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 Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]

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MessageSujet: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Mer 21 Juil 2010 - 2:08

&

« Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés »


Il était tôt ce matin là, lorsque Nemesis se leva de son lit. Étirant ses membres, les laissant craquer et se tordre dans tous les sens, elle fit mine de bailler aux corneilles avant de se lever. Les nuits que passaient la jeune femme était rare, n'ayant plus besoin de dormir, mais elle avait eut le besoin de se reposer durant une nuit, faisant mine d'être redevenue humaine, ne serait-ce que pour quelques heures. Ainsi, elle s'était couchée et avait fermé les yeux, se laissant doucement bercer par le bruit des gouttelettes d'eau qui s'écrasaient avec nonchalance contre la vitre de sa fenêtre. Avec un profond sentiment d'apaisement, Nemesis s'était doucement laissée emporter par une vague de bonheur silencieux qui avait réussit à la mettre de bonne humeur en cette fraîche matinée. Pour une fois, elle n'avait pas perdue son temps aux Sous-sols ou à une quelconque fête sans intérêt où elle se serait forcée à parler avec d'autres personnes de son rang, pour enfin en tuer quelques uns et décarpiller, allant chasser, comme à ses habitudes lorsqu'elle était irritée.

Abaissant lentement les stores de sa chambre, elle fut rassurée de voir le peu de luminosité dehors, au moins, elle ne serait pas obligée de passer sa journée à éviter le soleil. Laissant ses prunelles grisés se perdre dans les nuages orageux, elle constata sans étonnement que le mauvais temps allait continuer à s'abattre sur San Fransisco et elle ne put s'empêcher de ressentir une bouffée rassurante, lui donnant la sensation nouvelle qu'aujourd'hui était un journée particulièrement rayonnant pour elle. Se dirigeant vers sa cuisine en trainant des pieds, elle ouvrit son frigo et constata qu'elle n'avait plus de " café vampirique ", à proprement parlé du sang humain. Certes, cette méthode était plutôt ironique pour une vampire comme Nemesis qui prenait plaisir à chasser et à tuer les humains, mais il y avait vraiment des fois où la fatigue et la flemmardise l'emportait sur tout, et elle était souvent bien contente de retrouver ses petites poches de sang dans son réfrigérateur. Soupirant longuement, elle ferma brusquement son frigo et se dirigea vers sa salle de bain, bien décidée à se faire toute belle pour partir à la chasse.

C'est en sortant de chez elle que Nemesis songea à acheter des nouvelles pochettes de sang, à la morgue du centre avenue, où un vampire végétarien travaillait. Il se faisait toujours un plaisir de donner à la petite blondinette ce qu'elle voulait. Ainsi, lorsqu'elle avait besoin de poche de sang pour son remplir son frigo, elle savait où allait. Marchant à travers les rues de San Fransisco, Nemesis se dirigeait en toute hâte vers la vaste forêt qui encerclé vicieusement la ville. Elle savait qu'à cette heure avancée de la journée, elle aurait peut-être la chance de tomber sur des chasseurs. Enfin, quand elle fut sortit de la ville, elle boutonna correctement les boutons de son imperméable beige foncé, serra avec force la ceinture qui l'entourait et se mit à courir avec sa vitesse vampirique au périphérique de la ville. Quand elle sortit enfin de l'agglomération, elle accéléra ses pas et atterrit rapidement dans la forêt. Connaissant, à présent, par cœur cet endroit où elle allait de nombreuses fois chasser, elle laissa ses sens la guider, savant qu'elle était une redoutable prédatrice qui ne ratait jamais rien. Au bout de plusieurs minutes, elle entendit des bruits de pas à plusieurs kilomètres d'elle, curieuse de savoir ce qu'elle allait chasser, elle respira avec acuité, humant les parfums et saveurs qui se mélangeaient à l'intérieure de ses narines.

Humain. Surement un homme d'après l'odeur viril qu'il dégageait. Plus elle se rapprochait de sa proie, plus elle sentait son odeur emplir son nez, rendant ses racines de tueuse à l'état naturel. Enfin, quand elle fut assez près de sa victime, elle s'arrêta et se cacha derrière un buisson, afin de voir à quel genre d'hommes elle avait à faire, calculant ainsi sa corpulence et ses chances de surprise. Quand elle aperçut un homme d'une cinquantaine d'année, plutôt enveloppé et peu rassuré, Nemesis ne put retenir ses canines plus longtemps, n'ayant pas manger d'homme aussi charnus que lui depuis des lustres. Faisant le tour de l'endroit où il était assit, délimitant ainsi un périmètre qui lui permettait d'avantage de prendre ses positions. Alors qu'il s'accroupissait pour ramasser des champignons, Nemesis n'attendit plus et bondit sur sa proie.

Une fois qu'elle eut terminée son petit-déjeuner, Nemesis sortit un torchon de la poche de son manteau, ainsi qu'un miroir, puis, elle essuya ses lèvres et son menton où le sang avait abondamment coulé. Elle se recoiffa ensuite et s'admira quelques secondes dans son mini miroir. Un sourire satisfait murit sur ses lèvres lorsqu'elle aperçut son teint devenir plus rosé, à croire que le sang des autres lui redonnait des couleurs ! Rangeant ses accessoires dans ses poches, elle jeta un rapide coup d'œil à son ancien gibier, remarquant qu'elle l'avait vraiment amoché et qu'il serait surement presque impossible de le reconnaître clairement. La jeune femme soupira d'aise puis comme si de rien n'était, elle se remit à courir à travers la dense forêt. A présent qu'elle s'était nourrit de sang frais, elle se sentait revivre et deux fois plus forte que d'habitude. Cet homme était sans aucun doute un de ses meilleurs repas depuis son arrivée à San Fransisco ! Brusquement et sans s'en rendre compte tout de suite, Nemesis s'arrêta en plein milieu de la forêt, sentant quelque chose de différent, une odeur qu'elle connaissait parfaitement bien mais dont elle ignorait la source. Curieuse, elle se mit à avancer, suivant précautionneusement le parfum qu'elle sentait et qu'elle semblait reconnaître. Au bout de quelques temps, elle finit par déboucher dans un cul-de-sac. Déçue, elle fit une moue décomposée, ses sens ne l'avaient jamais trompés avant. Elle était sûre que l'odeur passait au-delà de ses rochers.

Déterminée à connaître l'odeur qui avait titillée sa curiosité, elle s'approcha des rochers et toucha les pierres froides et rugueuses, encore humide par la pluie qui était tombée durant la nuit. Au bout de quelques secondes, sa main se perdit alors dans un trou sans fin. Paniquant légèrement, Nemesis retira sa main et regarda avec intensité la paroi qui lui faisait face. Qu'était-ce donc que ce sortilège ? Ne se démontant pas et poussée par sa curiosité, la jeune vampire soupira un bon coup et avança à travers ce drôle de passage invisible. Lorsqu'elle passa à travers cette brèche, tout autour de Nemesis se mit à tourner dans tous les sens, l'obligeant à rester sans bouger devant ce manège sans fin. Enfin, lorsque tout ceci s'arrêta de tourner, elle fut comme poussée par une force invisible et se retrouva dans une autre forêt. Surprise, elle se retourna pour voir si le passage était toujours là et c'est avec entonnement qu'elle avait une vue magistrale sur tout San Fransisco. Bien sûr, la vue était flou et ça zigzaguait pas mal, mais Nemesis fut rassurée de voir que le passage était toujours ouvert.

Ainsi donc, elle venait de découvrir une brèche temporelle, qui l'avait mené droit à Brodën Baldn, d'après ce qu'un panneau indiqué. En faisant fonctionner, à toute vitesse son esprit, elle se souvint alors d'avoir lu quelque chose sur cette forêt, c'était la sage forêt des Elfes, où une guerre avait éclaté, il y a de cela des siècles. Ainsi donc, c'était donc pour ça que Nemesis croisait de plus en plus d'elfes, ces imbéciles avaient créer un portail spatiotemporel et allaient se cacher à San Fransisco. La jeune femme soupira et se mit à avancer à travers la forêt, consciente qu'elle n'aurait pas tous les jours la chance de découvrir le royaume des Elfes. Puis, en reconnaissant l'odeur qui l'avait amené ici, elle se figea, sentant que la personne était tout près d'elle. Elle se retourna alors et fut face à un fantôme de son passé. Son sang ne fit qu'un tour en croisant des iris bleu azur et un sourire sincère échappa à la jeune femme.

- Gaspard ? Demanda-t-elle inutilement, encore sous le choc de revoir son ancien ami.
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Mer 28 Juil 2010 - 17:42

Gaspard, debout devant la psyché de son salon, plongea son regard dans celui de son reflet. Une fois bien certain qu'il avait capté son attention, il étira ses traits en une grimace affreuse et observa son reflet sursauter. Le vampire ricana et l'apparition dans le miroir lui tourna le dos, boudant son immature d'original.

Très satisfait, ce dernier quitta la pièce en parodiant un rire machiavélique, à la manière des personnages caricaturaux de film. Il s'en alla dans son dressing et l’inspecta de fond en comble pour déterminer quels vêtements étaient les plus chers. Une fois le repérage fait, il les prit et se rendit à la salle de bains pour se préparer en dansant sur un album des Guns. Sa douche finie, il s’habilla en vitesse, laissa ses pieds nus et courut jusqu’à la cuisine en effectuant un dérapage contrôlé jusqu’au frigo dont il ouvrit la porte avec force. Son regard inspecta le vide qui y régnait d’un air réprobateur et le jeune homme sortit en traînant des pieds sur le balcon attenant à la pièce, dans le but de voir si quelques passants ne se trouvaient pas en manque de compagnie.

Avisant une jeune femme assise seule sur un banc, des écouteurs dans les oreilles, le vampire se pencha par-dessus la balustrade et sauta près d’elle. Grâce à des années d’entraînement, il parvint à s’asseoir directement près d’elle et elle n’eut pas le temps de réagir que déjà l’étreinte mortelle de l’immortel se refermait sur elle. Rapidement repu, Gaspard abandonna la jeune femme agonisante à son sort et remonta de façon normale dans son appartement du centre-ville. Il se sentait beaucoup mieux.

Il retourna dans son salon et croisa son reflet –redevenu inanimé- dans la psyché. Comme toujours après un bon cou, du sang maculait sa chemise. Il leva les yeux au ciel, arracha le vêtement de son torse pâle et sortit un briquet de sa poche pour ensuite actionner la molette et enflammer le tissu. Un sourire satisfait déforma les lèvres du jeune homme lorsqu’il songea que la chemise, qu’il brûlait insolemment, coûtait le salaire annuel de certaines personnes…

La musique des Guns résonnait toujours dans l’appartement et Gaspard attrapa la première chaise venue pour aller détruire les enceintes avec. Soudainement plongé dans le silence, le vampire se sentit ennuyé et il regretta sa violence. En plus, ayant saigné sa femme de ménage la veille, il allait devoir attendre d’en avoir employée une autre pour que les débris soient ramassés. Il fallait vraiment qu’il arrête de céder à ses pulsions. Un bref rire s’échappa de ses lèvres. Obéir à la raison… Quelle idée saugrenue.

Il sortit à nouveau son briquet et admira la flamme qui s'en échappa. Désireux d’avoir une meilleure vue sur le phénomène, il chercha des yeux quelque chose à enflammer et jeta son dévolu sur son dressing. Il lança le briquet au niveau de ses chemises et observa tranquillement le phénomène de propagation avoir lieu. Jugeant que ça n’allait vraiment pas assez vite, il chercha des produits inflammables dans ses placards et les vida près du feu avant de partir en courant, quelques secondes avant que le dressing n’explose littéralement. Il eut la certitude que s’il savait rire, ce serait dans un éclat de rire sincère qu’il se serait enfui.

Sur le palier de son étage, il actionna l’alarme incendie et se mit à crier au feu pour ensuite sortir nonchalamment de l’immeuble et gagner en courant le local de l’un de ses nightclubs. L’endroit était en train d’être nettoyé et chaque employé le salua révérencieusement lorsqu’il passa devant eux. Il s’enferma sans un mot dans son bureau, se lava les pieds et chaussa de coûteuses chaussures italiennes qu’il gardait toujours en réserve ici. Retroussant les manches de sa chemise sur ses coudes, il consulta ensuite son agenda et se maudit en voyant qu’il avait planifié pour occuper sa journée, une visite des alentours de la ville étant donné qu'il n’y était jamais allés pendant son humanité car trouvant ça inutile mais devant cependant les connaître dans son immortalité afin d’agrandir son terrain de jeux.

Il soupira, sortit de son bureau, passa derrière le bar boire un peu d’hémoglobine et essuya ses lèvres rougies par le sang avec un torchon qu’il jeta sur le sol avant de quitter l’établissement, sans se soucier autre mesure de qui le ramasserait. Il payait des gens pour ça, après tout.

Déambulant souplement à travers les piétons, le vampire regarda un instant le ciel obscurci de nuages et se demanda l’heure qu’il était. Il avait pris l’habitude de se repérer de façon approximative au soleil mais les jours tels que celui-ci, il était livré à son instinct. Et son instinct n’était vraiment pas doué pour les prévisions temporelles. Il abandonna ses estimations avec résignation et emprunta une ruelle qui l’entraîna dans un dédale de passages avant de finir par le mener aux frontières de la ville et de sa périphérie.

Il s’étira, faisant craquer ainsi l’ensemble de ses articulations, et abandonna la vitesse humaine qu’il affectionnait en ville pour courir et atteindre rapidement l’orée de la fôret. Sur place, il rajusta sa chemise et huma l’air l’entourant avant d’opter pour la solution la plus simple et courir droit devant lui jusqu’à ce que quelque chose ne l’arrête. Un peu moins de dix kilomètres défilèrent sous ses pieds et il eut une pensée compatissante à l’égard de ses chaussures originellement pas conçue pour ce genre d’activités. Avant de penser que ce n’était vraiment pas grave d’abimer une paire à deux milles dollars car il serait toujours tant d’en trouver des mieux.

Tout à ses pensées, il ne freina pas à temps pour éviter une paroi rocheuse et la traversa comme si c’était du beurre, dans un pur état de stupéfaction. Remerciant hasardeusement ce qui lui avait permis de ne pas se ridiculiser en s’aplatissant contre la pierre, il effectua un tour à 380° sur lui-même pour ensuite s’enfoncer sur quelques mètres à travers les arbres les plus proches sans néanmoins parvenir à identifier l’endroit dans lequel il se trouvait. Dépité, il se prit le front d’une main et soupira. Peut-être aurait-il mieux valu être ridicule et rester bien sagement dans le monde qu’il connaissait au lieu d'en changer inconsciemment. Car il était persuadé d’en avoir changé. Il chassa l’idée de trouillard qu’il avait eu et se concentra sur l’instant présent.

De là où il était, il voyait le passage par lequel il était entré et il lui sembla s’être refermé. Un sentiment de rage naquit alors dans ses entrailles mortes, supplantant aisément le désarroi, et il frappa le premier tronc à sa portée. Avoir la sensation d’être pris au piège était vraiment ce qu’il détestait le plus au monde. C’était lui le chasseur, lui qui était en haut de la chaîne alimentaire ! Il n’était pas une vulgaire proie avec laquelle on pouvait s’amuser, nom d’un twix !

S’apercevant qu’il avait jusque là bloqué la perception des sens alentours, il la débloqua et un bouquet de parfums qu’il ne reconnut pas envahi ses narines jusqu’à ce qu’un fumet distinguable entre mille, pour lui, ne vienne s’imposer au milieu des autres odeurs. Le vampire s’apaisa aussitôt, oubliant sa débandade et n’attendant plus que Nemesis Haalen le rejoigne. Ca faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas eu le plaisir de goûter à sa compagnie.

Contrairement à son propre passage qui avait été plus que paisible, la transition de la jeune femme entre les deux forêts sembla avoir été quelque peu mouvementée étant donné le tourbillon qui la déposa dos à lui, à l’endroit exact où il s’était tenu quelques minutes plus tôt. Il discerna derrière elle une vue floutée de la ville de San Francisco et attendit patiemment qu’elle reprenne ses esprits. Son regard fut attiré par une sorte de panonceau et Gaspard bougea sans un bruit afin de pouvoir le lire à son tour. « Brodën Baldn ». Ainsi, il avait atterri en territoire elfique... En compagnie de Nemesis. Le hasard faisait vraiment bien les choses. Il se maudit un instant de n’avoir jamais rencontré d’elfes auparavant, ce qui lui aurait fait éviter de se poser mille questions mais un sourire amusé déforma bien vite ses lèvres et il s’enfonça encore un peu entre les arbres tandis que son amie y entrait à son tour. Son agacement lié aux elfes se dissipa alors que son esprit se tournait entièrement vers la jeune femme. Il désirait ardemment lui parler mais il voulait avant ça voir le temps qu’elle mettrait à repérer sa présence. Il décrivit dans ce but un très large cercle autour d’elle et s’immobilisa dans son dos. Elle sembla identifier immédiatement son odeur car c’est presqu’aussitôt qu’elle se retourna fort gracieusement vers lui, ses longs cheveux blonds voletant joliment autour de son fin visage pour lequel il aurait bien pu craquer si seulement l’amour n’était pas seulement, à ses yeux, un mot de plus dans le langage du monde.

Un sourire illumina le visage de la nouvelle venue et le brun sentit quelques souvenirs de leur dernière entrevue affluer dans son esprit.

- Gaspard ?

Elle semblait aussi étonnée de le voir, que lui lorsqu’il avait reconnu son parfum. Retrouvant les habitudes enfouies par le temps au fond de son être, il avança vers elle, attrapa doucement l’une de ses mains et
en baisa le dos.

-Nemesis… Si je pensais te revoir dans de telles circonstances… salua-t-il en lâchant la main de la jeune femme.

Il remarqua la peau récemment nourrie de son amie et sourit.

- Je vois que tu as trouvé ton bonheur dans les bois San Franciscains… Penses-tu que nous serions aussi heureux si nous chassions ici ?

Il ponctua sa question d’un large mouvement de bras pour désigner l’endroit dans lequel ils étaient et inspira une bouffée d’air avant de continuer dans une justification presqu’inutile.

- Ca embaume l’elfe et je n’ai jamais eu le plaisir d’en goûter, jusque là.
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Sam 28 Aoû 2010 - 22:40

Quelque secondes s'écoulèrent après que Nemesis ait bêtement posé sa question. Des secondes qui lui parurent étrangement longues. Bien sûr que c'était Gaspard devant elle. Gaspard Sutherby, son Gaspard, le seul vampire pour qui elle avait un brin de confiance et d'amitié. Le seul qui arrivait à la comprendre et qui était surement aussi sadique qu'elle, traitant les humains comme de la simple nourriture et non comme des créatures qui servaient à quelques choses d'autres d'utiles. Le regardant longuement, Nemesis dû admettre que depuis la dernière fois où elle l'avait vu, il avait changé, il s'était embelli, encore et toujours. Sa beauté vampirique ne cessait de devenir de plus en plus présente, effaçant à chaque années qui passaient ses traits encore légèrement humains. Avec amusement, elle remarqua même que ses cheveux avaient légèrement poussés et qu'ils s'étaient assombrit.

Sortant de sa contemplation admirative, elle intensifia son sourire, ravie de retrouver son ami qu'elle croyait ne pas retrouver avant longtemps. Il était vrai qu'elle ne pensait pas le revoir aussi vite, depuis leur rencontre à New York, dans une fête où les humains et vampires se mélangeaient pour intensifier la fête et la transformer en génocide, torturant les humains présents, buvant avec sauvagerie leur sang, se délectant de la souffrance qu'ils infligeaient à leur proie. Un véritable massacre qu'il était bon de savourer de temps en temps. Ça n'avait pas été la première soirée à laquelle assistait Nemesis lorsqu'elle avait rencontré Gaspard à New York, mais en général, elle évitait ce genre de fête, ayant un caractère trop solitaire et n'aimant pas chasser en troupe.

Revenant sur terre, elle sursauta en voyant son ami se rapprocher d'elle. Avec un grand sourire, elle l'observa se baisser et attraper sa main d'un mouvement rapide pour lui accorder un baisemain. Amusée, elle se laissa docilement faire.

- Nemesis… Si je pensais te revoir dans de telles circonstances…

Se relevant d'un geste gracieux et se remettant droit comme un i, son ami le plus proche finit par lâcher sa main dans un geste lent. En le sentant aussi proche d'elle, elle constata sans étonnement qu'il s'était nourrit il y a peu de temps, mais qu'il n'était pourtant pas aussi rassasié qu'elle. Repensant à la phrase qu'il venait de lui souffler, elle se remit à sourire, consciente que le destin les avaient surement réunit une fois de plus pour une bonne raison, mais que c'était toujours un plaisir de revoir son vieil ami.

- Je vois que tu as trouvé ton bonheur dans les bois San Franciscains… Penses-tu que nous serions aussi heureux si nous chassions ici ?

Souriant à la première remarque de Gaspard, Nemesis fut stupéfaite de remarquer à quel point la progression de Gaspard avec son statut de vampire se faisait de plus en plus ressentir. Il avait l'air d'être devenu plus attentif au monde qui l'entoure, ressentant avec précision et surement avec facilité le moindre son à des kilomètres, tout comme la moindre odeur. Levant un de ses sourcils en hauteur, elle prit une moue dubitative; il était étrange de voir Gaspard aussi concentré, lui qui ne pensait qu'à la fête, à l'argent et aux humains. Le cliché même du sale vampire sans cœur. Et pourtant... Il ne se voyait peut-être pas, mais son ami avait un cœur, certes qui ne battait plus, tout comme le sien, mais un cœur dévoué et fidèle.

N'y faisant pas plus attention, elle haussa vaguement les épaules, se souvenant aussi de la question de son meilleur ami. Chasser sur les terres des elfes n'étaient pas coutumes, de plus, il était très étrange que le champ magnétique des elfes ne se soit pas déclenché dès leur arrivés. Méfiante, Nemesis scruta avec attention les buissons qui les entouraient, sachant très bien que les elfes n'étaient pas que des créatures inoffensifs qui ne faisaient que s'amuser dans les bois.

- Ça embaume l’elfe et je n’ai jamais eu le plaisir d’en goûter, jusque là.

Effectivement, Nemesis ne put nier que ça sentait l'elfe à plein nez, à tel point qu'elle se mit à laisser ses instincts de prédatrices et de chasseuse hors-pair ressortir. Laissant ses yeux rouges prendre possession sur ses iris bleutés et sortant doucement les canines, elle lança un regard plein de sous-entendu à Gaspard, l'intimidant à faire la même chose qu'elle. Quelque chose n'était pas normale, c'était certain. Laissant ses sens la guider, elle constata avec répugnance que certains elfes étaient passés dans le coin il y a peu de temps. Suivant une odeur bien présente d'elfe, elle se mit à suivre une piste qui la fit aller dans la forêt, s'enfonçant d'avantage dans ce qui pourrait être un piège. Tout en marchant à pas rapide, elle entendait derrière elle les pas de Gaspard la suivre, mais qui tâchait de rester à une distance convenable, surement conscient que son odeur pouvait la déconcentrer.

Enfin, Nemesis se redressa et se retourna sur Gaspard. Courant vers lui avec une vitesse vampirique, elle s'arrêta à quelques centimètres de lui et se plongea dans ses iris vert bouteille, alors que les siennes reprenaient peu à peu le bleu azur qu'ils arboraient en temps normal. Passant une main dans ses cheveux d'un blond vénitien, elle retira une branche qui s'y était réfugiée puis lança :

- Je pense que nous serions terriblement malheureux si nous vivions ici, Gaspard. Beaucoup d'elfes maintenant ont un sang qui est devenu toxique pour nous. On le sent, on le boit, on en meurt. Bien sûr, avec l'expérience et une certaine sagesse, il est plus facile de repérer ceux qui sont toxique ou non.

A cette phrase, l'image de Peter Gwel se mit à flotter dans son esprit, lorsqu'elle avait sentit son odeur et qu'elle avait comprit qu'il n'était nullement dangereux pour elle, sans qu'il en soit conscient. Chassant cette image de son esprit, Nemesis secoua énergiquement la tête et se retourna sur la route qu'ils avaient empruntés. Commençant à avancer doucement, elle fut vite rattrapée par son ami et un silence pesant s'installa entre les deux vampires. Connaissant bien Gaspard, elle se doutait qu'il était surement perdu dans ses pensées dont seul lui connaissait le sens. Respectant les pensées de son ami, Nemesis se contenta alors de laisser ses sens en alerte, consciente qu'ils n'étaient surement pas les bienvenus ici. Bientôt, ils seraient surement repérés, que ce soit par la magie des vieux elfes ou un elfe tout court. C'était inévitable et un combat serait surement forcé. Un peu de distraction pour les deux amis qui n'aimaient que vivre en ressentant l'adrénaline et le pouvoir couler dans leurs veines.

Redressant sa tête blonde vers son meilleur ami, elle finit par le pousser légèrement à l'aide de son épaule, souriant mutine à son air songeur.

- Arrête de penser, Gasp', ça pourrait te faire brûler vif tellement tu n'as pas l'habitude !

Amusée, elle se mit à rire. Qu'il était bon de revoir un visage amical !
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Dim 19 Sep 2010 - 21:21

Sous les yeux amusés du jeune homme, Nemesis adopta son apparence totalement vampirique pour ensuite lui intimer de l'imiter d'un regard, ce qu'il fit avec plaisir. Il adorait sentir ses canines effleurer la peau de ses lèvres et croiser son reflet lorsque ses yeux avaient abandonné leur couleur trop pure pour être bonne. C'en était presque jouissif. Le fait que la jeune femme soit là devait certainement ajouter à son contentement car il projeta avec plaisir de boire le sang des êtres qu'il allait tuer d'ici peu alors qu'il prenait davantage de plaisir à torture, en temps normal. Peut-être que Nemesis allait enfin lui donner le vrai goût du sang?

Quoiqu'il en soit, elle était en ce moment totalement obnubilée par l'odeur presque étouffante des elfes et commença à remonter leur trace sans même lui adresser un mot. Il ne s'en fâcha pas, au contraire, se souvenant parfaitement des habitudes de chasse de son amie, il lui emboîta aussitôt le pas le plus silencieusement possible tout en gardant entre eux une distance de quelques mètres afin de ne pas la perturber avec sa propre odeur. Etant plus expérimentée que lui, il était tout à fait normal qu'elle mène la danse, de plus, ça lui permettait ainsi de ne pas se trouver trop indisposé par l'odeur de plus en plus prenant des elfes. Les arbres verdoyants n'arrivaient même pas à diluer l'atmosphère saturée d'essence elfique. Ou peut-être contribuaient-ils justement à renforcer cette atmosphère... Ca ne serait même surprenant vu la dévotion quasiment -carrément- idiote de ces crétins pour leur chère nature. Elle était quasiment toute leur vie. Gaspard avait de son côté, une vision beaucoup plus terre à terre de la vie idéale étant donné qu'elle était selon lui composée d'argent, beaucoup d'argents même, de notoriété et surtout d'immeubles immenses et bétonnés au possible. Des endroits où la nature était concentrée en petite touche et parfaitement maîtrisée, en fait.

Le chassant brusquement de ses considérations haineuses pour la nature, Nemesis fut soudain devant lui, leurs yeux bleus se rencontrant à quelques infimes centimètres de distance et annonçant la fin de leur transformation vampirique. Le jeune homme sentit aussitôt ses crocs se rétracter et regarda distraitement son amie retirer une branche de ses cheveux avant d'écouter ses observations :

- Je pense que nous serions terriblement malheureux si nous vivions ici, Gaspard. Beaucoup d'elfes maintenant ont un sang qui est devenu toxique pour nous. On le sent, on le boit, on en meurt. Bien sûr, avec l'expérience et une certaine sagesse, il est plus facile de repérer ceux qui sont toxique ou non.

C'était sûrement à cause de ça que l'ambiance était si lourde dans la forêt... A cause de ce sang impur et néfaste. Les elfes étaient vraiment des créatures tordues. Une colère sourde naquit au sein du jeune homme lorsqu'il arriva à cette conclusion et il eut la brusque envie de tous les tuer. Eux et leur foutue forêt. Vraiment, s'il avait la possibilité d'en tenir un, il lui ferait comprendre sa douleur. Surtout s'il s'avérait être buvable. Mais ça, Gaspard ne le saurait que s'il y goûtait et il n'était pas du tout expérimenté au sujet des elfes donc il aurait de grandes chances de tomber sur un sang meurtrier et mourrait bêtement. A cause d'un elfe. Vraiment, ça le mettait en rogne.

Du coin de l'oeil, il aperçut Nemesis secouer la tête comme pour en sortir une idée désagréable et le fil de ses pensées changea pour s'interroger sur le type de choses qui pourrait inciter son amie à avoir un tel geste. Une mauvaise, c'était clair mais mauvaise à quelle niveau? Au moment, où il allait lui en demander un peu plus - il était son meilleur ami, il se devait de s'enquérir de ce qui pouvait la troubler!-, elle se remit à marcher mais plus calmement qu'auparavant et il la suivit, préoccupé. Il se demandait pour quelles raisons, lui, aurait secoué la tête ainsi et la première, celle qui ne voulait pas s'effacer, concernait Gretchen Croes. Si elle l'avait blessé ou qu'un évènement douloureux directement lié à elle s'était produit, il secouerait la tête ainsi. Etait-il possible que Nemesis soit tombée amoureuse au point d'en arriver là? La faisait-il souffrir comme l'avait James? Si c'était le cas, elle aurait beaucoup de mal à le retenir d'aller le voir pour lui faire comprendre sa façon de pensées qui était très simple : on ne faisait pas souffrir Nemesis Haalen car sinon Gaspard Sutherby vous faisait manger vos dents et vos doigts au petit-déjeuner. Mais peut-être se trompait-il et que le problème était plus terre à terre. Peut-être était-ce encore de la faute de ces abrutis d'elfes, qu'elle était navrée de la toxicité du sang de certaines d'entre eux... Si tel était le cas, il était sûr qu'il allait faire un carnage dès qu'il en croiserait un. Si jamais ils en croisaient un, bien sûr. Mais leur odeur sanglante de vampire devait sûrement commencer à légèrement titiller leurs âmes d'amoureux de la nature et ils devraient finir par venir leur demander de partir. Du moins, c'est ce que ferait toute autre créature dont le territoire aurait été investi par deux êtres tels qu'eux. Mais peut-être que les elfes étaient différents sur ce point-là. Encore plus chiants que les autres. Le brun se rendit brusquement compte qu'il détestait viscéralement cette race, et ce juste parce qu'elle n'était pas entièrement comestible. Le sang s'était bien installé en lui et sans même qu'il s'en aperçoive. Peut-être parce que Nemesis était auréolée de son aura car le jeune homme se souvint qu'à chaque fois qu'il la revoyait, le plaisir de boire l'hémoglobine augmentait considérablement.

Sous ses pieds, les mètres défilaient sans même qu'il n'y prête réellement attention. Il adorait se laisser emporter par ses pensées, ça le reposait considérablement et il était toujours reconnaissant à son entourage de respecter ce fait. De toute façon, si le dit-entourage ne respectait pas ça, il était rayé définitivement de la surface de la Terre. Nemesis avait été l'une des seules personnes à accepter directement sa propension au monologue intérieur, c'était peut-être pour ça qu'ils s'étaient autant rapprochés. Pour ça et pour leurs nombreux points communs. La jeune femme était son idéal amical et elle lui manquait souvent, surtout depuis qu'il aimait Gretchen. Il aurait aimé pouvoir lui en parler et qu'elle le conseille. Cette idée l'aurait révulsé ou fait rire, il y a quelques temps, mais là, c'était parfois incontrôlable. Pourtant, il ne savait pas comment aborder le sujet avec elle.

Il fut soudainement dérangé dans ses réflexions par leur objet qui le bouscula en douceur d'un coup d'épaule, un sourire taquin s'opposant à l'expression songeuse qu'il arborait encore. Il ne lui en voulut pas pour cette interruption, il arrivait dans une impasse et ça l'aurait frustré. S'enfermer momentanément avec lui-même lui avait en plus permis de retrouver son calme donc l'intervention de Nemesis était parfaite. Sa voix gentiment moqueuse le cueillit aussitôt qu'il fut totalement revenu près d'elle :

- Arrête de penser, Gasp', ça pourrait te faire brûler vif tellement tu n'as pas l'habitude !


Le rire sincère qui accompagna la phrase contamina le jeune homme et il se sentit terriblement bien. Néanmoins, il se reprit, fit semblant d'être vexé et se mit à avancer un peu plus vite pour présenter son dos à la blonde. Cette dernière ne fut pas dupe et remonta immédiatement à sa hauteur ce qui eut pour effet de faire lever les yeux de Gaspard aux ciels :

- Je sais bien, Nem, mais que veux-tu, c'est plus fort que moi.! commença-t-il en soupirant. Ménageant une pause théâtrale, il reprit quelques instants plus tard:Mes pauvres neurones sont déjà trop grillés pour comprendre la dangerosité de la chose. Il est trop tard pour me sauver de la combustion neuronales! se lamenta-t-il avec des accents volontairement tragiques dans la voix. Il retint de justesse un faux trémolo mais s'arrêta soudainement au milieu du chemin et saisit son amie par les épaules en plantant son regard dans le sien. Mais toi... Toi, tu as encore un espoir de survivre donc évite surtout de réfléchir, ma chérie! Surtout que tu es blonde et que ça te fait partir avec un sérieux handicap continua-t-il pince sans rire.

Il lâcha l'étreinte qu'il avait sur la jeune femme et la toisa avec inquiétude, comme s'il attendait avec anxiété qu'elle lui prouve que ses paroles avaient bien été reçues. Gaspard adorait embêter la jeune femme sur la couleur de sa chevelure magnifique. Non, en fait, il adorait l'embêter tout court et appréciait qu'elle le fasse aussi, c'est pourquoi il était tout simplement ravi qu'elle ait déclenché les hostilités. Aucun elfe n'avait intérêt à se pointer ici pour briser leur moment de complicité parce que sinon, ça n'allait vraiment pas aller du tout. Il ne voyait pas Nemesis souvent, ce n'était pas pour qu'on gâche leurs moments amicaux.
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Dim 3 Oct 2010 - 15:51

Pendant quelques instants, les deux amis riaient à pleine gorge, appréciant le moment présent, profitant de ce délicieux parfum d'amitié qui les encerclaient, nouant d'avantage leurs liens déjà fort. Il était tellement rare d'entendre le rire cristallin de la blonde; depuis ces cinquante dernières années, en autre, depuis la mort de James, elle avait très peu rit, non seulement parce qu'elle n'avait plus eut de relations amicale ou plus, mais aussi parce qu'elle avait toujours pensé que rire après la mort de son défunt fiancé voulait justement dire se remettre à vivre, se remettre à humer l'arôme de la joie. Hors ce n'était pas le cas. Absolument pas même. Tant qu'elle n'aurait pas envoyé la tueuse de son ancien amant, jamais elle ne pourra réellement retrouver sa paix intérieur et son bonheur d'autrefois, qui lui avait échapper d'un craquement sonore, suivit de flammes et de poussières. Plus jamais depuis cette époque n'avait été pareil. Cependant, depuis qu'elle avait rencontré Gaspard, elle s'accordait des choses dont ce qu'elle disait de proscrit pour quelqu'un comme elle. A commencer par rire. C'était si anodin, si habituel pour certaines personnes que s'en était choquant du côté de Nemesis. Le fait de respirer le bonheur, la joie en compagnie de son meilleur ami lui procurait un apaisement et une relaxation presque équivoque à cent ans endormit. Bien sûr, après avoir quitter son ami, elle ressentait toujours une petite pincée de culpabilité, mais qui s'envolait bien vite en comparaison de ses souvenirs si agréables et fantaisiste.

Se remettant de ses crampes à la mâchoire et de son estomac plié en deux, elle reprit son souffle, bien qu'elle n'était pas fatiguée et reporta son attention sur son meilleur ami, tout en séchant des petites larmes de sang qui s'étaient permit de couler de ses yeux, durant son petit moment de rigolade. Elle aperçut alors Gaspard, le dos tourné à elle, faisant mine de bouder. Cette dernière lâcha un petit rire nerveux et le contourna pour arriver devant lui. Chose faite, elle le regarda, incrédule et comprenant parfaitement bien son petit manège, qui consistait à faire semblant de bouder. Devant le regard perçant de Nemesis, son ami soupira tout en levant les yeux aux ciels, détendant ses muscles par la même occasion.

- Je sais bien, Nem, mais que veux-tu, c'est plus fort que moi ! commença-t-il en soupirant. Ménageant une pause théâtrale, il reprit quelques instants plus tard : Mes pauvres neurones sont déjà trop grillés pour comprendre la dangerosité de la chose. Il est trop tard pour me sauver de la combustion neuronales! se lamenta-t-il avec des accents volontairement tragiques dans la voix.

Brusquement, il s'arrêta et rouvrit la bouche. Concentrée sur celles-ci, la jeune femme aperçut un tremblement entre ses lèvres, comme s'il allait sortir un tremblement raté. Fronçant les sourcils, non seulement parce qu'elle était contrariée de l'avoir entendu l'appelé " Nem ", ignoble surnom qu'il utilisait pour l'énerver, lui rappelant à chaque fois que ce prénom était terriblement vieux et plutôt moche pour un continent aussi avancé et technologique qu'était les États-Unis, mais aussi parce que ses talents de comédien mélodramatique l'agaçait et la perturbait. Voulant répliquer, il l'arrêta en l'attrapant par les épaules et en la secouant légèrement. Du fait qu'il était un nouveau née, et que par conséquent, il possédait encore sa force monumentale, Nemesis grimaça légèrement en sentant les mains de son meilleure ami ancré dans sa chaire, s'accrochant à elle comme une bouée de sauvetage.

- Mais toi... Toi, tu as encore un espoir de survivre donc évite surtout de réfléchir, ma chérie! Surtout que tu es blonde et que ça te fait partir avec un sérieux handicap continua-t-il pince sans rire.

Gardant un visage impassible, Nemesis se contenta de regarder son ami, ne laissant aucuns sentiments la trahir. Le scrutant, elle remarqua qu'il prit un visage de faux-semblant, comme s'il était anxieux d'une quelconque réponse. Nemesis tenta de garder son calme, ne supportant réellement pas que Gaspard la taquine sur la couleur de ses cheveux. Au temps où ils vivaient, être blonde semblait être un réel handicap pour les femmes du monde actuel. Soit elle passait pour des idiotes nées, soit elle se faisait traiter d'intellos ou de fausse-blonde. De son temps, avoir les cheveux de la même couleur que le soleil était une chose très bien vu, on disait souvent qu'avoir une fille aux cheveux dorés porteraient chance à la famille en question. Chose futile et inexistante. Mais, dans tous les cas, ce statut valait mieux que la blonde superficielle complètement à côté de la plaque. Finalement, Nemesis soupira, lasse d'attendre une autre réaction de la part de son meilleur ami, qui ne venait pas. Figé comme une statut, il la regardait, attendant une réaction de sa part, comme s'il fallait absolument qu'elle joue le rôle qui lui avait donné. Jamais de la vie. La vampire se contenterait juste de lui fermer son clapet, comme elle adore le faire. Au moins, peut-être qu'après ça, il arrêtera de la charrier sur la couleur de ses cheveux. D'un geste, la blonde avança et contourna son ami, faisant mine de le bouder. Ne lui accordant plus aucunes attentions, elle se mit à marcher vers un chemin où l'odeur des elfes étaient récentes. Peut-être qu'en plus de pouvoir jouer avec Gaspard, elle pourrait s'accorder le plaisir de s'amuser avec la vie d'un elfe. Si toxique, qu'il soit. Avançant d'un pas gracieux et souple, elle n'entendit pas les bruits de pas qu'aurait pu faire son meilleur ami pour la suivre, elle en conclut donc qu'il préféra rester sur ses positions et ne pas la suivre. Désireuse de vengeance et d'enquiquinements, la jeune femme s'arrêta en plein milieu du chemin et se retourna avec rapidité.

Elle aperçut rapidement le visage de son meilleur ami et se mit face à lui. Voyant qu'il n'était absolument pas étonné par son comportement, un furtif sourire s'immisça sur les lèvres de la blonde, pour s'évaporer aussitôt. Il était temps de jouer à présent. Avec amusement, la jeune femme se mit à rire avec sadisme, puis, tout en laissant sa voix cristalline et aigüe s'échapper de sa gorge, elle commença à courir autour de son ami. Laissant sa vitesse vampirique prendre le dessus, elle tournait encore et encore autour de Gaspard, laissant une distance de plusieurs mètres qui les séparaient et qui pouvaient donc lui donner une sécurité qui faisait qu'il ne l'attrapera pas aussi facilement. Ne s'arrêtant pas de rire, elle aperçut un vague sourire sur les fines lèvres de son adversaires, alors qu'il tentait de l'apercevoir, chose plutôt dur pour les nouveaux-nées, qui malgré une force et une rapidité surprenante, n'avait pas assez de recul sur leur vie de vampire pour analyser correctement les choses et ouvrir les yeux de façon vampirique, presque magique. Tout en tournant autour de son meilleur ami, évitant les arbres et laissant ses pas écraser le sol d'un bruit silencieux, presque inaudible, elle s'écria :

- Si je suis aussi blonde et handicapée que tu le dis, mieux vaut pour moi de ne pas réfléchir. Mais dans ce cas-là, essaye donc d'attraper une vampire blonde en colère. Je suis sure que tu verras les choses différemment après ça, petit bébé.

Elle se remit à rire, fière de l'avoir taquiner sur son jeune âge qui semblait irriter plus qu'autre chose Gaspard. Continuant son petit manège, son ami réagit enfin et se mit à courir à son tour, essayant de suivre la trace de Nemesis. Cette dernière changea de trajectoire et s'enfonça d'avantage dans la forêt des elfes, essayant de ne pas perdre de vue son joueur de meilleur ami. Riant aux éclats en entendant Gaspard suivre sa trace, elle fit demi-tour et se plaça derrière lui avec silence et souplesse. Sentant quelques secondes plus tard son parfum, Nemesis s'éclipsa et se remit à courir vers une autre direction. En vérité, suivre Gaspard des yeux étaient plus faciles que ce qu'elle pensait, son statut de nouveaux-nées s'échappait enfin et il commençait vraisemblablement à perdre ses dons de Dieu tout puissant. Bientôt, il serait moins rapide et moins fort qu'à l'heure actuelle, mais qu'importe, bientôt n'était pas maintenant et maintenant était trop savoureux et délicieux pour penser à bientôt. Zigzaguant entre les arbres, grimpant de temps à autre sur les troncs d'arbre pour essayer de faire perdre sa trace à Gaspard, elle fut très étonnée de voir qu'elle n'arrivait pas à le semer, soit parce qu'il connaissait par cœur son odeur, soit parce qu'elle avait perdu de son expérience de traqueuse. Dans tous les cas, c'était mauvais signe pour elle et il finirait certainement par la rattraper d'ici peu. Ne cessant de s'enfoncer dans la forêt, Nemesis s'arrêta brusquement. N'ayant plus le jeu en tête, elle sentit une odeur, plusieurs même. Quelques choses étaient proches et la vampire reconnut directement la délicieuse odeur des elfes. Il y en avait un groupe près d'elle, presque à côté. Fronçant les sourcils, elle se retourna et aperçut Gaspard arriver vers elle en trombe. Il s'arrêta à ses côtés et devant son air méfiant, il l'interrogea du regard. Nemesis lui intimida le silence d'un regard et le rouge sang englobèrent ses iris bleutés, ses canines sortirent directement de ses dents supérieures et elle huma l'air à la recherche de la provenance de leurs futurs adversaires.

Trouvant la source de l'odeur, Nemesis se mit à marcher vers l'est, suivit de près par Gaspard qui semblait lui aussi avoir sentit l'odeur bien présente des elfes. Marchant à pas silencieux et rapide, ils furent bientôt arriver à une petite prairie où des tonnes de fleurs de toutes les couleurs semblaient mener une vie prospère. Le soleil éclairait avec brillance ce petit bout de paradis et la jeune femme dû mettre ses mains devant son visage, ne supportant pas autant de luminosité d'un coup. S'habituant petit à petit au soleil et à la lumière qui émanait de lui, la jeune femme s'engagea dans la prairie et se retourna vers son ami, un air méfiant sur le visage, voulant s'assurer que la lumière du soleil ne le gêné par à cause de son jeune âge. Celui-ci avait les yeux plissés et grimaçait au fur et à mesure qu'ils avançaient dans la prairie. Lorsqu'ils arrivèrent au milieu, un sourire ravie fleurit sur les lèvres fines de Nemesis : Un traquenard. Tout ceci était un piège pour pouvoir tuer tranquillement les deux vampires. Lorsqu'elle se tourna vers Gaspard, trois elfes étaient déjà derrière lui et en voyant l'air surprit qu'il avait, elle comprit qu'elle devait en avoir trois autres dans son dos. Se retournant pour leur faire face, elle se mit aux côtés de Gaspard, reculant d'un pas, tandis que ce dernier s'était aussi retourné pour affronter ses ennemis. Nemesis se concentra sur les elfes qu'ils avaient autour d'eux et comprit en sentant leur sang qu'ils faisaient partit du clan des Elfes Noirs et que par conséquent, leur sang n'était pas toxique. Ils étaient bien trop rustique et sauvage pour s'approprier un virus contre les vampires. Un sourire perfide s'agrandit sur le visage de la jeune blonde et un air tyrannique prit le dessus sur celui angélique.

- Gaspard, je te souhaite un bon appétit.

Elle lança un regard complice à son ami et celui-ci sourit aussitôt, apparemment rassuré de savoir cela. Puis, sans attendre, Nemesis se jeta telle une lionne sur sa proie, sur un des elfes en face d'elle.
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Mer 8 Déc 2010 - 15:26

Au bout d'un certain temps, la jeune femme lâcha un soupir et Gaspard sut qu'elle était proche de s'agacer de son comportement enfantin. Malgré - ou à cause de - ça, il n'esquissa pas le moindre mouvement, continuant de la fixer comme si c'était la chose la plus intéressant qu'il avait à faire de son éternité. Malheureusement, son observation prit rapidement fin car Nemesis le snoba avec une force qui démontrait qu'elle avait l'habitude de le faire et reprit son chemin de la même façon que s'il n'avait pas été là. Comprenant qu'elle était en train de le bouder - ou de faire très bien semblant - le vampire leva les yeux au ciel pour lui-même et l'observa s'engager avec élégance dans un nouveau chemin qui avait une forte odeur elfique. En réalisant ce fait, le nez du brun se plissa avec dégoût et il n'eut aucune envie de rejoindre sa meilleure amie. Mais le destin ne semblait pas prêter la moindre attention à ses désirs parce que Nemesis ne mit pas longtemps à s'apercevoir qu'elle cheminait seule et elle revint aussitôt auprès de lui avec une rapidité foudroyante. D'un côté, ce n'était pas plus mal : il aurait été suicidaire de laisser croire à la blonde qu'elle était suivie alors qu'il n'en était rien et puis, niveau intérêt, il était beaucoup moins ennuyant d'être en sa compagnie que seul comme un ermite. Mentalement, Gaspard se traita d'imbécile pour ne pas y avoir songé mais ne tarda pas à reporter la faute sur l'odeur elfique qui devait être en train de lui détruire les rares neurones qui lui restait. Néanmoins, il n'était plus temps de penser aux elfes étant donné que Nemesis était désormais de nouveau devant lui et qu'elle n'avait pas l'air à prendre des pincettes. Comme pour confirmer cette pensée, la jolie bouche de la vampire laissa échapper un rire sadique aux intonations aigües et avant que le brun ne comprenne ce qui était en train de lui arriver, elle se mit à courir en cercle autour de lui. Un instant perplexe, le jeune homme resta à contempler le tourbillon qui l'entourait avant de laisser ses instincts de chasseur refaire surface. Un rictus empli de malignité se dessina sur ses lèvres et il plissa les yeux pour tâcher de repérer de façon distincte son amie dont le rire semblait pouvoir continuer indéfiniment. Constatant rapidement qu'il lui était impossible de déterminer la position trop évolutive de la blonde, Gaspard cessa de plisser les yeux mais n'abandonna pas une seconde son rictus. Il croisa ensuite les bras sur son torse dans un geste de résignation pour donner l'image de quelqu'un de blasé par la facilité d'une situation. Même s'il avait pertinemment compris qu'il ne pourrait pas l'attraper tant qu'elle fausserait ses repères. Sans crier gare, le rire de Nemesis s'effaça subitement au profit de sa voix ce qui eut le don de remettre le vampire en état d'alerte. A raison :

- Si je suis aussi blonde et handicapée que tu le dis, mieux vaut pour moi de ne pas réfléchir. Mais dans ce cas-là, essaye donc d'attraper une vampire blonde en colère. Je suis sure que tu verras les choses différemment après ça, petit bébé.

Le rire de la blonde ne tarda pas à revenir mais le brun était bloqué sur les derniers mots de ce qu'elle venait de lui crier. Il n'était pas un petit bébé, nom d'un Twix! Il allait l'attraper l'ancêtre pour lui montrer qu'il était un vampire adulte même si ça ne faisait que dix ans qu'il existait! Et elle serait obligée de concéder qu'il avait raison. Joignant le geste à la parole, il commença à courir et fit de son mieux pour s'intégrer au cercle que décrivait son amie. En vain, toutefois et ce n'est que quand la jeune femme obliqua en s'enfonçant encore un peu plus dans le domaine des Elfes, qu'il put de nouveau la discerner clairement. Et se mettre à véritablement la courser. Du moins pendant quelques instants étant donné que Nemesis disparut brusquement de sa vue sans qu'il ne voit l'endroit dans lequel elle s'était réfugiée. Et sans qu'il entende son rire le narguer. Rageant intérieurement, le brun détailla avidement chaque recoin qui se présentait à son regard mais trouva ce qu'il cherchait dans l'air. La blonde avait une odeur que Gaspard connaissait peut-être parfois trop vu qu'elle était cataloguée comme "connue & reconnue" en lui et qu'il mettait plusieurs minutes à comprendre véritablement ce qu'elle signifiait mais ce fait était largement compensé par celui qui faisait que le jeune homme ne lâchait que difficilement sa trace une fois qu'il était dessus. Il aurait du y penser depuis le début. Une fois encore, il s'insulta intérieurement mais se concentra surtout sur son volte-face en maudissant une fois encore cette forêt de malheur. Au moins, maintenant qu'il était de nouveau fixé sur le délicat parfum de sa meilleure amie, il ne sentait plus autant celui moins plaisant des elfes. Vraiment, s'il en avait le pouvoir, il raserait tout dans la journée et torturerait avec Nemesis tous les elfes qu'il trouverait. L'idée commençait à devenir obsessionnelle pour lui donc il jugea plus sage d'oublier de penser pendant quelques temps.

Se focalisant sur ce qu'il était en train de faire, il fut dépité de remarquer que la blonde et immanquable chevelure de son amie n'était toujours pas en vue. Il allait devoir mettre les bouchées doubles. Projetant davantage son poids sur l'avant de ses pieds lorsqu'ils entraient en contact avec le sol, il s'aida ainsi à mieux se propulser dans l'air, suivant l'effluve de la jeune femme comme un possédé. Sauf que ce n'était toujours pas assez. Même si la fragrance de Nemesis se faisait un peu plus nette, elle n'était toujours pas visible et s'en rendre compte augmentait considérablement la frustration de Gaspard. Théoriquement, grâce à son statut de "bébé" -pour paraphraser la blonde- il aurait du la rattraper sans difficulté, maintenant qu'elle avait abandonné sa course concentrique! A moins qu'il ne soit en train de grandir et que bientôt, il perde ses avantages de nouveau-né. Grognant pour lui-même, le vampire fut encore plus déterminé à mettre la main sur sa meilleure amie et mobilisa l'ensemble de ses ressources pour ça. Enfin, un éclat doré fut en vue et récompensa le brun pour sa pugnacité. La frustration baissa de quelques crans en son sein, enfin remplacée par l'excitation du jeu. En plus, il avait l'agréable impression de gagner du terrain à chaque seconde qui passait même si cela avait le désavantage de le faire se perdre d'autant plus dans le territoire des elfes. De toute manière, son odorat avait fini par se faire à l'odeur elfique et sa brusque animosité à leur égard s'était envolée lorsque le jeu avait pris toute sa dimension aux yeux du jeune homme. Il ne pensait plus qu'à gagner sur Nemesis. Il se rapprochait d'ailleurs de plus en plus d'elle, son rictus revint sur ses lèvres et le vampire pensa que la fin du jeu était proche. Il eut raison mais pas pour la raison qu'il pensait, plutôt parce que sa blonde amie se stoppa soudainement, comme étant aux aguets. Elle se tourna aussitôt vers lui, son expression faciale indiquant la concentration et il se hâta de la rejoindre afin de comprendre ce qu'il se passait. Silencieusement, il l'interrogea du regard mais elle lui répondit avec férocité et ses pupilles reprirent leur teinte rouge en même temps que les canines de la jeune femme sortaient. Son aspect vampirique entièrement extériorisé, elle huma ensuite l'atmosphère ce qui fit enfin comprendre à Gaspard qu'il devait lui aussi se préparer à saigner quelque chose. Immédiatement, son visage changea pour laisser ses yeux étinceler de leur nouvel éclat sanglant et sa langue passer avec délice sur ses canines devenues plus importantes. Jamais il ne se lasserait de cette sensation de puissance qui l'assaillait dès qu'il avait fini de se vampiriser totalement.

Imitant le comportement de sa meilleure amie, il essaya ensuite de percevoir ce qui était si troublant dans l'air et seule la désormais habituelle odeur d'elfe l'assaillit. Il ne comprenait pas le problème. Un éclair de lucidité l'assaillit brutalement en percevant l'intensité de l'odeur. Il y avait des adorateurs des arbres dans les environs. Une grimace s'imprima pendant un instant sur le visage du brun à l'idée qu'ils risquaient d'en croiser un mais elle fut bien vite remplacée par un demi-sourire lorsqu'il comprit que c'était les elfes que Nemesis avait prévu d'aller saigner. Lui emboîtant le pas quand elle recommença à avancer, en marchant cette fois, vers l'est, il ne parvint pas à effacer son sourire. Rapidement, ils arrivèrent dans une clairière recouverte de fleurs aux couleurs chatoyantes que Gaspard détesta immédiatement, ce qui eut au moins le mérite de lui faire perdre son expression satisfaite. En tout cas, la lumière solaire était vraiment bien présente dans l'endroit et le vampire se demanda s'il était vraiment obligé de quitter l'ombre protectrice des arbres. Visiblement oui, étant donné que sa meilleure amie s'était arrêtée quelques pas plus loin et qu'elle protégea son visage de ses mains avant de recommencer à avancer légèrement. Se résignant, le brun la suivit et plissa aussitôt les yeux devant la luminosité, bien trop intense à son goût, qu'il y avait. Nemesis sembla s'en rendre compte car elle se retourna vers lui pour voir où il en était mais il était bien trop occupé à essayer de recouvrer la vue pour lui faire un quelconque geste destiné à la rassurer ou à la maudire. Pourquoi n'étaient-ils pas restés dans la forêt pour continuer à jouer? Petit bébé. La voix de la jeune femme résonna dans son esprit alors même qu'elle était devant lui, attentive à leur environnement et certainement pas d'humeur à plaisanter. Continuant à marcher jusqu'au centre de la clairière, où la blonde s'était stoppée, le San Franciscain sentit qu'il n'y allait pas tarder à avoir du sport en discernant le sourire joyeux qu'arborait son amie. Son impression fut confirmée lorsque trois elfes - de quel clan, il n'aurait su le dire- apparurent dans le dos de Nemesis. La surprise qu'éprouva le brun en comprenant qu'ils étaient au cœur d'un piège dut être proportionnelle à l'amusement que sa meilleure amie avait l'air de ressentir. Avec l'habitude de l'expérience, il l'observa se retourner avec habileté vers ses ennemis et risqua un coup d'œil derrière son épaule pour avoir la joie de constater que lui aussi était affublé de trois fanatiques de la nature. Imitant les réflexes de combat de sa blonde préférée, il se mit dos à dos avec elle et se prépara à commencer la lutte. Mentalement, il passa en revue les techniques qu'il avait appris au cours de sa vie et de son éternité tout en gardant bien en tête que leurs adversaires pouvaient se révéler être de véritables poisons sur pattes. Cette idée eut le mérite de le motiver encore plus pour la bataille. Moins il restera d'elfes sur cette planète, moins son espèce courra de risque. Fort de cette conviction, il attendit que Nemesis lance le signal qui signifierait le début de leurs combats.

- Gaspard, je te souhaite un bon appétit.

Échauffé par la haine qu'il éprouvait pour leurs ennemis, le vampire ne mit cette fois pas plus d'un dixième de secondes pour comprendre l'implicite de cette phrase. Les elfes étaient comestibles. Se tournant légèrement vers son amie, il vit le regard complice qu'elle lui adressait et et il ne put s'empêcher de lui sourire aussitôt, ravi par la bonne nouvelle qu'elle venait de lui apprendre. Cela sembla suffire à la vampire car elle se jeta avec vivacité sur l'elfe le plus proche d'elle et Gaspard n'eut que le temps d'esquiver l'un de ses propres assaillants avant de réagir et de s'avancer avec rapidité vers l'elfe qui avait voulu le blesser. Le saisissant par une épaule, il fit un pas sur le côté pour éviter le plat de la main libre de l'adorateur des arbres et lui attrapa le poignet en le tordant avant de faire tourner l'homme afin de l'utiliser comme bouclier. Rageant en langage elfique, l'ennemi se débattait mais le brun, après lui avoir dit que de toute façon il ne parlait pas l'elfique, finit par lui briser le poignet pour ensuite l'attirer contre lui et de planter ses crocs dans son cou. Pour la première fois de son éternité, du sang d'elfe coulait dans sa gorge et il apprécia l'expérience même s'il ne put en profiter vu que ses deux autres assaillants ne lui laissaient aucun répit. Rejetant le cadavre désormais sanglant de sa victime, il s'accroupit à temps pour éviter une sorte de champ magnétique que venait de produire l'un de ses ennemis. Souplement, le vampire se releva une fois le danger passé et lança un regard surpris au lanceur avant de sourire d'un air moqueur en constatant qu'il avait l'air réellement épuisé. Dans sa grande bonté, le brun était décidé à l'achever mais un bruit derrière lui, qui ne venait pas du combat de Nemesis, l'en empêcha et il eut tout juste le temps d'attraper le troisième elfe par un bras pour le faire passer par-dessus son épaule dans un reste de technique de judo qu'il avait appris il y a fort longtemps. Sauf que cela ne parut pas vraiment affecter l'elfe car il se releva immédiatement et repartit à l'assaut avec énergie. Lassé de combattre, Gaspard soupira, fit un pas en arrière avant de tendre sa jambe dans le but de faire un bête croche-patte à son attaquant lorsqu'il arriva près de lui. Contre toute attente, cela fonctionna. Le brun se jeta alors sur son dos et lui brisa la nuque d'un geste efficace pour ensuite se réintéresser à l'adorateur-un-peu-sorcier-de-la-nature. Ce dernier semblait toujours au bord de l'apoplexie alors le jeune homme s'agenouilla avec nonchalance à ses côtés et le releva à portée de canines pour commencer à boire. Il était cette fois décidé à profiter de la sensation qu'il allait éprouver. Relevant les yeux devant lui sans arrêter de se sustenter, il vit sa meilleure amie jouer littéralement avec la dernière de ses victimes qui avait l'air à bout de forces. Il cessa donc un instant d'aspirer l'hémoglobine elfique et porta deux doigts à sa bouche pour siffler la jeune femme, dans l'intention de lui montrer son admiration et de l'"encourager". Elle sourit mais ne lui accorda pas plus d'attention, visiblement trop occupée par sa tâche. Le San Franciscain leva les yeux au ciel, amusé, mais ne s'en offusqua pas, préférant continuer son repas. Cependant, le sang ne tarda pas à perdre de sa saveur au fur et à mesure que la température de l'elfe -désormais décédé- baissait ce qui contraignit Gaspard à l'abandonner quelques minutes plus tard. Ravi par le nouveau goût qu'il venait de découvrir, il se leva calmement et s'épousseta sans se presser avant de chercher du regard sa meilleure amie qui paraissait avoir disparu pendant qu'il buvait à s'en faire éclater la panse.

- Mon p'tit Nem? appela-t-il en effectuant un tour complet sur lui-même.

Cela faisant, il remarqua sans surprise que la jeune femme n'avait eu aucune pitié avec ses adversaires et eut presque de la compassion pour ces derniers. Nemesis était redoutable. Pour cette raison, le brun avait toujours été ravi d'avoir été transformé en vampire et non pas en "casse-croûte susceptible de vampire".
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Mer 22 Déc 2010 - 14:39

Gracieusement, elle s'élança sur un des elfes positionnés le plus près d'elle. Ne lui laissant pas le moyen de l'attaquer, de par sa vitesse, elle se jeta sur lui et le fit tomber à terre. Après tout, les apparences étaient bien trompeuses, lorsqu'elle le voulait, Nemesis Haalen pouvait avoir une force assez importante. A ce geste importun, ses camarades reculèrent légèrement, hésitant à l'aider ou non. Crétins d'elfes noirs. La jeune femme de son côté n'hésita pas et, tandis qu'il l'insultait dans un elfique qu'elle comprenait à merveille, ses canines ressortirent d'avantage et elle se laissa aller par l'odeur sucré des elfes de la contrée. Quelle douce odeur que celle d'un elfe. Ne se contrôlant plus elle se rapprocha vivement de son cou et mordit sauvagement dans la veine principale de sa nuque. Un cri sortit de la bouche de sa victime, la vampire avait et par pur sadisme 'oubliée' d'endormir la douleur, comme il lui arrivait de le faire, lorsqu'elle était dans un bon jour. Tandis que sa proie se débattait et gesticulait dans tous les sens, possédé par une douleur surement sans nom, Nemesis se délectait de ce sang suave et frénétiquement plaisant. Une sorte de force nouvelle gonfla ses poumons et s'empara de ses membres, à présent une puissance qu'elle adorait avoir après s'être nourrit d'un elfe, la prenait petit à petit. Puis, brusquement, un des camarades elfiques de sa victime tenta une veine approche pour sauver son ami. Sautant sur le dos de Nemesis, cette dernière lâcha un petit râle d'énervement. Être dérangée durant son repas était quelque chose qu'elle ne supportait pas. D'un coup de dent précis, donc, elle brisa la nuque de sa première proie et se redressa, essuyant par la même occasion le sang qu'elle venait de boire, autour de ses lèvres. Tandis que l'elfe qu'elle avait au-dessus d'elle sortit une petite lame et la menaça avec en la positionnant sur son cou, la blonde leva les yeux au ciel, exaspérée. Elle accorda un dernier regard à sa première victime; celle-ci baignait dans son propre sang, à présent dur et froid comme de la glace, son visage semblait exprimer une peur à en couper le souffle. Ses longs cheveux bruns trempaient dans une marre de sang de plus en plus importante, sortit droit des deux petits trous qu'elle avait fait pour se nourrir.

Sortant de sa torpeur, elle fut d'abord surprise de constater que cela faisait plusieurs minutes qu'en plus de ne pas avoir bouger, elle était toujours en vie. Certes, elle avait toujours cette désagréable lame juste en dessous de sa propre veine principale, mais l'elfe au-dessus d'elle semblait hésiter. Un peu trop à son goût. Impatiente, elle lui donna un énorme coup de tête qui le fit basculer à terre. La vampire se redressa et se retourna sur lui. Quelque peu étourdit, il se tenait la tête et avait lâché son arme. Inconscient. Se rapprochant de lui, elle se mit à jouer nerveusement avec ses doigts, comme lorsqu'elle avait une envie folle d'utiliser son don. Des filets d'électricité se mirent à sortir d'entre ses doigts, de venir et partir, créant un lien entre ses deux mains. Comme elle adorait le faire, elle laissa l'énergie qui la traversait prendre totalement son corps, l'englober dans un sentiment de frénésie perpétuelle. Ses yeux devinrent rapidement aussi bleu électrique que ses filets d'énergie qui s'échappait de ses mains. Puis, laissant un sourire perfide s'accroitre sur ses lèvres rouges de sang, un rire s'en échappa, froid, cruel, à donner des frissons. Et le moment fatidique arriva, elle envoya un énorme jet électrique bleu en direction de l'elfe au sol. Celui-ci n'était pas aussi puissant qu'elle l'aurait voulu, mais réussit en quelques secondes à le mettre K.O. Elle se félicita intérieurement et se promit de lui régler son compte lorsqu'elle en aurait finit avec le dernier encore debout sur ses jambes. Elle se retourna vers le dernier elfe, celui-ci quelque peu abasourdi, laissa tomber sa lance et se mit à l'injurier. Durant quelques secondes, elle l'écouta, attentives aux propos malpoli qu'il lui lançait, inclinant la tête de plus en plus, à chaque seconde qui s'écoulait. Et, brusquement, il se mit à parler le langage des sorciers elfiques. Langue qui avait été strictement interdite il y a de ça quelques siècles; l'alliance entre les sorciers et les elfes n'étant plus aussi excellente que dans le passé, c'était de la part des deux clans, une sorte de sacrilège d'utiliser cette langue. Elle aperçut dans ses mains, plusieurs boules de feu en sortirent et ses yeux s'écarquillèrent. Le feu... C'était pas bon pour elle, mais pas du tout ça ! Il se mit à les lui lancer, et Nemesis les évita avec brillance, effectuant des roulades, des sauts périlleux ou des lancements de son propre pouvoir pour les détruire. Absolument pas essoufflée, contrairement à son adversaire, elle laissa sa vitesse vampirique le distraire un instant, effectuant des trajets de droite à gauche, puis autour de lui. Elle fut satisfaite de voir que sa tactique fonctionnait à merveille et qu'il semblait terriblement perdu. Elle s'arrêta alors derrière lui et lui murmura un léger " Bouh ", avant de le mordre violemment au creux de sa nuque, visant à merveille la nuque qu'elle voulait avoir.

En quelques minutes, elle l'avait entièrement vidé de son sang et était incroyablement repu. Pleine comme un ballon, elle laissa tomber à terre l'elfe, à présent mort et s'essuya les lèvres très rapidement. S'étirant de tous ses membres, elle jeta un coup d'œil vers son meilleur ami et fut satisfaite qu'il se débrouillait plutôt pas mal. Malgré son jeune âge, Gaspard apprenait vite, c'est ce qu'elle appréciait chez lui. Il était vif et malin, ce qui faisait de lui une excellente compagnie, en mettant de côté son sens de l'humour quelque fois douteux, Nemesis l'adorait de par ses traits de caractères qui semblaient quelques fois semblables aux siens. Soupirant sans retenu, elle se souvint brusquement qu'elle avait laissé de côté encore un vivant. Avec rapidité, elle revint vers l'endroit où elle l'avait laissé et fut amusée de voir qu'il avait disparut. Une partie de cache-cache, pourquoi pas, après tout ? Elle ferma les yeux et laissa ses sens la guider, le vent lui laissait entendre que des mouvement rapides - en plus de ceux de son meilleur ami - se dirigeait vers l'ouest, son odorat sentit l'odeur d'un elfe bizarrement brûlé lui chatouiller les narines. Elle savait où il était précisément. Excitée à l'idée d'un nouveau jeu, Nemesis se mit à courir rapidement vers les forêts par lesquels il s'était échappé, sortant alors du prés bien trop éclairé à son goût. Elle fut heureuse de retrouver la présence sécuritaire que lui procurait les arbres et accéléra son rythme, courant à travers les arbres, sautant entre les racines. Elle le rattrapa très vite et se plaça alors devant lui, l'arrêtant dans sa course. Une lueur de peur passa en vitesse dans ses yeux noirs et un léger sourire satisfait fleurit sur les lèvres ensanglantées de Nemesis. Elle l'attrapa par le cou et dans une force incroyable, l'envoya valser à travers la forêt. Celui parcourut la moitié du chemin jusqu'au près, là où elle voulait le ramener. Elle lui donna un énorme coup de pied au ventre, tandis qu'il était à terre, et cette fois, il arriva en plein milieu du prés, presque mort. La vampire revint à ses côtés et le releva par le cou. Elle voulait qu'il se batte pour vivre. Fuir ne lui serait d'aucune utilité, surtout avec elle. Nemesis le poussa devant elle et un gémissement de la part de son adversaire s'échappa. Il était si faible... Un sifflement lui parvint de la part de son ami, une sorte d'encouragement à continuer. Elle lui adressa un vague sourire mais resta concentrée sur sa cible, il avait beau être à bout de force, les elfes étaient souvent des êtres surprenant, elle le savait. Puis, voyant qu'il ne réagissait pas, l'impatience la submergea et elle lui accorda un énorme coup de poing au visage. Du sang gicla de sa bouche et il tomba à terre, raide mort. Une chose de faite.

Comblée, elle s'étira, faisant craquer ses muscles et s'attarda un instant sur son ami. Celui-ci était en train de satisfaire sa soif et semblait apprécier le goût si particulier des elfes. Un sourire narquois se forma sur ses lèvres, il était temps de lui faire une petite farce. Tandis qu'il continuait de boire, trop plongé dans son repas pour faire attention à elle, la vampire se mit à courir vers les forêts, s'arrêtant à la limite du prés, se cachant et attendant la réaction de son ami. Pour être plus convaincante, elle se mordit le poignet et laissa du sang qui lui appartenait couler sur un tronc d'arbre. Une petite fausse frayeur ne pouvait que le requinquer, après tout. Curieuse de sa réaction, elle s'éloigna et tourna autour du près, se mettant à l'extrême opposé de là où elle avait fait couler de son sang. Attendant qu'il ait finit de manger, elle eut brusquement une pensée pour Peter. Comment réagirait-il s'il apprenait qu'elle venait de tuer et de se nourrir de ceux de sa race ? Certainement mal. Voilà pourquoi il était certain qu'il n'en saurait jamais rien. Même si Peter appartenait au clan des Elfes Sages, quelque chose disait à la blondinette que l'histoire de son elfe chéri clochait. D'après son expérience et son savoir, le sang des Elfes Sages était toxique, alors que pourtant, celui de Peter ne l'était absolument pas. Voilà une question intéressante mais que Nemesis n'eut pas le temps d'éclairer plus que déjà son meilleur ami se relevait avec vivacité. Il se mit à bouger et à aller vers son propre champ de bataille. Avec un sourire amusée, elle le vit se mettre à tourner autour de lui pour la retrouver, apparemment la cherchant.

- Mon p'tit Nem ?

Fichu Gaspard. Elle détestait lorsqu'il utilisait des surnoms qui lui était destinée. Non seulement parce que de la part de Gaspard, c'était risible mais aussi parce qu'ils étaient tous autant qu'ils sont ridicules au possible. Avec attention, cependant, elle le vit se diriger vers les traces qu'elle avait laissé, en clair : Son sang. Il se mit à courir en sentant surement l'odeur et Nemesis fit le tour du prés, restant cachée dans la forêt pour le surprendre. Lorsqu'elle arriva près de lui, il était accroupit et arborait un air très sérieux, qu'elle ne lui avait jamais vu arborer auparavant. Il touchait le sang qu'elle avait laissé sur le tronc de l'arbre et méticuleux sentit juste après ses doigts. Une moue inquiète déforma son visage un instant et voulant arrêter ce cirque, elle lui sauta dessus par derrière. Tous les deux tombèrent sous son poids et roulèrent jusqu'à se prendre un arbre, qui stoppa net leur élan. Nemesis se mit à rire en voyant l'air contrit que prenait Gaspard et elle lui accorda une tape amicale. Celui-ci se releva et se mit à marcher en direction du prés. La vampire le suivit et se positionna devant lui.

- Hey, mon Gaspi', bouder c'est moche, surtout sur toi. Allons... Croyais-tu vraiment que trois petits elfes allaient avoir ma peau ? Je suis vexée, je pensais que tu me croyais un peu plus forte que ça, quand même.

A son tour, elle prit une fausse mine vexée et Gaspard finit par secouer la tête, mi-exaspéré, mi-amusé. Elle lui accorda un sourire amusé et attrapa une de ses mains. Le poussant de force, elle le ramena dans le prés et passa près du massacre qu'il avait fait de son côté. Elle lui accorda un regard plein de sous-entendu puis se posta à quelques mètres des corps mutilés, Gaspard à ses côtés. Elle soupira et laissa ses yeux bleutés se perdre sur le terrain ensanglanté.

- Il s'agit du clan des elfes noires. Des guerriers redoutables, mais incroyablement stupides, c'est ce qui les perd à chaque fois. Je n'aimerais pas être là quand Nelya Lalwende verra ce qu'on a fait de ses guerriers chéris. En voyant le regard curieux que Gaspard eut en évoquant le nom de Nelya, Nemesis lui expliqua : Nelya Lalwende est la princesse des elfes noirs. C'est une folle furieuse, mais une très bonne combattante, elle a mené son peuple à d'innombrable victoires. Récemment, elle a été appelée par le conseil magique pour effectuer une mission qui soit disant est de haute importance pour sauver le monde. Personnellement, je n'y crois pas, ils auraient fait appel à nous sinon, lança-t-elle en lui accordant un clin d'œil. Dans tous les cas, on doit se débarrasser des corps.

D'un geste, elle intimida Gaspard à reculer, ce qu'il fit sans poser de question. Faisant craquer ses mains et sa nuque, elle se concentra alors et leva les bras au ciel, ses paumes en direction de ce dernier. Comme pour la dernière fois, elle laissa son pouvoir l'englober et tenta de prendre le maximum de force qu'elle avait en réserve. Le sang elfique qu'elle avait dans les veines lui serait surement utile à rester encore debout. Nemesis respira de plus en plus doucement et ferma ses paupières, il était temps de faire appel à l'énergie qu'elle avait en stock et au tour de passe-passe qu'elle avait apprit au cours de ses années vampirique. La puissance se mettait doucement à monter en elle, à prendre possession d'elle, de son être et de son âme. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, presque prête à faire ce qu'elle devait faire, ses yeux étaient aussi clairs que les filets d'énergie qui sortait de ses mains. L'électricité qui en sortait était assez forte, les jets se mirent à partir à droite et à gauche, faisant exploser plusieurs arbres autour d'eux. Elle fronça les sourcils et tenta de se concentrer sur son premier objectif, son pouvoir était un vrai cadeau du ciel mais bien trop difficile à contrôler, si bien que du sang se mit à couler d'une de ses narines et une de ses oreilles, mais elle continua tout de même son processus. Elle se mit doucement à murmurer une formule que lui avait apprit Clara, sa cousine, afin de contrôler son pouvoir à lui obéir au doigt et à l'œil. Cette dernière mit un temps fou à faire effet et lorsque ce fut le cas, elle positionna ses deux mains vers les corps et un énorme voir gigantesque filet d'électricité en sortit. Celui-ci fut tellement puissant qu'il envoya valser Nemesis et Gaspard qui atterrirent à la lisière de la forêt. Gaspard fut propulsé contre le tronc d'un arbre et tomba à quelques mètres de ce dernier juste après. Quant à la vampire, elle eut de la chance et évita les arbres, mais se prit une branche d'arbre cependant en plein sur le visage. Elle ne mit pas longtemps à reprendre conscience. En se redressant, elle sentit une sorte de cicatrice encore ouverte sur son visage, elle la toucha et à son contact elle se mit à guérir. Être un vampire ne représentait que des avantages. Enfin, elle se mit à la recherche de son meilleur ami et le trouva dos à elle, en train d'observer le prés. Lorsqu'elle apparut à ses côtés, Gaspard avait encore quelques cicatrices qu'il n'avait pas encore guérit mais semblait bien plus subjugué par le prés que par ça. Curieuse, elle tourna la tête dans la même direction que son meilleur ami et hoqueta de surprise en voyant le massacre. En plus d'avoir fait disparaitre les corps, elle avait fait disparaitre la moitié du prés. En effet, un énorme trou de terre résidait en plein milieu de celui-là.

- Et bien... Au moins... On peut dire que les corps ne sont plus là, fit-elle remarqué, assez amusée.
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MessageSujet: Re: Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]   Sam 19 Fév 2011 - 17:51

Le sang de Némésis paraissait être omniprésent aux yeux de Gaspard qui ne pouvait empêcher l’angoisse de monter tout doucement en lui, tandis qu’il traversait rapidement la clairière pour suivre la trace olfactive qu’avait laissé sa meilleure amie en disparaissant de son champ de vision. La piste augmentait en intensité au fur et à mesure qu’il approchait de la lisière de la forêt et il en comprit malheureusement la raison en voyant le sang, dont il y avait une quantité un peu trop importante au goût du brun, qui décorait lugubrement le tronc d’un arbre couché sur le sol. Agissant dans un naturel instinct de traque, il s’accroupit afin d’avoir l’hémoglobine à portée de mains puis il humecta précautionneusement la pulpe de ses doigts du liquide vermeil et l’huma après avoir précédemment vidé ses poumons de tout air à l’odeur non neutre. L’effluve caractéristique à Némésis ne tarda pas à s’imposer à lui, davantage encore qu’auparavant, et il n’eut pas d’autres choix que de concéder que c’était bien de l’hémoglobine appartenant à la blonde qui se trouvait sur l’écorce sylvestre. L’angoisse qui était née en lui lorsqu’il avait constaté l’absence de sa consœur vampire connut brusquement une recrudescence et cela put immédiatement se lire sur son visage étant donné qu’il y accueillit une expression clairement préoccupée jusqu’à ce que quelque chose – ou plutôt quelqu’un – ne l’attaque par derrière, et ne les fasse tomber sur le sol et rouler jusqu’à ce qu’un arbre n’arrête leur avancée. Ayant reconnu un dixième de seconde après qu’il soit tombé sur son dos l’identité de son assaillante, Gaspard ne tarda pas non plus à comprendre que la jeune femme devait très certainement l’observer depuis le début et il se sentit vexé d’avoir été aussi bêtement piégé. Ainsi, tandis qu’elle riait de sa déconvenue, il l’ignora et se remit debout avant de se mettre en mouvements, avec une indifférence palpable, en direction de la clairière où les elfes leur avaient si bêtement tendu une embuscade. Le temps que Némésis prit à le rejoindre et à arrêter sa marche en se plaçant devant lui fut encore plus bref que le temps de compréhension dont il avait eu besoin pour l’identifier mais cela n’empêcha pas le brun de continuer à faire puérilement la tête, alors même que sa meilleure amie lui parlait :

- Hey, mon Gaspi', bouder c'est moche, surtout sur toi. Allons... Croyais-tu vraiment que trois petits elfes allaient avoir ma peau ? Je suis vexée, je pensais que tu me croyais un peu plus forte que ça, quand même.

Dans sa tête, le jeune homme répondit qu’il n’avait d’abord pas cru ça mais que le fait de ne pas la voir l’avait relativement troublé. A la place, il resta de marbre jusqu’à ce que le joli visage de son interlocutrice n’arbore également une expression vexée, cependant un peu trop exagérée pour être sincère, qui le dérida sans qu’il ne puisse lutter contre. Son visage perdit alors l’impassible dureté due à sa précédente indisposition et il secoua la tête avec autant d’amusement que d’exaspération face à la blonde qui le connaissait vraiment trop bien. Cette dernière lui décerna un sourire amusé avant de s’emparer autoritairement de l’une de ses mains et de le guider avec la même fermeté vers le lieu du massacre des trois elfes. Une fois là-bas, Némésis lui offrit un regard d’où les sous-entendus perçaient sans mal puis se plaça à quelques mètres des cadavres difficilement reconnaissables qui leur faisaient face. Se positionnant à ses côtés, son regard présentement aussi clair que de l’eau de roche fixé sur les macchabés, il entendit avec une certaine surprise le soupir que laissa échapper la blonde près de lui avant qu’elle ne recommence à parler avec ce qui sembla être, à l’ouïe de Gaspard, une sorte de lassitude dans la voix:

- Il s'agit du clan des elfes noirs. Des guerriers redoutables, mais incroyablement stupides, c'est ce qui les perd à chaque fois. Je n'aimerais pas être là quand Nelya Lalwende verra ce qu'on a fait de ses guerriers chéris.

Visiblement, à trop peu se préoccuper de ces crétins d’elfes, le brun en loupait des évènements importants. Qui pouvait bien être cette fichue Nelya pour que même son intrépide amie qu’était Némésis sous-entende qu’elle la craignait ? Par chance, la blonde lut clairement son incompréhension lorsqu’elle posa les yeux sur lui et développa aimablement ce qui empêchait le jeune homme de parfaitement comprendre ce qu’elle disait:

- Nelya Lalwende est la princesse des elfes noirs. C'est une folle furieuse, mais une très bonne combattante, elle a mené son peuple à d’innombrables victoires. Récemment, elle a été appelée par le conseil magique pour effectuer une mission qui soit disant est de haute importance pour sauver le monde. Personnellement, je n'y crois pas, ils auraient fait appel à nous sinon, lança-t-elle en lui accordant un clin d'œil. Dans tous les cas, on doit se débarrasser des corps.

Les explications qui venaient de lui être fournies laissèrent Gaspard dans un intense état de réflexion étant donné que là, ça dépassait tout ce qu’il aurait pu imaginer. Le monde allait-il si mal que ça pour qu’une femme qualifiée de « folle furieuse » par Némésis Haalen ait été chargée de le sauver ? Il allait vraiment falloir que le brun cesse de ne s’intéresser qu’à ce qui pouvait faire proliférer ses affaires pour s’occuper un peu plus de l’environnement magique dans lequel il évoluait depuis une petite dizaine d’années, maintenant. Tout à ses penchées, il se recula machinalement lorsque sa blonde amie le lui demanda et continua de passer en revue les possibles discussions qu’il avait entendues et qui aurait pu lui apporter un complément d’informations sur ce qui menaçait tant le monde. Certes, les démons semblaient être un peu virulents ces derniers temps et il ne se passait pas un jour sans qu’une créature ne devienne un adepte du mal mais il était aussi dit que les saintes nitouches du « Très-Haut-Très-Con », comme aimait l’appeler Gaspard, étaient également de plus en plus nombreuses. Nom d’un twix, tout cela était profondément exaspérant aux yeux du brun qui préféra mettre le sujet de côté afin de mieux l’appréhender une fois qu’ils seront rentrés en ville étant donné que ce n’était de toute façon pas ici qu’il trouverait des informateurs pour lui faire rattraper son retard sur les actualités magiques. Son attention se porta alors sur sa meilleure amie qui semblait dans un autre monde, submergée par la concentration dont elle avait besoin pour appeler ses pouvoirs. Elle en était au stade de ralentissement de sa respiration mais ses yeux étaient déjà fermés lorsque le jeune homme se mit à l’observer. Avec la même fascination qui l’étreignait dés qu’il était témoin du phénomène, il la regarda se faire posséder par l’énergie électrique qui veillait au fond de son être sans s’inquiéter outre-mesure, entièrement conscient du fait que Némésis savait parfaitement ce qu’elle faisait. La jeune femme ouvrit les yeux quelques instants plus tard, transfigurée par l’état dans lequel elle se trouvait. Son regard était devenu translucide, de la même couleur, en fait, que les filets d’énergie qui prenaient source dans les paumes de ses mains et ces derniers s’animèrent brusquement, détruisant d’une façon assez violente les quelques arbres qui passèrent sur leur chemin jusqu’à ce que la blonde ne parvienne à plus ou moins reprendre le contrôle sur eux. Du sang coula soudainement de l’une de ses narines et de l’une de ses oreilles, manifestation physiologique tout à fait nouvelle pour le brun qui eut envie de faire cesser les choses mais qui se contint, sentant instinctivement que Némésis n’apprécierait pas son intervention. Il fut conforté dans son ressenti par le chuchotis assuré qui naquit dans l’atmosphère quelques secondes plus tard et qui l’apaisa même s’il ne parvint pas à identifier son rôle dans la situation. Les minutes poursuivirent leur route, l’électricité qu’irradiait la jeune femme ne cessait d’accroître son intensité mais pourtant lorsque la blonde mit ses mains de telles façons qu’elles soient dirigées vers les cadavres, le flux énergétique obéit sans ciller à l’inflexion et se déversa avec forces et fracas vers ses cibles, projetant du même coup les deux vampires à la lisière de la forêt, Gaspard atterrissant violemment contre le tronc d’un arbre et rebondissant dessus avec la même brutalité pour finir par s’échouer au sol où il recommença à maudire les arbres et tous leurs foutus adorateurs dès qu’il eut fini de reprendre ses esprits. A court de malédictions, il finit ensuite par se lever et jeta un regard circulaire autour de lui afin de voir s’il ne trouvait pas Némésis mais son attention fut aussitôt captée par ce qui restait de la clairière, si l’on pouvait encore l’appeler comme ça. Le pouvoir de la blonde avait retiré une importante partie du terrain ce qui faisait que ce qui se présentait désormais à la vue des gens était une sorte d’immense fossé approximativement circulaire. Constater ainsi la puissance du pouvoir de sa meilleure amie cloua sur place le brun qui resta figé jusqu’à ce que la jeune femme arrive à son niveau et hoquette de surprise en s’apercevant de ce qu’elle avait fait. Néanmoins, elle ne tarda pas à commenter avec un certain amusement les conséquences de ses actes, ce qui fit instantanément retomber Gaspard sur terre :

- Et bien... Au moins... On peut dire que les corps ne sont plus là.

La façon dont avait été dite la remarque et son contenu firent rire le jeune homme sans qu’il ne puisse s’en empêcher, encore un peu trop surpris par le spectacle qu’il avait devant les yeux pour avoir retrouvé sa totale maîtrise de lui-même. En fait, il avait un peu l’impression de se trouver dans la scène finale de « Fight Club », lorsque les deux personnages principaux se tiennent de la façon la plus calme qu’il soit face aux tours qui s’effondrent par la faute de l’un d’entre eux et l’analogie l’ayant aussi pris au dépourvu que ce qui restait de la clairière, il avait du mal à se calmer. Surtout que son esprit ne l’aidait absolument pas, le corrigeant même sur sa comparaison étant donné que dans la situation dans laquelle ils se trouvaient, la destruction avait déjà eu lieux et que la relation qui liait Némésis et lui-même était exclusivement amicale. Rejetant avec fermeté les déblatérations légèrement délirantes de son cerveau, il usa ensuite d’un léger effort afin de détacher son regard du simili de gouffre qui se trouvait là puis se préoccupa enfin des blessures que sa chute lui avait infligées et les soigna rapidement, avec la même satisfaction apparente que lorsqu’il avait constaté pour la première fois de sa mort la capacité dont le vampirisme l’avait affublé ; avant de se retourner vers sa meilleure amie qui l’observait avec un air relativement narquois et sûrement du au contentement qu’il venait de témoigner en se soignant. Choisissant de ne pas prendre la mouche étant donné qu’il aurait sûrement réagi de la même façon s’il avait vu ça sur un jeune vampire, le brun désigna d’un geste l’endroit dans lequel ils étaient et ouvrit la bouche pour expliciter ses pensées :

- Ne va pas croire que j’éprouve une quelconque affection pour cette fichue forêt, commença-t-il à dire en prononçant les deux derniers mots avec un mépris évident, mais je crois que nous ferions mieux de rentrer à San Francisco étant donné que je doute que la façon dont tu viens de rédécorer la clairière plaise aux elfes qui pourraient se trouver à proximité et que j’ai réellement aucune envie de me prendre de nouveau la tête avec un de ces énergumènes.

A peine eut-il terminé de parler qu’il se mettait à reculer en direction du bois, les mains nouées dans son dos et un fin sourire sur les lèvres alors même que son attention était rivée sur ce qui arrivait derrière lui et qu’il n’arriva pas à éviter, s’écrasant plus ou moins contre le tronc d’un arbre. Jurant à voix basse, il entendit le rire moqueur de sa meilleure amie lorsqu’elle le dépassa et s’empressa de remonter à son niveau, vexé à sa propre encontre. Néanmoins, il ne put empêcher l’admiration qu’il avait précédemment ressentie pour les capacités de Némésis de revenir et il coula brièvement son regard en direction de ses mains, se demandant sans oser l’oraliser si elles étaient blessées après que l’énergie les ait traversées. Logiquement, il aurait été probable que oui mais le plan dans lequel ils évoluaient tous les deux n’était pas vraiment normal alors le doute subsista dans l’esprit de Gaspard jusqu’à ce que ses pensées ne s’orientent sur un nouveau problème : la direction dans laquelle ils allaient. Il suivait presqu’aveuglément la blonde mais il jugea plutôt intelligent de se faire confirmer leur destination par elle étant donné qu’il venait de remarquer qu’ils marchaient exactement au même niveau :

- Rassure-moi, tu sais bien où est-ce que l’on va mon p’tit Nem, n’est-ce pas ? s’enquit-il avec détachement tout en lui jetant un regard de biais afin de voir sa réaction qu’il espérait être positive. Au pire, ils tomberaient sur de nouveaux elfes ou erreraient un certain temps à Broëden Baldn. Au mieux, l’odorat de la jeune femme allait montrer une fois encore qu’il était beaucoup plus performant que le sien et ils étaient sauvés. A cause de son égo, le brun n'était pas entièrement certain de ce qu'il préférait.
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Maladivement irréprochable, terriblement attirant, atrocement liés ● [Gaspard&Nemesis]

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