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 Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]

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MessageSujet: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Lun 5 Juil 2010 - 21:00

, &

On devrait toujours être légèrement improbable
Oscar Wilde.




C'était la fin de l'après-midi et une jeune blonde courrait après la minuscule silhouette d’une loutre bondissante, dans le plus grand parc de San Francisco. La scène atypique attirait de nombreux regards, à la fois amusés et étonnés, sur les deux protagonistes. Finalement, au bout d’une centaine de mètres, l’animal fut récupéré et le spectacle achevé.

Le rouge aux joues, Alice chuchotait, entre ses dents serrées, des menaces à l’attention de la loutre qui semblait afficher un espèce d’air ravi totalement agaçant. La jeune femme lui rappela qu’autour d’elles se trouvait une multitude d’humains qui ne verraient sans doute pas d’un bon œil une loutre ayant la capacité de se téléporter, tout en pensant que ça ne valait certainement pas que pour les loutres. Comprenant ce que sa maîtresse voulait dire, le familier ne chercha pas à lui échapper de nouveau et se contenta d’observer autour d’elle d’un air curieux.

La blonde soupira devant le caractère enfantin de sa compagne à poil et la déposa sur son épaule avant de recommencer à marcher. Elle avait toujours eu envie de découvrir les coins et recoins du parc mais n’aurait peut-être pas du franchir le pas en compagnie de Lya. Néanmoins, il était trop tard pour changer quoique ce soit à la situation. Et puis, si la loutre restait bien sagement sur son épaule tout irait bien.

Souriant, Alice porta une main pour caresser le pelage de son familier et ne rencontra que du vide. Elle se figea et tâtonna des deux mains sous ses cheveux pour ne rien trouver. Elle jeta des regards irrités autour d’elle et le sifflement caractéristique de Lya lui parvint soudainement. Elle la repéra un peu plus loin et hâta le pas pour la récupérer mais l’animal s’enfuit en coupant à travers un épais buisson. La naïade sentit une certaine lassitude supplanter l’agacement et elle contourna le végétal en courant avant de se retrouver face à un tableau pour le moins original.

Un jeune homme, qu’elle jugea avoir une vingtaine d’années, tentait de se débarrasser de la loutre, visiblement folle amoureuse de lui et qui le suivait dès qu’il bougeait ou enlaçait affectueusement l’un de ses mollets dès qu’il s’immobilisait.

Un discret rire s’échappa des lèvres de la blonde et elle s’avança pour venir en aide à l’inconnu avant de s’arrêter à mi-chemin lorsque Lya se téléporta sur la tête du brun. Si la loutre faisait ça, c’est qu’elle n’avait pas affaire à un simple humain. La naïade toussota discrètement en esquissant un air gêné et avança d’un pas tandis qu’un sourire désolé s’épanouissait sur ses lèvres :

- Je suis navrée que mon familier vous ennuie. Je crois qu’elle s’est amourachée de vous… Si vous voulez bien rester immobile, je vous libère immédiatement.


Elle n’esquissa aucun autre geste vers le jeune homme, ne voulant pas le brusquer ou se mettre en danger si c’était une créature malfaisante. De nombreux loups-garous et autres créatures traînaient en ville et si elle avait la chance de connaître certains démons, ce n’était pas une raison suffisante pour tenter le diable. Elle ne tenait vraiment pas à devenir un cadavre. Du moins, pas aussi jeune.


Le brun le regarda d’un air indéchiffrable et elle focalisa son attention sur Lya jusqu’à ce que cette dernière ne se téléporte à nouveau au niveau du mollet de l’homme et qu’elle se frotte à lui. Alice sourit et en profita pour rendre l’analyse à l’inconnu sans qu’il ne s’en rende compte. Grand, brun, des yeux gris à se damner, un air assuré et charmeur, il était beau. Vraiment très beau, même. La jeune femme se promit d’offrir à la loutre une double ration de nourriture si ce n’était pas une créature malfaisante.


Dernière édition par Alice Sullivan le Mer 1 Sep 2010 - 22:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mar 6 Juil 2010 - 20:19

Anthony avait courut toute la journée. Lors de la matinée, il avait été en campagne, pour chasser. Un vieux paysan à la retraite jardinant lui avait suffit à soulager sa faim. Il était resté loup jusqu'à son retour en ville. Son pelage lui plaisait beaucoup, on disait souvent que son poil soyeux rappelait sa beauté indescriptible. Il savait qu'il était beau, même très beau. Il jouait de cela en séduisant ses proies, en les attirant, en les torturant. Elles en réclamaient souvent plus, de souffrance, et, Anthony les libérait, en les tuant, à petits feux. Il n'y avait plus d'humanité en Anthony, il était devenu quelqu'un d'impitoyable, de cruel, de sadique. Il aimait la souffrance des autres et quand c'était lui qui produisait la souffrance, il était encore plus heureux. Il avait laissé les vêtements et les parties immangeables du vieux dans un hangar abandonné. Il avait ensuite décidé de partir rendre visite à quelques femmes. Eh oui ! au fond, Anthony restait homme, il avait des désirs et il fallait les combler.

C'est pourquoi en cette fin d'après-midi, le jeune homme avait décidé de se reposer dans un parc, le plus populaire de San Francisco. Il s'était allongé près d'un lac, et avait fermé les yeux. Oubliant tout du présent, voguant dans le passé, à la recherche d'un avenir meilleur... Il se souvenait de sa transformation, du choix qu'il avait fait de se ranger du côté du mal. Anthony avait toujours eu un faible pour les mauvaises choses. Son loup était machiavélique, il était démoniaque, quelque chose de diabolique émanait de lui et rien ne le ferait changer. Il n'avait pas envie de changer.. il pensait au passé, mélangé au présent. Comme il avait été heureux de retrouver Stephen, son meilleur ami de toujours, avec qui il avait fait les quatre cent coups. Ce démon incompréhensible et méchant lui en avait pourtant fait voir de toutes les couleurs. Mais , on échappait jamais à Anthony Austen. Au fond, il rattrapait toujours ses proies, il jouait avec elles comme un chat avec une sourie. Anthony était complètement malade, et rien ne l'arrêtait.

Il fut sortit de ses pensées par un petit jappement animal. Il se leva rapidement et tomba nez à nez avec une petite chose laide au poil sombre. L'animal le regardait avec une sorte de tendresse, alors que le dégoût avait envahit Anthony. Le loup-garou comprit que c'était une loutre, mais en beaucoup plus petit. L'animal suivit Anthony lorsqu'il tenta de s'en aller. Elle arriva dans ses bras comme par magie et se frotta contre lui. La loutre dégageait une puanteur atroce et Anthony essayait de la repousser du mieux qu'il pouvait, mais dès qu'il cessait de bouger, elle se collait à son mollet et léchait ses vêtements. "Dégoûtant ! ", pensa-t-il.

À cet instant, une femme se fraya un chemin pour arriver jusqu'à lui. Anthony sentait sa présence, mais ne la regardait pas, trop occupé à vouloir se débarrasser de cette chose. La femme riait, Anthony l'entendait, et il lui aurait bien fait regretter cet acte, si il n'était pas aussi embêté. Elle toussota et s'avança vers lui. Mais Anthony n'adressait toujours aucun attention à elle. Finalement, elle expliqua:

- Je suis navrée que mon familier vous ennuie. Je crois qu’elle s’est amourachée de vous… Si vous voulez bien rester immobile, je vous libère immédiatement.

Enfin, Anthony leva la tête, afin d'observer son interlocutrice. Il fut surpris par sa beauté
époustouflante. Jamais il n'avait vu pareille merveille. Elle avait une silhouette svelte et bien proportionnée, un visage d'ange avec un sourire cristallin et des yeux bleus pétillants, des cheveux de la couleur des champs de blé, un pur trésor.
Il détourna son regard de la jeune femme pour le reporter sur la loutre, toujours accrochée à sa cheville. Il aurait aimé se débrouiller seul, mais, voyant que c'était presque impossible, il esquissa un sourire en demandant:

-J'accepte votre aide volontiers, cette bestiole me tape sur le système !

Il attendait que la femme l'aide, n'étant malheureusement pas patient et il eut le temps de fantasmer sur la jeune femme. Il éprouvait du désir pour elle, et elle allait être surprise. Son instinct de chasseur avait pris le dessus, la femme n'allait pas être déçu. Anthony avait une idée derrière la tête, et comme il le disait si souvent, rien ne l'arrêterait .

I want to reconcile the violence in your heart.
I want to recognise your beauty's not just a mask.
I want to exorcise the demons from your past.
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Ven 9 Juil 2010 - 3:03

-J'accepte votre aide volontiers, cette bestiole me tape sur le système !

Alice fut amusée de la réplique de l'homme mais fit exprès de prendre son temps pour siffler et calmer Lya. Juste pour avoir le plaisir d'observer encore le brun et de s'approcher de lui sans se presser. Elle s'agenouilla devant le mollet pris en otage et caressa rapidement le pelage de son familier avant de la décrocher du tissu du pantalon et de se relever en la gardant contre sa poitrine. Un air gêné s'était épanoui sur son visage de par la proximité avec l'inconnu. Elle s'éloigna de quelques pas et finit par trouver le courage de remonter son regard sur le visage de l'homme.

- Elle fait souvent cet effet, c'est vrai mais quand on est habitué, on comprend que c'est sa façon de montrer son affection... Après, je conçois aisément que ça ait pu vous ennuyer donc veuillez accepter mes excuses pour cela...

Elle ne savait pas vraiment si elle devait essayait de continuer la conversation... Certes l'inconnu lui plaisait mais était-ce réciproque... Elle le regarda par en dessous et un sourire surpris éclaira son visage quand elle s'aperçut de l'attention avec laquelle il l'observait. De la joie mêlée à de la fierté coula dans ses veines jusqu'à ce qu'elle ne se souvienne qu'elle n'avait plus eu ce genre de réaction depuis ses dix-neuf ans. La fierté fut remplacée par la détermination. Ce retour de sensation l'avait décidé à parler une nouvelle fois. Au pire, elle se prendrait un vent... Et elle offrirait de nouveau l'homme en pâture à la loutre pour qu'elle le rende dingue.

- Sinon je m'appelle Alice. Alice Sullivan... Et vous?

A la fin de sa phrase, la naïade déposa son animal de compagnie au sol et enroula une mèche de cheveux autour de son index avant de chercher immédiatement, Lya, du regard. Et de se dire que l'avoir libéré n'était peut-être pas très malin. Néanmoins, la loutre ne retourna pas embêter le jeune homme et Alice s'apaisa. Un peu. L'attente de la réponse de son interlocuteur la mettait sur des charbons ardents. Elle se sentait comme une adolescente face au garçon qui lui plait. Sauf qu'elle n'était au fait de l'existence du brun que depuis... Une dizaine de minutes à tout casser.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Lun 19 Juil 2010 - 18:26

La jeune femme blonde eut l'air amusé de la position dans laquelle se trouvait Anthony. Alors que celui-ci trouvait cela très humiliant. Mais sachant qu'il fallait savoir être patient et que le vent allait tourner, il attendit qu'elle vienne chercher son abominable 'familier'. Elle s'approcha et s'accroupit à la hauteur du mollet d'Anthony. Le loup-garou sentit quelques frissons, tandis que la blonde frôlait sa jambe pour caresser son animal. Finalement, elle réussit et prit la bestiole dans ses bras. Elle se redressa et une expression gênée se dessina sur son visage. Ce qui prouvait une fois de plus que le charme et la séduction d'Anthony ne laissait indifférent personne. Il était fier, en effet, mais aussi un peu déçu. C'était toujours trop facile ! La jeune femme dévisagea une fois de plus le bel homme et elle expliqua, sans doute pour lancer la conversation:

- Elle fait souvent cet effet, c'est vrai mais quand on est habitué, on comprend que c'est sa façon de montrer son affection... Après, je conçois aisément que ça ait pu vous ennuyer donc veuillez accepter mes excuses pour cela...

Anthony aurait aimée rire, amusé par le désarroi de sa nouvelle rencontre. Il détailla la blonde, ne sachant que répondre. Elle était parfaite, un corps de rêve, une chevelure éblouissante, un visage sublime, une beauté qui ne pouvait être humaine. Grâce à certaines facultés, Anthony sentait que la jeune femme était plus qu'humaine. Mais, elle semblait vouloir garder le secret et il n'avait pas l'intention de la forcer.. du moins, pas tout de suite. Il décida d'attendre une nouvelle approche de la blonde, et elle vint rapidement:

- Sinon je m'appelle Alice. Alice Sullivan... Et vous?

La jeune blonde rougissait sans doute intérieurement, car elle déposa la loutre à terre et sembla tout à coup fascinée par une mèche de cheveux. Anthony voulait faire languir Alice, mais, il avait un semblant d'humanité qui étrangement ressurgissait en la présence de la jeune femme. Il décida de se montrer gentleman et poli, chose qu'il ne faisait que lors des grandes occasions !

-Enchantée mademoiselle, je me nomme Anthony Austen, et vous rencontrer est le rayon de soleil de ma journée .


Il en faisait trop, il le savait. Mais les femmes aimaient ce genre de choses. Tout en parlant, il s'était approché d'Alice et avait pris sa main pour l'embrasser, comme faisaient les hommes autrefois. Sentant qu'elle ne ferait pas le premier pas cette fois-ci, il décida que l'inviter à pique-niquer pourrait être une bonne tentative.. Même si il aurait préféré faire de la blonde son pique-nique !

-Permettez-moi de vous inviter à déjeuner ? J'allais justement pique-niquer.


Il se dégagea afin de montrer le tissu et le panier qu'il venait de faire apparaître. Alice ne pourrait refuser. Les femmes, mêmes si elles n'étaient pas humaines, raffolaient des pique-niques, elles trouvaient cela si... romantique. Quelle horreur! Mais, le loup-garou devait se montrer patient, l'heure viendrait ...
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mar 20 Juil 2010 - 0:53

Finalement, au bout d'un moment qui sembla durer une éternité à Alice, le jeune homme répondit.

-Enchantée mademoiselle, je me nomme Anthony Austen, et vous rencontrer est le rayon de soleil de ma journée.

La blonde sentit un sourire ravi étirer ses lèvres. Elle doutait de la sincérité de la phrase mais c'était le genre de chose qu'il était toujours plaisant d'entendre... Elle sentit une main ferme lui prendre délicatement la sienne et des lèvres douces en embrasser le dos. La partie inférieure de la bouche de la jeune femme fut aussitôt mordue pour empêcher le sourire de s'étendre davantage sur son visage. Pourtant, l'étreinte s'arrêta trop vite à son goût et elle releva son regard sur le visage d'Anthony dans l'attente d'une suite. Suite qui arriva rapidement à sa grande joie.

-Permettez-moi de vous inviter à déjeuner ? J'allais justement pique-niquer.

Elle eut la brève impulsion d'accepter directement l'invitation mais quelque chose l'en empêcha et elle chercha, à la place, son familier du regard. Elle le repéra à ses pieds et se pencha pour le récupérer. L'animal se laissa faire sans gigoter et Alice le remercia mentalement.

Le portant ensuite à bouts de bras vers l'exemple de beauté masculine qui lui servait d'interlocuteur, elle le lui tendit.

- Ce sera avec une joie immense mais uniquement si vous prenez de votre plein gré Lya, dans vos mains. Seulement deux petites secondes! précisa-t-elle en souriant, d'un air encore plus gêné que précédemment.

Il était charmant cet homme, mais s'il n'arrivait pas à accepter sa loutre ça ne servirait rien de tenter quelque chose avec lui. Que ce soit de l'ordre amical ou autre. Alice se gifla mentalement. Oui Anthony était beau, courtois, envoûtant et quand il la regardait, elle se sentait réellement belle, mais ce n'était pas pour ça qu'il fallait de suite se faire des films. Même s'il l'avait quand même invitée à pique-niquer...

Afin de chasser ces pensées de sa tête, elle se concentra sur le visage du brun. Grosse erreur. Il était trop beau pour pouvoir être observé innocemment... Le sang monta aux joues de la naïade et elle sentit un important besoin de plaire davantage encore naître dans ses entrailles. Elle était définitivement guérie de son traumatisme. Et ça grâce à trois phrases prononcées par un sublime étranger. Dire que la jeune femme osait clamer qu'elle n'était pas superficielle...


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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mar 20 Juil 2010 - 20:37

Anthony était certain qu'Alice aurait acceptée... mais, elle semblait résister au charme du bel homme, ce qui ne rendait la tâche qu'encore plus excitante. La belle blonde attrapa son familier et la cajola. Cette image donnait à ANthony l'envie de vomir. Quelle satisfaction obtenait-on de ce genre de bestioles ? néanmoins, il ne fit pas part de son dégoût à la jolie blonde et préféra s'occuper de la réponse qui ne tarda pas à arriver:

-Ce sera avec une joie immense mais uniquement si vous prenez de votre plein gré Lya, dans vos mains. Seulement deux petites secondes!

En plus, elle souriait ! n'avait-elle pas honte de poser une telle condition ? Anthony soupira intérieurement. Il savait que la jeune femme l'observait, mais il voulait réfléchir et se concentrer. En effet, quand il regardait la belle Alice, c'était comme si il perdait tous ses moyens, c'était la première fois que cela lui arrivait et il se sentait vulnérable. Bon, quelles étaient les solutions à ce problème ? Soit il acceptait, et sans faire de grimaces prenait cet espèce d'animal dans ses bras, soit il refusait et perdait la belle femme...

Il ne pouvait se résigner à penser à cette alternative. Non, il voulait la connaître.. Même si il était affamé, il ne pensait pas à la tuer. il n'y pensait plus. Elle avait l'air différente et il voulait découvrir pourquoi. Et surtout qu'était-elle. Il avait sentit qu'elle n'était pas humaine et il voulait à tout prix savoir sa véritable nature. Heureusement qu'elle même ne pouvait savoir le monstre qu'il était au fond de lui.. Mais peut-être que cela pimenterait leur relation ? Il envisagea une minute de lui révéler sa véritable race.. Mais reprit ses esprits aussitôt après. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Devenait-il fou ? Et cette loutre qui le regardait d'un air de miss-je-sais-tout ! Il détestait cela. Il détestait les animaux! Il fallait que cela tombe sur lui, bien évidemment. D'un geste de la main, il recoiffa ses cheveux, mouvement qu'il faisait lorsqu'il venait de prendre une décision. Il allait accepter, et prendre cette... chose dans ses bras. Il acceptait cette condition, mais il ne saurait tarder le moment ou Anthony poserait ses conditions !

Il s'approcha d'Alice. Elle était un peu plus petite que lui, il pencha donc la tête et tomba nez à nez avec elle. Il plongea son regard dans celui de la belle blonde et s'y noya. Les beaux yeux bleus de la femme tourbillonnaient et il avait l'impression qu'ils changeaient de couleur. Il trouvait cela fascinant et resta quelques minutes à contempler ce magnifique spectacle. Il en était certain à présent, il n'avait jamais vu de femmes pareilles. Alice était unique et il comptait la préserver. Oui, Alice faisait ressortir le côté humain d'Anthony, enfin, ce qu'il en restait.

-Très bien, puisque vous insistez...


Il tendit les bras pour prendre la loutre. Il inspira une longue bouffée d'air et ne tiqua pas. L'animal arriva dans les mains d'Anthony sans qu'il ne s'en aperçoive. Elle avait encore disparut et apparut d'une manière étrange, à l'aide de la magie. Il restait neutre, et impassible, mais à l'intérieur de lui, il bouillonnait de rage. Et oui, il ne fallait pas oublier qu'Anthony était un prédateur, qu'il aimait jouer avec ses proies. Et après tout, Alice n'était pas si différente que cela. Elle restait une proie, certes très appétissante, mais c'était une proie.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mer 21 Juil 2010 - 3:24

Anthony semblait cogiter sérieusement et Alice craint un instant d'avoir gâché ses chances de faire plus ample connaissance avec lui. Elle l'observa se recoiffer d'un geste qui trahissait l'habitude d'un tic et se mordilla légèrement la lèvre inférieure en priant n'importe qui pour que le brun accepte sa condition. La loutre dans ses mains ne détachait pas non plus son regard de leur nouvelle connaissance.

Semblant avoir fini de débattre intérieurement, il s'approcha soudain de la jeune femme dans le but de vraisemblablement récupérer Lya. Un profond soulagement naquit dans les entrailles de la blonde et elle ne bougea pas lorsque le torse impeccablement musclé d'Anthony se trouva face à elle. Elle releva seulement la tête de façon imperceptible et s'oublia dans les orbes océaniques qui l'hypnotisèrent instantanément. Ses jambes flageolèrent sous elle et elle crut qu'elle allait stupidement défaillir devant l'intensité de l'échange visuel. Son corps semblait être à des kilomètres d'elle, son esprit tournant comme un satellite autour d'une planète. Une planète qui serait celle d'Anthony. Sa voix la ramena à la surface et elle l'écouta distraitement, encore un peu sonnée par le lien qui venait de brusquement se rompre.

-Très bien, puisque vous insistez...


Les mains masculines se tendirent ensuite vers l'animal dans l'espoir de l'attraper mais la loutre arriva par télé-transportation. Anthony inspira une grande goulée d'air en s'abstenant de réagir outre-mesure et Alice se sentit heureuse. Simplement. Sans aucune émotion intense et dérangeante. Il faisait un effort sur lui-même dans le seul but de manger avec elle. Alors qu'elle n'avait rien de particulier. Et ça la ravissait. La comparaison avec une adolescente lui revint brusquement et elle la chassa au fond de son esprit. Anthony avait passé l'épreuve avec succès, il n'y avait plus à ergoter!

Lya revint sur son épaule et la jeune femme put lire sur le visage de son interlocuteur qu'il ne referait plus jamais ça. Elle se promit mentalement de respecter son souhait et lui offrit un sourit rayonnant pour le féliciter.

- Merci d'avoir accepté ma condition et bravo pour votre courage face à la bête monstrueuse qu'est Lya! rit-elle en lui prenant spontanément le bras. Comme si elle avait compris qu'Anthony ne l'appréciait guère, la loutre s'empressa de regagner le sol, laissant sa maitresse franchir les barrières physiques imposées jusque là.

- Ne prenez pas mal ma phrase! s'empressa de rajouter Alice en percevant un raidissement dans la tenue du jeune homme. Ne décelant aucune amélioration dans l'attitude du beau brun, elle libéra instinctivement son bras et remit une certaine distance entre eux tandis que ses joues s'empourpraient sensiblement.

- Désolée, je me suis laissée emporter... La proposition de pique-nique tient toujours? chuchota-t-elle finalement en gardant son regard fixé sur le sol. Elle se sentait aussi fautive qu'une petite fille devant son instituteur et la joie qui la transportait quelques secondes auparavant n'était plus qu'un joli souvenir. Tout ce qu'elle espérait c'était qu'Anthony ne devienne pas à son tour un joli souvenir.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mer 21 Juil 2010 - 10:58

Alice récupéra la loutre. Et heureusement ! Quelle puanteur dégageait cet animal ! Il fit comprendre par un regard qu'il ne referait jamais cela. C'était bien parce qu'Alice était différente... La loutre disparut sur l'épaule de sa maîtresse et Anthony expira enfin. C'était décidé, il réfléchirait la prochaine fois avant d'inviter une jeune femme blonde ayant pour animal de compagnie une mini-loutre. Mais, le sourire qui se dessina sur le visage d'Alice fit oublier toute cette mésaventure à Anthony et il lui répondit d'un sourire chaleureux à son tour. La loutre descendit de l'épaule d'Alice d'une manière élégante et la jeune femme s'avança un peu plus près. Anthony se rendit alors compte qu'elle sentait irrésistiblement bon. Une odeur de lavande mélangée au jasmin, un mélange envoûtant. Il ferma les yeux, humant avidement l'odeur d'Alice et se raidit lorsque celle-ci toucha le bras du lycan.

- Merci d'avoir accepté ma condition et bravo pour votre courage face à la bête monstrueuse qu'est Lya!

Le contact fit tourner le sang dans les veines du loup-garou. Comme si sa tête allait exploser. Bien heureusement, la jeune blonde remarqua l'attitude d'Anthony et s'écarta aussitôt. Elle dut croire qu'il ne l'aimait pas... C'était tout le contraire.Maintenant, il avait très envie de prendre sa main, de reprendre le contact. Alice exerçait une attraction envers Anthony qui était au delà de la gravité terrestre.

- Ne prenez pas mal ma phrase!

Voulait-elle vraiment parler de sa phrase ou de son geste ? À présent, elle était rouge pivoine, mais Anthony ne s'en importait pas. Il avait besoin de se calmer. être aussi vulnérable n'était pas bon, surtout en étant affamé et accompagné d'une femme aussi... fraîche.

- Désolée, je me suis laissée emporter... La proposition de pique-nique tient toujours?

Le lycan hésitait. Resté ainsi avec elle n'était pas raisonnable. Même si au début de leur rencontre, il avait décidé de faire de la magnifique femme son repas, l'idée de lui faire du mal lui déplaisait à présent. Il se sentait si bien en sa compagnie et si mal à la fois. Mais le monstre qui était en lui l'emporta, après mûres réflexions..

- Seulement si vous pensez pouvoir supporter ma compagnie !


Il avait parlé d'un ton qui se voulait rassurant et sérieux à la fois. Comme un avertissement. Une part de lui espérait que la femme s'en aille, une autre souhaitait qu'elle reste. Mais une chose était sûre, si elle acceptait sa proposition, Alice ne survivrait pas. Elle allait devenir sa proie numéro un, et, sans le savoir, elle jouait de sa vie à cet instant précis. Elle jouait avec le feu.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mer 21 Juil 2010 - 23:45

L'anxiété montait graduellement dans le corps de la jeune femme. Elle sentait son interlocuteur tergiverser de façon dangereuse et souhaitait que la réponse soit positive. C'était devenu son désir de la journée. Elle voulait passer du temps avec Anthony et peu importe que ce soit déraisonnable.

- Seulement si vous pensez pouvoir supporter ma compagnie !


Envoûtée par la voix apaisante du jeune homme, Alice eut un temps de latence avant de réaliser la portée de ses mots. Il n'avait pas retiré son invitation! La blonde retint alors l'envie de sauter partout qui s'était emparée d'elle. Rejouer une adolescente charmée, O.K. Se ridiculiser inutilement K.O

Elle offrit à nouveau un large sourire à Anthony et hocha doucement la tête.

- Je pense pouvoir tenir sans réel problème... Vous m'avez l'air de quelqu'un de charmant, monsieur Austen! déclara-t-elle en créant un nouveau contact visuel.

Comme un peu plus tôt, une sensation de partance s'empara d'elle mais elle la combattit de toutes ses forces pour rester lucide. Il serait bête de ne profiter que d'une seule partie du corps d'un homme tel que celui qui se tenait face à elle. Elle désigna ensuite le lac près d'eux et continua d'une voix joyeuse:

- Voulez-vous rester à proximité de l'étendue d'eau ou préférez-vous que l'on se retire dans les terres?

Inconsciemment, elle avait elle-même bougé en direction du lac, se plaçant dos à lui pour rester face à Anthony mais désignant sans le vouloir vers quoi sa propre préférence la portait. Il était tout simplement impossible de renier sa nature. L'eau était son élément, c'était donc près de l'eau qu'elle se sentait en sécurité. Ou du moins, le plus à l'aise, dans le cas présent.

Un son aquatique éclata brusquement dans l'atmosphère et la jeune femme se retourna vivement pour constater que Lya n'avait pas résisté à l'attrait de l'eau. Sa maitresse haussa les yeux au ciel et fit de nouveau volte-face pour ne pas délaisser plus que ça Anthony. Peut-être aurait-elle du finalement rester un peu plus longtemps de dos car à peine son regard se reposa-t-il sur lui qu'elle reculait automatiquement d'un pas.

- Tout va bien, monsieur Austen?
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Jeu 22 Juil 2010 - 7:28

Anthony vit sourire sa nouvelle amie. Elle ne déclinait pas son invitation, certainement pas !

- Je pense pouvoir tenir sans réel problème... Vous m'avez l'air de quelqu'un de charmant, monsieur Austen!

La jeune blonde plongea ses yeux dans les prunelles d'Anthony, et le lycan se sentit divaguer. Il était certain qu'elle aussi, ressentait cela. Il voulut fermer les yeux, pour stopper ce contact, qui rendait le beau brun vulnérable, mais, il se retint, de peur de blesser une fois de plus la jeune femme.

- Voulez-vous rester à proximité de l'étendue d'eau ou préférez-vous que l'on se retire dans les terres?

Elle s'était retournée vers le lac et pour accompagner sa question, elle s'installa entre l'étang et Anthony. Alice regardait le lac et elle sourit en voyant son animal nager dans l'étang. Elle se retourna vers Anthony, qui avait sentit en lui une douleur cérébrale. Elle voulut s'approcher, mais, se retinit, sans doute par peur de sa réaction, elle demanda alors:

- Tout va bien, monsieur Austen?

Anthony ne répondit pas tout de suite. La faim le tenaillait et il était devenu difficile de rester à proximité d'Alice. Il aurait tellement envie de la goûter, de manger un de ces orteilles ou pourquoi pas une oreille. Heureusement qu'il savait se contrôler, jusqu'à un certain point. C'était dangereux de rester ainsi avec de la chair fraîche, alors qu'il pouvait la tuer à n'importe quel instant. Comme une poussée d'adrénaline. Pour rassurer sa belle blonde, Anthony s'exclama:

-Ne vous inquiétez pas, j'ai juste un peu faim.


Pour accompagner sa parole, il s'installa en face de l'eau et s'assit sur le tissu posé par terre. Il attendait qu'Alice la rejoigne, remarquant que s'assoir ainsi était impoli. Malgré tout, la jeune femme souriait toujours. Et Anthony lui rendit son sourire, c'était sincère. Étrange. Avec cette femme, le lycan n'avait pas besoin de jouer la comédie. Ceci ne lui était jamais arrivé avant. Ou... si. Mais, il préférait oublier ce passage de sa vie d'immortel. Il aimerait chasser l'image de cette femme de sa tête. Il aurait du la tuer, dès leur première rencontre, mais, cela c'était passé autrement. Non, il devait vivre au présent, arrêter de remuer les fantômes de son passé. Maintenant, il était avec Alice, et rien ne le ferait bouger.

-Vous pouvez m'appeler Anthony au fait !


En effet, "monsieur Austen", bien qu'étant une marque de politesse, ne plaisait pas au lycan. Il attendit qu'Alice réponde quelque chose, ou qu'elle le rejoigne et il ouvrit le panier. Il sortit deux sandwiches et en tendit un vers Alice. Elle ne pouvait résister, il le savait, et ce sentiment de dominance lui plaisait beaucoup. Il pourrait faire ce qu'il voulait d'Alice. Elle était comme une poupée. Oui, c'était son nouveau jouet !
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Ven 23 Juil 2010 - 11:54


-Ne vous inquiétez pas, j'ai juste un peu faim.


Alice fut rassurée de ces paroles, son sourire s'épanouit de nouveau sur ses lèvres et elle l'observa s'asseoir sur la nappe près de l'eau. Il allait bien dans le paysage, élégant mais simple et la jeune femme n'arrivait pas à se résoudre à le rejoindre, craignant d'altérer la perfection du tableau. Son personnage principal lui rendit alors son sourire et elle se sentit fondre. Tout en se demandant comment il était possible qu'il trouve encore des ressources pour la séduire un peu plus dans chaque geste qu'il faisait.

-Vous pouvez m'appeler Anthony au fait !

Son coeur fit un bond dans sa poitrine : il lui ouvrait une barrière pour un peu plus d'intimité. La jeune femme mordit sa lèvre inférieure tout en essayant d'empêcher ses pommettes de rosir et accepta le Sandwich que lui tendait le bel homme. Elle vint ensuite s'asseoir en tailleur, à ses côtés et fit de son mieux pour maintenir une distance raisonnable entre eux.

- Et vous pouvez m'appeler Alice. Même si, généralement, mes amis m'appellent Lice,lança-t-elle d'une voix légèrement crispée par la crainte.

Elle ne savait pas d'où lui venait ce culot mais elle sentait qu'il fallait qu'elle continue à nouer une relation avec Anthony. Au risque de passer pour une fille facile et ayant cruellement besoin de compagnie. Parce qu'elle avait cruellement besoin de compagnie. Mais seulement si c'était Anthony qui la lui offrait. Elle désigna ensuite les sandwiches en levant légèrement le sien:

- Ils ont l'air délicieux mais puis-je commencer afin de voir s'ils en ont que l'air?

Elle haussa légèrement les épaules en disant ça pour souligner l'enrobage qui entourait l'information principale : elle adorerait commencer à manger quelque chose préparé par ses soins mais elle ne voulait surtout pas paraître impolie à ses yeux. Il fallait qu'elle trouve quelque chose pour montrer qu'elle était serviable... Son regard quitta à regret Anthony et glissa sur la nappe avant de tomber sur le panier de pique-nique du jeune homme.

Avisant deux verres dedans, elle se pencha en avant, s'appuyant sur ses genoux, et tendit la main pour les attraper avec une bouteille d'eau. Elle se rassit après en basculant à arrière et les servit pour ensuite prendre la bouteille sur ses genoux afin de la refermer. Le récipient en plastique quelque peu humide glissa de ses mains et de l'eau éclaboussa les vêtements d'Anthony avant que la jeune femme n'arrive à rattraper la bouteille et à lui remettre le bouchon sur son goulot.

- Je suis désolée! Encore une fois, oui! Je ne suis pas si maladroite en tant normal! J'ai l'impression d'être cette fille dans le film tellement à la mode qui parle de vampires! Vous savez, celle qui est aimée par un de ces sans-froids tout en étant aimée par un loup de la tribu ennemie! C'est tout à fait invraisemblable à mon avis, surtout qu'elle n'a rien de remarquable mais je m'éloigne du sujet! Excusez-moi, vraiment! déclara-t-elle d'une voix affolée en fouillant dans le panier pour en sortir des serviettes.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Ven 20 Aoû 2010 - 22:30

Lorsqu'Alice vint s'assoir près de lui, le feu dans la gorge du lycan se raviva. L'odeur de la femme était succulente, alléchante et il pensait avoir surestimé ses capacités à résister à la faim. De sa voix angélique, la femme répondit au loup-garou, ce qui le fit sortir de ses pensées diaboliques:

- Et vous pouvez m'appeler Alice. Même si, généralement, mes amis m'appellent Lice.

Anthony sourit. Alice semblait si tranquille, posée, insouciante, tout le contraire de lui. La pensée du petit surnom fit sourire le lycan. C'était mignon, et cela sonnait bien, Lice...
Il sentit l'impatience de la jeune blonde lorsqu'elle lui demanda:

- Ils ont l'air délicieux mais puis-je commencer afin de voir s'ils en ont que l'air?

Il hocha la tête en signe d'approbation et la regarda se servir de l'eau en sortant deux verres du panier. Il trouvait cette jeune femme bien mystérieuse et un peu bavarde aussi, mais, tous ces caractères faisaient son charme et il n'aurait aimé pour rien au monde qu'elle soit différente.
Absorbé dans ses pensées, il ne remarqua pas qu'elle l'avait arrosé malencontreusement et se trouva mouillé. Ses vêtements trempés, il pesta et enleva sa veste ainsi que son tee-shirt, se trouvant torse-nu. Pendant ce temps, Alice s'affolait, cherchant de quoi essuyer le lycan dans le panier ce qui exaspéra Anthony. Ce n'était que de l'eau ! Et ce qu'elle dit énerva encore plus le loup-garou .

- Je suis désolée! Encore une fois, oui! Je ne suis pas si maladroite en tant normal! J'ai l'impression d'être cette fille dans le film tellement à la mode qui parle de vampires! Vous savez, celle qui est aimée par un de ces sans-froids tout en étant aimée par un loup de la tribu ennemie! C'est tout à fait invraisemblable à mon avis, surtout qu'elle n'a rien de remarquable mais je m'éloigne du sujet! Excusez-moi, vraiment!

Anthony la fusilla du regard et lança:

-N'êtes-vous pas un peu vielle pour regarder ce genre de films, faits pour les adolescentes ?


Alice se tut, s'arrêtant de fouiller le panier et regarda Anthony dans les yeux. Elle devait être vexée, tant pis, il en avait assez de sa façon d'être si envoûté par lui. En général, il aimait qu'on lui résiste, et Alice au contraire, lui tombait au pied. Il observa le lac et vit un couple assit sur un banc, se tenant la main. Il se vit alors avec Alice, dans la même position et il eut envie de vomir. Alice et lui étaient trop différents, elle était encore trop jeune intérieurement, lui, il avait besoin ... Non, il n'avait pas besoin de femmes. Même si Alice dégageait quelque chose qui plaisait à Anthony, celui-ci ne pourrait jamais plus aimer, pas après elle.

Il posa son regard une dernière fois sur la jeune blonde qui l'avait tant intriguée et se leva. Ainsi, le soleil brilla sur son torse étincelant. Il observa Alice, qui semblait perdue, et se retourna, mais au lieu de s'en aller, il murmura:

-Vous ne devriez pas rester près de moi . Nous sommes trop différents .


Ces mots étaient durs à prononcer, mais ils devaient être encore plus dure à entendre. C'était ainsi, Anthony était une créature maléfique, et il ne faisait que du mal autour de lui. Mais, faire du mal à Alice n'avait pas été au programme, pas de cette façon. Il s'en voulait déjà, mais ne parvenait pas à partir. Il perçut alors des bruits derrière lui, et espérait qu'Alice répondrait .
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Ven 20 Aoû 2010 - 23:04

A la grande surprise de la jeune blonde, Anthony devint soudainement cassant:

-N'êtes-vous pas un peu vielle pour regarder ce genre de films, faits pour les adolescentes ?

Sous un léger choc, elle arrêta immédiatement de parler et de bouger, se contentant d'observer le beau brun fixement. Son esprit évaluait la valeur de la phrase qui venait d'être prononcée et la jugeait juste. Pour le grand déplaisir de son égo. Elle avait bien le droit d'aimer les films pour adolescentes, non? Même si ça faisait idiot, c'était sa manière à elle de se détendre. Mais c'est vrai que le balancer de cette façon-là avait été stupide. Elle regretta mais n'osa rien dire de peur de se faire rabrouer plus durement encore. Anthony avait un ascendant sur elle, elle le savait, mais jusque là elle avait considéré ce fait comme plutôt bénéfique. Grâce à lui, en très peu de temps, elle s'était sentie belle. Là, elle se sentait cruche. Elle s'était fait tout un cinéma au sujet d'une éventuelle relation entre Anthony et elle et le payait maintenant. Elle n'avait que ce qu'il méritait. Elle aurait voulu retourner en arrière et ne pas avoir entamé la conversation avec le brun.

Quelque chose d'insistant se posa subitement sur elle mais comprenant que c'était le regard d'Anthony, elle ne releva pas la tête afin de ne pas s'enfoncer davantage encore dans l'attitude pathétique. Malgré tout, elle perçut l'éclat du torse aux allures idylliques du jeune homme et le vit lui tourner le dos, du coin de l'oeil. Elle eut stupidement envie de lui hurler qu'elle avait été stupide mais qu'en réalité, elle n'était pas comme ça. Qu'il l'intimidait mais qu'avec le temps, ça changerait. A la place, elle tendit simplement l'oreille pour écouter ce qu'il murmurait:

-Vous ne devriez pas rester près de moi . Nous sommes trop différents .

La naïade laissa alors échapper un bref rire presque cynique qu'elle ne s'était jamais entendue et s'appuya au sol pour se relever. C'était au tour d'Anthony de dire n'importe quoi... Elle sourit légèrement et avança vers le jeune homme, appréciant le fait que son dos était aussi beau que le reste de sa personne. Doucement, la naïade tapota son épaule et il se retourna vers elle. Sans lui laisser le temps de comprendre, elle lui asséna une droite avant d'hurler de douleur en tenant son poing. Anthony, lui, n'avait pas l'air d'avoir ne serait-ce que ressenti le coup.

Un éclair amusé sembla d'ailleurs traverser les pupilles claires du brun et Alice ne put s'empêcher de sourire sans pourtant cesser de grimacer à cause de son poing qui l'élançait légèrement. Néanmoins, elle fit en sorte de prendre au maximum sur elle pour répondre à ce qu'il venait de dire et c'est donc d'une voix quelque peu crispée qu'elle le fit :

- Que vous critiquiez mon goût cinématographique merdique, je le conçois mais que vous disiez ce genre de bêtises, j'ai déjà plus de mal. Nous ne sommes pas ensemble, vous savez. Un simple "Alice, j'ai rendez-vous chez mon taxidermiste et j'aurais adoré vous revoir mais je suis booké pour les trente prochaines années" aurait suffit à me faire décamper...

Elle lui sourit légèrement à la fin de sa phrase, un peu de gêne colorant ses joues en rouges. Elle espérait être un tant soit peu sortie de son carcan de fille futile... Un tout petit peu au moins, s'il vous plaît, quelqu'un, quiconque m'entendra
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 21 Aoû 2010 - 12:11

Le lycan n'aurait jamais pu imaginer plausible ce qu'il se passa ensuite. Il avait perçut des bruits derrière lui, les pas légers et silencieux d'Alice qu'il parvenait à entendre grâce à son ouïe parfaite. Alice lui tapota l'épaule, le contact provoqua des frissons à Anthony, encore une fois. Il se retourna vivement et, d'un coup de poing, Alice le frappa au visage de la main droite. Sur le coup, Anthony n'eut pas mal, Alice avait une faible force et c'était plus une caresse qu'une frappe. Il se sentit pourtant devenir rouge, peut-être la honte ? Au contraire d'Anthony, Alice avait très mal, elle s'était sûrement foulée le poignet. Le beau brun en déduit alors qu'elle avait dû y mette toute sa force, mais sans résultat, puisqu'il n'avait rien sentit.

Finalement, Alice était vraiment étonnante, une jeune femme imprévisible et charmante. Il n'aurait jamais eu la force de partir, il n'aurait pas pu la laisser, et c'était égoïste de sa part. Il allait lui faire du mal, il finissait toujours par être méchant, après tout, c'était une créature du Mal, et personne ne le changerait. Il sortit de ses pensées en voyant Alice qui s'agitait tenant son poing dans sa main valide. Anthony sourit, il trouvait cela vraiment amusant, même si Alice devait souffrir. Coupable, il essaya de déformer son sourire en un rictus désolé, mais Alice lui rendit son sourire lorsque ses deux fossettes devinrent rouge. Elle se redressa et lança à Anthony sur un ton convaincu:

- Que vous critiquiez mon goût cinématographique merdique, je le conçois mais que vous disiez ce genre de bêtises, j'ai déjà plus de mal. Nous ne sommes pas ensemble, vous savez. Un simple "Alice, j'ai rendez-vous chez mon taxidermiste et j'aurais adoré vous revoir mais je suis booké pour les trente prochaines années" aurait suffit à me faire décamper...

Le loup garou voulut exploser de rire, elle ne manquait vraiment pas de toupet cette humaine ! Même si Anthony avait énormément de mal avec les animaux, il n'était pas non plus un tueur... sauf ce qui concernait cette loutre si agaçante et collante... Il faudrait qu'il s'en occupe tôt ou tard. Anthony se rapprocha d'Alice qui avait rosit et sans qu'elle ne lui accorde le droit, lui prit la main et posa quelques glaçons qu'il avait prit soin de prendre dans le panier avant de s'approcher. Le froid calma la blonde et Anthony plongea alors son regard dans le sien. Alors, il se laissa aller et déversa toutes ses émotions dans ses yeux. Car seules ses deux iris le trahissaient, parfois c'était un inconvénient, mais, cette fois-ci, c'était à son avantage. Trop fier, il ne demanderait pas pardon à Alice, mais par ses yeux, la belle femme comprendrait et accepterait peut-être ses excuses. Après quelques minutes qui parurent une éternité où leur regard avait parlé à la place de leur bouche, Anthony se dégagea pour laisser un peu d'espace à Alice et alla près de la berge. Il observa l'eau, quelques petites vagues ondulaient pour venir s'écraser contre l'herbe:

-Je n'empaille pas les animaux Alice, bien que votre loutre le mériterait...


Il sourit à cette pensée, et comme si l'animal avait entendue et comprit Anthony, le familier d'Alice apparut aux pieds d'Anthony, se frottant à lui comme la première fois. Il poussa un soupir et cette fois-ci n'attendit pas que la blonde vienne à son secours et se dégagea d'un faible coup de pied. Il se rapprocha d'Alice, observant sa main et constata qu'elle était plutôt rouge. Il s'en voulait de lui avoir fait mal, mais d'une certaine manière, c'était elle la responsable. Comme ni l'un ni l'autre n'osait parler, Anthony rompit une fois de plus le silence en se penchant vers la jeune femme, humant ainsi son odeur délicieuse qui avait un peu le parfum de la mer et murmura:

-Et, si vous étiez la fille de ce film, je serais le vampire, ou le loup garou ?


Anthony prenait de gros risques, il le savait mais c'était plus fort que lui. Et de toute façon, Alice n'était qu'humaine, elle ne pourrait pas faire de rapprochement entre lui et cet idiot de faux loup garou qui se trouvait dans ce film qui n'était qu'un pur navet. Anthony n'avait rien à craindre. Il attendit patiemment que sa nouvelle amie veuille bien lui répondre et ne s'éloigna qu'un peu, à son grand regret; pour la laisser respirer.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 21 Aoû 2010 - 15:28

Toujours dans l’attente de ce qui allait survenir, la jeune blonde observa Anthony récupérer quelques glaçons dans le panier qu’elle avait précédemment dérangé et lui prendre délicatement la main afin d’y apposer les cubes de glace. Aussitôt, la douleur décrut tandis que la gêne augmentait proportionnellement. Le peu de distance qu’il y avait entre leurs deux corps laissait présager à la naïade que la situation s’était relativement bien arrangée mais elle attendait une véritable confirmation. Alors, le brun plongea son magnifique regard dans le sien et quelque chose sembla s’ouvrir dans ses prunelles trop bleues à cet instant pour être innocentes. Alice y lut le regret et l’envie d’effacer sa dureté précédente, emportée sans qu’elle ne comprenne comment dans les sentiments d’Anthony. La peur qu’elle ne comprenne pas était d’ailleurs légèrement présente, près de celle concernant son refus de lui pardonner. Alors, la jeune femme fit de son mieux pour le rassurer sans être sûre que son regard serait aussi limpide que celui du jeune homme. Soudainement, le contact visuel se brisa en douceur et la blonde réaterrit dans la réalité. Elle se sentait beaucoup mieux qu’auparavant. Même le début de sa rencontre avec le jeune homme ne lui avait pas procuré autant de bien-être. Avoir eu ce bref lien, qui avait été si intense pour elle, l’avait rassérénée. Reportant son attention sur son compagnon, elle le vit près de la berge, observant tranquillement les vaguelettes du lac. Sa voix agréablement basse flotta soudainement dans l’air, une fois encore et la jeune femme pencha légèrement la tête sur le côté, attentive à ce qui allait être dit:

-Je n'empaille pas les animaux Alice, bien que votre loutre le mériterait...

Un léger sourire revint flotter sur les lèvres de la naïade, sourire qui s’agrandit lorsqu’elle constata que Lya avait beaucoup apprécié ce qui venait d’être dit et témoignait de son affection au brun. Elle entendit ce dernier soupirer et ne dit rien lorsqu’il repoussa la loutre d’un léger coup de pieds. Il était vrai que la bestiole savait être agaçante parfois… Anthony revint soudainement vers elle pour regarder sa main, rougie par le choc qu’elle avait subie et elle se sentit coupable. Maintenant, il s’inquiétait –ou semblait s’inquiéter- alors que c’était elle qui l’avait frappé ! La situation avait radicalement changé, c’était sûr et Alice ne sut pas s’il fallait vraiment s’en réjouir. Elle était heureuse qu’Anthony ait repris un ton plus amical mais au vu du lunatisme de leurs caractères respectifs, la suite ne serait peut-être pas de tout repos. Comme pour confirmer sa pensée, le brun se pencha légèrement vers elle et elle put sentir son parfum masculin auquel elle savait pouvoir se shooter éternellement sans jamais en être lassée. Lorsqu’il recommença à parler, elle eut envie de fermer les yeux pour profiter du timbre envoûtant renforcé par l’odeur si enivrante. La teneur des propos qu’il lui offrit lui fit pourtant écarquiller les pupilles :

-Et, si vous étiez la fille de ce film, je serais le vampire, ou le loup garou ?

La phrase laissait sous-entendre quelque chose qu’Alice adora tout en se sentant mal à l’aise. Et si Anthony lui tendait un piège ? Devait-elle tout de même rester sincère ? La réponse lui apparut à peine la question formulée dans son esprit : Oui. Elle devait restait sincère. Parce que quoiqu’il arrive, on ne bâtissait pas une relation sur un mensonge. Maintenant se posait un second problème : Anthony ne ressemblait heureusement pas à un quelconque personnage du film mentionné. Mais il fallait pourtant que la blonde réponde. Comme pour l’aider à réfléchir, le brun libéra ses sens en se reculant d’un pas et la naïade sut ce qu’elle allait dire.

Elle passa machinalement sa main indemne dans ses cheveux et fit en sorte d’harponner ensuite le regard de son interlocuteur :

- En admettant que je tienne le statut de cette fille, à mes yeux, vous tiendriez le statut du vampire. Même si vous ne lui ressemblez pas du tout, je vous rassure. Je parle simplement en tant que place par rapport à moi. A ce que je voudrais, peut-être.

Elle avait l’impression de s’embourber dans ses explications et espérait de tout son cœur avoir quand même réussi à être suffisamment claire. Elle lâcha Anthony du regard et se rassit en faisant tout de fois attention à son poignet, pour relever immédiatement le visage vers le jeune homme. Une expression amusée et gênée de nouveau posée sur son faciès.

- Je vous renvoie la question. Si vous étiez à la place de la jeune fille ? Qui serais-je ?

Elle ne savait pas si Anthony apprécierait sa légère touche d’humour mais elle était fière d’avoir osé. Au pire, elle avait déjà goûté à la dureté du jeune homme et bien que ça l’ait quelque peu chamboulée, elle ne serait plus aussi surprise.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 21 Aoû 2010 - 22:00

Anthony observa la blonde mettre une main dans ses cheveux, comme si elle pensait trouver la réponse à sa question dans sa chevelure brillante et soignée. Il sourit à cette pensée et lorsqu'Alice ouvrit la bouche pour parler, il redevint sérieux, stoppant sa respiration.

- En admettant que je tienne le statut de cette fille, à mes yeux, vous tiendriez le statut du vampire. Même si vous ne lui ressemblez pas du tout, je vous rassure. Je parle simplement en tant que place par rapport à moi. A ce que je voudrais, peut-être.

Le problème chez Alice était qu'elle parlait beaucoup trop et de plus, elle faisait de mauvaises déductions. Un vampire ? Quelle insulte ! Les lycans étaient beaucoup plus... forts, intéressants et intelligents que ces stupides sangs-froids. Il était vrai qu'Anthony avait aimé une femme vampire, c'était ailleurs, pendant une autre époque, dans une autre vie... Au lieu de se sentir vexé, il devrait être heureux que la pauvre humaine ne fasse pas le lien. Il valait mieux qu'Alice ne sache rien pour l'instant... pour toujours d'ailleurs, car il ne pourrait jamais aimer une humaine. Tout simplement car il pourrait la tuer, ou pire... quoique, rien n'était pire que la mort, pour un vulgaire mortel.

Il l'observa s'assoir, prenant soin de pas brusquer sa main blessée, et aussi vite qu'elle s'était éloignée, elle releva la tête, replongeant son regard dans celui d'Anthony. Il aimait ce contact qui n'en était pas vraiment un. Mais, ils se touchaient tout de même, il lisait en elle, elle lisait en lui... enfin pas complètement. Il aurait tant aimée s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras, lui témoignant ainsi son affection et lui prouvant qu'il était navré qu'elle souffre à causse de lui. Mais, il ne le ferait pas. Les relations entre lycans et humains n'étaient pas conseillés. C'était dangereux, pour les deux personnes. Si Anthony se mettait en colère, il serait capable de réduire Alice en cendres, il en avait déjà fait l'expérience. Il avait souffert lui aussi. Mais, c'était ainsi, le loup qui était en lui prenait énormément de place et il était impossible de changer cela.

Anthony posa son regard sur la jeune femme. Il la regardait amusé et protecteur, mais aussi gêné... ne trouvant rien à dire. C'est elle qui compléta la conversation, avec une question à laquelle Anthony ne s'attendait pas.

- Je vous renvoie la question. Si vous étiez à la place de la jeune fille ? Qui serais-je ?

Il aurait voulut rire. Jamais Anthony ne serait à la place de cette pauvre fille. De plus, imaginer Alice en vampire, était comme imaginé Satan en petite culotte, d'un ridicule profond. Alice était trop maladroite, trop naïve pour faire partie de la caste des vampires. Elle ne tiendrait même pas une nuit ! Elle ne supporterait pas la douleur de la transformation et, Anthony était certain que le fait qu'elle soit obligée de boire du sang la répugnerait. Quand aux loup-garou, Alice n'en serait jamais un non plus. Pas assez forte, physiquement et mentalement. Trop faible. Il existait très peu de lycans féminins, pour cause, ceux-ci étaient souvent trop proches des humains, et finissaient par révéler leur identité. C'était interdit. D'ailleurs, si Alice apprenait ce qu'était Anthony, elle passerait un sale quart d'heure. À cette pensée, Anthony serra les poings. Il ne laisserait personne toucher à la jeune blonde. Elle lui appartenait et si quelqu'un devait la tuer, ce serait lui. Il se rendit compte que cela faisait déjà quelques instants qu'Alice avait posée sa question. Mais, en la regardant, il ne remarqua aucun signe d'impatience. Cette femme le surprendrait toujours. Malgré tout, pour ne pas abuser, il lança d'une traite, d'un tout doux, mais convaincant:

-Voyons Alice, vous voyez-vous dans une de ces deux créatures ?!


Il n'attendait pas vraiment de réponses. En fait, il voulait boucler ce sujet au plus vite, il risquait de le démasquer et de leur attirer des ennuis. Il leva la tête, quittant le regard de la femme qui commençait à lui faire de l'effet et regarda autour de lui. Il commençait à se faire tard pour pique-niquer. Le soleil devenait orange-rouge, et les reflets de cette boule de feu sur l'eau donnaient un côté magique à l'endroit. Il avait toujours sa veste dans sa main et regardant Alice se demanda si elle avait froid. Les soirées étaient fraîches ces temps-ci, cela sentait la fin de l'été... Il se rapprocha d'elle, s'assit face à elle et posa doucement la veste en cuir sur les épaules de la blonde. Il sourit et demanda charmeur:

-Peut-être pourrions-nous aller observer le coucher de soleil sur ce banc près de l'eau ?


Il trouvait son idée bonne, cela permettrait à Alice de lui parler, de tout et de rien, comme elle le savait si bien faire. Pour accompagner son geste, il se releva et commença à ranger les affaires, faisant signe à Alice qu'il n'était pas la peine de l'aider. En fait, il avait peur qu'elle ne joue encore de sa maladresse. Après quelques instants à mettre les sandwiches dans le panier et à plier le tissu, il épousseta ses mains et chercha Alice du regard. Elle l'attendait près d'un arbre et il fut heureux de la rejoindre. Il lui tendit la main, espérant qu'elle la prendrait sans se poser de questions et sans parler. Le coucher de soleil allait commencer, et une longue histoire aussi .
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Dim 22 Aoû 2010 - 15:16

La jeune blonde commençait à se demander si Anthony réfléchissait vraiment à sa question quand elle remarqua la brusque crispation des poings du jeune homme. Aussitôt, elle voulut se lever et le prendre dans ses bras pour essayer de l'apaiser et lui donner la possibilité de parler s'il en avait besoin mais encore une fois, elle contint ses pulsions et fit juste en sorte d'arborer un visage tranquille, sachant parfaitement que comme les sourires, la colère était contagieuse. Et elle ne voulait surtout pas qu'Anthony se mette en colère. Donc elle devait arborer une expression radicalement opposée. Se souvenant de leur échange visuel, son esprit n'eut aucun mal à trouver du calme et la naïade recommença à observer le jeune homme qui avait desserré ses poings entre temps. Son regard retomba sur elle et il lui répondit sans méchanceté, avec presque une sorte de tendresse dans la voix:

-Voyons Alice, vous voyez-vous dans une de ces deux créatures ?!

Sa phrase finie, il fit passer son regard sur leur environnement et la jeune femme l'imita en pensant à ce qu'il venait de dire. Non, elle ne se voyait dans aucune de ses créatures et ne voulait pas s'y voir. Même si les vampires et loups-garous de la réalité étaient très différents de ceux du film... En fait, elle aurait plutôt aimé savoir sur quel statut, Anthony la plaçait. Était-elle en passe de devenir l'envahissante amie énamourée ou une possibilité amoureuse? Le contact de la veste d'Anthony sur ses épaules la chassa de ses pensées et elle sentit son cœur battre légèrement plus vite. Le jeune homme était réellement trop tentateur pour son bien-être mental. Elle remarqua le soleil rougeoyant derrière lui et comprit ce qui avait suscité son attention, l'atmosphère commençait à légèrement se rafraîchir.... Au contraire de leur relation, visiblement, étant donné qu'ils étaient toujours si agréablement et physiquement proches... Le brun sourit et Alice sentit ses lèvres s'étirer automatiquement dans une réponse timide. De son timbre charmeur, Anthony lui proposa ensuite quelque chose qu'elle n'aurait jamais imaginé:

-Peut-être pourrions-nous aller observer le coucher de soleil sur ce banc près de l'eau ?

Sa proposition était si désuète, si romantique, si craquante que la jeune blonde faillit se pincer pour vérifier qu'elle ne fantasmait pas. Cela faisait bien longtemps qu'on ne l'avait pas invité à faire quelque chose d'aussi charmant. Et c'était la première fois qu'un homme aussi beau qu'Anthony le lui proposait. Certes, les quelques ex qu'elle avait eu était bien physiquement mais ils ne pourraient jamais concurrencer sa nouvelle connaissance. Tant bien même qu'ils passeraient leurs vies dans des cabinets de chirurgie esthétique. Une pensée en amenant une autre, Alice se demanda soudainement si le visage d'Anthony était entièrement d'origine... N'avait-il pas été un peu amélioré? Elle espéra que non tout en sachant pertinemment qu'elle n'aurait jamais le cran de poser à voix haute la question... Si jamais, il était soûl en sa présence, elle pourrait éventuellement tenter d'aborder le sujet mais ce n'était même pas sûr.

L'objet de ses pensées se leva soudainement pour ranger les affaires et lui signifia d'un geste qu'elle pouvait rester à ne rien faire d'autres que le contempler. Elle savait son interprétation du geste un peu libéral mais était convaincue qu'il y avait tout de même une importante part de vérité dedans. Elle se leva pour le laisser plier le drap sur lequel ils avaient été assis et s'éloigna un peu de la berge pour se placer près d'un arbre dans lequel Lya jouait. Elle lui ordonna de rester là et de la retrouver plus tard puis elle se tut en voyant son compagnon approcher d'elle. Sans un mot, il lui tendit la main et elle s'en saisit, un sourire timide placardé sur le visage. Elle ne sentait même plus le besoin de parler pour cacher sa gêne. La main d'Anthony était grande, chaude, forte, à peine rugueuse au niveau de la paume et Alice sentait que s'il voulait, il aurait pu briser sa dernière main valide rien qu'en la serrant un peu trop fort. Sauf qu'elle ne se sentit pas en danger malgré ça. Au contraire, elle avait l'impression de pouvoir affronter le monde si le brun était avec elle.

Ils dépassèrent quelques petits arbres feuillus, et n'étaient plus qu'à un mètre du banc quand la jeune femme trébucha sur une racine. Elle imaginait déjà son poignet abimé, cassé lorsqu'Anthony la coupa dans ses élucubrations en la rattrapant habilement et très chastement. Il la redressa avec la même habileté et elle le regarda le rouge aux joues, pensant qu'elle avait plus rougi en quelques heures avec lui qu'en toute une vie.

- Je n'en loupe pas une, merci en tout cas...

Elle lui offrit un petit sourire et ils allèrent s'asseoir sur leur but premier. Devant eux, le soleil inondait la surface brillante du lac d'une magnifique lumière rouge. L'ambiance était douce et mine de rien, la jeune femme osa glisser légèrement sur le banc pour se rapprocher un petit peu d'Anthony.

- Ca vous arrive souvent d'emmener des inconnues voir des couchers de soleil, monsieur Austen? demanda-t-elle d'un ton dégagé, son regard vissé sur le superbe spectacle qui leur était offert.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Jeu 26 Aoû 2010 - 12:06

Lorsqu'Anthony senti la main d'Alice dans la sienne, il se sentit libre et léger, comme si il n'avait rien à craindre, comme si il était en sécurité, près de la petite et fragile humaine qu'était Alice. La jeune femme avait la main douce et chaleureuse, elle sentait le jasmin mélangé à une autre senteur envoûtante. Après que des sentiments heureux aient traversés l'esprit du lycan, il dut regarder la vérité en face: si il serrait un peu plus sa poigne, la belle blonde aurait le poignet cassé. Il pouvait la briser, la réduire en cendre, même si il ne le voulait pas. Un loup garou est une créature imprévisible, Anthony en avait déjà fait l'expérience, avec une femme, dans une autre vie, d'ailleurs, en y repensant, Alice lui ressemblait beaucoup... Il n'avait pas l'intention de faire les mêmes erreurs. À présent, l'idée de faire de la jeune femme blonde son repas était devenu stupide aux yeux du loup garou, qui pourtant avait très faim. Il ne supporterait pas de lui faire du mal, ce serait au dessus de ses forces.

Ils marchèrent sur l'herbe, avançant près de l'eau et Anthony sentait qu'Alice était heureuse, comme il y avait déjà quelques minutes, elle semblait attirer par le lac. La loutre ne les suivait pas et Anthony en fut surpris. En effet, l'animal ne manquait jamais une occasion de s'approcher de lui, alors pourquoi ne venait-il pas ? Finalement, le lycan se dit qu'il se posait trop de questions et soupira, se sortant toutes ses pensées de sa tête, faisant le vide. Il tourna la tête, de façon à voir le profil d'Alice, un si beau visage... Il souriait, heureux de se retrouver là. Cela faisait depuis si longtemps qu'il ne s'était pas sentit ainsi. Malgré que d'habitude, ses parties de chasse le rendaient heureux, aujourd'hui, ce n'était pas pareil, aujourd'hui, il avait rencontré plus qu'une proie... mais, il mettrait énormément de temps à se l'avouer.

Main dans la main, on aurait pu les prendre pour deux tourtereaux, se promenant à la tombée de la nuit, devant un coucher de soleil magnifique, c'était si romantique ! Anthony sourit à cette pensée, il était tout sauf romantique. L'esprit guimauve, ce n'était définitivement pas pour lui. Et pourtant, qui l'aurait cru, il se promenait avec une femme douce, belle, gentille, qui elle avait l'air complètement romantique... Deux opposés, deux esprits contradictoires, qui pourtant se complétaient déjà si bien . Ils marchaient, ne se souciant de rien, et la maladresse d'Alice les ramena à la réalité. La jeune femme avait trébuché sur une racine, Anthony la rattrapa doucement avec habilité et la releva avec une élégance parfaite. Il la vit rougir et cela lui fit plaisir. Alice était complètement sous son charme, quoi de plus normal, avec un physique aussi beau que le sien. Comme il s'y attendait, Alice s'excusa mille fois, avec des paroles plus stupides les unes que les autres:

- Je n'en loupe pas une, merci en tout cas...


Malgré tout il ne releva pas et ils s'installèrent sur le banc, tout proche d'eux. Ils étaient au début loin l'un de l'autre, puis, Alice se rapprocha, discrètement, et ce geste fit plaisir au jeune brun, qui n'attendait que ça, d'être près de la jeune femme. Elle observait le paysage et Anthony en fit autant. Il vit alors le plus beau coucher de soleil de sa vie. La grosse boule de feu était d'une colère rouge feu, le ciel autour frôlait le orangé et on avait l'impression que c'était une explosion de couleur qui reflétait sur l'eau du lac. Anthony était émut par tant de beauté et ne fit pas attention lorsqu'Alice lui posa une question sur un ton doux, comme à son habitude:

- Ca vous arrive souvent d'emmener des inconnues voir des couchers de soleil, monsieur Austen?


Le loup garou se répéta la question dans sa tête. Alice était perspicace, même si elle était folle de lui, semblait-il, elle se méfiait. C'était cela qui l'a différenciait des autres humaines qu'Anthony avait rencontré. Il inspira une grande respiration, et fut surpris de constater que l'odeur d'Alice avait changée. Depuis qu'ils s'étaient rapprochés de l'eau, le jasmin avait disparût pour laisser place à la senteur de la mer et du poisson. Le brun grimaça, et tourna la tête, expirant et inspirant à nouveau, pour éclaircir ses idées. Malheureusement, ce n'était pas l'odeur de l'air, mais bien celle de la femme qui l'accompagnait. Le lycan en déduit qu'Alice était nullement humaine. Il s'en voulait de s'être ainsi laisser aller avec cette créature dont il ne savait rien, puisqu'il ignorait tout du monde surnaturel, à part connaître quelques démons et vampires, il n'avait jamais rencontré d'autres loups garous, alors en ce qui concernait les autres créatures mythiques, telle que les sirènes...

Après cette découverte, Anthony se demanda si Alice avait compris qui il était réellement. Peut-être pas. Le jeune femme devrait savoir qu'un loup est dangereux, incontrôlable et surtout effrayant. Devait-il continuer à jouer l'innocent ? Profiter de cette soirée comme si de rien n'était ? Ou, devait-il tuer cette femme à laquelle il se sentait liée ? Non . Il devrait partir, la laisser. Il aurait du partir dès qu'elle l'avait abordée. Mais, le problème était qu'il n'en avait pas envie. il voulait rester près d'Alice, et profiter de cet instant, il aimerait qu'il dure toute la vie, toute l'éternité. Malheureusement, c'était impossible, tout comme le fait que la jeune femme soit une humaine... Il décida pourtant de suivre son cœur et répondit avec apaisement à la question de la jeune blonde:

-Cela m'arrive une ou deux fois tous les cent ans ! Et vous, on vous invite souvent à voir un pareil spectacle ?


Il tourna la tête, pour croiser son regard, et souriait. Il voulait sa phrase comique, mais aussi préventive. Si Alice était raisonnable, elle s'en irait. Si Alice avait compris, elle partirait. Si seulement, mais peut-être n'en aurait elle pas envie ? Comme lui, peut-être qu'elle se sentait bien en sa présence ? Tant de questions auxquelles ils manquent tant de réponses. Anthony ne s'était jamais sentit autant faible moralement que par cette soirée. Il attendit juste qu'Alice décide de se qui était bon pour elle. Elle détenait les dés, et lorsqu'elle les aurait lancé, il sera impossible de faire marche arrière.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Jeu 26 Aoû 2010 - 23:50

Si proche de l'eau et d'Anthony, Alice se sentait merveilleusement. Entre ses doigts, elle sentait cependant sa peau se palmer légèrement et frémir doucement sans arriver à enrayer le phénomène. Son instinct surnaturel l'enjoignait de rejoindre son élément le plus rapidement possible mais la jeune femme lutta, utilisant la douce proximité de son compagnon pour garder la raison.

Ce dernier inspira soudainement de façon un peu plus profonde que d'accoutumée et son corps se figea aussitôt, comme surpris par une nouveauté olfactive . Le scrutant du coin de l'oeil, la naïade observa avec attention une grimace se former sur le beau visage du brun alors qu'il reprenait une nouvelle inspiration en détournant légèrement le visage. Un sentiment d'abattement sembla traverser le brièvement mais le jeune homme se reprit vite, semblant chercher quelque chose qui demeurait mystérieux à sa compagne.

En parlant de mystère, elle ne savait toujours pas à quelle race Anthony appartenait et n'arrivait pas à le faire entrer dans une catégorie précise. D'après ce qu'il avait dit précédemment, au sujet de sa dangerosité, ça ne pouvait pas être un elfe. En plus, son nom ne collait pas. Non, il devait être quelque chose de plus passe-partout, s'il était possible d'employer ce terme. Sa beauté excluait d'office le genre des sorciers, aussi. Bien que certains des ces magiciens soient très beau. Anthony était plus... Moins... Il y avait quelque chose de plus bestial en lui. Quelque chose que les vampires ne possédaient pas non plus. Ce qui ne pouvait laisser que deux catégories en lice, celle des démons et celle des lycans.

La jeune femme se mordit brièvement les lèvres en arrivant à cette conclusion. Etait-il possible qu'Anthony soit en train de la manipuler, de jouer avec elle, pour avoir le plaisir de la torturer, plus tard? Elle rejeta cette hypothèse le plus loin possible dans sa tête. De toute façon, même si c'était vrai, ça lui importait peu. Elle était heureuse en ce moment. Plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été. Mourir après avoir vécu ça était quelque chose de presque clément étant donné qu'elle n'était pas sûre de pouvoir un jour regoûter à ce bonheur.

La voix calme et toujours aussi envoûtante d'Anthony arriva pile au moment où son raisonnement se finit :

-Cela m'arrive une ou deux fois tous les cent ans ! Et vous, on vous invite souvent à voir un pareil spectacle ?

A la fin de sa phrase, le jeune homme pivota sa tête et ancra son regard dans le sien. Un sourire était dessiné sur ses lèvres comme si le début de sa phrase n'était pas à prendre au sérieux mais Alice eut l'impression qu'au contraire, le sourire du jeune homme la soulignait... Dans quel but, elle n'arrivait pas à clairement le déterminer. Ses convictions au sujet du type de créature qu'il pouvait être en furent néanmoins renforcées tout comme la conclusion à son raisonnement. Elle allait rester avec Anthony quoiqu'il arrive. Qu'il projette de la tuer ou de la revoir, ça ne changeait rien pour elle. Elle savait que si quelqu'un lui avait un jour dit qu'elle aurait ce genre de pensées, elle lui aurait ri au nez mais sa nature romantique s'était éveillée et semblait déterminer à ne pas la quitter. D'ailleurs, lorsqu'elle assimila concrètement ce qu'il lui avait répondu, elle ne put s'empêcher de sourire doucement. Si elle le croyait, elle pouvait donc se considérer comme privilégiée... Il restait simplement à voir dans quelles limites.

- Il y a bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé, à vrai dire. Et ça me manquait un peu. Donc merci.

Un sourire sincère éclaira son visage afin d'appuyer ses remerciements. Et l'envie de gagner l'eau s'accrut en elle. Sans qu'elle n'arrive à lutter contre, cette fois. Se levant d'un pas raide, elle croisa ses bras sur sa poitrine pour cacher à Anthony ses mains transformées et alla s'asseoir à genoux près de l'eau. Soupirant de soulagement lorsqu'elle plongea ses mains dans le liquide pur, elle se tourna ensuite de trois-quarts pour dans le but de parler au jeune homme:

- Vous savez, j'ai toujours rêve d'avoir un chien. Un chien-loup, même. J'ai toujours entendu dire qu'ils étaient intelligents et fidèles. Leurs yeux clairs sont aussi remarquables... Mais ce qui me plaît le plus chez eux, c'est que sous leurs airs féroces, ils sont souvent très câlins...

Elle savait que ça n'avait aucun rapport avec la situation. Que son comportement devait en plus apparaître comme mystérieux, voire stupide aux yeux du jeune homme, mais elle espérait pouvoir ainsi trancher à quelle espèce appartenait son interlocuteur. Sauf qu'un nouveau facteur entra de nouveau en jeu : il pouvait tout aussi bien la laisser en plan s'il la pensait dingue.

- J'adore l'eau, je n'ai pas pu résister à l'envie de la toucher, excusez-moi! ajouta-t-elle en reposant son regard sur la surface fraîche et étincelante. Se repassant rapidement les dernières secondes, elle se traita de demeurée mais n'ajouta rien, de peur d'aggraver son apparence de fille stupide. Elle pouvait au moins être sûre que si Anthony ne partait pas en courant après ça, c'était parce qu'il avait certaines idées derrière la tête...
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 28 Aoû 2010 - 0:36

Alice ne sembla pas vraiment comprendre le message d'Anthony... et peut-être qu'il était mieux ainsi. Néanmoins, la petite blonde répondit à sa question avec un sourire doux et charmant, toujours avec cette voix enchanteresse qu'il aimait tant.

- Il y a bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé, à vrai dire. Et ça me manquait un peu. Donc merci.

C'était un plaisir de pouvoir faire le bonheur de cette charmante femme, qui certes lui mentait depuis le début sur sa véritable identité, mais on ne pouvait l'en blâmer, puisqu'Anthony faisait la même chose de son côté. Anthony regarda Alice se lever et il crut un instant qu'elle allait partir, suivre ses conseils, ne pas rester près de lui... Malgré tout, elle n'en fit rien et s'approcha de l'eau, comme attirée par l'élément liquide. Elle porta ses mains devant elle et alla s'assoir sur la berge du lac. Anthony en profita pour regarder aux alentours, le parc semblait vide, plus un enfant ne riait, plus un chien n'aboyait, le silence, le calme. La nuit commençait à tomber, le crépuscule se levait. Le Soleil venait d'éclater en mille morceaux sur le reflet de l'eau, une couleur orangée se disperçait sur le lac. Anthony trouvait cela magnifique et repensa à un rendez-vous avec une jeune blonde qui s'était déroulée il y a plus de cinquante ans... Nemesis Haalen, la vampire démoniaque. Il réalisa alors que beaucoup de choses rapprochaient Alice et Nemesis. D'abord, leur physique, elles étaient très belles toutes les deux, ensuite toutes les deux éprouvaient une attirance pour Anthony. Mais, personne ne résistait au lycan. Il avait même entendu dire qu'un certain sorcier le trouvait charmant et sexy. Malheureusement pour celui-ci, seules les femmes intéressaient le beau brun, et il n'avait nullement envie de s'enquiquiner avec un stupide sorcier gay.


- Vous savez, j'ai toujours rêve d'avoir un chien. Un chien-loup, même. J'ai toujours entendu dire qu'ils étaient intelligents et fidèles. Leurs yeux clairs sont aussi remarquables... Mais ce qui me plaît le plus chez eux, c'est que sous leurs airs féroces, ils sont souvent très câlins...

Anthony n'avait pas remarqué qu'Alice s'était tourné vers lui pour lui parler. Lorsqu'il entendit ses paroles, il se pétrifia, ne sachant si c'était un message ou une simple coïncidence. De plus, elle parlait des loups comme si ce n'étaient que des esclaves, de quel droit se permettait-elle d'insinuer qu'un chien-loup aimait les câlins ? Il ne voulait pas s'énerver, sachant que à l'approche de la lune, la transformation s'effectuait très rapidement, sans prise de contrôle. Il ne voulait pas se transformer, pas devant Alice. Pour se calmer il décida donc de compter combien de temps il était capable de tenir sans respirer. Cette distraction le détendit et lorsqu'Alice, nullement vexée de son inattention lui lança à nouveau sur un ton rêveur, il se retint de rire:

- J'adore l'eau, je n'ai pas pu résister à l'envie de la toucher, excusez-moi!

Cette femme était vraiment étonnante, elle changeait de sujet en un rien de temps, sans se vexé si son interlocuteur ne répondait pas. Anthony commençait à vraiment l'apprécier, même si elle cachait bien son jeu. Il se leva du banc et s'approcha discrètement de la jeune femme. Il vit alors une chose incroyable, les mains d'Alice étaient différentes d'il y a quelques instants. La couleur avait foncée, mais, puisqu'elles étaient encore ans le lac et qu'il commençait à faire nuit, c'était peut-être une simple illusion d'optique. Néanmoins, Anthony trouvait cela très étrange. Pourtant, malgré ses réticences, il s'assit près d'Alice et ne pipa mot, espérant découvrir enfin le secret de la jeune blonde. Le silence planait au dessus de la tête des deux jeunes gens, et en la levant, Anthony contempla un ciel magnifiquement étoilé. Les constellations brillaient de mille feux, le lycan put reconnaître quelques étoiles. L'univers fascinait le jeune Anthony, l'infiniment petit, les planètes, et, il rêvait de découvrir comment tout ça était apparut, le commencement du commencement... Ce serait une découverte passionnante ! Malheureusement, Anthony était bien trop impatient. Il détestait devoir chercher et préférait qu'on lui apporte tout, tout de suite. Il n'y avait seulement qu'avec sa demi-sœur, Amaryl, qu'il s'octroyait d'être attentionné... À la pensée de l'elfe, il remarqua alors qu'Alice et celle-ci se ressemblait beaucoup. Pas seulement physiquement. Peut-être qu'Alice était une elfe aquatique... Anthony ignorait si cela existait et il espérait que non, car cela voudrait dire qu'il ne pouvait rester près d'Alice, puisque les elfes et les loups-garou étaient en très mauvais termes... Il se promit de poser la question à Amaryl, la prochaine fois qu'il la verrait et, se concentra sur Alice.

Il était temps d'arrêter ce petit jeu. Elle devait lui dire qui elle était vraiment, et vite, car il commençait à vraiment perdre patience, de plus, la faim le tenaillait. Il la débisagea, une nouvelle fois subjugué par ses traits si fins et parfaits et lui attrapa le bras, la serrant très fort. Un sourire malsain se forma sur ses lèvres, le Mal le regagnait. Il avait eut un instant de faiblesse avec cette jeune femme, mais à présent, il redevenait lui-même, loup-garou sans scrupules, né pour détruire et faire le mal. Il se pencha vers le visage qui semblait effrayé d'Alice et lança d'une voix bien claire et tranchante:

-Qui es-tu vraiment, Alice ?


Le tutoiement était venu tout seul. Ce petit papillon sauvage qu'était Alice ne tarderait pas à être vraiment pris au piège, si ce n'était déjà fait et entre les crocs d'Anthony, elle serait prisonnière à jamais du démon qui sommeillait en lui.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Lun 30 Aoû 2010 - 22:54

Les mains s'enivrant toujours de la délicieuse sensation de l'eau contre elles, Alice s'était superficiellement murée dans un monde aquatique spirituel qui lui faisait l'impression d'une cure de jeunesse. A cet instant, elle se sentait plus naïade qu'humaine et aurait bien plongé entièrement dans l'eau si seulement son instinct ne cessait de lui rappeler qu'elle n'était pas seule. Mais peut-être était-ce justement le bon moment pour aborder les questions concernant leurs natures? Ainsi, elle saurait enfin de quelle espèce est Anthony et pourrait elle-même se dévoiler si besoin il y avait. Elle imagina les différentes façons dont il pourra user pour lui donner ce renseignement avant d'élire sa manière préférée : une démonstration. Un sourire tout en crocs s'il s'avérait être un vampire et une métamorphose si c'était un loup-garou. Non en fait, c'était les pires scénarios possibles étant donné que c'était le genre de scénarios que des groupies sous hormones choisiraient. Réalisant jusqu'où elle avait failli tomber, la jeune blonde sourit doucement en faisant bouger gracieusement ses doigts dans le lac.

Sans qu'elle ne se soit rendue compte que le brun s'était levé du banc, il se retrouva soudainement assis à ses côtés, le visage tourné vers les étoiles. Alice referma immédiatement ses poings sans néanmoins les sortir de l'eau avant d'observer avec détachement le visage du jeune homme qu'elle trouva plus beau que jamais dans cette position, les étoiles accordant à son expression une aura douce qui semblait contraster avec ce qu'il était au fond de lui. Et ce paradoxe plaisait étrangement à la blonde.

D'habitude, le genre un peu torturé/ténébreux ne l'attirait pas vraiment mais sa rencontre avec Anthony semblait l'entraîner aux confins de sa logique. Dans des confins qu'elle aimait un peu trop même mais l'idée d'une possible relation avec le jeune homme s'était désormais creusée une place inattaquable au fond de son esprit vu que la naïade était toujours prête à accepter la mort si jamais elle provenait du brun. Ca lui posait même de moins en moins de problèmes. Déjà qu'elle n'en avait aucun à la base...

Retirant finalement ses mains de l'eau, elle observa à son tour le ciel et chercha brièvement des constellations du regard avant de se focaliser seulement sur la lune qui était presque pleine ce soir-là. D'ici quelques jours, les loups-garous seraient de sortis. Et Anthony aussi s'il s'avérait être l'un des leurs. Une pensée surgit soudainement dans l'esprit de la jeune femme. Non plus qu'une pensée, un désir : elle voulait assister à une transformation de loup-garou, si ce loup-garou était son compagnon. Loin d'elle sa précédente idée de groupie en manque, étant donné que l'envie d'aider Anthony lorsqu'il était dans cet état était la réelle motivation de la jeune femme, à ce moment précis. Qu'elle puisse être blessée lui importait peu tant que lui allait bien. Mais ça, elle en avait déjà précédemment pris conscience. Elle s'était seulement enfoncée un peu plus encore dans le concept en avançant l'idée de la pleine lune avec une si noble base.

Distraitement, elle nota que l'objet de ses pensées l'observait avec attention avant d'être surprise lorsque l'une des mains de ce dernier ne se referme en une étreinte de fer sur son bras gauche. Anthony semblait brusquement perdre tout contrôle car sa main commença à broyer progressivement le membre d'Alice provoquant chez elle une douleur plus connue depuis longtemps. La seule autrefois où elle avait eu aussi mal, ça avait été lorsque son frère aîné l'avait malencontreusement ébouillantée en touchant à la température de la douche, lorsqu'ils étaient enfants. Et ça n'avait pas été d'origine malveillante contrairement à la situation présente où un sourire tordu venait de se placer sur le visage d'Anthony qui s'avança vers la jeune femme laquelle se mit à paniquer légèrement. Elle était certes toujours d'accord pour mourir de la main d'Anthony mais là, ce n'était plus le Anthony qu'elle "connaissait" qui se tenait face à elle. Et ça ne lui plaisait pas mais alors là, pas du tout.

-Qui es-tu vraiment, Alice ?

La voix dure et aussi coupante qu'une lame de rasoir heurta de plein fouet la susnommée plus que ne l'avait fait la douleur provoquée dans son bras. Le tutoiement ajouta encore plus d'irrespect à la scène et la blonde essaya vainement de se dégager de l'étreinte violente du jeune homme avant de se résigner à planter son regard dans celui de son éventuel futur bourreau. Il semblait attendre sa réponse avec un intérêt frôlant presque la folie alors Alice se décida à la lui offrir, ayant pertinemment compris ce qu'il voulait.

- Je m'appelle Alice Sullivan et je suis une naïade. Je te renvoie la question, Anthony.

Elle avait maitrisé sa voix du mieux qu'elle pouvait, accentuant le prénom final avec une pointe de défi qu'elle ne se savait pas capable d'avoir et cherchant du mieux qu'elle pouvait un semblant d'humanité dans les yeux devenus opaques à tout interprétation du jeune homme.

- Ah et au fait : tu me fais mal, ajouta-t-elle en se désintéressant de lui pour se fixer sur le lac devant eux.

Elle aussi avait employé le tutoiement mais plus par accident que pour une autre raison. Malgré tout, dans son esprit tournait en boucle une information essentielle quant au comportement à avoir face à un prédateur : faire de son mieux pour ne pas lui montrer sa peur. Comme indissociable à cette dernière, une seconde sous-titrait : mais malgré tous tes efforts, il saura toujours que tu n'es pas à l'aise, chérie. Alors Alice essaya une nouvelle fois de se libérer de l'emprise physique qu'avait Anthony sur elle. En réponse, les doigts du jeune homme semblèrent simplement se refermer davantage sur sa peau et la jeune femme retourna brusquement la tête vers lui, les yeux brillants de larmes de frustration et une moue vexée sur le visage. Son autre poignet étant abimé, elle ne pouvait rien tenter avec et son agacement s'en trouvait cruellement augmenté. A cet instant, elle haïssait Anthony Austen plus qu'elle n'avait jamais haï quiconque.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Mar 31 Aoû 2010 - 20:57

La blonde sembla offensée du ton qu’il employait. Il se doutait qu’elle pensait qu’il ne la respectait pas, mais, n’en avait rien à faire. Ces derniers temps, la colère le poussait souvent à commettre des actes violents, et cruels. Si Alice se sentait blessée, cela n’atteignait pas le lycan, qui lui, n’avait qu’une chose en tête, connaître la vérité.

On lui avait tant menti, il ignorait dans de choses du monde, de sa race, de la vie, qu’il détestait n’importe quel être humain ou autre. Les vampires, il les haïssait, il n’y avait eu que Nemesis Haalen qui avait su l’apprivoiser le soigner de ses maux et lui donner et fait découvrir l’amour. Il avait vécu près d’elle, les plus beaux instants de sa vie, puis, elle avait disparut, et leur amour avec. Il avait mourut dans les songes d’un passé oublié, et rien ne reviendrait comme avant. Pourtant, il ‘lavait revu, et lorsqu’ils s’étaient croisés, le cœur d’Anthony n’avait fait que battre dans sa poitrine, malheureusement, le charme n’avait pas duré. En effet, Nemesis avait quelqu’un, et Anthony... Il était si compliqué ce brun !

- Je m'appelle Alice Sullivan et je suis une naïade. Je te renvoie la question, Anthony.


Il n’avait même pas vu qu’elle avait bougée ses lèvres, trop occupé à observer le passé. Le ton qu’elle avait employée surprenait le lycan, habitué à la voix douce de la jeune femme, cette fois, Alice avait parlée d’une voix forte et coupante. Le loup-garou sourit, heureux de connaître enfin l’identité de la jeune femme. Ainsi, c’était une simple naïade. Il avait très peu entendu parler de ces créatures, et maintenant qu’il y repensait, tout concordait: le familier collant et stupide, l’attirance envers l’eau.. Comment avait-il pu ne pas deviner plus tôt ?

Anthony ignorait tellement de choses. Même si il avait développé certaines facultés, une ouïe très fine, un odorat incroyable, une vue parfaite, il avait encore beaucoup de choses à apprendre. Mais, il détestait être ainsi ignorant, il avait l’impression de retourner en enfance, lorsqu’il n’était qu’un gosse et qu’il demandait à sa mère comment faire des nœuds.... Mais, pourquoi pensait-il à ça ? Où était donc passé l’Anthony terrifiant, qui torturait chacun de ses proies ? C’était Alice qui le rendait ainsi. Elle devait avoir une sorte de pouvoir qui lui permettait de contrôler les gens, de les apaiser ou autre.... Le lycan la regarda avec dégoût. Il serra un peu plus sa main autour de son bras, et elle poursuivit en fixant le lac bleuté par le clair de lune.

- Ah et au fait : tu me fais mal.


Lorsqu’elle leva la tête pour observer le ciel, Anthony en fit autant. Les étoiles brillaient telles des points lumineux, le ciel pas encore totalement sombre avait une colère étrange, unique, mélangée de turquoise et de bleu marine. La lune n’était pas pleine, mais presque, bvientôt ceux de son espèce sortiraient la nuit, et iraient chasser dansla forêt, créant la panique partout où ils passeraient. Anthony aussi,se changerait, mais lui... avait appris à se contrôler, il pouvait se transformer à volonté, et son loup était inoffensif... enfin presque.

Il sentit la main d’Alice qui essayait de se dégager et il resserra son étreinte afin qu’elle ne puisse plus bouger. Il l’obligea à tourner la tête pour qu’il la regarde et se sentit aussitôt très mal. Alice le regardait avec un sentiment de haine si profond que son cœur se serra dans sa gorge, d’une manière qu’il n’avait pas ressentie depuis longtemps. Les deux billes bleu océan de la blonde lançaient des éclairs, la rage s’y lisait et, Anthony avait mal d’avoir ainsi énervé son amie et de l’avoir blessée. Parce qu’à présent, c’était certain, elle le détestait. Mal à l’aise, il ne chercha pas à fuir son regard, mais de la façon dont il savait paraître humain, il essaya de lui transmettre un message. Alors, des larmes de colère coulèrent le long des joues de la jeune femme. Le visage de la naïade s’était transformé, le sourire cristallin que le brun aimait tant avait disparut, par sa faute. Une goutte salée vint s’écraser sur la main du lycan, et il ne l’enleva pas, levant la main et l’observant avec le reflet de la lune, elle brillait. Puis, il la porta à ses lèvres, et la larme disparut.

Alice l’avait regardée aire sans trop rien dire. Il voulait se racheter,il savait que quand elle saurait sa véritable nature, la blonde s’enfuirait en courant. En tant que créature aquatique, elle devait savoir que les sirènes (ou autre) et les lycans ne faisaient pas bon ménage. En fait, si on devait suivre les lois, les lycans ne pouvaient s’accoupler qu’avec ceux de son espèce. Avec un humain c’était trop dangereux et avec d’autres créatures, c’était inacceptable ! Le brun sourit, il pensait qu’il n’avait jamais suivit aucune loi, alors pourquoi commencerait-il ? Il se pencha un peu plus vers la jeune femme. Il relâcha un peu son étreinte, sans la libérer complètement. Anthony voulait se faire pardonner, et il savait comment. Alice aimait la douceur, et le lycan allait essayer pour la première fois de sa vie d’être doux. Il descendit sa main d’une caresse légère et tendre le long du bras de la naïade et chercha de ses doigts la main de la blonde. Lorsque les doigts des deux êtres se rencontrèrent, ils se croisèrent de telle façon que leurs mains ne faisaient plus qu’une. Le contact réchauffa le cœur du lycan. Il se sentait un peu plus proche d’Alice et espérait qu’elle allait lui pardonner sa violence.

Ils restèrent ainsi quelques minutes, puis, Anthony décida d’essuyer les larmes qui avaient sécher sur le visage de la jeune femme. À l’aide de son pouce, il effaça toute sorte de tristesse et de colère et avec son index, il dessina doucement un sourire sur les lèvres de la blonde. Il la sentait frémir sous ses doigts, et il pensait que lui aussi, frissonnait quand il était prêt d’Alice. Sans lâcher la main de la jeune femme, comme si ils étaient devenus inséparables, il se pencha encore plus et ferma les yeux. Il lui attrapa le menton et déposa un baiser sur les deux paupières closes de la naïade, guérissant ainsi toutes les blessures qu’il lui avait faite. Il s’écarta mais gardait toujours sa douce main près de lui. Puis, se doutant qu’elle attendait de lui la vérité, comme il avait attendu, il murmura d’une voix faible et désolée:

-Je m’appelle comme tu le sais, Anthony Austen. J’ai bientôt deux-cent-soixante-douze ans, et je suis un loup-garou.


Puis, il détourna la tête, craignant la réaction de la jeune femme. Il se leva, ne tenant pas à montrer sa faiblesse et alla se rassoir sur le banc. Alice et lui n’étaient pas compatibles, elle était le Bien, il était le mal. Ils se haïssaient, mais s’aimaient. Ils étaient si différents et si proches. Tant de choses contradictoires qui ne se correspondaient pas, mais qui pourtant leur étaient en commun. Il attendit quelques secondes, qui lui parurent une éternité, avant qu’Alice ne réagisse. Et, à cet instant, il pensa qu’il n’imaginait plus sa vie sans la naïade, car elle était devenue un point indispensable de son être. Même si le souvenir d’une vampire blonde persistait dans son esprit, il était moins constant, apaisé par l’image de sa naïade. C’était cela, Alice le guérissait de toutes les souffrances qu’il avait subit, et il sentait qu’il avait besoin d’elle.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Ven 3 Sep 2010 - 20:02

Le profond ressentiment d’Alice sembla indisposer Anthony qui changea brusquement d’attitude. Sans rompre leur contact visuel, il rouvrit à la naïade les portes de ses émotions et elle s’y aventura de façon incertaine. Progressivement, la jeune femme discerna dans ses yeux de nouvelles excuses mélangées à de la confusion, excessivement de confusion, ce qui la gêna beaucoup étant donné que ça l’émouvait en même temps. Elle avait la sensation de se retrouver soudainement face à un enfant ayant uniquement besoin de certitudes. Or, elle ne devait pas lui pardonner aussi facilement, elle ne le devait pas… Des larmes de colère envers elle-même coulèrent sur ses joues alors qu’elle sentait sa détermination vaciller dangereusement. Elle n’était même pas capable de détester le jeune homme dès lors qu’il lui laissait un accès à ses sentiments. Cela signifiait qu’il pourrait la duper à souhait si jamais, ils restaient en contact et Alice détesta ce constat.

En ce moment, alors même qu’il semblait sincèrement se repentir, il était tellement beau que le flot des pleurs de la jeune femme redoubla un instant. Anthony était réellement quelqu’un de lunatique. Ou d’impulsif. Peut-être les deux. Mais elle n’arrivait pourtant pas à s’empêcher d’être attirée par lui. De la même façon que les aimants étaient attirés par leur négatif. La main libre du jeune homme se leva à hauteur de son visage et la blonde eut à peine le temps de réprimer un mouvement de recul, qu’elle comprenait qu’il regardait simplement une des gouttes étincelantes qui étaient tombées de ses joues. Sans qu’il n’ajoute un mot, la larme s’évapora sur ses lèvres. Et Alice trouva ça merveilleusement tendre.

La pression que le brun exerçait sur son bras avait en plus diminué, enjoignant implicitement à la jeune femme de lui pardonner ce qu’elle avait secrètement déjà fait en grande partie. Comme elle l’avait déduit précédemment, se fâcher contre Anthony était un véritable tour de force pour elle, du moins s’il cherchait par à la suite à se racheter. En ne parvenant pas à se détacher de son visage aux traits parfait, la naïade s’engonçait un peu plus profondément dans la toile charismatique qu’il avait inconsciemment tendue autour d’elle. Elle voulait véritablement gommer la peine qu’il lui avait fait tout comme le fait que cela faisait moins d’une journée qu’ils se connaissaient. Elle voulait aussi se noyer dans l’illusion qu’ils se connaissaient depuis toujours et qu’il avait toujours fait parti de sa vie. En fait, elle désirait seulement que ce soit son âme-sœur. Qu’ils soient liés pour l’éternité…

Un sourire flotta brusquement sur les lèvres tentatrices du brun et Alice se demanda ce qui pouvait bien lui traverser l’esprit. Peut-être était-il ravi de voir qu’il était arrivé à la berner ? Percevant sa méfiance revenir et prendre la forme d’un solide bouclier, la jeune femme se raidit aussitôt, prête à tout. De par ce fait, lorsqu’Anthony se pencha vers elle, elle était parfaitement sur le qui-vive même si sa partie indéniablement romantique soufflait qu’il allait l’embrasser. A son grand regret, l’avancée du jeune homme ne fut néanmoins que purement stratégique étant donné que c’est la main qui la gardait encore prisonnière qui agit. D’une caresse légère, agréable, presqu’amoureuse, les doigts du jeune homme descendirent le long du bras blanc de la naïade qui avait jeté aux oubliettes son bouclier à peine le doux frôlement commencé. Dans le même état d’esprit, sa main chercha la sienne et l’attrapa affectueusement comme si c’était un geste qu’elle avait l’habitude de faire. Instinctivement, Alice répondit au contact, le cœur battant la chamade et la tête ivre de sensation. Anthony était désormais son repère. Quoiqu’il lui fasse dans l’avenir, elle ne pourrait plus ressentir une telle plénitude s’il se trouvait loin d’elle. Et elle souhaitait que la réciproque existe, elle voulait prendre soin du garçonnet entraperçu précédemment dans le regard du brun.

Les joues toujours humides des larmes qu’elle venait de verser, elle se rappela toutefois qu’elle avait auparavant eut l’impression que si le jeune homme était à ses côtés, le Monde lui semblait être un adversaire franchissable. Elle eut envie de sourire de son propre lunatisme mais le brun se mit à utiliser sa main libre afin de sécher doucement son visage des larmes qui l’avait orné pour ensuite lui dessiner, avec une gentillesse qui renversa la jeune femme, un sourire. Son cœur déjà au bord de l’implosion trouva la force de permettre au trouble de s’installer en son sein et elle frissonna légèrement, aspirant à se rapprocher un peu plus du jeune homme mais n’osant franchir le pas.

Perdue dans cet océan de bien-être, Alice ferma automatiquement les paupières afin de tout ressentir un peu plus fort. Ses doigts resserrèrent imperceptiblement leur prise sur ceux d’Anthony et elle sentit son menton être tendrement emprisonné dans la main libre du jeune homme, quelques instants plus tard. Le sang battit à ses oreilles alors que la même phrase qu’auparavant s’incrustait dans le moindre recoin de son être : cette fois, il va vraiment t’embrasser, ma fille.

Mais non. Comme déterminé à rester dans la droiture du romantisme, le brun se contenta de déposer un baiser papillon sur chacune des paupières de sa compagne qui sourit avant de rouvrir les yeux lorsqu’elle sentit Anthony s’éloigner infimement d’elle. Son regard clair tomba immédiatement sur le visage du jeune homme qui semblait au bord du supplice. Affolée par cette découverte, elle résista difficilement à l’envie de le serrer contre elle dans le but de diminuer, même insensiblement, son tourment. D’une voix aux intonations brisées, il se décida à enfin répondre à la question qu’elle lui avait haineusement renvoyé, il y avait de cela même pas dix minutes :

-Je m’appelle comme tu le sais, Anthony Austen. J’ai bientôt deux-cent-soixante-douze ans, et je suis un loup-garou.

Loup-garou. Le terme sonnait terriblement bien dans la bouche du brun. Malgré qu’elle se soit préparée à cette éventualité, la blonde n’eut pas le réflexe de retenir Anthony lorsque ce dernier la quitta pour retourner s’asseoir sur le banc où ils étaient tout à l’heure. Loup-garou. Cela signifiait donc une certaine instabilité et une dangerosité certaine. Mais n’avait-elle pas eu envie d’être là pour tous les coups durs du jeune homme, il y avait quelques minutes ? N’avait-elle pas pensé qu’elle aimerait assister à sa transformation dans le but de l’aider, dans l’hypothèse où il était réellement un lycan ? Si. Elle avait pensé tout ça et le pensait d’ailleurs toujours. Si elle pouvait faire du bien à Anthony de quelque façon que ce fut, elle le ferait. Elle était née pour ça, pour lui. Cette révélation la foudroya. N’allait-elle pas vite en besogne ? Que se dirait le jeune homme si jamais il apprenait qu’elle tenait de tels propos à son égard ? Alice écarta cette dernière question en se relevant souplement. Du moins autant qu’il lui était possible. De sa main intacte elle épousseta brièvement ses affaires puis fixa quelques secondes le lac assombri par l’obscurité de la nuit, y cherchant le courage d’aller jusqu’au bout de ce qu’elle désirait faire. Elle détendit ses épaules, effectua un demi-tour et croisa le regard d’Anthony malgré la distance et la faible luminosité les séparant, grâce à un lampadaire placé quelques mètres plus loin.

D’un pas léger, elle avança dans sa direction, son regard toujours rivé à celui du loup-garou qui semblait attendre nerveusement sa réponse. Si elle était sincère avec elle-même, elle pourrait avouer qu’elle était aussi angoissée que lui sauf qu’elle savait pertinemment que cette prise de conscience risquait de lui faire perdre son courage. Alors elle continua imperturbablement à combler la distance existant entre eux jusqu’à s’arrêter devant le brun qui semblait plus que mal à l’aise. Tendrement, elle déposa ses mains sur ses épaules et il releva la tête pour la regarder, la lune se reflétant par la même occasion dans ses pupilles comme le sombre rappel de ce qu’il contenait au fond de lui. Sans chercher à développer l’idée de la bête incontrôlable tout en se maudissant de garder cette part de crainte, Alice ferma les yeux et approcha doucement ses lèvres de celle d’Anthony jusqu’à créer un délicieux contact aérien entre elles.

S’éloignant aussitôt après avoir perçu cette exquise sensation, la jeune femme s’assit sur le banc près du jeune homme, attrapant la veste de cuir qu’elle y avait abandonné et la serrant fortement contre elle. Elle était ravie d’avoir eu le courage de faire ce qu’elle venait de faire mais redoutait maintenant la réaction d’Anthony tout en se sentant incroyablement sereine, d’un autre côté. Comme si trois Alice totalement différentes venaient d’émerger dans son esprit en réponse à ce que le loup-garou déclenchait en elle. Battant l’air de ses jambes, elle parla finalement quelques infimes secondes après le presque-baiser :

- Vous avez donc deux-cents quarante-neuf ans de plus que moi. Et vous vivrez sûrement sans problème, deux-cent quarante-neuf autres années après ma mort…

Elle n’avait pas réfléchi à ce qu’elle allait dire et la justesse de ses propos la toucha profondément. Qui était-elle pour espérer construire quelque chose avec un quasiment immortel, elle la demi-humaine ? Cela se terminerait forcément en tragédie, ils n’auraient jamais d’Happy End éternel, malgré sa longévité de Naïade. Elle pourrait éventuellement vivre cent-cinquante ans, voire un peu plus mais deux cent soixante-douze ans… Le nombre remplaça immédiatement le type de créature auquel elle avait affaire dans les pensées tourmentant la blonde jusqu'à ce qu'elle note qu'elle avait repris le vouvoiement pour s'adresser à Anthony. Décontenancée par ce constat, elle se prit la tête entre les mains et soupira.



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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 11 Sep 2010 - 22:50

Le loup garou se sentait stupide de montrer ainsi sa faiblesse. Il ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Il n’avait aimé qu’une seule fois, c’était un idylle renversant, époustouflant... et il ne ressentait pourtant pas les mêmes choses en compagnie d’Alice. C’était différent, encore plus fort, c’était inquiétant, étrange. Peut-être que c’était l’attraction de la lune qui rendait Anthony si fébrile. C’était incompréhensible. Il aurait voulut s’éloigner le plus loin possible de la naïade, elle lui rappelait trop Nemesis, la seule personne dont il avait été amoureux, la seule personne avec qui il avait partagée le désir, l’amour, la confiance... Même si tout était terminé entre le lycan et le vampire, il savait que rien ne pourrait faire disparaître ce qu’ils avaient vécus. Néanmoins, en compagnie d’Alice, il réussissait à oublier le souvenir de la bonde. Il parvenait à ne penser qu’à l’instant présent. Cela l’effrayait.

Anthony avait l’impression de changer d’avis à chaque secondes. D’un côté, Alice l’attirait, de l’autre il aurait aimé s’éloigner le plus loin possible de la sirène. Il la regarda se lever tout doucement et remarqua alors à quel point elle était fragile, sur ses fines jambes, comme une biche, c’était vraiment émouvant comme comparaison. Mais, qu’arrivait-il donc à Anthony Austen de trouver une image mignonne... habituellement, il tuait les biches, habituellement, il aurait tué Alice pour qu’elle devienne son repas, et il en mourrait d’envie, il ne pouvait le nier. La blonde avança lentement dans sa direction et il sentit son cœur accélérer dans sa poitrine. Il baissa la tête, gêné et boulversé par ce qu’il ressentait. C’était vraiment trop étrange pour lui.

La verdure du sol occupait toutes les pensées du jeune loup et il put apercevoir les pieds d’Alice avancer vers lui, jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent devant lui. Il ne releva pas la tête, mais Alice l’y obligea en posant ses mains sur les épaules du brun. Le contact fit frissonner Anthony. Ce n’était pas la première fois qu’elle le touchait, mais maintenant c’était différent; ils savaient tous les deux qu’un lien les unissait, ils savaient tous les deux qu’à présent ils étaient liés. Il planta son regard dans celui de la naïade et fut heureux de retrouver ce sentiment de sécurité dans les iris de la jeune femme. Elle était tellement attachante... Il ne s’attendait pas du tout à ce qui suivit.

La blonde s’avança très lentement vers Anthony, se penchant vers son visage.Elle ferma les yeux et Anthony en fit de même, conscient des intentions de la jeune femme. Il se laissait aller dans le brusque désir de s’évader... puis leur lèvres se touchèrent. Celles d’Alice étaient douces et pulpeuses, et Anthony les trouvait tiède, juste ce qu’il fallait. Le contact fut malheureusement court, car la jeune blonde s’éloigna très vite. Mais, il fut assez long pour qu’Anthony enregistre chaque détails de cet instant. Il les rangea dans un coin de son esprit intouchable, où ils ne pourraient jamais s’effacer de sa mémoire. Il sentit sa belle rougir près de lui et il leva la tête pour l’observer. Il adorait voir ses pommettes rosir par gêne ou émotion. Il sourit tandis qu’elle s’installa près de lui sur le banc serrant sa veste de cuir aussi fort qu’il était possible.

Un court instant de silence se passa pendant lequel Anthony fixait le lac avec réflexion. Il pensait à ce qu’ils venaient de faire. Cela signait la fin d’une histoire, et le début d’une autre. Il avait enfin fait le deuil de Nemesis. Elle n’était plus celle qu’il avait toujours aimée. C’était du passé, il préférait ne plus en parler et se concentrer sur Alice. C’était grâce à elle que les fantômes de sa vie d’avant ne le tourmentaient plus, il lui en était très reconnaissant. Puis, la naïade inspira un coup, battant des jambes dans le vide, et parla d’une voix tremblante:

- Vous avez donc deux-cents quarante-neuf ans de plus que moi. Et vous vivrez sûrement sans problème, deux-cent quarante-neuf autres années après ma mort…

Les paroles de la blonde frappèrent le lycan de plein fouet, comment osait-elle le juger ainsi ? Premièrement, il vivrait certes éternellement, mais il pouvait tout aussi bien prendre la décision de redevenir mortel. Deuxièmement, il ne pouvait à présent, pas concevoir la vie sans Alice. Ce serait comme un ciel sans étoiles, comme une Terre sans Lune, comme un système sans Soleil. C’était cela, Alice était son Soleil, et en aucun cas elle n’avait le droit de parler ainsi de lui. Il serra les points, dégoûté par l’image qu’Alice avait de lui. De plus, elle l’avait de nouveau vouvoyé, montrant ainsi qu’elle regrettait peut-être le baiser. La déception se lisait sur le visage d’Anthony et il regarda Alice se prendre la tête entre les mains et soupirer sans broncher.

Un silence de plomb se créa entre les deux créatures. Ni l’une ni l’autre n’avait l’intention de rompre le silence, mais Anthony cherchait les bons mots, pour exprimer ce qu’il ressentait, pour essayer de prouver à Alice qu’il n’était pas ce genre de personne qu’elle croyait. Bien sûr que lui aussi, il voulait être avec elle.... mais, n’était-ce pas précipité les choses que de construire une vraie histoire ? De toute façon, c’était interdit. Un loup-garou avait l’obligation de s’accoupler seulement avec les femmes de son espèce. Mais, Anthony détestait les lois, et ce n’était pas son genre de les respecter. Il préférait grandement se faire pourchasser et ainsi devenir une proie aux démons, vampires, anges, elfes, sorciers, et autres...

Toujours penché, les bras ballants sur ses genoux, Alice ne disait rien. Il décida de se montrer plus doux envers elle, il posa délicatement sa main autour des épaules de la jeune femme et de l’autre main, il attira son menton la manipulant ainsi afin qu’elle le regarde. Une fois de plus, il fut enchanté par le regard de la jeune femme. Il tenait toujours son menton et de-serra sa main, afin de la glisser le long de son visage. Il caressa ainsi ses cheveux, et finit par se poser sur son cou chaud... il put même sentir sa veine. Il reporta son regard dans les yeux d’Alice et finalement, il murmura:

-Je ne te laisserais jamais. Rien ne nous séparera à présent, même pas la mort !

À vraie dire, sa voix tremblait, il avait prononcé ces mots avec désespoir, et son regard brûlait de détresse. Il sentait qu’Alice représentait énormément pour lui, c’était devenu fort, brûlant. Une flamme s’était ravivée en lui et elle ne s’éteindrait pas de si tôt, même si c’était interdit... Quelques secondes passèrent et enfin, il ferma les yeux. Il se pencha un peu plus, tenant toujours Alice par le cou, et fit glisser ses doigts le long de la peau de la jeune femme provoquant ainsi un élan de frissons. Il allait tout doucement, détestant précipiter les choses, mais il sentait qu’Alice s’impatientait et enfin, il déposa ses lèvres sur celles d’Alice. Une fois de plus, le contact fût brûlant, fantastique, magique. Alice et Anthony ne faisaient qu’un, c’était une fusion parfaite. Il ne quitta pas les lèvres de la jeune femme et continua de la caresser tout en jouant avec la bouche de la blonde. Il rompit le barrage des lèvres et entama une danse enflammée avec la langue d’Alice. C’était frustrant de se sentir aussi bien... C’était trop beau pour être vrai. Anthony était brûlant, il s’enflammait, il sentait son loup gronder. Mais, il savait qu’il pouvait se contrôler, alors il ne s’éloigna pas d’elle. Trop heureux, trop insouciant. Il aurait du se méfier, il aurait du s’écarter.

Malheureusement, ses traits commencèrent à se froncer, il sentait ses dents grossir et devenir plus pointues. Ses mains se durcissaient, son corps s’élargissait. Il se transformait ! Avant qu’une catastrophe ne survienne, il rompit l’instant de bonheur qui s’était crée entre les deux êtres et à une vitesse affolante, s’éloigna très loin d’Alice pour se calmer. C’était la première fois que son loup avait résisté à son ordre. C’était la première fois qu’il se transformait ainsi sans raisons. Et c’était Alice qui provoquait tout cela. Elle attirait son loup, elle l’appelait... Il inspirait et expirait de façon régulière. Enfin, après quelques minutes pendant lesquelles Alice semblait perdue et désolée, il sentit son alpha se calmer et se rendormir. Il toisa alors la blonde, haineux de comprendre qu’elle l’utilisait, qu’en fait, ce n’était qu’une conspiratrice et qu’elle avait jouée de lui. Il connaissait ce genre de personnes, c’était des chasseuses de lycan, elle séduisaient les loups-garous et appelaient leur alpha afin de les tuer, de les supprimer définitivement. Anthony avait survécu avec beaucoup de chances. Il dévisagea Alice avec déception et désespoir. Comment avait-elle put lui faire cela... il y avait pourtant eu quelque chose entre eux... Mais non, Anthony n’avait plus droit au bonheur... Il était damné à vivre aux Enfers, à vivre l’Enfer...

Il préféra ne pas rester trop longtemps près de la naïade et sans un regard pour elle, il s’éloigna, oubliant sa veste qui puait le poisson à présent.Marchant rapidement, il repensait à ce qu’il avait ressentit en embrassant la blonde... ça avait été très différent des baisers qu’il avait échangé avec Nemesis, c’était beaucoup plus forts et expressif. Une fusion parfaite... mais fausse. Comment avait-il pu être aussi naïf, comment avait-il pu se laisser ainsi berner ? Après une centaine de mètre, il s’arrêta, épuisé. Calmer son alpha avait purger toutes ses forces et à présent, la faiblesse le gagnait, ainsi que la fatigue. Ses yeux se fermaient peu à peu, et il chercha un endroit où s’allonger sans être dérangé... Mais en y repensant, il faisait nuit et aucune âme innocente ne traînait dans le parc... quand aux autres... elles avaient d’autres chats à fouetter. Finalement, il s’écroula sur l’herbe froide et sombra aussitôt, avec une seule image en tête, celle d’Alice. L’image de la femme idéale, celle de l’amour fou... celle de la trahison.
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MessageSujet: Re: Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]   Sam 18 Sep 2010 - 0:33

Inconsciemment, le regard de la jeune femme dériva vers les mains d'Anthony et fut surpris de les trouver crispées sur elles-mêmes. Par curiosité, elle releva discrètement son visage vers celui de son compagnon et y lut une déception telle que son cœur se serra atrocement dans sa poitrine. Etait-elle la cause de ce sentiment? Avait-elle dit quelque chose qu'il ne fallait pas? Son esprit repassa à toute vitesse ses paroles et s'arrêta avec rage sur le vouvoiement inintentionnel qui s'y trouvait. C'était le seul vrai bémol qu'elle trouvait dans ses propos. Même si pour elle, ça avait été plus éviter le tutoiement qui s'apparentait désormais à de la provocation. Anthony devait l'avoir mal pris et se fourvoyer totalement sur ses pensées. Ou peut-être était-il agacé de voir qu'elle se projetait dans le futur en sa présence. Ils s'étaient embrassés, ils étaient clairement attirés par l'autre mais ça ne signifiait pourtant pas pour autant qu'ils passeraient le prochain siècle ensemble. Oui c'était l'hypothèse la plus probable. Elle avait fait l'erreur de parler d'un futur très lointain.

Le silence pesant qui les entourait depuis qu'elle avait ouvert la bouche, augmentait sensiblement au fur et à mesure que les secondes défilaient la nervosité de la jeune femme, jusqu'à en devenir presqu'intolérable. Elle n'osait même plus bouger, craignant de provoquer un nouvel emportement chez Anthony. Elle l'avait déçu en revêtant la parfaite panoplie de la fille-à-marier, elle n'allait pas en rajouter en faisant la sangsue. Pourtant, elle en rêvait. Elle rêvait de se blottir contre lui et qu'il lui explique ce à quoi il pensait. Qu'il lui fasse suffisamment confiance pour se confier et la guider vers un comportement qui ne serait pas erroné. Elle ne supportait plus de faire sans cesse des erreurs face à lui. Plongée dans son auto-flagellation, elle en oubliait totalement le comportement peu aimable qu'il avait eu quelques instants auparavant à son égard.

Subitement, elle sentit un bras chaud s'enrouler doucement autour de ses épaules alors qu'une main relevait son visage vers celui du brun. Son regard s'ancra automatiquement au sien, se noyant avec avidité dans les eaux claires des pupilles masculines. Avec surprise, Alice eut la vague impression que lui aussi ressentait ce besoin de fusion visuelle et que, bientôt, ça risquait de ne plus être suffisant. Une bouffée d'espoir l'étreignit à cette pensée, renforcée par l'agréable et tendre caresse qu'il lui professait silencieusement. Leurs yeux étaient désormais séparés mais la naïade était entièrement concentrée sur la sensation de sa main, grande et virile, glissant avec aisance contre sa peau pâle pour finalement s'arrêter sur son cou. Elle retint un déglutissement qui aurait été fort disgracieux en cet instant et fut de nouveau happée dans le regard d'Anthony qui avait une fois encore reporté son attention sur elle. Sa voix, pas plus haute qu'un murmure, s'éleva dans l'air et la jeune femme se concentra dessus avec empressement :

-Je ne te laisserais jamais. Rien ne nous séparera à présent, même pas la mort !

Le tremblement perceptible dans les paroles du jeune homme chamboula Alice autant que les phrases elles-mêmes. Il ne lui en voulait pas de s'être imaginée une vie à ses côtés... Il avait fait exactement la même chose en allant même un peu plus loin que jusqu'où elle avait osé s'aventurer. Il la voulait pour l'éternité. C'était incongru mais pourtant tellement naturelle que l'incertitude qui se lisait dans son regard choqua la jeune femme. En elle, pulsait avec violence une passion amoureuse qui ne demandait qu'à s'exprimer. Elle aurait voulu pouvoir lui transmettre ce qu'elle ressentait mais ses lèvres refusaient de se bouger pour créer des mots et son corps était comme empêtré dans de la ouate. Les paupières d'Anthony se fermèrent et son visage se rapprocha vers celui de la jeune femme qui l'imita, brusquement libérée de sa paralysie passagère. Les doigts du brun qui glissaient en même temps contre la peau fragile de sa peau l'électrisèrent davantage et elle ne put retenir les quelques frissons qui en résultèrent. Elle avait l'impression de rêver. D'ailleurs, ça ne pouvait être que ça. Tout était trop incroyable pour ce que ce soit la réalité. Elle finirait par se réveiller et serait déçue. Sauf si les lèvres d'Anthony touchaient les siennes. L'impatience déploya alors doucement ses filaments en elle jusqu'à ce que son désir soit satisfait. Non. Elle ne rêvait pas. Elle était parfaitement éveillée et elle embrassait la perfection faite homme. Non, elle ne l'embrassait pas. C'était différent, plus profond. Elle s'unissait à lui dans un ensemble parfait. Avec douceur, le brun l'enjoignit peu de temps après à entrouvrir les lèvres et la chorégraphie sensuelle qui en découla, donna à la jeune femme la sensation de planer. Il était grisant de constater que deux êtres pouvaient en former un, d'une façon aussi simple. C'était presque comme un encouragement à toujours repousser un peu plus loin les limites de cette sensation. Et Alice était plus que prête à aller jusqu'au bout de cet avant-goût de Paradis. Sauf que le Paradis ne voulait pas d'elle.

Contre son corps, elle sentit Anthony changer et la bulle de félicité dans laquelle le baiser l'avait plongée s'évanouit en comprenant ce qui se passait. La lycanthropie s'était réveillée. Le loup était presque sorti. Et Anthony venait de s'éloigner pour la protéger. Du moins était-ce ce qu'elle supposait. Désolée de percevoir que ce qui se passait n'était pas commun, la jeune femme repoussa fermement l'impulsion de se rapprocher du brun pour se contenter de seulement le regarder avec le plus de calme qu'il lui était possible de ressentir à cet instant. Le souffle hiératique d'Anthony se calma au bout de quelques minutes, rassurant la naïade qui commençait à craindre une crise d'hyperventilation mais le regard empli de haine qui lui fut alors adressé la pétrifia. Son esprit eut beau chercher une raison pouvant justifier ce sentiment, il n'en trouva aucune. Elle n'avait pas fait exprès d'activer sa lycanthropie. D'ailleurs, elle n'était même pas sûre que ce soit de sa faute, même si la réaction du jeune brun avait diminué considérablement son éventuel taux d'erreur. Une brusque envie d'hurler son innocence la saisit avec violence mais l'expression du jeune homme évolua de la haine à l'abattement le plus complet, la calmant immédiatement. Il ne la haïssait pas réellement mais l'étrange contrecoup de leur rapprochement devait l'avoir perturbé profondément. Et lorsque l'on est perturbé, on cherche des solutions pour remédier à la perturbation. Dans le cas présent, Alice semblait avoir été désignée comme "solution" idéale, ce qui signifiait qu'Anthony devait sûrement se sentir trahi par son analyse mais que n'en ayant pas d'autre, il ne pouvait faire autrement que la détester. Ce cheminement de pensées anéantit la jeune femme qui ne comprit pas comment de telles idées avaient pu affluer en elle mais savait pourtant qu'elles étaient à peu près justes. Le contact visuel qui les unissait encore se rompit et la naïade réalisa que c'était grâce à ce lien qu'elle avait pu décoder approximativement le ressenti d'Anthony quant à ce qui venait de se passer.

Elle qui voulait avoir accès à ses pensées, elle était servie, même si ce n'était pas du tout comme elle l'aurait envisagé. Elle avait presque l'impression de violer un sanctuaire sacré sauf que ce n'était vraiment pas intentionnel. C'était plus fort qu'elle, dès lors elle entrait dans le regard du lycan, elle pouvait y lire des choses. S'il lui en laissait l'autorisation. Cette remarque la frappa de plein fouet et la fit redescendre sur Terre. Si elle avait raison, s'il lui imputait la cause de sa presque transformation, il ne la haïssait pas pour autant donc elle devait s'activer.

Malheureusement, le jeune homme ne lui en laissa pas le temps et tourna les talons sans même lui adresser un dernier regard. Afin de calmer la douleur qui commençait à enserrer son coeur, Alice s'obligea à inspirer et expirer profondément quelques minutes. Il était parti, tout simplement parti. Comme ça. Comme si de rien n'était. Alors qu'elle ressentait encore la puissance de leur attirance dans le moindre de ses pores, alors même que ses dernières paroles résonnaient doucereusement à ses oreilles, comme de perfides moqueries. Je ne te laisserais jamais.

- Et là? Qu'est-ce que tu as fait, Anthony Austen? Hein? Qu'est-ce que tu as fait?

Sa voix secouée de sanglot trahissait de douloureux accents, presque hystériques. Elle savait qu'elle devait avoir l'air parfaitement ridicule mais la souffrance était trop intolérable pour être gardée à l'intérieur. Comme pour la torturer un peu plus, elle nota avec amertume qu'elle avait employé le tutoiement, là, et que ça lui avait semblait naturel... Alors même qu'elle venait de le perdre... Un long gémissement aiguë s'échappa de sa gorge jusqu'à se briser finalement dans un son inhumain. Elle avait mal. Parce qu'elle savait que même s'il l'entendait, il ne reviendrait pas. Parce qu'elle avait l'impression que quelque chose de magique s'était approchée d'elle pour la plonger dans une détresse insondable. Jamais elle n'avait ressenti un sentiment tel que celui-là. La peine qu'elle avait éprouvé lorsqu'on l'avait méprisée pour sa beauté lui semblait dérisoire en comparaison. Elle était dérisoire. Elle le réalisait maintenant. Anthony l'avait fait grandir, en une après-midi il l'avait emmenée plus loin qu'elle n'avait été en une vie. Elle était toujours Alice mais elle était désormais et principalement Sa Alice. Et elle causait en lui le réveil de son loup. Et elle brisait l'harmonie qui les réunissait pour la transformer en instant de cauchemar. Rien ne nous séparera à présent, même pas la mort !

- Rien... Rien sauf mon imperfection... Si j'avais été mieux, si j'avais été quelqu'un de vraiment bien, ça ne se serait pas passé comme ça... Tout est de ma faute. Anthony....

Son brusque changement de point de vue fut transmis à travers une mélopée plaintive qui fut toutefois très vite étouffée par les flots puissants de larmes qui coulaient abondamment de ses yeux bleus. De la poche de son pantalon, elle tira un paquet de mouchoirs et essaya de se calmer, en vain. Lya arriva enfin, partageant la douleur de sa maîtresse et lui offrant la possibilité de reprendre ses esprits. Reniflant piteusement, la jeune femme caressa doucement le pelage de la loutre et garda les yeux fixés sur les reflets sombres du lac jusqu'à s'effondrer sur le banc, hypnotisée par le spectacle et fatiguée d'avoir pleuré. Une partie d'elle-même s'écria que c'était inconscient mais elle se tut rapidement quand Alice s'abandonna totalement aux bras réconfortants de Morphée, utilisant sans vraiment l'identifier la veste d'Anthony en tant qu'oreiller, respirant son odeur presque noyée sous celle du cuir et oubliant le départ précipité du jeune homme. Demain serait un autre jour. Demain, elle aurait oublié aujourd'hui ou du moins, pourrait-elle réfléchir plus sereinement à la situation. Demain...

Telle un chien de garde miniature, Lya veilla sur sa maîtresse jusqu'à ce que cette dernière ne se réveille brutalement à cause de la fraîcheur de la nuit et ne cherche à sortir du parc dans le but d'attraper un taxi, passant sans le savoir près de son compagnon de pique-nique et occultant totalement les évènements de la journée. Demain, elle serait forte. Demain.





Fin de la partie une


&
I want to reconcile the violence in your heart.
I want to recognise your beauty's not just a mask.
I want to exorcise the demons from your past.
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.


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Catch Me If You Can [ Anthony & Alice ]

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