le jeune homme non loin d’elle, l’entende :

- Je vais être sincère avec toi, souffla-t-elle difficilement. Ton discours de tout à l’heure m’as … surprise, et je dois même dire, troublée. Tu ne devrais pas autant parler et être si … sincère. Tu ne sais pas où tout ça peut t’amener, et surtout, tu ne connais pas les conséquences que ça pourrait avoir sur toi, mais aussi sur moi. N’attends rien de moi Arthur, je n’ai rien à donner, ni à toi, ni à personne d’ailleurs. S’il te plait, promets-moi de ne pas ressentir quoi que ce soit à mon égard. Ni aujourd’hui, ni demain, … Jamais.

La jeune femme tourna la tête dans la direction du Dieu auquel elle s’adressait. Il s’était recouché, se trouvant toujours à deux mètres d’elle. Malgré la distance entre eux, elle rencontra son regard, et elle le soutint, jusqu’à obtenir une réponse concrète de sa part. Elle voulait qu’il lui promette de ne pas s’attacher à elle, où de ne pas continuer de faire ce genre de déclaration. C’était mieux pour lui, comme pour elle. Serena Rice n’était pas faite pour aimer, et surtout pas, pour éprouver ce sentiment d’amour. Elle se le refusait, et ce n’est pas aujourd’hui que ça allait changer.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 2:16

Un bruit sourd résonna derrière lui mais Arthur ne revint pas en arrière. Il savait que Serena n'était pas en mauvaise posture, il n'avait donc pas à réagir. Ruminant ce qu'il venait de lui dire tout en se battant pour ne pas élaborer des scénarios divers et variés sur ce que pouvait penser la démone, il s'enfonça entre les arbres d'un pas quasiment mécanique.

Il avait espéré que la végétation l'entourant lui détourne l'esprit de la jeune femme mais il s'était fourvoyé sur toute la ligne. Bien sûr, il était émerveillé par son environnement et brûlait d'envie de connaître son architecture complète mais chaque fois qu'il écartait une branche pour se frayer un chemin hors des sentiers battus, il repensait à la façon dont il était tombé sur la jolie brune. Sa curiosité le perdrait, il en était certain désormais. Pourquoi n'avait-il simplement pas pu être attiré par un autre chemin? Car même si là, il faisait en sorte de parcourir les passages les plus sauvages afin de limiter les risques de rerencontre avec Serena, il avait simplement cédé à une envie de découverte, tout à l'heure. Et cette envie lui avait quasiment fait avouer qu'il aimait un peu trop la démone pour son propre bien.

Brusquement, il s'arrêta de marcher et leva les yeux au ciel sans le voir. Devant son regard fixe, les turbulences de son esprit crépitait visuellement. Ce qui l'entourait n'existât plus tout comme son corps. Il n'était devenu qu'un amas de pensées confuses. Serena. Amour. Stupidité. Impossibilité. Doute. Retour. Agacement. Emprisonnement. Douleur. C'est ce dernier élément qui lui fit reprendre conscience avec la réalité. Au fond de lui, dans son torse masculin, divin, il y avait un muscle, un muscle qui s'affolait sans pouvoir s'arrêter. Qui paniquait à lui faire mal, sans autre possibilité de s'exprimer. Et Arthur arrêta de ne pas voir les nuages qui assombrissaient légèrement le ciel pour comprendre que ce n'était pas l'amour qui le torturait ainsi mais la possibilité de son absence. Alors, il se redressa et recommença à marcher. Dans le Jardin des Illusions, tout devait être possible.

Longtemps, il marcha, sans se presser, le sourire aux lèvres et le cœur battant furieusement jusqu'à finir par en tomber sur l'herbe épaisse et d'un vert si éclatant qu'il en était réconfortant, d'une clairière. Acceptant d'écouter le muscle qui était désormais devenu son guide, le Dieu s'allongea là où il était tombé. Il sentit son cœur ralentir ses battements pour redevenir aussi muet que d'accoutumée et son sourire disparut aussitôt. Indépendamment de sa volonté. Néanmoins, il se sentait bien, apaisé même. Percevoir un tel changement physiologique en lui, l'avait aidé à éloigner Serena de ses pensées et même s'il avait finalement compris que c'était une réaction de son cerveau, certainement provoquée par son inconscient, il avait apprécié l'expérience.

Sous ses yeux, les nuages furent dissipés et la pénombre nocturne commença à lentement envahir l'espace, de ses reconnaissables nuances. Arthur en fut surpris, ne pensant pas que la journée était aussi avancée mais il se raisonna bien vite en se remémorant l'endroit où il était. Peut-être que ce qu'il avait précédemment pensé était vrai. Peut-être qu'ici, tout était possible. Mais si c'était vrai, il se demandait dans quelles mesures, cela influait-il dans le monde humain. Et si, une fois sorti de ce lieu, il ne se souvenait de rien? Sa gorge se noua sans qu'il ne parvienne à en comprendre la raison. Son cerveau hurlait qu'il était préférable que Serena oublie tout ce qu'il lui avait dit mais son coeur, qui avait vraisemblablement pris goût à l'expression, vociférait qu'il ne fallait retourner sur ses pas. Il s'était tellement avancé dans le chemin qu'il aurait été plus que dommage de le fuir. Alors Arthur ferma les yeux et les deux voix se turent.

Une présence s'approchant de lui, lui fit ouvrir les yeux quelques instants plus tard mais son visage conserva son expression indifférente. Qui que ce soit, ça ne serait de toute façon pas la bonne personne. Il en était convaincu. Mais il se trompait. Lorsque le visage de Serena Rice envahit son champ de vision, le Dieu réprima bien difficilement le réflexe qui l'aurait fait se lever subitement. Et immanquablement cogner la jeune femme.

Tout comme lui, elle n'arborait aucun sentiment sur son visage. Son beau regard bleuté était lui aussi dénué d'expression et Arthur se demanda ce qu'elle faisait là. A moins qu'elle n'existât pas vraiment et qu'elle ne soit qu'une hallucination engendrée par son inconscient.

- Décidément, il faut toujours que tu sois sur mon chemin Stein, lâcha-t-elle avec exaspération.

Okay. Ce n'était pas une hallucination. Le brun en fut ravi mais l'étonnement qu'il ressentait quant à sa présence près de lui, demeura intacte. Leurs yeux se croisèrent brièvement mais Serena coupa presqu'aussitôt le contact pour s'éloigner.

Immédiatement, le Dieu se redressa afin de suivre ses mouvements. Logiquement, poussé par ce qu'il venait d'entendre, il supposait que la jeune femme était en passe de s'en aller mais il n'en était rien. Tranquillement, elle prit place à deux mètres, environ, de lui et s'allongea, comme s'il n'existait pas. Un léger sourire naquit sur les lèvres fines du jeune homme et à nouveau, il s'étendit sur l'herbe confortable.

- Je vais être sincère avec toi, souffla-t-elle difficilement. Ton discours de tout à l’heure m’as … surprise, et je dois même dire, troublée. Tu ne devrais pas autant parler et être si … sincère. Tu ne sais pas où tout ça peut t’amener, et surtout, tu ne connais pas les conséquences que ça pourrait avoir sur toi, mais aussi sur moi. N’attends rien de moi Arthur, je n’ai rien à donner, ni à toi, ni à personne d’ailleurs. S’il te plait, promets-moi de ne pas ressentir quoi que ce soit à mon égard. Ni aujourd’hui, ni demain, … Jamais.

Fermant les yeux dès le début, le Dieu s'était laissé bercer par la voix de la Démone tout en écoutant attentivement ce qu'elle avait à lui dire. Plusieurs fois, il voulut l'interrompre mais se félicita de n'en avoir rien fait quand elle prononça son dernier mot et tourna la tête dans sa direction, lui offrant par la même occasion un nouveau contact visuel avec elle. Dans l'esprit du jeune homme, une information ricochait inlassablement : il adorait vraiment la façon dont elle prononçait son prénom.

Se raccrochant au fait qu'elle attendait une réaction pour revenir au moment présent, il humecta légèrement ses lèvres et lâcha sa réponse, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde :

- Trop tard.

Puis, il se redressa souplement, épousseta ses vêtements plus par habitude que par réel besoin et alla ensuite s'asseoir en tailleur à quelques centimètres de la jeune femme qui l'observa avancer sans qu'il ne sache trop dans quel état d'esprit elle était. Et bien qu'Arthur ne comprenne pas très bien par quel miracle il était toujours en vie, il était presque sûr que ça ne durerait pas.

- Parce que tu vois, reprit-il en posant son menton sur son poing fermé. Je suis amoureux de toi, Rice. Peut-être que ce sont tes menaces qui m'ont fait craquer ou alors ton désir d'être toujours la plus forte, je ne sais pas. S'il faut, c'est simplement pour t'énerver que mon cerveau m'a rendu aussi asservi à ton image et dans ce cas, je ne suis pas sûr d'espérer que ça marche même si je commence à être habitué au fait que je t'agace...

Subitement, il se redressa et leva les deux mains comme pour l'apaiser.

- Okay, je ne sais pas si c'est vraisemblablement le cas parce que je dois dire que tu m'as surpris tout à l'heure. Donc peut-être est-ce aussi pour ça que je me suis amouraché de toi, parce que tu sais me surprendre et que je sais qu'il m'est impossible de m'ennuyer en ta compagnie? Ca me semble être une hypothèse réaliste mais choisis celle que tu préfères. Quoiqu'il en soit, si je t'embrassais, là, maintenant,tout de suite, tu me tuerais, ensuite? Ou tu me comptes me tuer à l'instant où j'aurais fini ma phrase?

Dans son regard, la lueur du défi se disputait avec celle de la confiance. Il n'avait pas peur. Etrangement, il se sentait bien. Il venait de se rappeler que sa nature le dotait d'une chance censée le protéger... Ce qui pouvait signifier que si elle l'avait laissé rencontrer à nouveau la démone, c'est parce qu'il en ressortirait quelque chose de bénéfique pour lui. Sauf si le Jardin des Illusions annulait son si précieux talent... Ce qui pouvait être vraiment embêtant.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 3:42

Attendant avec appréhension la future réponse qu’allait lui donner le jeune homme face à elle, Serena espérait sincèrement qu’il allait lui faire cette promesse. Ne lâchant pas le regard du brun, elle l’aperçut s’humidifier les lèvres, avant de lâcher de but-en blanc :

- Trop tard.

Le cœur de la démone fit un loupé à l’énonciation de ces deux mots. Deux mots qu’elle n’aurait jamais voulu entendre, deux mots qui lui disaient clairement que, quoi qu’elle fasse, rien ne marcherait, qu‘il était véritablement trop tard. Il était déjà visiblement épris d’elle, et c’est quelque chose qu’elle n’avait encore jamais eu à gérer. Les hommes habituellement savaient, ou devinaient qu’elle n’appartenaient, et qu’elle n’appartiendrait jamais à personne. Mais aujourd’hui, elle avait rencontré l’exception qui confirmait cette règle Arthur Stein. Ne le lâchant pas de son regard bleuté, qui s’était quelque peu durcit, elle le vit se lever, épousseter ses habits, et manger les deux mètres qui les séparaient, pour finalement prendre place à ses côtés. La jeune femme ne bougeait pas, restant couchée dans l’herbe, attendant de voir ce que le brun allait dire ou faire. Assit en tailleur à ses côtés, il finit par briser le silence pesant installé entre eux :

- Parce que tu vois, reprit-il en posant son menton sur son poing fermé. Je suis amoureux de toi, Rice. Peut-être que ce sont tes menaces qui m'ont fait craquer ou alors ton désir d'être toujours la plus forte, je ne sais pas. S'il faut, c'est simplement pour t'énerver que mon cerveau m'a rendu aussi asservi à ton image et dans ce cas, je ne suis pas sûr d'espérer que ça marche même si je commence à être habitué au fait que je t'agace...

Par Satan ! Qu’avait-elle fait pour hériter d’un prétendant amoureux d’elle ? Mais surtout qu’avait-elle fait pour l’attirer, pour qu’il éprouve de l’amour à son égard ? Elle avait toujours tout fait pour que les gens, et surtout les hommes ne s’attachent pas à elle, qu’elle les ai pour qu’une nuit, sans lendemain, sans histoire. Lui-même ne savait pas pourquoi il ressentait ça pour elle. Après tout, ce n’était peut-être qu’une utopie ? Oui, c’était possible. Mais Serena en doutait peu. Malgré toutes les raisons du monde, elle savait qu’elle ne pourrait plus se débarrasser de lui, et de ce qu’il avait insinuer au creux d’elle-même. Dépitée, elle n’eut le temps de répondre, que déjà Arthur se levait d’un bond, et lui fit signe de se calmer. Il anticiper clairement des évènements qui risqueraient d’arriver à tout moment.

- Okay, je ne sais pas si c'est vraisemblablement le cas parce que je dois dire que tu m'as surpris tout à l'heure. Donc peut-être est-ce aussi pour ça que je me suis amouraché de toi, parce que tu sais me surprendre et que je sais qu'il m'est impossible de m'ennuyer en ta compagnie? Ca me semble être une hypothèse réaliste mais choisis celle que tu préfères. Quoiqu'il en soit, si je t'embrassais, là, maintenant, tout de suite, tu me tuerais, ensuite ? Ou tu comptes me tuer à l'instant où j'aurais fini ma phrase ?

La concernée fut surprise. Parce que la plupart du temps, pour l’embrasser on ne lui demandait pas la permission, peu importe si la personne qui osait, finissait par être brûlée, mais on ne s’intéressait jamais de connaitre les conséquences que ça pourrait avoir. Considérant Arthur quelques instants, elle put voir dans son regard une étincelle de défi. Il avait vraiment envie de connaitre le moment de sa mort. A la fois amusée et troublée, Serena choisit de mettre les sentiments du jeune homme à son égard de côté, soit ; le trouble, et de ne garder que ce qui l’intéressait, soit ; l’amusement. Un petit sourire mutin apparut sur ses lèvres, son regard toujours planté dans celui, pétillant d’envie, du Dieu. Se redressant, la jeune femme finit par se mettre debout à son tour, se retrouvant face à Arthur qui patientait, loin d’être inquiet. Ne le quittant pas des yeux, elle s’approcha de lui, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus qu’un malheureux centimètre qui sépare son corps du sien. Posant ses mains sur le haut de son torse, elle fit glisser ses lèvres sur sa joue, jusqu’à pouvoir lui susurrait quelque chose au creux de son oreille :

- L’heure de ta mort n’est pas encore arrivée, Arthur.

Se reculant légèrement, elle posta de nouveau son visage en face de celui du Dieu. Fixant intensément chaque trait de son visage, stoppant son regard sur la bouche du jeune homme, elle remonta lentement ses mains vers la nuque d’Arthur, et approcha dangereusement ses lèvres des siennes. Si elle l’embrassait, aucun retour en arrière ne serait possible, elle le savait. Elle ne pourrait réparer ce qu’elle va faire, elle ne pourrait anéantir les espoirs qu’elle aura crée chez cet homme qu’elle aurait pu étrangler de ses propres mains, avant qu’il ne lui déclare clairement son amour pour elle. C’était peut-être justement le fait qu’il avait un tel culot de répondre à chacun de ses sarcasmes qui lui sauvait la vie à chaque fois. Ca aurait été un autre, elle l’aurait déjà tué. C’était aussi un non retour pour elle, Serena Rice ne savait pas où elle allait, où elle s’aventurait, et elle était terrorisée. Mais c’était une nouvelle peur, une peur jubilante en cet instant, et là elle ne voulait plus réfléchir, mais faire ce que ses pulsions lui disaient de faire.

Approchant lentement sa bouche de celle du brun, elle ferma instantanément les paupières, et effleura ses lèvres délicatement. Elle ne put pas décrire ce qu’il s’était animé en elle à cet instant précis, c’était trop flou, trop nouveau, trop explosive. Sentant les bras d’Arthur encercler sa taille, Serena ne l’embrassa pas directement, laissant toujours sa bouche caresser la sienne avec douceur. C’est le jeune homme qui, finalement, répondit au baiser donné. Ce dernier s’enflamma instantanément. Resserrant l’étreinte qu’avaient les bras de la brunette autour du cou du brun, elle se colla un peu plus contre lui, continuant de répondre au baiser passionné. Serena ressentait quelque chose d’encore inconnu jusqu’alors, partout en elle. Ca la brulait de l’intérieur, comme un feu ardent qui la faisait crépité de désir. Elle en oubliait le reste. Les précédentes déclarations de celui qu’elle embrassait, les limites qu’elle aurait pu se donner, le fait qu’ils se trouvaient dans le Jardin des Illusions, tout ! Plus rien ne comptait, si ce n’est le jeune homme collé à elle, qui emplissait son esprit, soit ; Arthur Stein.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 13:32

Alors que Serena tergiversait, Arthur ne sentait toujours aucune peur venir. Son regard détaillait inlassablement le beau regard qui lui était offert, le confortant dans son apaisement et dans sa conviction que le risque en valait la chandelle. Une moue taquine naquit sur le visage de la jeune femme et il retint à grand peine le sourire en coin qui menaçait de lui répondre. Dans les yeux bleu, la détermination était clairement lisible sauf que le Dieu ne voulait surtout pas émettre d'hypothèse sur ce qu'elle avait décidé. Souplement, elle se leva et se retrouva face à celui qui attendait patiemment un déblocage de situation. Une sensation de déjà-vu assailla brusquement ce dernier lorsque la démone réduisit considérablement la distance les séparant. Leurs regards se séparèrent et les mains de la jeune femme vinrent doucement se poser sur le haut de son torse alors que sa bouche longeait l'une de ses joues pour venir murmurer à son oreille :

- L’heure de ta mort n’est pas encore arrivée, Arthur.

Comme souvent, Serena le surprenait. Et comme toujours, il aimait ça. Elle se recula légèrement afin de pouvoir le regarder et il l'imita, se délectant de chaque courbe, de chaque couleur et de chaque émotion qui traversait son visage tant aimé. Le regard de la jeune femme s'arrêta finalement sur sa bouche et il sentit son stupide coeur recommencer à s'agiter. Battant excessivement dans sa poitrine sans pourtant parvenir à la soulever, il hurlait que le moment était arrivé. Les mains de Serena glissèrent jusqu'à sa nuque en même temps que sa bouche venait à la rencontre de la sienne. Même s'il n'aurait jamais cru à cette scène, Arthur l'appréhenda sans paniquer, laissant à son muscle inutile le plaisir de s'occuper de son angoisse. Il ne devait pas penser au fait que ce qui se passait ne signifiait peut-être rien. Que c'était seulement un jeu pour la belle démone. Il n'avait pas à attendre quelque chose d'elle. Quelque chose qu'elle serait dans l'incapacité de lui donner, en plus. S'il n'avait pas pu lui promettre de ne rien éprouver pour elle, il pouvait lui promettre de ne pas l'entraver avec ses sentiments. Alors, il allait juste profiter de ce qui allait se passer sans chercher à en avoir plus. Son coeur cessa de battre à cette pensée. Comme pour signifier qu'il désapprouvait le fait que le Dieu se mente à lui-même. Il savait très bien qu'il ne pourrait pas laisser repartir la démone comme si rien ne s'était passé. Et il savait qu'elle ne risquait pas d'apprécier ce constat. Mais il ne se voyait pas la quitter sans un minimum d'éclaircissement...

Leurs lèvres ne furent bientôt qu'à quelques millimètres et les beaux yeux de Serena se fermèrent juste avant qu'elle ne fasse s'effleurer leur bouche. Le contact fut léger, aérien mais plus saisissant que tout ce qu'avait connu le jeune homme. A leur tour, ses paupières se scellèrent et, sans qu'il ne le prémédite, ses bras vinrent fermement enserrer la taille fine de sa compagne.

Profita,t quelques instants encore de la sensation presqu'illusoire que lui offrait la démone en le frôlant sans jamais s'attarder, il finit néanmoins par céder à la tentation. Sans brusquerie, il captura la jolie bouche de la brune avec la sienne et le ton changea aussitôt. De doux et timide, il passa naturellement à brûlant et passionné. Arthur sentait l'euphorie lui tourner la tête. L'étreinte de Serena se resserra autour de lui et il perçut confusément sa poitrine se coller à son torse alors même qu'elle approfondissait leur échange, se ralliant instinctivement à la passion qu'il ressentait. S'il avait pu, il aurait fait en sorte que le moment ne finisse jamais. Malheureusement, elle comme lui respirait encore et ils durent se séparer afin d'accomplir cet acte de vie. Les joues rouges de la jeune femme lui conféraient un charme sauvage et enfantin à la fois qui poussa le Dieu à se pencher de nouveau sur elle afin de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres. Il ne savait pas combien de temps durerait encore ce moment de félicité mais il était déterminé à en profiter.

Passant une main dans ses cheveux bruns, il sourit légèrement tout en se mordant vainement les lèvres dans le but de s'en empêcher. Il avait embrassé Serena Rice. Il l'avait tenue serrée contre lui. Et ça n'avait pas eu l'air de lui déplaire étant donné qu'il était toujours en vie. Sauf que le jeune brun voulait recommencer, il voulait se shooter à loisir à la jeune femme et qu'elle aime ça. Il était prêt à tout pour ça. A absolument tout. Alors, il résista à l'envie de capturer à nouveau Serena dans ses bras et parla:

- Je ne sais pas ce qui t'a motivée mais si je le savais, je ferai en sorte de te l'apporter constamment afin de pouvoir recommencer à t'embrasser. Jamais je ne t'obligerai à quoique ce soit, pas parce que j'ai peur de ton frère mais parce que je te respecte, miss Rice. Donc, même si je meurs d'envie de répéter la scène, je suivrai tes envies, annonça-t-il en se reculant d'un pas pour prouver sa bonne fois. Mais seulement à ce niveau, car tu commences à me connaître, j'ai beau t'aimer, je n'en suis pas pour autant moins friand de joutes verbales, Serena. Surtout avec toi.

C'était la première fois qu'il prononçait le prénom de la jeune femme et ses yeux en brillèrent de contentement. Serena... Ca sonnait aussi bien dans sa bouche que son propre prénom dans celle de la démone. S'il avait été un tant soit peu romantique, il aurait poursuivi son raisonnement en concluant que ça pouvait très bien être interprété comme un signe mais il ne le fit pas, préférant se noyer une fois encore dans les orbes bleues de son interlocutrice.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 17:20

Ses lèvres toujours scellées à celles d’Arthur, la démone retomba brusquement sur Terre lorsqu’il se détacha d’elle. Reprenant son souffle, le cœur battant à tout rompre, et les joues rougies pour avoir mis tant de passion dans ce baiser, la jeune femme, essaya tant bien que mal de se calmer. Elle n’eut pas le temps de retrouver tous ses esprits, que le jeune homme s’emparait de nouveau de ses lèvres pour quelques secondes de plénitude. Deux oppositions se disputaient en elle, la partie qui lui avouait qu’elle avait aimé ce baiser, et l’autre qui lui interdisait d’éprouver une quelconque envie de recommencer. Tiraillée entre deux exacts opposés, elle ne fit et ne dit rien. A quoi bon ? Qu’avait-elle à dire ? Elle-même ne savait pas si elle devait juste en profiter dans ce jardin, où tout stopper tout de suite avant que ça ne dégénère. Jaugeant Arthur de son regard bleuté, elle le vit passer nerveusement une main dans ses cheveux, et elle put voir apparaitre un petit sourire sur ses lèvres, mais un sourire retenu tant bien que mal.

Le voyant plongé dans ses réflexions, elle ne le dérangea pas, et se plongea dans les siennes, tentant vainement de trouver une solution à un problème qu’elle n’aurait pu soupçonner l'existence auparavant. Le jeune homme finit par briser le silence installé :

- Je ne sais pas ce qui t'a motivée mais si je le savais, je ferai en sorte de te l'apporter constamment afin de pouvoir recommencer à t'embrasser. Jamais je ne t'obligerai à quoique ce soit, pas parce que j'ai peur de ton frère mais parce que je te respecte, miss Rice. Donc, même si je meurs d'envie de répéter la scène, je suivrai tes envies, annonça-t-il en se reculant d'un pas pour prouver sa bonne fois. Mais seulement à ce niveau, car tu commences à me connaître, j'ai beau t'aimer, je n'en suis pas pour autant moins friand de joutes verbales, Serena. Surtout avec toi.

Elle put voir son regard s’illuminer quelques secondes, puis ce dernier fixa intensément le sien, s’y plongeant sans aucune gêne apparente. Elle n’avait tout simplement pas la moindre idée de ce qui avait pu la motiver à l’embrasser. Elle avait juste eu envie. Il lui tendait une perche, elle l’avait prise, point barre. La jeune femme ne pouvait empêcher sa peur d’accroitre, à chaque fois qu’Arthur employait un mot appartenant au champ lexical de l’amour. Elle lui avait dit, elle ne voulait pas de son amour, qu’en ferait-elle ? A quoi pourrait-il lui servir ? Serena avait toujours refusé de tomber aussi bas. Si lui le souhaitait, à sa guise, après tout elle s’en fichait éperdument, mais qu’il ne l’entraine pas avec elle dans le tourments des sentiments. La démone craignait surtout que son frère finisse par être au courant qu’un Dieu éprouvait de l’amour à son égard. La jeune femme savait qu’il ne verrait pas tout ceci d’un très bon œil, surtout si il risquait de voir sa sœur finir par devenir faible à cause de ce sentiment inapproprié pour sa nature.

Sortant de ses pensées, elle fronça ses sourcils bruns, et recula d’un pas à son tour. Elle aperçut une lueur de déception et d’incompréhension dans le regard d’Arthur, ce qui la troubla plus qu’autre chose. Inspirant profondément, elle finit par prendre la décision de stopper le jeune homme dans ses utopies maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

- Ce baiser ne voulait rien dire pour moi, lâcha-t-elle en le regardant droit dans les yeux, sachant que c’était la seule solution. Je ne suis pas faite pour éprouver de l’amour, fais-toi une raison. De toute façon on est bien trop différent, on vient de deux mondes opposés, il ne pourra jamais rien se passer entre toi et moi au niveau sentiment. C’est impossible, c’est une chimère. Je ne veux plus de tes mots, de tes belles paroles, de tes déclarations, je ne veux plus rien de ta part qui puisse me changer, et me faire du mal. Tu aurais du me promettre ce que je t’ai demandé tout à l’heure.

Elle l’avait regardé droit dans les yeux pour lui dire tout ceci. C’était la meilleure des solutions pour réussir de se débarrasser de ce qu’il avait réussi à créer au fond d’elle-même. Sur ces mots, elle leva la tête, et passa près de lui sans couper court à leur échange de regard. S’arrêtant soudainement, elle revint sur ses pas, pour se poster face à Arthur qui restait silencieux. Sans réellement savoir pourquoi, son cœur augmenta rapidement de vitesse. Mais elle fit abstraction, et Serena s’approcha de nouveau lentement des lèvres du Dieu. Elle avait une folle envie d’embrasser de nouveau le jeune homme, mais ça mettrait fin à toute crédibilité vis à vis de ses précédents dires. Pour ne pas commettre l’irréparable, elle se recula un peu, et tout en plantant son regard dans celui d’Arthur, souffla :

- Je te déteste.

Reculant de quelques pas, attendant de voir ce qu’il allait dire ou faire, elle fut déçue de continuer à voir un visage stoïque face à elle. Restant elle-même impassible, elle copia les mêmes mouvements que tout à l’heure, et repassa près de lui afin de sortir de la clairière et de retrouver la porte de sortie. Seulement elle n’avait pas prévu qu’il la rattrape avec dextérité par le bras. Agacée et en colère, elle le fusilla du regard. Il relâcha l’étreinte qu’il avait sur son membre, s’en voulant certainement, étant donné qu’il lui avait dit qu’il ne la forcerait à rien contre son gré. Mais il n’eut pas le temps de s’excuser, que Serena explosait, se sentant de plus en plus impuissante face à Arthur, ayant l’impression qu’il commençait à prendre déjà trop d’ampleur dans sa vie de démone et son incapacité à détruire ces hypothèses la frustrait au plus haut point :

- Laisse-moi tranquille à la fin Arthur. Je ne te veux pas, t’as compris ? Retouche-moi une seule autre fois et je te tue. Par Satan je jure que je te tue. Retourne donc sur Terre, et va tomber amoureux d’une humaine, ou d’une lycan, ou même d’une vampire. Fais ce que tu veux, mais emporte tes sentiments avec toi, je n’en veux pas !

Eprise d’une colère hors norme, une colère dont elle ne connaissait même pas l’existence jusqu’à ce jour, son corps se mit à trembler sous le regard inquiet et déçue du brun. Les yeux de Serena virèrent sur une couleur grise, métallique, et d’un revers de main elle envoya valser le Dieu un peu plus loin, ce dernier retombant brutalement par terre. Avant qu’il ne se relève, elle fut à ses côtés en un éclair, et elle s’accroupit auprès d’Arthur toujours couché et visiblement étonné. Elle porta une de ses mains à son cou, et l’encercla avec force. Seulement, quelque chose l’empêchait de tuer Arthur Stein, et elle avait beau chercher ce que ça pouvait être, elle ne trouvait pas. Elle fut donc contraint de retirer sa main de son cou, mais non à contre cœur. Son regard redevint bleu aussi vite qu’il était apparut gris. Le jaugeant quelques instants d’un regard plus doux que le précédent, elle finit par se relever sans ajouter quoi que ce soit. Lui tournant le dos et commençant à marcher devant elle, Serena sentit des bouffées de chaleur la prendre soudainement.

Ca faisait trop pour elle, trop de petites choses en même, et elle n’arrivait pas à gérer ce problème qui faisait à présent partie intégrante de sa vie et qui se résumait en Arthur Stein. Pourquoi avait-il fallu que le destin la fasse tomber sur un Dieu qui se trouvait aujourd’hui amoureux d’elle ? Était-ce sa punition pour avoir ôter la vie de milliers - voir de millions - de personnes ? Serena était bel et bien perdue, et ça, ça la perturbait bien plus que ce que ça aurait du. Elle finit par s’agenouiller dans l’herbe, à la lisière de la dense végétation, qui délimitait la clairière. Finissant par se coucher dans la verdure, elle laissa son regard vide, contempler le ciel au dessus d’elle, s’assombrir par la venue de la nuit, la tête lourde d’information, le cœur prêt à exploser.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 25 Aoû 2010 - 23:54

Dans les yeux de la démone, Arthur put déceler un cheminement de pensées qui ne présageait rien de bon. Lorsque quelques secondes plus tard, les sourcils de la brune se froncèrent et que son corps se recula d'un pas, comme lui précédemment, il ne put pourtant pas atténuer la déception qui s'élança dans ses veines comme si elle n'avait attendu que ça depuis le début. Le fait qu'il ne puisse saisir tout à fait ce qui se tramait dans l'esprit de la jeune femme, l'enferma dans une bulle d'incompréhension qu'il pensait impossible d'éclater, impression renforcée par le fait qu'il lut un léger trouble dans le regard océanique de Serena, aussitôt après. Elle semblait aussi perdue que lui. Et Arthur aurait voulu pouvoir l'apaiser. Sauf qu'il avait le fort pressentiment que tout était de sa faute. Il voulut soupirer et se frapper la tête contre un arbre mais l'inspiration profonde que prit la démone le calma : l'important c'était elle, il verrait pour s'occuper de son propre cas plus tard.

- Ce baiser ne voulait rien dire pour moi, lâcha-t-elle en le regardant droit dans les yeux. Je ne suis pas faite pour éprouver de l’amour, fais-toi une raison. De toute façon on est bien trop différent, on vient de deux mondes opposés, il ne pourra jamais rien se passer entre toi et moi au niveau sentiment. C’est impossible, c’est une chimère. Je ne veux plus de tes mots, de tes belles paroles, de tes déclarations, je ne veux plus rien de ta part qui puisse me changer, et me faire du mal. Tu aurais du me promettre ce que je t’ai demandé tout à l’heure.

Son regard n'avait pas quitté le sien du premier au dernier mot qu'elle avait prononcé. Et le Dieu sentit un vertige prêt à la terasser. Elle n'avait pas dit ce qu'il venait d'entendre. Si. Si, elle l'avait dit et il allait devoir faire avec. Parce que tout était de sa faute à lui et qu'elle avait raison : il ne devait pas l'entrainer dans quelque chose d'aussi fou. Ca n'aurait pas été respectueux vis à vis d'elle. Pourtant, la voix de la raison était pratiquement recouverte par celle du cœur qui plaidait ardemment sa cause : l'amour frappait sans que l'on ne le décide. Arthur n'avait pas choisi Serena. Il avait simplement choisi de lui exprimer ses sentiments. De ça, il se reconnaissait coupable mais après il était innocent. Était-ce de sa faute si Serena semblait tout à fait paralysée par la simple idée d'éprouver un semblant d'affection amoureuse? Non. Mais il se devait de la faire changer d'avis, de lui montrer que ça avait ses bons côtés. Ca allait être dur. Ils risquaient de souffrir tous les deux. Mais une nouvelle fois, le jeu en valait la chandelle selon le brun. Elle avait dit qu'elle ne voulait plus de ses paroles parce qu'elles pouvaient la changer et la blesser. Sauf qu'elle avait omis le fait qu'il préfèrerait se faire trucider plutôt que de la faire souffrir consciemment.

Arthur reprit tout à fait connexion avec la réalité au moment où la jeune femme passa près de lui sans briser leur contact visuel. Il avait pris sa décision en un temps relativement rapide mais savait que c'était la seule solution acceptable à ses yeux et qu'elle paierait forcément.

La démone le dépassa mais revint aussitôt sur ses pas afin de se poster à nouveau devant lui. Le jeune homme savait qu'il devait arborer son habituel masque d'indifférence et ça le soulagea : s'il avait vraiment déstabilisé les fondations de Serena, en rajouter avec une expression brisée n'aurait pas arrangé sa décision. Surtout qu'il était sûr qu'elle avait lu la déception dans son regard, tout à l'heure.

Sans qu'il n'en comprenne la raison, le visage de la brune s'avança vers le sien, de la même façon que lorsqu'elle avait voulu l'embrasser et il retint silencieusement son souffle. Ne pas se faire d'espoir, ne pas franchir la distance, se contenir... Se contenir... Et les lèvres de Serena redevinrent hors de portée alors que ses yeux revenaient dans les siens.

- Je te déteste.

La phrase avait été prononcée dans un souffle mais la jeune femme aurait tout aussi bien le hurler à la figure du Dieu qui oublia une nouvelle fois de respirer le temps d'appréhender le sens global de la phrase. Il savait approximativement qu'elle était fausse mais comprenait que le chemin qu'il allait devoir parcourir avec la brune ne serait pas des plus faciles. Pourtant, sa détermination ne fit que grandir avec cette conclusion. Plus on se battait pour quelque chose, plus cette chose atteignait une valeur inconsidérable. Il devait en être de même avec les démons.

Celle qu'il aimait recula de quelques pas, son regard scrutant avec une certaine curiosité son visage mais n'exprimant rien du plus que de l'indifférence. Ce constat ne perturba pas le Dieu qui savait qu'on pouvait cacher une foule de choses derrière un masque de ce genre, lui-même usant de cette technique depuis que Serena s'acharnait à lui briser tout courage. Et échouait sans le savoir.

Sûrement lassée de son total manque de réaction, la jolie brune le dépassa à nouveau, mais en ne lui accordant pas un seul regard cette fois-ci, et sans qu'Arthur n'analyse ce qui se passait, il avait déjà attrapé son avant-bras dans le but de la retenir. Elle se retourna immédiatement vers lui et lui lança un regard noir qui lui fit presque regretter son impulsivité. Evidemment, il n'avait pas prévu de réagir ainsi mais sentir de nouveau la peau douce de Serena sous ses doigts était trop agréable pour qu'il ne se lance trop de pierres mentales. Pourtant il s'en voulait de ne pas avoir respecté son désir en ne la laissant pas partir. N'avait-il pas promis de respecter ses envies?

Il allait ouvrir la bouche pour s'excuser quand la colère de la démone le prit de court :

- Laisse-moi tranquille à la fin Arthur. Je ne te veux pas, t’as compris ? Retouche-moi une seule autre fois et je te tue. Par Satan je jure que je te tue. Retourne donc sur Terre, et va tomber amoureux d’une humaine, ou d’une lycan, ou même d’une vampire. Fais ce que tu veux, mais emporte tes sentiments avec toi, je n’en veux pas !

Sur la langue du Dieu, une réplique était prête à fuser mais le corps de son interlocutrice se mit soudainement à convulser et l'inquiétude supplanta la légère déception qu'il avait éprouvé en écoutant les mots quasiment haineux de la jeune femme. Il cherchait quoi faire pour l'apaiser quand son regard changea de couleur, abandonnant leur bleu envoûtant pour un gris acier, aussi chaleureux qu'un glaçon. Sans laisser à Arthur le temps de réagir, Serena lui fit connaître les joies du vol plané et le fait qu'il ne savait pas atterrir. Par chance, le Dieu ne s'abima rien en s'écrasant, son esprit prévoyant juste quelques hématomes en souvenir. Sauf que la démone ne semblait pas en avoir fini avec lui car il n'eut même pas le temps de penser à se relever qu'elle était à nouveau près de lui, accroupie à sa hauteur. Un peu sonné, le Dieu ne comprit pas ce qu'elle venait faire là jusqu'à ce que l'une de ses jolies mains ne vienne enserrer son cou avec violence.

Ne pouvant quasiment plus respirer, le brun réprima pourtant son instinct de défense autant qu'il le put et fut heureux de voir qu'il avait eu raison lorsque Serena le lâcha quelques instants plus tard. Son regard reprit sa couleur originelle, nuancée d'une certaine douceur qui mit du baume au coeur à Arthur. Elle ne le détestait pas, cette certitude s'affirmait de plus en plus dans l'esprit du jeune homme. Elle ne l'aimait peut-être pas non plus d'amour mais elle ressentait une certaine affection pour lui et c'est ça qu'il allait devoir développer. Au risque de se faire étouffer plusieurs fois encore. Mais il avait sa chance divine donc il se devait d'être suicidaire au moins pour tester son état de fonctionnement.

Sans commenter ce qui venait de se passer, Serena se releva et lui tourna le dos pour ensuite se mettre à marcher. Le regard sombre du Dieu ne la lâcha pas d'une semelle, le jeune homme se redressant pour la suivre visuellement le plus longtemps possible. Avec une certaine joie, il la vit s'arrêter aux limites de la clairière et s'allonger de la même façon qu'ils l'avaient fait auparavant. L'idée de la rejoindre ne lui traversa pas l'esprit étant donné qu'il supposait la démone en pleine réflexion et qu'il voulait qu'elle se rende compte qu'elle ne pourrait l'éviter éternellement.

Il essaya de se mettre à sa place. S'il avait été une démone aux mœurs cruelles et immorales, comment aurait-il accueilli le fait qu'un Dieu soit tombé amoureux de lui? La réponse s'imposa d'elle-même : il aurait cherché à en profiter. Et Serena ne l'avait pas fait. Elle semblait juste vouloir le rayer de son paysage pour éviter de se confronter à une situation rocambolesque. Arthur supposait aussi que le facteur "frère surprotecteur" devait également jouer un rôle essentiel dans l'affaire et ressentit un agacement profond envers cet homme qu'il n'avait pourtant jamais rencontré.

Il se rallongea et contempla les étoiles qui apparaissaient au fur et à mesure dans le voûte céleste, tout en songeant que la démone voyait certainement le même spectacle que lui. Ses paupières se fermèrent afin de cloîtrer son esprit dans l'irréalité et il réfléchit à la façon dont il allait réaborder Serena. L'approche amoureuse étant formellement bannie, il ne restait que la moqueuse et l'amicale. La première avait l'avantage de placer la jeune femme sur un terrain connu et maîtrisé. La seconde était inenvisageable : il ne voulait pas devenir son ami. Même si ça pouvait éventuellement l'aider, rien que l'idée le faisait grimacer de dégoût.

Ses yeux se rouvrirent pour tomber sur le ciel devenu bleu foncé, les étoiles étincelantes y étant accrochées se reflétant dans ses pupilles noires et leur donnant le seul éclat qui y brillait. Le sourire aux lèvres, le brun se leva et marcha d'un pas assuré vers Serena qui semblait totalement envoûtée par la nuit, une expression de fascination dessinée sur le visage.

- Je ne comprends pas comment tu as pu marcher, Rice. lança-t-il en s'arrêtant devant elle.

Ne voyant aucune réaction, il s'assit près d'elle en soupirant bruyamment, donnant à sa voix le plus d'ironie possible et faisant en sorte que son regard trahisse un mépris sans bornes pour la jeune femme à ses côtés. Il n'était pas sûr qu'elle ait seulement remarqué sa présence mais était décidé à la provoquer au possible, y mettant tout son amour pour renforcer les faux sentiments qu'il lui laissait apercevoir. Le paradoxe de la situation le frappa de plein fouet mais après tout, aimer un démon n'était-ce déjà pas bien étrange?

- Je pensais que tu étais habituée au fait que je te détestais... continua-t-il en ajoutant une pointe de pitié dans son ton. Donc j'ai voulu changer d'angle d'attaque... Mais ça a l'air d'avoir un peu trop marché... Reprends-toi, Serena, je pensais que tu valais mieux que ça...

Contrairement à la première fois, le prénom de la jeune femme fut comme craché dans l'air et Arthur ferma les yeux, se détestant de faire ça. Sans oser rouvrir les paupières, il s'allongea aux côtés de la démone, prêt à recevoir une nouvelle fois ses foudres mais désirant la tirer de son mal-être, en priorité. En admettant, qu'il ait réussi à la convaincre... Ce dont il doutait quelque peu, tout de même.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Sam 28 Aoû 2010 - 15:08

Regardant videment le ciel qui s’assombrissait face à elle, la brunette laissait ses pensées vagabonder à leur gré. Elle ne tenta plus de résoudre ses soucis tout de suite, bien trop ébranlée par ce que lui avait dit Arthur. C’était si précipité, elle n’avait rien vu venir, elle n’avait pas eu le temps d’anticiper, de préparer ses réactions. Non, il l’avait prise au dépourvue, et l’avait emporté dans un tourment de confusions. Serena avait de plus en plus de mal à comprendre ce qu’elle avait pu faire pour que le Dieu éprouve de l’amour à son égard. Elle se repassa leur première rencontre en boucle, et à part le menacer ou lui adresser des sarcasmes, elle n’avait jamais fait quoi que ce suit qui puisse l’inciter à l’aimer. Et ça, c’était quelque chose qu’elle ne comprenait pas, et qu’elle n’arriverait certainement jamais à comprendre. Le jeune homme lui avait fait part de ce qui l’avait fait soi-disant craquer chez elle, mais c’était si … impensable, inimaginable en fait. Lâchant un soupir, elle contempla sombrement les étoiles qui apparaissaient une à une dans le ciel bleu nuit.

Entendant des bruits de pas se diriger vers elle, elle se douta que c’était Arthur qui revenait à la charge. Ne pas avoir pu finir de l’étrangler tout à l’heure l’avait quelque peu agacé, et pourtant, quelque part, tout au fond d’elle, elle en était soulagée, sans réellement deviner pourquoi. Ne faisait pas plus attention au jeune homme qui était tout proche d’elle, elle continua de fixer sans interruption la nuit face à elle. Le sentant s’arrêter tout près d’elle, elle ne chercha pas à lever son regard bleuté sur lui, et l’ignora tout simplement. Il finit par briser le silence qui perpétué sans cesse entre eux :

- Je ne comprends pas comment tu as pu marcher, Rice. lança-t-il en s'arrêtant devant elle.

Le visage de la concernée resta impassible, pensant de suite que c’était l’hôpital qui se foutait de la charité, comme aurait dit les humains. Ne relevant pas pour autant les dires d’Arthur, elle continua à ignorer ce dernier. Il se foutait vraiment d’elle. Après lui avoir fait maintes déclarations à son image, il lui avouait que ce n’était que de l’ironie. Serena avait très envie de lui rire au nez, mais elle se retint. Il ne pensait tout de même pas qu’elle allait en croire un seul mot ? La pensait-il si naïve ? L’entendant s’assoir près d’elle, et lâcher un soupir navré, la jeune femme ne put s’empêcher de le regarder furtivement. Les traits figés de son visage ne lui permettaient pas tellement de se faire une idée sur la sincérité du Dieu, qui visiblement, se jouait trop d’elle. Mais dans ses yeux noirâtres, elle pouvait y lire une certaine once de mépris. A la fois surprise et interrogative, elle resta quand même pantoise.

- Je pensais que tu étais habituée au fait que je te détestais... continua-t-il en ajoutant une pointe de pitié dans son ton. Donc j'ai voulu changer d'angle d'attaque... Mais ça a l'air d'avoir un peu trop marché... Reprends-toi, Serena, je pensais que tu valais mieux que ça...

Le ton qu’il employait ne lui plaisait pas du tout. Même son prénom résonnait mal dans sa bouche. Dégoutée mais surtout déçue par le jeune homme, elle se fit violence pour ne pas l’étrangler de nouveau. Elle n’appréciait pas du tout la tournure que prenaient les choses, qu’Arthur change du tout au tout, elle ne savait plus sur quel pied danser. Il ne pouvait pas lui faire croire qu’il ne ressentait rien, c’était lui mentir ouvertement, tout en sachant qu’elle connaissait parfaitement la vérité, pour lui avoir avoué précédemment. Le Dieu se coucha près d’elle, tout en gardant quelques centimètres de distance, et ne rajouta rien. La démone n’aimait pas tellement se retrouver aussi près de lui, car elle était tiraillée entre, l’envie de l’étrangler et, l’envie de l’embrasser. Quoi qu’elle pourrait très bien faire les deux en même temps, après réflexion. Mais elle préférait ne pas tenter l’expérience. Car malgré sa force surhumaine, elle ne connaissait pas tellement les pouvoirs qu’avait le Dieu à ses côtés. Et se battre contre un adversaire dont elle ne connaissait pas les points faibles, n’était pas conseillé.

Repensant à ce que venait de lui dire Arthur précédemment, elle ne put empêcher un petit rire railleur, de glisser entre ses lèvres. Tournant la tête vers le jeune homme non loin d’elle, elle rencontra son regard, surplombé par ses sourcils bruns, froncés, et lâcha :

- Ne penses pas me faire avaler pareils conneries Arthur. Je n’en crois pas un mot. Je vaux amplement plus que tu ne peux le croire, et si je me base sur tes précédents dires, et à notre baiser, tu es loin de me détester. A moins que tout ceci ne soit qu’un jeu pour toi, Stein ?

A cette supposition, elle arqua un sourcil, imperturbable, voulant à tout prix voir ce que le jeune homme avait dans le ventre, et surtout comment il allait pouvoir réagir. Serena fut ravie de le voir hésiter sur l’attitude à adopter. Décidément, il avait du mal à savoir comment agir avec elle, et ça amusait grandement la démone. Plantant son regard bleuté, dans celui aussi noir que la nuit de celui d’Arthur, elle s’enfonça doucement dans les ténèbres des iris du jeune homme. Elle en oublia presque de respirer. Non, elle était certaine qu’il ne la détestait pas. Même si ça avait été son but premier, elle ne voulait pas de sa haine. Mais que voulait-elle de lui alors ? Si elle n’acceptait ni ses sentiments, ni sa haine ? Désirait-elle son indifférence ? Son cœur se pinça à cette pensée. Qu’il ne lui accorde plus ses regards, ses paroles, ses sarcasmes, elle ne l’accepterait jamais à présent. Brisant le lien qui unissait leur regard, ses yeux de couleur azur tombèrent sur les lèvres du Dieu. L’envie d’y gouter de nouveau s’insinua lentement en elle, si bien qu’elle dut se mordre la lèvre inférieur pour s’empêcher de commettre l’irréparable. Fermant les yeux, et lâchant un petit soupir, elle fixa le reste du visage d’Arthur. Elle devait s’avouer, peut-être à contre cœur, qu’il était indéniablement séduisant. Replantant se yeux dans les siens, elle finit par briser le silence instauré entre eux :

- Alors, Arthur Stein, est-ce que je suis un jeu à tes yeux, un passe-temps ? Ou suis-je plus que ça ?

N’attendant pas véritablement de réponse, se doutant de ce qu’elle serait, Serena approcha doucement son visage de celui du Dieu. Comme la fois d’avant, elle le faisait d’une lenteur voulut, faisant languir le jeune homme le plus possible. Ne quittant pas son regard ténébreux, un petit sourire mutin apparut sur ses lèvres, avant qu’elle n’ effleure celles, malicieuse d’Arthur, qui ne semblait qu‘attendre ce contact. Ses paupières se fermèrent automatiquement, et s’en laisser le temps au jeune homme de comprendre ce qu’il se passait, elle approfondit le baiser. Elle porta une de ses mains sur son visage, et finit par la faire glisser derrière sa nuque, le rapprochant un peu plus d’elle. Son corps suivit le mouvement, se collant contre lui. Serena sentait doucement l’envie monter en elle; un feu ardent lui brûler l’intérieur du ventre, si bien que sa raison avait déjà pris la fuite, laissant les lois du cœur prendre les reines. Ce dernier loupa un battement lorsque un bras d’Arthur s’enroula autour de sa taille, tandis que l’autre se perdait dans ses cheveux bruns. Le baiser qu’ils échangeaient changea de ton, la passion prenait le dessus, tout comme le désir, l’envie, d’avoir toujours plus. La démone ne put contenir un frissonnement qui glissa le long de son échine jusqu’au bas du dos, lorsque leurs langues se rencontrèrent. S’entama alors une danse enflammée entre eux.

Ne contrôlant pas ses mouvements, elle se retrouva très vite à califourchon sur le jeune homme, sans pour autant lâcher ses lèvres des siennes. Ses mains entourant son visage, elle put sentir celles d’Arthur enlacer sa taille. Tentant de ne pas mettre tout son poids sur le jeune homme, Serena n’arrivait plus à se faire violence, tellement le désir qu’elle ressentait était fort et ardent. Et même si elle aurait voulu tout stopper, elle n’aurait certainement pas pu. Elle était éprise d ‘une frénésie si puissante, qu’elle en oubliait qu’elle se devait de détester le Dieu qu’elle embrassait.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 1 Sep 2010 - 1:24


Allongé dans l’herbe, Arthur avait rouvert les yeux et contemplait distraitement le profil de sa voisine en pensant au mensonge qu’il venait de stupidement lui proférer et en se demandant pourquoi il n’arrivait pas à lui mentir avec aplomb. Avec les autres, il n’avait pourtant aucun problème pour être convaincant… Sauf qu’évidemment, Serena n’était pas les autres. Elle était ce qu’il détestait le plus tout en étant ce qu’il aimait le plus. Elle était tout et rien. Elle était l’être parfaitement opposé à tous les idéaux du Dieu. Donc fatalement, la personne dont il était tombé amoureux. Alors qu’il pensait s’être fait à cette idée, reprendre conscience de ce fait le perturba plus encore que précédemment. Elle le déstabilisait trop pour qu’il soit vraiment heureux de son statut. Certes, il affectionnait que la démone soit imprévisible mais c’était parfois lourd pour lui. Il avait constamment l’impression de faire les mauvais choix et ça le répugnait : il ne voulait surtout pas baisser dans son estime.

Comprenant pertinemment qu’il ne s’en sortirait pas en s’enfonçant trop profondément dans ses pensées, il changea de champ de vision et se mit à observer avec attention le ciel étoilé. Sauf qu’il s’en fichait de ces étoiles. Elles étaient certes là depuis le début, seraient là à la fin, étaient immuables dans le temps ainsi que membres d’une espèce immortelle gardienne des mystères que les Hommes cherchaient à percer mais elles ne servaient, selon le jeune homme, qu’à rendre fou. Il avait d’ailleurs toujours la sensation de tomber dedans lorsqu’il les regardait trop longtemps et ça ne faisait que renforcer le mépris qu’il ressentait à leur égard. Elles n’étaient qu’illusions. D’où leur incroyable pouvoir de fascination.

Serena pouvait être comparée à une étoile si l’on partait de ces conclusions. Elle était l’étoile d’Arthur. Son illusion permanente. Proche mais hors d’atteinte. Le brun se dit que l’observation du ciel ne l’avait pas du tout aidé à sortir de ses pensées serenesques alors il se tourna à nouveau vers la jeune femme qui elle ne semblait pas avoir de soucis particuliers avec le toit du monde. La pensée que quelques minutes auparavant, il avait lui-même oublié son inimitié stellaire le frappa de plein fouet. Cela signifiait que pendant un instant, il avait totalement omis sa nature divine. Il faillit se relever brusquement, quitter la clairière et trouver un moyen de sortir de ce Jardin de malheur mais le rire moqueur de Serena flotta jusqu’à lui, le clouant sur le sol aussi sûrement que d’immenses aiguilles sonores. Presqu’aussitôt après, le visage de la jeune femme pivota vers lui achevant de le captiver. Il se sentait comme pris au piège dans une fantasmagorique toile d’araignée.

- Ne penses pas me faire avaler pareils conneries Arthur. Je n’en crois pas un mot. Je vaux amplement plus que tu ne peux le croire, et si je me base sur tes précédents dires, et à notre baiser, tu es loin de me détester. A moins que tout ceci ne soit qu’un jeu pour toi, Stein ?

La désinvolture avec laquelle, elle avait lâché cette question finale achever de presque couper le souffle au Dieu. Effectivement, il n’avait pas réussi une seule seconde à la faire douter. Et ça semblait beaucoup l’amuser qu’il ait voulu la duper. S’imagination rapidement à sa place, il convint que lui aussi se serait délecté de la situation. Un des sourcils de la démone s’arqua élégamment comme pour ponctuer sa déclaration et Arthur eut la désagréable sensation d’être évalué. Devait-il persister dans son mensonge tout en sachant qu’elle ne le croyait pas ou concéder sa tentative de duperie et retomber sur ses pieds avec un sarcasme ? La question ne se posait pas. Apaisé par le constat que ses facultés d’analyses semblaient avoir repris vie, le brun soutint avec assurance le regard océanique de son interlocutrice lorsque cette dernière l’aimanta au sien. L’intensité de l’échange finit néanmoins par presque paralyser le Dieu qui eut la sensation de ne plus exister que par lui. Il n’avait plus de corps, plus d’esprit, juste un contact abstrait avec une démone qui voulait sa mort tout en l’appréciant. Et c’était la meilleure des sensations que le jeune homme eut éprouvée jusque là. En fait, tout acte nouveau ayant un lien direct avec Serena supplantait dans son être le précédent. Il ne vivait désormais que pour ce genre de choses. Avoir l’éphémère et trompeuse sensation qu’ils n’étaient qu’un. Le regard de la jeune femme glissa jusqu’à ses lèvres, brisant par la même occasion le lien visuel mais refaisant descendre Arthur sur Terre. Ses facultés de réflexion s’étaient à nouveau enfuies et il était sur le point de les récupérer quand Serena se mordit sensuellement la lèvre inférieure. Si le Dieu n’était pas pétrifié par l’idée de faire une bêtise, il aurait certainement cédé à la tentation de l’embrasser. La jeune femme ferma quelques secondes les yeux, soupira doucement puis offrit de nouveau au brun la possibilité de détailler ses étincelantes prunelles. D’un bleu absolu, elles emprisonnaient quiconque les regardaient avec trop d’attention de la même façon qu’une vague submergeait un surfeur téméraire : sans la moindre pitié. Même lorsque l’échange n’était pas réciproque, elles gardaient un éclat exceptionnel et rare qui subjuguait. Ou peut-être était-ce l’amour qui faisait avoir de telles pensées aux Dieu ? Il n’eut pas le temps de trancher qu’il se faisait de nouveau happer dans le monde aquatique du regard de la jeune femme. Au bout d’un court moment, elle répéta la question à laquelle il avait oublié de répondre :

- Alors, Arthur Stein, est-ce que je suis un jeu à tes yeux, un passe-temps ? Ou suis-je plus que ça ?

Le susnommé était sur le point de répondre qu’elle était un peu de tout à la fois, lorsque son visage s’approcha lentement du sien le coupant insolemment dans son élan. Une fois encore, la démone le surprenait. Agréablement qui plus est. Mourant d’envie de rapidement raccourcir la distance les séparant encore, il ne fit pourtant rien, attendant qu’elle en prenne l’initiative afin de ne pas risquer de briser la magie du moment. Il commençait à réellement penser comme un idiot de Romeo. Son regard toujours plongé dans celui de celle qui ne serait jamais sa Juliette, il prit le temps de décomposer le moment avec une patience calculée. Il nota, sans briser le contact visuel, qu’un sourire facétieux s’était de nouveau emparé des lèvres parfaites de la sublime brune juste avant que leurs bouches n’entrent imperceptiblement en contact. L’océan des yeux de Serena le rejeta sur la rive lorsque ses paupières se refermèrent dessus et un tout autre type de sensation envahit le Dieu lorsqu’il décela l’invitation explicite et pourtant si tacite de la jeune femme. Si c’était les étoiles qui avaient donné cette inspiration à la démone, Arthur allait sérieusement revoir son opinion sur elles.

Sans lui laisser le temps de se réhabituer à l’enivrante sensation de leur baiser, Serena l’approfondit et posa l’une de ses mains sur son visage avant de nouer son étreinte dans sa nuque. Décodant parfaitement l’intention de la jeune femme, le Dieu parcourut les quelques centimètres les séparant encore et elle se lova sensuellement contre lui. Le cœur du brun soufflait que l’expérience certaine de la démone prouvait une certaine avidité sexuelle et qu’elle ne faisait ça que pour l’ajouter à son tableau de chasse mais le jeune homme l’ignora, le targuant de se tromper honteusement de rôles et écouta en revanche son instinct qui lui soufflait d’en profiter tant qu’il en avait la possibilité : elle était consentante, lui aussi, il ne devait y avoir aucun problème. De plus, là, il ne sentait apte qu’à se shooter irraisonnablement à Serena. Pour ce faire, il passa doucement l’un de ses bras autour des hanches de la jeune femme, caressant brièvement de son pouce la délicieuse courbe qui lui était ainsi offerte et remonta ensuite pour enserrer sa taille fine. Se sentant délaissée, son autre main alla à la rencontre des longues mèches au parfum exquis de la démone, glissant habilement ses doigts entre elles et se délectant de la sensation si unique qui en découlait. Sauf que malgré ses sens qui ne savaient plus où donner de la tête, Arthur sentait au fond de lui un brasier alimenté par leur passion commune. Tout ce qu’ils faisaient contribuait à enflammer davantage le bûcher de ses perceptions et il eut rapidement l’impression qu’il allait mourir sur place si quelque chose de nouveau n’arrivait pas pour le soulager momentanément, illusoirement, de la pression qu’il ressentait à cet instant. Comme si elle lisait dans ses pensées, Serena lui permit un accès plus complet à sa bouche et il put mettre dans leur baiser toute la frustration qu’il ressentait à cause d’elle.

Visiblement, le sentiment était partagé parce que la jeune femme se retrouva bientôt à califourchon sur lui sans même que leur échange buccal n’ait été interrompu. S’accommodant sans problème de la nouvelle situation, le brun fit de nouveau glisser ses mains jusqu’à la taille de la démone alors qu’elle-même venait d’entourer son visage des siennes. Appuyant légèrement sur les hanches de la jeune femme, il fit de son mieux pour l’inciter à se détendre au maximum et fut satisfait de sentir son poids peser plus franchement sur lui. Ca ne le dérangeait pas, il avait au contraire l’impression de posséder momentanément la jeune femme et l’idée lui plaisait. Pas qu’il la considérât comme un objet, en fait, elle aurait plus été une sorte d’icône à vénérer.

D’un mouvement mesuré, il la fit ensuite basculer au niveau de ses jambes, récemment croisées en tailleur, tandis que lui-même se redressait, se sentant plus à l’aise le dos droit. Ses lèvres embrassant toujours avidement celles de la brune, il fit passer ses mains dans le creux de ses reins et rapprocha leurs bassins, oubliant de retirer ses mains du coccyx de sa compagne, une fois le mouvement effectué. La démone ne s’en formalisa pas et remonta ses doigts sur sa nuque avant de gagner sa courte chevelure et il la maintint fermement contre lui, percevant le moindre frôlement de leurs thorax et faisant en sorte de ne pas écraser pour autant sa voluptueuse poitrine. Plus que jamais auparavant, il prenait conscience de la perfection physique de Serena Rice.

Sa respiration erratique, assortie à la sienne, était le seul son de la clairière et au-dessus d’eux, les étoiles brillaient d’un éclat nouveau.

Poussé par le désir, Arthur fit, peu après, se pencher en arrière la jeune femme, prenant garde au fait de ne pas emmêler leurs jambes et plantant ses genoux autour de la taille féminine de la démone lorsque cette dernière fut de nouveau allongée sur l’herbe. Le Dieu réussit d’ailleurs fort brillamment à ne pas briser leur baiser pendant cette manipulation mais abandonna toutefois la bouche de la brune pour embrasser avidement son cou et descendre jusqu’à la naissance de sa poitrine, désirant retirer la principale barrière de tissu qui l’empêchait de terminer sa progression tout en la remerciant d’être là, car même s’il voulait connaître par cœur Serena, son respect pour elle lui interdisait de franchir le pas de cette façon.

Néanmoins, il n’y avait pas que ça étant donné que les paroles de son cœur avaient aussi finalement fait mouche au fond de son être. En sourdine, la peur de n’être rien de plus qu’un vulgaire coup pulsait en lui au même rythme effréné que leur baiser précédent.

Se redressant, brusquement refroidi par sa prise de conscience, il s’assit en tailleur à la droite de la jeune femme et l’observa attentivement. Elle semblait clairement surprise de son prompt changement de conduite et il supposa qu’elle se demandait si elle devait le tuer maintenant ou plus tard. Afin de couper court à ses pensées, il lui lança en pâture sa crainte :

- Et moi, Serena Rice, que suis-je pour toi ? Un nouveau trophée à ajouter au manteau de ta cheminée ou un futur regret ?

Son visage redevenu inexpressif, il ne put pourtant pas empêcher ses yeux de glisser avec envie le long du corps de la démone. Il la voulait sincèrement mais il la voulait aussi parce qu’il l’aimait. Il savait, sans vraiment comprendre comment, que s’il n’avait pas été amoureux d’elle, son désir à son égard n’aurait pas été aussi violent donc il désirait qu’elle admette qu’il lui plaisait aussi au lieu de soutenir à tout bout de champ qu’elle souhaitait sa mort. C’était devenu une obsession pour lui. Lui aussi pouvait discerner dans sa façon de l’embrasser et de le regarder qu’elle n’était pas indifférente à ce qu’il était. Et même s’il lui avait promis de ne la forcer à rien, si c’était pour leur bien commun, il pourrait toujours lui faire du chantage implicite. Mais il ne fallait pas aller trop vite en besogne, il avait d’abord la réponse de la jeune femme à appréhender.


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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 1 Sep 2010 - 21:01

Toujours accrochée aux lèvres d’Arthur, Serena arrivait de moins en moins à contrôler ses ardeurs. Elle n’avait jamais pensé qu’elle pourrait être aussi impatiente de découvrir le corps d’un homme, quel qu’il soit. Mais visiblement, le Dieu qui se trouvait sous elle, ne semblait pas être qui que ce soit, puisqu’il lui faisait ressentir ce que jusqu’alors, elle ne connaissait pas. Un feu passionné s’était crée au creux de son ventre depuis qu’elle avait rencontré la bouche du brun, et il ne cessait d’accroitre. Les mains d’Arthur étaient posées de chaque côté de ses hanches, et elle fut surprise de sentir celles-ci la pousser à mettre tout son poids sur le sien. Se retrouvant plus proche du torse du jeune homme qu’auparavant, elle ne put contenir un frémissement de plaisir, qui lui traversa tout le corps, tel un électrochoc, mais en moins puissant, et en plus plaisant. Puis, le Dieu finit par la faire basculer en arrière, les jambes de Serena accrochées autour de son bassin. Assise sur les jambes d’Arthur, sa bouche embrassait toujours avidement la sienne. Elle ne pouvait mettre fin à ce baiser, bien trop envieuse d’aller plus loin pour y mettre un terme. Elle pouvait sentir chacune de ses caresses distinctement, et elle crut perdre pied lorsqu’une ses mains se perdirent dans le creux de ses reins. Il la rapprocha davantage de lui, et la démone enlaça de nouveau sa nuque. Ses doigts remontèrent dans sa chevelure brune, s’y agrippant légèrement, montrant ainsi son rejet à l’idée qu’il ne stoppe leur étreinte alchimique. Elle se sentait autre dans les bras de cet homme, elle ne se sentait pas prise pour un jouet, pour une simple conquête d’une nuit, non elle se sentait véritablement aimée pour la première fois, et ça la rendait plus que dingue.

Arthur inversa les rôles, couchant Serena dans l’herbe, lui se trouvant à présent au dessus. Il avait fait cette manipulation avec soin et douceur, positionnant ses jambes autour du bassin de la démone. Leur baiser n’avait pas été brisé durant le changement de position, leurs lèvres comme aimantées l’une à l’autre. Mais très rapidement, les lèvres du Dieu quittèrent celle de la démone, pour descendre dans son cou avec sensualité. La respiration de la jeune femme se saccada derechef, sentant la bouche du brun se rendre peu à peu vers son décolleté. Son cœur accéléra instantanément la cadence à la plus grande stupeur et satisfaction de la démone. Les paupières fermées, elle appréciait les baisers papillons et brulants qu’il déposait sur sa peau. Voulant toujours plus, le désir montait de plus en plus en elle, la submergeant entièrement. Ses doigts attrapèrent l’herbe autour d’elle, plus par réflexe de vouloir faire passer le plaisir que lui procurait Arthur, qu’autre chose. Serena se trouvait totalement ailleurs, plus rien ne comptait, sauf le jeune homme qui lui faisait doucement perdre la tête. Mais lorsqu’il stoppa soudainement ses baisers, elle retomba brusquement sur Terre. La réalité lui revint telle une grande gifle, lui faisant rouvrir ses yeux clos, se posant sur le ciel toujours noir, illuminé simplement par des étoiles. Elle sentit Arthur se retirer de son corps, et elle reçut comme un vent glaciale sur ses membres rendus brulants, par le contact corporel qu’elle venait d’avoir avec le jeune homme. Encore essoufflée, elle ne porta pas son regard bleuté, quelque peu durcit sur le Dieu, qui se trouvait à présent assit à ses côtés.

Qu’avait-elle fait pour qu’il se refroidisse ainsi ? Rien. Absolument rien. Frustrée, et surprise, elle porta son regard sur Arthur qui restait silencieux. Elle supportait de moins et moins les changements de comportement du brun, face à elle. Tout se passait bien pourtant, le désir qu’elle avait ressenti pour lui l’instant d’avant, elle savait pertinemment qu’il était réciproque. La voix de celui qui occupait ses pensées résonna soudainement dans le silence pesant qu’il venait d’instauré entre eux :

- Et moi, Serena Rice, que suis-je pour toi ? Un nouveau trophée à ajouter au manteau de ta cheminée ou un futur regret ?

La concernée fut quelque peu blessée par les paroles d’Arthur, mais n’en laissa rien paraitre pour autant. Jaugeant le jeune homme d’un regard froid, elle vit son visage rester stoïque, ce qui énerva un peu plus Serena. Détournant le regard, le portant sur l’univers qui s’offrait à elle, elle put sentir les yeux noirâtre du Dieu la bruler, persuadée qu’il la fixait en cet instant. Que devait-elle lui répondre ? Il lui demandait d’être sincère, de lui donner une réponse concrète, mais elle ne le pouvait pas, car elle-même ne savait pas ce qu’il était pour elle. Pourtant, elle savait que la réponse qu’elle lui donnerait serait importante et cruciale pour eux, pour l’avenir. Elle ne le considérait pas comme une conquête comme une autre, non, loin de là. Il avait été bien plus pour elle lorsqu’il lui avait accordé ses baisers fougueux, lorsqu’il lui avait fait doucement perdre la tête, comme aucun autre n’avait su le faire. Mais elle ne saurait dire ce qu’il était vraiment à ses yeux. Serena n’était pas non plus certaine qu’il portait le statut de « futur regret » dans son cœur, encore si elle en avait un, de cœur. Un vrai, un qui ressente des émotions, qui ne reste jamais inerte et froid dans n’importe quelle situation, et surtout dans celle-ci. Et à sa plus grande surprise, depuis qu’elle se trouvait dans ce Jardin des Illusions avec Arthur, elle avait eu la sensation de le sentir pour la première. Véritablement. Il n’avait jamais autant battu jusqu’à ce qu’Arthur pose ses lèvres contre les siennes. Et elle s’était sentie, presque … vivante. Comme si la partie d’humaine qu’elle aurait du avoir, et garder, réapparaissait d’une manière différente, grâce ou à cause de lui.

Et sans qu’elle n’anticipe ses réactions, la peur qu’elle avait ressenti quelques instants auparavant, réapparut de plus belle, et plus violemment. Se sentant de suite compressée par cette réponse à donner au Dieu, elle ferma les paupières et tenta de calmer sa respiration hachée. Cette crainte la paralysait toute entière, des pieds à la tête. Et elle grandissait, de plus en plus vite, de plus en plus puissante, si bien qu’elle eut la sensation de ne pas tarder à tomber dans les pommes. Serena se mise donc à penser à autre chose, à ce qu’elle était, et ce qu’elle devait rester. Froide, et hautaine, et non chaleureuse et sympathique. Tentant de reprendre un air impassible, ses yeux se rouvrirent, et elle inspira une grosse bouffée d’air frais. Elle finit par se redresser, et planta son regard bleuté dans celui, noirâtre et douteux d’Arthur. Elle se devait de lui faire mal, pour se débarrasser de cette peur, et de cette flamme qu’il avait insinué en elle. Elle se devait de la haïr et de le rayer de sa vie. Mais la seule question qui persistait dans son esprit c’était de savoir si elle en était capable ? Précédemment, elle avait su qu’elle ne voulait pas de sa haine, ni de son ignorance, ni de ses sentiments. Sentiments … c’était eux qui la mettaient dans cet état, savoir que le Dieu en éprouvait pour elle, ça la compressait, la rendait presque prisonnière, et elle détestait cette sensation.

Elle se releva brusquement, sous le regard stupéfait d’Arthur. Lui tournant le dos, elle passa nerveusement ses mains sur son visage, pour ensuite les faire suivre dans ses cheveux. Soufflant, elle ne regardait pas le jeune homme derrière elle, qui se trouvait toujours assis. Serrant les mâchoires, Serena resta quelque temps silencieuse, toujours confuse dans la réponse à lui donner. Et malgré tout, elle savait que quoi qu’elle lui dirait, il ne lâcherait pas l’affaire. Elle pourrait se montrer arrogante, cruelle, menaçante, rien de toute ça ne marchait avec lui. Et c’en était agaçant, parce que la démone ne savait plus quoi faire pour se libérer d’Arthur et de ce qu’il avait insinué en elle. Qu’est-ce qu’il attendait d’elle ? Elle n’avait rien à lui offrir, elle lui avait déjà dit, mais il restait là, accroché à elle, telle une huitre à son rocher, tel un chien à sa maitresse, tel un stylo à son bouchon, tel un homme à une femme … amoureux. Rejetant violemment ces pensées, elle décida de jouer la carte de la sincérité. Il voulait la vérité, elle allait lui la donner. Tant pis si ça finissait par se retourner contre elle, tant pis si ça mettait de fausses idées dans l’esprit d’Arthur, Serena se fichait des conséquences, elle était dans un gouffre, et elle n’avait aucun moyen de sortir, elle n’avait donc, rien à perdre. Se retournant vers le Dieu qui se trouvait maintenant debout face à elle, elle prit la parole, d‘une voix presque cassée, brisant le silence :

- Je suis terrifiée Arthur. J’ai littéralement peur. Tu n’imagines même pas le capharnaüm qui se trouve dans mon esprit à l’heure qu’il est. Tu ne sais absolument pas de ce que je ressens par ta faute. Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi. De qui je suis réellement. En ta présence je me sens faible. J’ai pas le courage de te tuer, j’ai pas le courage de me faire violence à l’envie de t’embrasser. Et c’est toi qui m’affaiblis de la sorte. Avant de te rencontrer je savais parfaitement rester forte, face à quiconque, dans n’importe quelle situation … Mais tu es tout bonnement en train de me détruire. Je ne sais pas ce que tu es pour moi, et je ne tiens pas le découvrir. Je ne tiens pas à devenir prisonnière de toi. Et c’est pour ça, qu’on ne doit plus se voir, plus jamais. Si tu m’aimes autant que tu le dis, tu te dois de me promettre que tu n’essaieras pas de me revoir. Pour mon bien, comme pour le tien.

Le cœur de la jeune femme, se pinça à la pensée de lui faire promettre qu’ils ne devaient plus se voir. Mais une idylle entre eux étant impossible, et impensable pour la démone. Elle avait voulu plus, l’avoir à elle au moins une fois, mais il s’était retiré, et elle ne lui ferait plus jamais cette faveur. Non, elle savait qu’elle ne devait plus jamais céder à la tentation. A cette folle et enivrante tentation, au risque de se perdre elle-même. Elle lui avait lâché tout ce qu’elle pensait, c’était la première fois qu’elle était aussi sincère avec un autre homme que son frère, et ça lui faisait réellement bizarre et ça la surprenait. Mais c’était ce qu’il avait voulu après tout, et au fond d’elle, elle savait qu’elle lui devait cette vérité. Lorsqu’elle le vit s’approcher d’elle, elle retint sa respiration, et ne lâcha pas son regard. S’enfonçant un peu plus dans les iris ténébreuses d’Arthur. Ce dernier se trouvait à quelques malheureux centimètres d’elle. Se concentrant, et se faisant violence de toutes ses forces, elle se força à ne pas regarder autre chose que ses yeux. Au plus grand désarroi de la démone, le Dieu restait silencieux, se contentant de la jauger d’un regard troublé. Ne se démontant pas, elle lâcha avec une once de supplication dans la voix :

- Promets-le moi Arthur. Fais le pour moi, tu ne peux pas m’obliger … tu ne peux pas m’obliger à t’aimer.

C’était donc ça qui la terrifiait. Elle avait peur d’éprouver le moindre sentiment amoureux à l’égard du Dieu. Elle n’avait pas été habitué à tomber amoureuse, et ne le voulait pas, ne l’avait jamais voulu à vrai dire. C’était être faible que d’aimer un homme, c’était devenir dépendante de quelqu’un d’autre, de ne répondre plus que par lui, de n’avoir que son visage en tant que paysage, de ressentir ce sentiment qui pouvait vous quitter ou vous détruire à tout moment. Et ça, Serena se le refusait, par peur de souffrir, par peur de partager sa vie avec quelqu’un d’autre. Oui, aujourd’hui elle se l’avouait à elle-même, et un homme qui prenait un part trop importante dans sa vie en si peu de temps ; Serena Rice était terrifiée à l’idée d’aimer un homme, de l’aimer si puissamment qu’elle serait prête à donner sa vie pour la sienne.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Dim 5 Sep 2010 - 20:00

Son regard ne cessant de contempler la démone, Arthur retint l’impulsion de prendre la jeune femme dans ses bras quand sa respiration devint spasmodique et que ses yeux se fermèrent peu de temps après. Attentif à ce qui se produisait, le Dieu sentit immédiatement après une espèce de crainte envelopper le corps de Serena, la raidissant violemment sans lui laisser l’occasion de se reprendre. Un instant, le jeune homme eut peur qu’elle ne tombe dans un état avancé de catalepsie mais les paupières de la brune se rouvrirent quelques secondes plus tard. En même temps que ses poumons apaisés, inspiraient profondément l’air nocturne qui les entourait.

Elle se redressa presqu’aussitôt, sans avoir l’air d’être désorientée et harponna les yeux d’Arthur des siens. A travers son regard, elle semblait se sonder elle-même et ce constat troubla le brun. Il lui faisait donc perdre autant de repères ? Comme pour répondre à sa question muette, elle se leva et lui tourna le dos. Ne se résignant pas à la lâcher visuellement, le jeune homme essaya vainement de deviner ce que les mouvements pile de ses bras impliquaient sur le côté face de la démone jusqu’à ce que les doigts fins de la jeune femme ne traversent l’épaisse chevelure de la brune. Elle avait l’air de vouloir se reprendre alors il se cantonna dans son rôle d’observateur. Un long soupir parvint audiblement à Arthur avant que le silence ne reprenne complètement ses droits sur les alentours.

Contaminé par la nervosité de sa compagne, le jeune homme se prit à son tour le visage dans ses mains et tapota du bout de ses doigts sa peau afin de détendre ses muscles faciaux et de se calmer. Il devait garder le contrôle de lui-même pour ne pas la paniquer davantage. Il n’aurait jamais imaginé que l’amour puisse être la cause de tant de choses négatives. A son encontre, il le supposait, évidemment, étant donné qu’il avait acquis le fait que l’amour à sens unique blessait mais pour elle, il ne l’aurait jamais envisagé. Parce que si ça avait été le cas, il aurait tout fait pour rester loin d’elle. Sauf que maintenant qu’ils s’étaient engagés sur cette vois, il était trop tard pour tourner les talons comme si de rien n’était. Peut-être si sa stupide tentative de la berner avait marché, il aurait fini par se rallier à cette solution de facilité mais il n’en était finalement même pas sûr. Au vu de l’attraction certaine qu’il existait entre eux, Arthur était désormais convaincu qu’ils avaient une sorte d’avenir ensemble.

Ne supportant plus l’inactivité de la jeune femme, il se leva et était sur le point de se mettre face à elle quand elle se retourna vers lui et il retint instinctivement sa respiration, tout son corps tendu vers les paroles qui allaient être prononcées:

- Je suis terrifiée Arthur. J’ai littéralement peur. Tu n’imagines même pas le capharnaüm qui se trouve dans mon esprit à l’heure qu’il est. Tu ne sais absolument pas de ce que je ressens par ta faute. Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de moi. De qui je suis réellement. En ta présence je me sens faible. J’ai pas le courage de te tuer, j’ai pas le courage de me faire violence à l’envie de t’embrasser. Et c’est toi qui m’affaiblis de la sorte. Avant de te rencontrer je savais parfaitement rester forte, face à quiconque, dans n’importe quelle situation … Mais tu es tout bonnement en train de me détruire. Je ne sais pas ce que tu es pour moi, et je ne tiens pas le découvrir. Je ne tiens pas à devenir prisonnière de toi. Et c’est pour ça, qu’on ne doit plus se voir, plus jamais. Si tu m’aimes autant que tu le dis, tu te dois de me promettre que tu n’essaieras pas de me revoir. Pour mon bien, comme pour le tien.

La voix aux accentuations rauques résonna terriblement dans l’air, accentuant la gravité des paroles prononcées et la difficile prise de conscience du susnommé. Percevoir l’impact qu’il avait sur elle aussi directement lui donnait le vertige. Elle arrivait à le surprendre même quand il s’agissait de ce qu’il ressentait lui. Instinctivement, il fit un pas vers elle puis un autre, son torse recommençant à se soulever au rythme de sa respiration retrouvée. Elle le fixait, désemparée par son attitude, mais lui ne voyait plus que les océans qui lui servaient d’yeux. C’était vers eux qu’il avançait sans pouvoir faire autrement. Il aspirait simplement à se noyer dedans afin de la libérer du mal qu’il lui faisait sans le vouloir. Arrivé à quelques centimètres d’elle, il constata qu’elle ne respirait pas et ça le fit sortir de son hypnose. Elle aussi avait un pouvoir indiscutable sur lui et il allait tout faire pour qu’elle soit heureuse. Sauf que pour le moment, il était légèrement perdu. Dans son esprit voletaient des hypothèses envisageables sans jamais qu’une ne se détache de le masse. Serena reprit la parole, encore un peu plus brisée qu’auparavant :

- Promets-le-moi Arthur. Fais le pour moi, tu ne peux pas m’obliger … tu ne peux pas m’obliger à t’aimer.

Niant doucement de la tête ces phrases, le jeune homme se recula sans se presser et replongea dans le regard bleuté de Serena. Il n’avait pas pu lui promettre tout à l’heure de ne rien ressentir à son égard. Il ne se sentait pas le courage de lui promettre de ne plus jamais la revoir. C’eut été comme lui arracher une partie inestimable de son âme. Et les Dieux accordaient une importance sans bornes à ces parties de leur être alors Arthur ne pouvait tout simplement pas promettre ce genre de choses. Il ouvrit la bouche, hésita un instant sur la façon de répondre puis fit dériver son regard vers la noirceur du Jardin, derrière la jeune femme. Son attention fixée superficiellement vers cet endroit, il trouva enfin la façon dont il allait aborder ce qu’elle lui demandait :

- Je ne peux pas te promettre ça, Serena. Ca serait comme renier un morceau de ce que je suis et mon statut divin ne me le permettrait pas.

Il soupira brièvement et résista avec détermination à l’envie de reporter son regard sur la démone. C’était encore trop tôt. Elle risquait de lui faire perdre involontairement le cours de ses pensées ou pire encore, sa détermination. Ecartant momentanément de son esprit l’identité de son interlocutrice, il continua :

- En revanche, je peux te proposer de régler définitivement ton problème.

Le ton assuré de sa voix lui plut. Il avait craint de faillir à prononcer ces mots mais tout était allé et il allait pouvoir continuer sur sa lancée. Et réancrer son néant à l’océan de la jeune femme qu’il n’arrivait pas éloigner de lui, trop longtemps. Que ce soit mentalement ou physiquement.

Dans cette optique, il refit calmement glisser son regard vers le visage de la jeune femme et l’attente qu’il y lut le blessa autant qu’elle l’encouragea. C’était pour elle qu’il allait agir. Parce que d’une certaine façon, c’était une preuve d’amour qu’elle lui demandait. Et que les termes violents qu’elle avait utilisés pour expliquer ce qu’elle ressentait, revenaient invariablement et douloureusement enlacer l’amour qu’il avait pour elle.

- Tu n’as pas le courage de me tuer mais vivre sans moi te serait favorable… Sauf que moi, je ne peux pas vivre sans toi.

Ménageant une pause théatrâle, il passa une main dans ses cheveux, les ébourriffant légèrement avant de tranquillement reprendre le cours de sa déclaration:

- Mais comme, de mon point de vue, ce sont tes intérêts qui priment sur les miens, je vais me suicider.

Prononcer la dernière phrase avait été un moment délicieux pour le jeune homme. Il ne s’en étonna même pas, emporté par l’euphorie de son raisonnement, un sourire assuré glissé sur ses lèvres. Il avait trouvé la solution idéale. Il en était convaincu. La démone ne semblant pas avoir envie réagir pour l’instant, il acheva :

- Donc si tu as quelque chose à dire, c’est le moment. Mais j’ai l’impression que tout a été précédemment dit.

Un poids décolla de ses épaules maintenant qu’il avait exposé sa solution. Elle allait être d’accord, ils allaient trouver un moyen de sortir d’ici, ils se sépareraient une ultime fois et lui ferait ce qu’il avait à faire. Ce n’était pas plus compliqué que ça. Il ne ressentait aucune peur. Juste une certaine excitation. Mais peut-être était-ce parce qu’il ne saisissait pas vraiment ce qu’il venait de mettre en jeu.

Dans les yeux de Serena une lueur étincela et Arthur eut la brusque impression d'atterrir. Les yeux écarquillés devant le choc qu'il venait de recevoir, il se rapprocha à nouveau d'elle, l'effleurant volontairement et la toisa avec attention.

- J'allais oublier quelque chose... Je ne peux pas t'obliger à m'aimer, c'est vrai. Mais je crois que tu m'aimes déjà, toute seule. Sans avoir besoin de mon aide. Malgré ça, je ne retire pas ma proposition, ne t'inquiète pas.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Mer 8 Sep 2010 - 16:53

Arthur se recula d’elle, tout en secouant son visage de gauche à droite, comme pour émettre son refus à ce qu’elle lui demandait. Il se devait d’accepter de faire cette promesse, pour elle, pour lui prouver qu’il l’aimait réellement, et qu’elle ne souhaitait pas qu’elle souffre par sa faute. Si il n’avait pas été un tant soi peu égoïste, il l’aurait certainement fait, mais là, Serena se doutait que ça ne serait pas une mince affaire d’avoir sa promesse. Plongé dans le regard noirâtre du Dieu, ce dernier finit par détourner son regard, fixant un point d’elle elle. Cherchant son regard, elle le vit ouvrir la bouche pour parler, et la démone espérait sincèrement entendre ce qu’elle voulait, pour une fois.

- Je ne peux pas te promettre ça, Serena. Ca serait comme renier un morceau de ce que je suis et mon statut divin ne me le permettrait pas.

Ses yeux bleutés s’écarquillèrent derechef. Il refusait. Il lui refusait la seule petite chose qu’elle lui demandait. Certes, elle et les promesses, ça avait toujours fait deux, mais lui, étant un Dieu, il aurait du accepter et tenir sa promesse. Serrant les poings, attendant qu’il reprenne la parole, espérant que tout compte fait, il revienne sur sa décision, et qu’il accepte, elle ne le lâcha pas du regard. Il fuyait toujours le sien, au plus grand regret de la brunette. Plus ça allait, plus elle regrettait de ne pas avoir eu la force de le tuer. Si il faisait tout pour qu’ils finissent par se revoir, la démone savait pertinemment qu’elle allait se perdre, par sa faute à lui. En fait c’était lui le fautive dans l’histoire. Et juste pour se faire pardonner de jouer se rôle entre eux, il aurait dû promettre. Il aurait dû.

- En revanche, je peux te proposer de régler définitivement ton problème.

Interdite, elle arqua un de ses sourcils bruns. Qu’allait-il lui soumettre ? Craintive de connaitre les pensées d’Arthur sur le fait de pouvoir régler son problème, elle patientait nerveusement, enfonçant ses ongles dans ses doigts. Elle fut quelque peu rassurée en retrouvant les iris ténébreuses, qui l’avaient fuit précédemment, face à elle. Silencieuse, le silence qui s’instaura entre eux devint palpable pour la jeune femme, qui commençait doucement à perdre le peu de patience qu’elle avait. La voix du Dieu finit par briser ce silence oppressant :

- Tu n’as pas le courage de me tuer mais vivre sans moi te serait favorable… Sauf que moi, je ne peux pas vivre sans toi.

La concernée appréciait de moins en moins le fait qu’il prenne autant de temps à lui dire le fond de sa pensée, mais surtout elle haïssait la voix posée qu’il avait, comme si il était en train de lui parler du temps qu’il faisait. Il passa sa main dans sa chevelure, laissant de plus en plus planer le suspense. Sans réellement comprendre pourquoi, les paroles du jeune homme la laissait de moins en moins indifférente. Le fait qu’il lui avoue qu’il ne pouvait vivre sans elle, ne la laissait pas indifférente, au plus grand désarroi de la démone. Il fallait qu’elle se reprenne, qu’elle cesse de se laisser aller à cette facilité d’être sincère, comme Arthur faisait avec elle.

- Mais comme, de mon point de vue, ce sont tes intérêts qui priment sur les miens, je vais me suicider.

La fin des dires du Dieu, laissa la jeune femme pantoise, et réellement troublée. Se suicider. Quelle idée s’était-il encore fourré dans le crâne ? Laissant son visage rester stoïque, elle espérait sincèrement que ce n’était qu’une blague, qu’une mauvaise blague, et qu’il n’espérait tout de même tout arrangeant en mettant fin à ses jours. Cherchant un once d’humour dans le regard d’Arthur, elle fut déçue de ne pas en trouver la moindre parcelle. Visiblement, il était sérieux. Et le sourire mutin qui s’imposa sur ses lèvres, l’énerva derechef, voulant lui retirer cet air là sur le champ. Ca ne lui ressemblait pas. C’était évident, il disait juste ça pour lui faire changer d’avis à elle. Qu’elle cesse de lui demander mainte promesse, et qu’elle assume. C’était en quelque sorte, une mise à l’épreuve. Ca ne pouvait être que ça.

- Donc si tu as quelque chose à dire, c’est le moment. Mais j’ai l’impression que tout a été précédemment dit.

Déglutissant difficilement, Serena resta de marbre, ancrée dans son propre silence, souhaitant vainement, que tout ce qu’il venait de dire n’était que le fruit de son imagination. Rencontrant le regard corbeau d’Arthur, elle plongea dedans sans aucune gêne, et ne décrocha pas lorsqu’il brûla les quelques mètres qui les séparés. Il l’effleura légèrement en se rapprochant d’elle, et la démone ne put contenir un frémissement. Malgré tout, elle gardait le même air impassible sur son visage. Qu’est-ce qu’il allait faire à présent, se suicider devant elle ? Ou revenir sur ses paroles ? Nombreuses hypothèses qui passaient dans l’esprit de la démone, tout en sachant qu’elle n’allait pas tarder à être confronté à un terrible dilemme.

- J'allais oublier quelque chose... Je ne peux pas t'obliger à m'aimer, c'est vrai. Mais je crois que tu m'aimes déjà, toute seule. Sans avoir besoin de mon aide. Malgré ça, je ne retire pas ma proposition, ne t'inquiète pas.

Non. Serena refusait tout bonnement de donner raison au jeune homme tout proche d’elle. Elle ne pouvait ni l’avouer à lui, ni à elle-même, qu’elle l’aimer. Qu’elle était tombée plus bas que terre, par sa faute. Que ce Dieu qu’avait mis le destin sur sa route, ne la laissait plus indifférente. C’était à elle d’intervenir à présent, elle devait l’empêcher de mettre fin à ses jours, pour elle. Pour la première fois de sa vie, la démone refusait le don d’une vie gratuite, sans aucun effort. Mais justement, n’était-ce pas parce qu’elle n’avait pas son mot à dire dans ce suicide offert à elle, qu’elle ne l’acceptait pas ? La brunette souhaitait sans convaincre.. Seulement, c’était visiblement peine perdue. Elle finit par lâcher dans le silence de la nuit :

- Je ne mérite pas ta vie Arthur. Ni moi, ni personne d’autre. Tu ne me connais pas, tu es simplement aveuglé par l’amour que tu me portes, mais tu devrais chercher une autre fille, tu trouveras mieux que moi, et pour une fois, j’en suis certaine. Il y a mieux que moi sur Terre.

Habituellement, Serena Rice se prenait pour la meilleure dans tous les domaines, sur la Terre entière. Enfin, dans tous les domaines qu’elle connaissait. Dans le domaine de l’amour, elle ne faisait même pas partie des classements. Non, elle était certaine que le Dieu qui se trouvait face à elle, pouvait avoir une jeune femme qui mériterait l’amour qu’il avait à donner. Il se trompait en pensant qu’elle, elle pourrait avoir le droit de recevoir le moindre sentiment de sa part. C’était tout simplement stupide, et impensable. Et c’en était plus qu’étonnant, puisqu’Arthur était un Dieu, et qu’il devait savoir qu’une créature de son genre, ne pouvait et ne devait éprouver un quelconque sentiment amoureux. Se trouvant toujours aussi près du jeune homme, elle attendit, soit qu’il parte, soit qu’il rajoute quelque chose, n’importe quoi. Les yeux noirâtre de ce dernier se posèrent plus bas que ses yeux, et la démone devinait aisément, qu’il fixait ses lèvres immobiles. Sans qu’elle n’anticipe quoi que ce soit, il s’approcha davantage de son visage, posant une main sur l’une de ses joues. Serena ne pouvait plus bouger, elle était totalement tétanisée, certaine qu’au moindre mouvement, il lui ferait faux bond. Sa respiration se saccada instantanément, ses yeux bleutés toujours ancré dans ceux ténébreux d’Arthur. Lorsque les lèvres du jeune homme effleurèrent doucement les siennes, elle hésita à répondre de suite au baiser, de peur qu’il ne se retire. Finalement, elle ne put résister plus longtemps aux légères caresses que sa bouche créait sur la sienne, et répondit le plus langoureusement possible au baiser qu’il lui donnait. Ses mains empoignèrent le tee-shirt du Dieu, tandis que ce dernier caresser du bout de son pousse sa joue.

Plus les secondes passaient, moins elle voulait qu’il la délaisse. Sans pouvoir se faire violence et contrer ses envies, elle se rendait compte qu’elle devenait accros aux lèvres du Dieu, et que le refus de l’idée de suicide ne venait pas du fait qu’elle ne pouvait pas le tuer d’elle-même, mais à cause de ce qu’il lui faisait ressentir. Même si elle détestait ce qu’il avait crée en elle, ce sentiment nouveau dont elle avait peur, elle ne voulait pas que cette sensation disparaisse. Le bras d’Arthur enlaça sa taille, la rapprocha de lui sans quitter ses lèvres. Le baiser échangé était plus doux que les précédents, et Serena appréciait sans réellement comprendre pourquoi. Elle finit pourtant par détacher ses lèvres des siennes, sans pour autant s’éloigner de son visage. Ne rouvrant pas les paupières, elle souffla :

- Prouve-moi que tu me veux réellement. Non en te suicidant, mais en essayant de me retrouver dans les trois jours qui viennent.

Se détachant du corps d’Arthur qui restait silencieux, sourcils froncés, visiblement troublé par ses paroles, elle lui montra le chiffre trois à l’aide de ses doigts. Un sourire mutin se posa sur ses lèvres, et avant qu’il n’anticipe quoi que ce soit, elle se mise à courir rapidement à l’aide de ses pouvoirs de démon, s’éloignant du Dieu, qu’elle avait laissé avec un défi. Le défi de la retrouver d’ici trois jours. Elle ne voulait pas qu’il meurt, mais elle ne voulait pas non plus lui appartenir. Du moins, peut-être pas pour le moment. Serena était persuadée qu’il la retrouverait, même à San Francisco. Elle trouva très vite la sortie du parc des Illusions. Arrivée au portail, elle se retourna, espérant voir le visage d’Arthur, mais rien. Posant sa main sur la poignée, elle l’abaissa, et sortit du jardin, de là où tout a commencé.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   Sam 18 Sep 2010 - 18:44

La révélation qu'Arthur venait d'avoir, à savoir que la jeune femme était sensiblement tombée sous son charme, l'avait obligé à considérer la situation sous un nouvel angle. Se suicider alors qu'il pensait encore qu'elle ne l'aimait pas réellement était une chose, se suicider alors qu'il savait pertinemment que c'était juste la peur qui les séparait en était une autre. C'était même totalement intolérable. Devant lui, Serena semblait réfléchir sérieusement à ses paroles et il espéra qu'elle fasse le bon choix. Au pire, il ne comptait pas revenir sur sa parole. Si elle n'essayait pas de le dissuader, si elle ne montrait pas son opposition à la chose, il se suiciderait. Même si c'était devenu quelque chose d'inadmissible du point de vue de sa morale amoureuse. Il était tellement tombé dans le mélodramatique, frôlant la limite du cliché qu'il se demanda comment il pouvait tout de même arriver à trouver ça faisable. L'amour, évidemment. Quelle jolie idiotie. Le sauvant de trop grandes considérations sur le sujet, le dit-objet de cet amour rompit finalement le silence :

- Je ne mérite pas ta vie Arthur. Ni moi, ni personne d’autre. Tu ne me connais pas, tu es simplement aveuglé par l’amour que tu me portes, mais tu devrais chercher une autre fille, tu trouveras mieux que moi, et pour une fois, j’en suis certaine. Il y a mieux que moi sur Terre.

Le discours de Serena surprit le Dieu. Elle adoptait une technique de dénigrement qu'il ne lui aurait jamais attribuée. Ele devait vraiment être désemparée face à la situation. Mais elle avait totalement tort. Il ne trouverait jamais une fille qui pourrait lui faire ressentir des émotions aussi violentes. Personne d'autre ne serait capable de le surprendre, ni de l'attirer autant que le faisait la démone inconsciemment. Peut-être justement parce qu'elle appartenait à une espèce supposée ne pas tolérer l'amour. Quoiqu'il en soit, il était hors de question de chercher quelqu'un d'autre alors que l'espoir s'était ancré en lui. Il avait sa chance après tout, il lui était impossible de ressentir quelque chose en vain. Sauf qu'il ne se sentait pas capable d'exprimer ça avec des mots, ça perdrait tout caractère sacré et il refusait cette éventualité. Il ne lui restait donc plus que les gestes. Son regard dériva aussitôt vers les lèvres pulpeuses et attirantes de la jeune femme. C'était une possibilité intéressante.

En douceur, il avança son visage vers celui de la démone, déposa l'une de ses mains sur l'une des joues féminines et remonta son regard dans le sien. Le monde aquatique menaça de le submerger mais il s'en tint à l'écart en se concentrant sur la respiration hachée de Serena. Il devait absolument profiter de cet instant pour faire pencher la situation en sa faveur. Lentement, il frôla les lèvres de la démone des siennes, se délectant de la sensation enivrante qui en découlait. Ses yeux se fermèrent et sa résolution de ne pas se laisser emporter par le désir se trouva dépassée lorsque la jeune femme répondit enfin à l'effleurement, d'une façon plus que sensuelle qui fit se demander au jeune homme s'il arriverait un jour à rompre le contact. Distraitement, il sentit son t-shirt être tordu dans les mains fines de la brune et se mit à caresser sa joue en réponse. La sensation de la peau de la démone sous ses doigts était la continuité parfaite de celle de leur baiser. Il avait l'impression que chaque parcelle de l'être de Serena avait été créée pour rencontrer la sienne.

Comme pour vérifier cette théorie, il passa son bras libre autour de la taille souple de la jeune femme et fit en sorte de diminuer ostensiblement la distance entre eux dans un geste plus amoureux qu'érotique. Leurs lèvres toujours soudées ne semblaient pas prêtes à se quitter et leur échange était merveilleux. Si dans les baisers précédents, la passion, la frustration presque, était de mise, là il y avait quelque chose de plus pur qui fit penser à Arthur qu'il avait raison de croire en sa chance... Il était totalement impossible que la démone puisse prétendre ne pas l'aimer après ça. Ca aurait été faire preuve d'une mauvaise foi décevante. Et le jeune homme faisait à nouveau assez confiance à sa chance pour supposer qu'elle ne laisserait pas une telle chose se faire. Bientôt, il serait officiellement en couple avec Serena. Et elle pourrait officiellement dire qu'elle l'aime sans que ça ne passe pour quelque chose d'atroce. Mais il devait dérouler sa pensée un peu trop vite car il fut surpris lorsque la jeune femme se détacha légèrement de lui et rouvrit aussitôt les yeux alors qu'elle-même les gardait clôt tandis que sa voix envoûtante chuchotait le nouveau jeu de leur relation :

- Prouve-moi que tu me veux réellement. Non en te suicidant, mais en essayant de me retrouver dans les trois jours qui viennent.

Ses paupières dévoilèrent ses pupilles bleutées et son corps s'éloigna de celui d'Arthur qui réfléchissait à ce qu'elle venait de dire et plus précisément à ce que ça impliquait. Il avait trois jours pour faire ses preuves. Après ça serait trop tard. Elle allait partir sous peu et il n'aurait pas le droit de la retenir parce qu'il allait devoir la retrouver. Il allait devoir montrer qu'il méritait prétendre l'aimer. Non. Il allait devoir montrer qu'il l'aimait et que ce n'était pas des paroles en l'air. Le pli de ses sourcils s'effaça et le jeune homme observa Serena lui désigner de la main le chiffre trois pour souligner ses propos. Trois comme les trois petits cochons ou plutôt comme les trois marches d'un podium. Oui c'était ça. Ces trois jours seraient la représentation de son évolution. S'il la retrouvait le premier jour, son amour sera de bronze, le second jour d'argent et le dernier jour d'or. Parce qu'il aura persévéré pour la retrouver. Il se doutait qu'il ne la trouverait pas immédiatement et qu'elle chercherait à lui compliquer la tâche donc sa métaphore lui sembla très réaliste. Comme pour confirmer que les évènements à venir l'amusaient, un sourire mutin se dessina sur les lèvres pleines de la jeune femme et elle disparut de sa vue, bien trop rapidement pour qu'il puisse supposer qu'elle ne faisait pas appel à ses pouvoirs démoniaques. Au fond de lui, il savait qu'il pouvait se lancer à sa poursuite et en ressortir avec les honneurs grâce à ses pouvoirs divins mais ce n'était pas ça qu'il fallait faire. Il devait accepter le défi et le remporter pour avoir le droit de prétendre à former un quelconque duo amoureux avec Serena. Alors il devait rester ici le temps suffisant pour perdre sa trace. Et réfléchir à la façon dont il allait commencer ses investigations.

Pour faire passer le premier jour et donc la première marche du podium, il irait vérifier tous les endroits où elle aurait des chances de se trouver tels que les lieux glauques, mal famés et où la débauche et la luxure étaient des invitées de marque. Il savait qu'il serait évidemment très peu probable de l'y trouver étant donné que c'était les lieux les plus évidents mais c'était le jour du Bronze donc le jour de la facilité. Celui qui allait lui permettre de démarrer. Pour les endroits qu'il allait visiter le second jour, il était en revanche beaucoup plus hésitant. Quant à ceux du dernier jour, celui de l'Or, il ne préférait pas encore y penser. Pourtant, il resta deux heures assis sur l'herbe à élaborer des théories et des plans probables jusqu'à ce que son esprit ne commence à se faire des films sur ses retrouvailles avec Serena.

Jugeant qu'il était temps de déserter les lieux, il se leva de là où il s'était assis après le départ de sa compagne et traversa tranquillement le Jardin pour trouver une sortie. Contrairement à son arrivée, ce fut par un portillon qu'il sortit du Jardin des Illusions et nulle lumière blanche ne vint l'envelopper. Seule la clarté du jour levant l'éblouit légèrement lorsqu'il commença à marcher nonchalamment dans une San Francisco en cours de réveil. Il se sentait beaucoup trop excité pour rentrer chez lui et se reposer quelques heures alors il passa une main dans ses cheveux et entra avec détermination dans le premier bar venu afin de boire un café et de commencer ses recherches. Il avait trois jours. Trois jours qui représentaient trois marches à franchir au bout desquelles se trouvait une récompense hors norme. Il devait réussir.


Fin de la première partie


&
I'll follow you into the park,
Through the jungle through the dark,
Girl I never loved one like you.
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MessageSujet: Re: La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.   

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La vérité, c'est qu'on s'emmerde profondément parce qu'on n'a plus rien à désirer || Arthur & Serena.

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