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 Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]

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MessageSujet: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Ven 2 Juil 2010 - 13:55

À peine arrivée en ville, Lula s'était sentie étouffée par les hauts buildings de San Francisco. Elle avait posé ses bagages dans son appartement et était tout de suite sortie prendre l'air. Au départ de l'aéroport, le taxi qu'elle avait pris était passé non loin de ce qui avait paru être un petit bois. Ce n'était pas grand chose, mais ça lui suffirait amplement, pour ce premier soir.

Le soleil n'était pas encore couché quand elle arriva, aux alentours de 22 h 00, sur la route qui menait à l'aéroport. Elle bifurqua sur la droite, dans l'intention de contourner le plus radicalement possible la zone polluée où se pressaient sûrement plusieurs milliers de voyageurs. La ville était loin derrière elle et la route bitumée à plus de deux kilomètres à sa gauche quand une effluve boisée vint chatouiller ses narines.

Immédiatement, elle sut qu'il ne s'agissait pas là du petit bois qu'elle avait aperçut quelques heures plus tôt. Elle courut de plus belle, atteignant des vitesses inhumaines qu'elle ne cessait de battre. Elle avait l'impression de voler et cette sensation grisante lui plaisait plus que tout. C'était là l'avantage prédominant qu'elle trouvait à sa nature d'Ombre. Malheureusement, elle savait aussi que la première créature à sang qu'elle croiserait cesserait de vivre éminemment sous peu.

Immédiatement, sa vitesse diminua. Plus elle ferait d'efforts, plus elle utiliserait ses capacités surnaturelles, et plus elle aurait besoin de sang. Bientôt, elle aperçut à la limite instaurée par l'horizon une gigantesque forêt. La verdure était partout, encerclant le lointain de ses bras, appelant l'Ombre à la visiter. Lula avait lu l'Appel de la forêt, il y avait plusieurs décennies de cela, et elle ne pouvait que comprendre ce que le protagoniste ressentait à l'approche de la vieille Nature, quand ses traits ne le retenaient plus.

Grisée, Lula oublia toutes les limites qu'elle s'était imposées ; pourquoi renier ce qu'elle était ? Parce que tu n'est pas un monstre, tu n'es pas une meurtrière, murmura une petite voix dans sa tête. Mais elle balaya ses états d'âmes et fonça droit devant elle. En moins d'une minute, elle avait réduit à néant le bon kilomètre qui la séparait de la forêt et elle se tenait à la lisière de celle ci, impatience, son sang pulsant dans ses veines avec l'ardeur de l'enfer et de fines veinures noires apparaissant à la naissance de ses poignets. Un sourire carnassier étira ses lèvres, tandis que ses iris gris prenaient des teintes prunes noires effrayantes.

La chasseuse entra dans la forêt, déterminée, et se remit à courir, grimpant dans les arbres et jaillissant à leur cimes quand elle pouvait s'y frayer un passage. Elle prenait de la vitesse dans les airs, et se réceptionnait dans de petites clairières pour se remettre à courir, s'enfonçant dans les bois, virevoltant entre les arbres, aussi légère et silencieuse qu'une feuille d'automne.

Soudainement, elle s'arrêta. À sa droite, à quelques mètres devant elle, une biche s'abreuvait à une petite mare d'eau claire. Immobile, cachée par quelques arbres, Lula guettait. Après le plaisir de la course venait celui de la chasse. Elle fit quelques pas, et son pied fit craquer une branche de bois mort. Au craquement, la biche dressa les oreilles et prit la fuite. Lula jura et reprit sa course, suivant de près l'animal aux abois.

Elle quitta le sentier que suivait la bête, trop étroit pour que Lula n'atteigne la biche et sauta, quittant le sol. Elle s'agrippa aux branches au dessus d'elle et s'élança en avant, pour atterrir sur la biche. Son poids fit basculer la bête à terre, manquant de broyer une des jambes de la chasseuse. Lula plaça ses mains de part et d'autre du cou de sa proie affolée et lui brisa la nuque d'un geste qui reflétait l'habitude.

La biche convulsa brièvement. Puis Lula enfonça ses crocs dans la jugulaire de la bête qui devint inerte. Le liquide chaud et sucré se déversa sur la langue de la jeune femme, électrisant ses papilles. Rapidement, la chasseuse eut son quotta du liquide vital si exquis qu'était le sang, phobie pour les uns, ambroisie divine pour elle.

Elle s'arracha à la jugulaire sanguinolente du cadavre, contemplant ses méfaits d'un oeil blasé. Ses besoins assouvis, elle ne voyait plus l'intérêt de tels actes. Écarlate, une larme roula sur sa joue pour se fondre dans le sang qui maculait ses lèvres et le bas de son visage.

D'un geste rageur, elle essuya sa joue de sa main tout aussi rouge, étalant de plus belle le sang sur son visage.

- Pardon, souffla-t-elle.

Elle prit une poignée de terre et recouvrit la corps de la bête de ce maigre échantillon, comme le voulait la coutume, afin qu'elle n'erre pas entre deux mondes. C'était une vieille tradition européenne, mais Lula s'en moquait. De la terre collée aux mains, elle se redressa et fit volte face, désireuse de quitter les lieux. Seulement, à la lisière de la clairière, une jeune humaine se tenait là, l'air effaré. Lula ignorait depuis quand elle était là, mais si elle avait vu la scène du carnage, elle serait obligée de la tuer, à moins qu'elle n'ait l'amabilité de se taire.

Elle serra les poings, sentant les arabesques noires qui couturaient ses bras refluer vers ses poignets pour s'estomper puis disparaître. Elle espéra franchement, du fond du cœur, qu'elles ne réapparaîtraient sous aucun prétexte ce soir.

- Bonsoir.

Un mot dépourvu de toute émotion, de toute hostilité. Elle devait mettre la mortelles en confiance, à tout prix.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Dim 4 Juil 2010 - 11:37

Relevant la tête de mon livre, j’y glissais un marque-pages puis le fermis d’un mouvement sec de la main. Entourant mon cou de mes mains, je tournais plusieurs fois la tête d’un sens puis dans l’autre pour l’étirer. Après plusieurs heures passées à lire, étudier et prendre des notes, je décidai que j’en avais assez fait pour aujourd’hui. Les livres pourraient bien attendre demain. Me laissant aller un moment contre le dos de mon siège, je fermai les yeux pour mieux apprécier ce moment de calme. Puis au bout de quelques minutes, je battis des paupières et me redressai sur mon siège. Je rassemblai mes affaires et les glissais dans mon sac. Je me dirigeais vers l’entrée de l’imposant bâtiment, livre à la main pour pouvoir l’emprunter.

Je sortis de la bibliothèque et je dus cligner des yeux pour m’habituer à la clarté du jour et à la force du soleil. C’était une belle journée comme il y en avait en ce moment à San Francisco, où le soleil tapait fort, enveloppant tous les habitants de San Francisco d’une chaleur étouffante. Les piscines devaient afficher complet, voir même surpopulation ! Mais cela n’empêchait pas, bien entendu, que le parc soit plein à craquer d’enfants courant dans tous les sens, de parents les surveillant depuis l’ombre d’un arbre mais qui n’avaient qu’une envie : rentrer chez eux. Je regardais tout cela avec amusement tout en passant à mon tour parmi la cohue de gamins courant en tous sens, évitant quelques ballons au passage. Une fois sortie du parc, je marchais d’un bon pas jusqu’à mon immeuble.

Balançant plus que je ne le posais le sac que j’avais pris sur le canapé, je me précipitais vers la cuisine et me pris un grand verre d’eau bien fraîche. Ouvrant le robinet et mettant mes mains en coupe, je m’en aspergeais également le visage. Ainsi rafraîchie, je laissais mon verre en plan pour finalement ressortir de mon chez-moi. J’avais envie de me balader un peu, de profiter de cette magnifique journée. D’explorer un peu les environs aussi, les parties où je n’étais pas encore allée.

Refermant mon appartement à clé, je descendais les marches quatre à quatre, emplie d’une joie nouvelle, mystérieusement. Je passais par un bureau de poste pour me procurer une carte de San Francisco et l’étudiais avec soin. Je repérai bientôt une forêt avoisinante et cela m’apparut un bon lieu à visiter. Paisible et toujours changeante, la forêt pouvait offrir de belles vues et un fantastique lieu de prédilection.

Repérant les différents chemins qui y menaient, je partis d’un bon pas. Je traversais diverses rues, routes et autres avant de finalement sortir de la ville. Je me retrouvais alors dans ce que l’on pouvait appeler la campagne, les champs s’étirant à perte de vue. Au bout de plusieurs heures de marche intensive, de champs traversés pour gagner un peu de temps, j’avais découvert une multitude de paysages. La journée avait bien avancé mais je m’en fichais, j’étais heureuse d’être là.

Alors que j’avais passé la route depuis plusieurs minutes, j’aperçu enfin la forêt au loin devant moi. Mon sourire s’agrandit sur mon visage et alors que je m’étais arrêtée pour observer l’étendue boisée qui s’étendait quelque peu, sans être non plus gigantesque, je repartis de plus belle.

Une vingtaine de minutes plus tard, j’étais arrivée à l’orée de la forêt. Prenant une grande inspiration, je pénétrais dans cet univers. L’air s’était rafraîchit considérablement à l’ombre des hauts arbres. Je suivais ce qui semblait être une sorte de chemin déjà tracé mais peu parcouru dorénavant. Je slalomais entre les arbres, m’arrêtant parfois pour observer la beauté du paysage et imprimer tout cela dans ma mémoire. Je me sentais bien ici, dans cette atmosphère. La forêt avait quelque chose de lugubre car la lumière ne filtrait pas énormément à travers les feuilles, mais cela ne me faisait rien. J’étais simplement heureuse d’être ici.

Après plusieurs dizaines de minutes passées à traverser une partie de la forêt, je vis soudain la forêt s’interrompre pour laisser place à une clairière. Je continuais donc sur ma lancée mais alors que j’allais traverser la clairière, je m’arrêtais net à sa lisière. Devant moi se déroulait une étrange scène que je qualifierais même d’invraisemblable. Une jeune femme agenouillée auprès de ce qui semblait un corps se releva, une poignée de terre à la main et en recouvrit une partie du corps. Le silence qui régnait alors dans la clairière fit que je pus entendre la femme souffler au corps au sol :

- Pardon.

La femme se retourna finalement et alors, mon sang se glaça dans mes veines. De l’endroit où j’étais, je pouvais apercevoir du sang recouvrir la partie basse de son visage et particulièrement sa bouche. De la terre était également collée à ses mains ce qui la rendait encore plus repoussante. Et pourtant elle semblait être une belle femme, jeune aux longs cheveux blonds tombant en cascade. Ses traits étaient fins, méticuleusement tracés. Mais c’étaient ses yeux couleur d’un ciel jour de pluie qui me figeaient sur place. Son regard exprimait l’extrême contraire de la douceur de ses traits, ils étaient cerclés de noir, manifestant une sorte de colère froide, d’envie qui resterait à jamais inassouvie mais que l’on pouvait apaiser durant un temps

Mon regard se porta sur la bête à terre qui était en réalité une biche. Je voyais depuis là où j’étais que son cou était ensanglanté et ne semblait avoir aucune blessure autre part sur le corps. Je n’avais pas besoin de m’appeler Einstein pour faire le rapprochement entre les lèvres rouges de sang de la jeune femme et le cou de la pauvre biche. Soudain, tous les ouvrages que j’avais lus toutes les notes que j’avais prises me revinrent en mémoire. Toutes ces semaines passées à lire encore et encore faisaient que je connaissais énormément de choses sur le surnaturel. Et je ne pus m’empêcher de les associer à ce qui se passait ici. Qu’était-elle donc ? Un vampire ? Ou une créature plus sombre et cruelle encore ? Car les vampires se nourrissaient plus généralement d’humains que de biches. Et je n’avais jamais entendu parler d’un rituel consistant à laisser une poignée de terre sur le corps défunt. Mais je ne savais pas tout, loin de là, et j’en étais bien consciente. Tout ce que je savais, c’est que j’avais enfin une preuve que ce que j’avais vu chez moi n’était pas le fruit de mon imagination, que tout cela existait bien mais que la jeune femme était aussi quelqu’un de redoutable, qui pouvait sûrement me tuer à tout moment.

Alors que toutes ces pensées affluaient dans ma tête, je fus soudain interrompue par l’inconnue qui prononça un seul mot, dénoué de toute émotion, hostilité ou autre :

- Bonsoir.

Je m’attendais à tout moment à être attaquée et restais donc sur mes gardes. La jeune femme ne devait pas savoir ce que j’avais vu, ce que je savais à propos de tout ce qui est fantastique, censé ne pas existé. Elle ignorait tout cela de moi. Comme elle n’avais aucune idée que ma famille puisse avoir été abattue par une créature sûrement comme elle. Une colère sourde s’empara alors de moi. J’avais pensé pendant un moment à me venger, mais j’étais dorénavant consciente que quoi je voulais, je n’aurai rien pu y faire. Toutes ces créatures étaient dix fois plus fortes que moi, autant moralement que physiquement. Mais de savoir que j’étais juste en face de l’une d’elles, à quelques mètres à peine me rappelait cette colère.

Je soufflais durant quelques secondes, me forçant à prendre une attitude plus tard, à vider ma tête de ces sombres pensées. Je lui répondis sur le même ton :

- Bonsoir.

Mon visage ne trahissait aucune émotion, aucune colère, réjouissement ou autre. Je restais impassible. J’étais toujours en colère au fond de moi, mais j’avais aussi peur, peur de mourir aussi rapidement sans avoir pu découvrir autre chose sur la mort de mes géniteurs et de ma sœur. Je ne bougeais pas d’un centimètre. Je n’avais aucune idée de ce qui allait suivre. Du moment que la femme croyait que je n’avais rien vu, tout irait bien. Mais je sentais que j’allais faire une gaffe, alors je ne prononçais rien de plus, restant parfaitement calme en apparence, mais aussi sur mes gardes.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Lun 19 Juil 2010 - 12:16

Lula put lire dans les yeux de l'inconnue une sorte d'effarement et de compréhension mêlée de colère. L'afflux de ses sentiments, pourtant contradictoires, surpris la jeune femme, quoiqu'elle garda un faciès impassible. Elle comprit ensuite la raison de cet effarement. Elle ne devait pas avoir fière allure et son visage était sûrement maculé de sang. Elle leva la main vers sa bouche pour l'essuyer mais se rendit compte qu'elle était pleine de terre. Elle attrapa donc sa manche et la passa sur ses lèvres après les avoir humectées de sa langue.

- Bonsoir.

Lula admira le courage de la jeune femme. La plupart des gens qui la voyait dans cet état partait en courant, amis ou non. Rares étaient ceux qui osaient lui adresser la paroles. Ceux-là, en général, elle finissait par les croquer un petit peu, à défaut de les vider de leur sang. Mais ce soir, elle ne voulait pas. Il fallait qu'elle retrouve la vieille dame, l'enfant et le garçon. Ils étaient probablement à San Francisco, alors elle ne toucherait plus au moindre humain de la ville avant de les avoir trouvé.
Elle esquissa un sourire, mais celui-ci tourna à la grimace, dévoilant du même coups ses canines acérées. Elle abandonna. Elle allait devoir s'entraîner à sourire correctement, si elle voulait passer inaperçue, ici.

- Je ne veux pas te faire de mal, assura-t-elle. Je m'appelle Lula, Lula Wilde. Je viens d'emménager en ville.

Elle ne tendit pas la main, terreuse et pleine de sang, n'avança pas, même d'un pas, de peur de la faire fuir, et n'ajouta pas un "ravie de faire ta connaissance". Les circonstances ne s'y prêtaient pas, mais alors pas du tout.

Tenant à lui montrer qu'elle était sincère dans ses propos, elle accrocha son regard grisé aux prunelles d'un bleu pur et profond, aux teintes semblables à celles des courants océaniques qu'elle avait connu en Europe. Sur son visage, elle le savait, elle affichait une curiosité dénuée de toute agressivité, une volonté de pacifisme. La jeune femme à qui elle avait affaire était loin d'être ignare, elle sentait. Sinon, pourquoi tant de colère émanait-il d'elle ?

- Je ne... mange pas d'humain, ajouta-t-elle, grimaçant quand elle prononça le verbe, peu convenable, mais plus éloquent.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Dim 1 Aoû 2010 - 16:47

La jeune femme, après quelques instants de silence absolu entre nous, me fit une grimace qui devait sûrement à l’origine être un sourire. Je pus donc remarquer, même de là où j’étais, ses canines aiguisées telles des lames tranchantes à souhait. Elle ferma alors rapidement la bouche pour la rouvrir aussitôt, mais pour me parler cette fois :

- Je ne veux pas te faire de mal, m’assura-t-elle. Je m’appelle Lula, Lula Wilde. Je viens d’emménager en ville.

Contrairement à une rencontre ordinaire, Lula ne s’avança pas pour me tendre la main, ce qui, soit dit en passant, ne m’étonna pas au vu de l’état de celles-ci. Elle n’effectua aucun geste, et n’ajouta rien. Et dans ses paroles elle tenait à me rassurer. Je savais de toute façon que toute fuite serait inutile, qu’elle n’était pas humaine. Ses capacités devaient largement dépasser les miennes. Et ce fait de ne pas m’enfuir en hurlant avait du l’intriguer, tout comme elle devait dorénavant se douter que je n’étais pas non plus n’importe quelle humaine.

Ses yeux se fixèrent soudain aux miens, comme dans l’intention de me prouver la véracité de ses propos. Ses pupilles d’un gris oscillant entre le métal et le ciel jour d’orage ne se détachaient pas de mes yeux bleutés. J’observais son visage à la dérobée et pus apercevoir son visage dénué de toute émotion agressive, au contraire, elle exprimait un calme étonnant ainsi que de la curiosité, sûrement à mon égard. Elle n’avait toujours fait aucun mouvement, ce qui m’étonnait. Finalement, je dus bien me rendre compte qu’elle ne tenterait rien contre moi. Du moins, pour le moment. Elle ne savait pas ce que j’avais pu voir mais n’importe qui, juste en voyant la jeune femme et l’animal à terre n’aurait pas mis longtemps à faire le rapprochement. Seulement, je me méfiais. Si elle avait pu tuer une biche, animal à l’affut du moindre bruit et qui courait tout de même à une vitesse considérable, elle pouvait tout aussi bien s’en prendre à moi. Et comme si elle lisait dans mes pensées, elle ajouta alors :

- Je ne… mange pas d’humain.

Elle grimaça au moment où elle évoquait le verbe ‘manger’. Mais elle avait employé celui-ci, et non un autre, il convenait donc à ses propos. Mais ils ne firent que renforcer à la fois la peur sourde que je cachais tant bien que mal au fond de moi. Bien que pacifiste en apparence, je n’étais pas dans la tête de Lula, je ne pouvais donc savoir ce qu’elle pensait réellement. Je me promis intérieurement que si elle tentait toute attaque contre moi, bien que cela soit joué d’avance, que je ne la laisserai pas faire aussi facilement. Me concentrant de nouveau sur la jeune femme, je ne la lâchais pas des yeux, comme si cela pouvait m’éviter une potentielle attaque. Me rendant enfin compte du silence qui s’était installé, je décidais de reprendre la parole, calme en apparence mais méfiante en moi-même :

- Je m’appelle Alida Dantas. Je suis également en ville depuis peu de temps.

Je n’avais aucune idée de ce qui allait suivre, tout comme maintenant, Lula savait mon nom et pouvais donc venir me voir à tout moment, si jamais je sortais vivante de cette forêt. Mais bizarrement, je sentais que je pouvais lui faire confiance sur le fait qu’elle ne mangeait pas d’humains. Ou tout du moins, qu’elle n’allait pas me faire du mal à cet instant précis. De toute façon, que ses paroles soient vraies ou fausses, je ne pouvais plus rien faire de particulier. Soit je continuerai ma vie comme avant tout en sachant que mes doutes, tout ce à quoi j’avais pu penser sur les créatures dites imaginaires étaient fondés, soit je finissais ma vie ici. Je n’avais donc plus rien à perdre et tant qu’à faire, je décidais d’essayer d’en apprendre plus.

- Qui es-tu ? Ou plutôt qu’es-tu ? Lui demandais-je en allant droit au but, sans par contre effectuer le moindre mouvement.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Lun 2 Aoû 2010 - 20:43

La jeune femme semblait s'être rendue que - peu importait la véracité de ses propos - elle avait tout intérêt à croire la petite blonde. Car Lula avait beau ne pas toucher au humain pour se nourrir, si la nouvelle venue s'avérait assez audacieuse pour lui nuire, elle ne ferait pas long feu.

- Je m’appelle Alida Dantas. Je suis également en ville depuis peu de temps.

Lula acquiesça, mais ne dit rien. Alida, puisque c'était son nom, semblait soucieuse. La chose était normale, étant donné la très peu charmante compagnie dont elle bénéficiait. Quelque chose semblait la tracasser, sans qu'elle ne parvienne à mettre des mots dessus. Soutenant toujours son regard, elle comprit ce qui la taraudait au moment même où elle reprit la parole :

- Qui es-tu ? Ou plutôt qu’es-tu ?

Et toujours cette immobilité manifeste chez les deux jeunes femmes. La question était parfaitement justifiée, Alida agissait en toute légitimité.

- Une Ombre, mais je doute que cela te dise quoi que ce soit. On nous dit vampire ou démon, mais nous ne sommes ni l'un ni l'autre. Nous sommes des créatures maudites obtusément.

Elle laissa sa présentation faire son petit effet, se délectant de l'éclat apeuré des prunelles bleues d'Alida qui se mêlait au spectre terne de la compréhension. L'injustice que subissait les Ombres se reflétait souvent dans leur nature profonde, en rancune et en désespoir, sentiments dévastateurs qui menaient rarement à autre chose qu'à une folie meurtrière et vengeresse aveugle. Ça avait été le cas de Lula, pendant près de deux siècles. Elle avait massacré plusieurs milliers d'humains, avant de se restreindre aux animaux. Alors qu'elle avait pris un malin plaisir à tuer ses proies dans sa jeunesse, ôter des vies - même animales - la dégoûtait, aujourd'hui. Mais elle n'avait pas le choix, ne l'avait jamais eu. Elle devait faire couler du sang pour vivre.

- Je ne veux pas te faire de mal.

C'était vrai. Elle ne désirait pas la mort de la jeune femme. Elle ne désirait plus la mort de qui que ce soit. La lucidité avait pris la place de la démence, quoique cette dernière reprenait le dessus quand le besoin de sang se faisait trop fortement ressentir. Mais là, en cet instant, Lula n'avait plus soif ; son repas avait été on ne peut plus satisfaisant.

- Mais dis toi bien que rares seront ceux qui te croiront si tu parles d'une jeune femme capable de tuer une biche de ses mains pour ensuite boire son sang...

Lula elle-même ne croyait pas pleinement à ses paroles. Il y en avait d'autres, et ils étaient bien plus nombreux qu'on ne pouvait raisonnablement le penser. Ils étaient partout, bien plus malin qu'elle, qui s'était faite surprendre dès son arrivée en ville en train de boire le sang une bête innocente. Démons et anges, elfes, vampires, lycanthropes... D'après Neil, Cheryl et Elenor, les Ombres que Lula avait rencontrés près de cinquante en plus tôt, San Francisco était une ville surprenante et emplie de magie. La métropole recelait de nombreux passages, notamment entre Terre et Enfers.

Puis, sans prévenir, elle bougea, vivre comme l'éclair. Elle vint se poster derrière Alida, son corps à quelques millimètres seulement du sien. Lula, d'ordinaire plus petite que l'humaine, flottait désormais au dessus du sol, de sorte qu'elle dépassait la mortelle de tout juste une demi tête. Elle posa une de ses mains sur la peau douce et très légèrement hâlée de la jeune femme et passa ses ongles dans son cou pour en retirer les mèches de cheveux qui masquaient sa jugulaire. Puis tout doucement, savourant le bruit des battements de coeur d'Alida, elle approcha ses lèvres de l'oreille de l'humaine.

- Sans vouloir t'effrayer, bien sûr, mentit-elle, sarcastique.

Mais la menace était claire : il n'était absolument pas dans son intérêt de parler de l'arrivée d'une Ombre en ville. Elle ne voulait pas avoir la moindre allégeance, ni pour le Bien, ni pour le Mal. Elle refusait de se mêler à la guerre qui opposaient les démons et les vampires aux anges, elfes et lycanthropes. Mais Lula avait beau dire, il n'était pas non plus dans son intérêt à elle de boire du sang humain, même si elle n'avait encore jamais trouvé d'élixir aussi puissant et délicieux.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Mar 3 Aoû 2010 - 18:11

Contrairement à ce que je pouvais penser, Lula n’évita pas le moins du monde ma question et y répondit même sincèrement :

- Une Ombre, mais je doute que cela te dise quoi que ce soit. On nous dit vampire ou démon, mais nous ne sommes ni l'un ni l'autre. Nous sommes des créatures maudites obtusément.

Mon visage trahissait la peur, et je le voyais à la satisfaction de celui de Lula. Peur étrangement mêlée à de la compréhension. Contrairement à ce que pensait Lula, j’avais entendu parler des Ombres mais j’avais rangé cela aux véritables légendes, comme les licornes par exemple. Et le fait de me retrouver en face de l’une d’entre elles en ce moment précis n’avait rien pour me réjouir. Tout comme les vampires, ils buvaient du sang pour vivre. Mais cette race était particulièrement violente, rancunière. Pour reprendre les paroles de la jeune femme, elle n’était ni vampire, ni démon, plutôt un savoureux mélange des deux. Je n’avais pas beaucoup d’informations les concernant, mais je me promis de faire de plus amples recherches, si jamais je sortais vivante de cette maudite forêt.

- Je ne veux pas te faire de mal.

Ces paroles me surprenaient autant qu’elles m’apparaissaient véridiques. C’en était presque évident. Les Ombres étaient connues pour boire du sang humain pour la plupart, mais j’avais lu que certains se contentaient du sang animal. Plutôt rares, mais néanmoins existants. Le fait d’avoir vu Lula boire celui de l’animal me rassurait un tant soit peu. Cela voulait dire qu’elle ne buvait peut-être plus de sang humain, mais même si c’était le cas, elle venait de se rassasier. Je pouvais encore avoir une petite chance d’en sortir vivante.

- Mais dis toi bien que rares seront ceux qui te croiront si tu parles d'une jeune femme capable de tuer une biche de ses mains pour ensuite boire son sang...

Je n’étais pas complètement d’accord avec elle. Si ce que moi-même je rangeais dans la case légende existait, j’avais la preuve vivante que d’autres étaient là également. En fait, Lula se trompait lourdement. Cela pourrait même intéresser beaucoup de personnes en ce bas monde.

Tout à coup, Lula disparut de mon champ de vision. Et je n’eus pas besoin de me demander où est-ce qu’elle était passée, sentant au même moment le souffle régulier de la jeune femme derrière moi. Je sentis sa main sur ma peau et je ne pus réprimer un frisson. Lentement, elle dégagea mon cou de mes mèches de cheveux et je n’esquissais toujours pas le moindre geste. Je savais qu’en moins de temps qu’il ne le faut pour prendre sa respiration, que si je disais quelque chose qui ne lui plaisait pas, que j’y passais. C’était comme si elle faisait échos à mes pensées précédentes, me suggérant lourdement, sans le besoin des mots, que si je ressortais entière d’ici, je n’avais aucun intérêt à parler. J’étais comme une marionnette prise entre ses mains. Elle savait mon nom, que je résidais à San Francisco. Il suffisait d’un annuaire pour retrouver où j’habitais. Et les diverses créatures étaient connues pour leur traque sans relâche. J’aurai tôt fait de parler que je me retrouverai aussitôt dans un cimetière. Elle se rapprocha soudain de mon oreille et je pus entendre clairement ce à quoi je pensais :

- Sans vouloir t'effrayer, bien sûr.

Mensonge sarcastique. Elle savait précisément ce que j’avais en tête et cela m’apeurait quelque peu. Mais Lula se doutait bien qu’il y avait un risque à me laisser ressortir vivante de la forêt. Au fond, elle ne savait pas qu’après tout ce que j’avais pu vivre, ou le semblant de vie plutôt que j’avais pu avoir, que je me fichais de vivre. J’avais eu les réponses à plusieurs de mes questions rien qu’en la rencontrant. Et même si je mourrai après avoir révéler sa présence aux démons ou autres créatures dans ce style, elle serait dans un sacré pétrin d’après ce que je pouvais comprendre. Je me demandais en fait quelles étaient ses raisons de se cacher. Ne pas montrer sa présence aux humains, cela je pouvais le comprendre. Mais pourquoi pas aux autres, à ceux qui sont justement différents des humains ?

Je me dégageais avec souplesse de l’emprise de Lula, me retrouvant face à elle. La trouvant pourtant plus petite que moi de l’endroit où elle était auparavant, je fus surprise de devoir lever la tête pour rencontrer ses yeux.

- Qui dit que je suis effrayée ?

Ma phrase lancée sarcastiquement eut pour effet de faire éclater de rire l’Ombre. En effet, en simple humaine que j’étais, je n’avais aucune chance contre elle. Mais cela ne m’empêchait pas de la défier, quoi qu’elle dise. De toute façon, j’étais une mortelle, je finirai par quelque moyen à mourir. Alors que ce soit maintenant ou plus tard, qu’est-ce que cela changeait ?

- Je sais que tu viens de te nourrir, que tu n’as donc plus besoin nécessairement de boire du sang. Tu dis toi-même ne pas vouloir me faire du mal et pourtant, tu me menaces clairement. Et tu sais que si tu me laisses repartir, tu auras toujours un risque que je révèle tout. Et ensuite, que je sois morte ou non, si je le dis à quelqu’un de non humain, tu seras en fâcheuse position, n’est-ce pas ?

Je souris malicieusement. Lula semblait tout d’un coup bien plus embêtée. Peut-être ne s’attendait-elle pas à ce revirement soudain de situation. Je lui imposais un choix. Me tuer maintenant ou prendre le risque de me laisser repartir. Elle n’était pas dans ma tête, ne savait donc pas le moins du monde que je n’avais nullement attention de révéler ma découverte à qui que ce soit. Du moins, pour le moment. De toute façon, pour cela, il faudrait que je mette la main sur quelqu’un de non humain, vampire, démon, loup-garou ou autre créature dans ce genre. Et ceux-ci tenaient tout de même à préserver leur identité. Mais je me fiais à mon instinct. Je finirai bien par trouver. Peut-être même en avais-je même déjà rencontré sans que je le sache.

Durant ces quelques secondes de réflexion, le silence planait entre nous. Silence que je ne tardais pas à dissiper :

- Alors, que choisis-tu ? Puisque tu as le choix. On a toujours le choix. Et ne compte pas sur moi pour te promettre quoi que ce soit ou pour faire pression sur moi. Je ne suis attachée à personne et ma famille a été tuée.

Le fait de l’évoquer véritablement, au moyen de mots me chamboula un court instant. La réalité était là, inévitablement. Mais je disais vrai, je m’étais contentée de tisser des liens avec quelques personnes en ville, mais rien de bien extraordinaire pour autant. Et de toute façon, je ne révélerai jamais à Lula le nom des quelques personnes avec lesquelles j’avais commencé à lier d’amitié, qu’elle aille crever. Non, j’attendais tout d’abord sa réponse, patiemment. Car je n’allais pas rester là les bras ballants qu’elle se décide. Si d’ici quelques minutes elle ne m’avait pas répondu, je partirai et advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Jeu 5 Aoû 2010 - 13:15

Alida se dégagea de son emprise avec une facilité qui déplut Lula. Elle ne s'attendait absolument pas à ce genre de réaction. Une supplication, une promesse, peut-être. Mais un affront ! Elle apprécia néanmoins de voir la jeune humaine déstabilisée par la hauteur qu'avait prise l'Ombre.

- Qui dit que je suis effrayée ?

L'insolence de la jeune femme réveilla l'instinct de survie de Lula, et elle sentit ses prunelles se fendre, à la manière d'un chat. Le peu de lumière présente fut comme déposée sur Alida. L'immortelle voyait et devinait le moindre de ses mouvements. Elle cherchait la faille dans les paroles de l'humaine, mais ne trouvait rien. Elle ne bluffait pas. Et si elle avait clairement senti la peur de sa proie potentielle quelques secondes plus tôt, celle ci avait maintenant complètement disparue, remplacée par un calme affligeant et affligé.

- Je sais que tu viens de te nourrir, que tu n’as donc plus besoin nécessairement de boire du sang. Tu dis toi-même ne pas vouloir me faire du mal et pourtant, tu me menaces clairement. Et tu sais que si tu me laisses repartir, tu auras toujours un risque que je révèle tout. Et ensuite, que je sois morte ou non, si je le dis à quelqu’un de non humain, tu seras en fâcheuse position, n’est-ce pas ?

Ainsi, Alida elle-même, pourtant simple humaine, avait connaissance de l'existence des autres. Lula ne put réprimer une moue embêtée, plus pour ceux dont la nature avait été dévoilée que pour la situation délicate dans laquelle elle s'était mise.

Lula avait voulut jouer, mais l'humaine était plus maligne qu'elle ne l'avait cru. Et, chose étrange pour sa race, elle n'avait vraiment pas peur de la mort. Ainsi, la jolie brune lui volait son atout le plus précieux : la crainte qu'elle inspirait à ses proies. Elle était prise à son propre piège, mise au pied du mur. Et elle ne savait que faire. L'escalader ou rester au pied ?

- Alors, que choisis-tu ? Puisque tu as le choix. On a toujours le choix. Et ne compte pas sur moi pour te promettre quoi que ce soit ou pour faire pression sur moi. Je ne suis attachée à personne et ma famille a été tuée.

La fatalité de ses propres propos sembla affecter Alida l'espace de quelques secondes. Lula sourit, imperceptiblement. Intérieurement, elle jubilait. Pour avoir souvent joui de la solitude dont bénéficiait actuellement la jeune humaine - du moins d'après elle - Lula savait qu'elle ne le supporterait pas éternellement. Même elle qui avait l'éternité devant elle ne supportait pas plus de deux semaines d'être coupée de toutes relations, aussi infime fussent-elles.

Lula avait fait son choix, et la lueur machiavélique dans ses prunelles révélerait la fourberie dans sa réponse. Elle ne la tuerait pas, non. Elle ferait bien pire. Elle la chasserait, la traquerait, même, jeu auquel elle excellait, elle s'introduirait dans son existence comme le venin d'un serpent dans les veines de celui qu'il mord.

- Tu as raison, je suis stupide, admit-elle.

Lula laissa quelques secondes passer. La perspicacité de son interlocutrice méritait récompense, et l'Ombre arrêta sa décision, lui apportant un peu de saveur.

- Tu vas pouvoir partir, déclara-t-elle. Mais avant...

Et sans prévenir, elle se jeta sur Alida. Elle la cloua au sol, l'immobilisa, l'empêchant de se débattre de quelque manière qui soit. Sa prise n'avait pas de faille ; sa proie ne lui échapperait que quand Lula l'aurait décidé.

Vicieusement, l'inhumaine se pencha en avant, inspirant à pleins poumons, s'enivrant de l'odeur de la mortelle, un brin sucrée. Bientôt, ses lèvres ne furent plus qu'à quelques millimètres de la jugulaire d'Alida. La pulsation du sang qui battait dans l'artère accéléra, imperceptiblement, étirant le sourire de Lula.

- Avant je veux être sûre que tu ne tiens vraiment pas à la vie...

En effet, quel était l'intérêt de tuer quelqu'un qui n'avait pas peur de la mort ? Elle entre-ouvrit les lèvres, et se prépara à enfoncer ses crocs dans la veine, qui regorgeait d'hémoglobine. Pas pour lui ôter la vie, non. Juste pour goûter, et pour laisser un souvenir à la jeune femme...

Mais à peine Alida lui eut-elle donné sa réponse que le sang de l'humaine se répandait dans sa bouche et sur sa langue, électrisant ses papilles.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Dim 15 Aoû 2010 - 11:58

La moue que tira Lula lorsque j’évoquais les autres me révéla ce que je voulais savoir. Ils existaient donc bien. Je n’étais sûre de rien, mais son visage bien qu’impassible par moments, laissait passer quelques émotions que ressentait la jeune femme. En fait, sans le savoir, elle venait de les trahir, et par la même occasion, de me prouver que j’avais en effet raison depuis le début. Et cette découverte, me laissait pantoise. Mais je m’efforçais qu’aucune émotion ne transparaisse sur mon visage. Je savais que je ne pouvais pas être complètement impassible, mais Lula ne dut pas y faire attention puisqu’elle ne sembla rien remarquer.

Lorsque je lui exposais mon choix, je vis un imperceptible sourire trôner sur son visage à la peau d’albâtre et je sentis un frisson me parcourir de toute part. Une lueur machiavélique brillait au fond de ses prunelles et cela ne me disait rien qui vaille. Je pouvais deviner qu’elle avait fait son choix, mais quel qu’il soit, la jeune femme semblait s’en réjouir. Et cela ne me plaisait pas, pas du tout même. Car cela voulait sûrement dire que j’étais dans une position très fâcheuse, instable. Mais je gardais en moi la peur sourde qui s’était emparée de mon corps. J’attendis qu’elle me parle, puisque c’est ce qu’elle allait faire.

- Tu as raison, je suis stupide.

Elle me donnait raison sur quelque chose que je n’avais pas exprimé ouvertement, cela m’intrigua. Mais à bien y réfléchir, mes propos l’avaient laissé entendre… Elle fit une pause, et j’étais convaincue que la suite m’en dirait plus sur ses intentions. J’attendis donc, ne laissant rien paraître. En effet, quelques secondes plus tard, Lula me révélait ce qu’il allait advenir de ma pauvre petite personne :

- Tu vas pouvoir partir. Mais avant...

Je n’eus pas le temps de pousser un soupir de soulagement que déjà je sentis une masse se fondre sur moi. Lula s’était jetée sur moi, et j’étais ainsi prisonnière entre elle et le sol terreux parsemé de quelques feuilles et épines. Son corps tout entier m’empêchait de faire tout mouvement. Je ne pouvais définitivement pas bouger, ni me débattre de quelque manière qu’il soit. De toute façon, je savais que c’était inutile. La jeune femme avait une idée derrière la tête, et ce ne serait certainement pas moi, simple humaine, qui allait l’en détourner. J’entendis plus que je ne vis Lula respirer profondément, inspirer une odeur pour bien s’en imprégner. L’odeur de mon sang. Je sentis qu’elle se penchait vers moi, ou plus particulièrement vers mon cou. Et sans le vouloir, les battements de mon cœur s’accélérèrent sous l’effet de la peur, mon corps tout entier s’était figé. Le sang pulsait dans mes veines. Et je pouvais presque deviner le sourire de la jeune femme qui m’emprisonnait.

- Avant je veux être sûre que tu ne tiens vraiment pas à la vie...

La phrase en elle-même ne laissait rien présager de bon. Et pourtant, mes membres semblaient reprendre leur nature normale. Je n’avais aucune idée du comment elle allait s’y prendre pour démontrer ce qu’elle disait, mais je sentis un peu de confiance se présenter en moi. Je passais ma langue sur mes lèvres, les humidifiant suffisamment pour que je puisse parler.

- Je me demande bien comment tu comptes t’y prendre. Car…

Une douleur m’interrompit soudainement. Je ne m’étais pas rendue compte que la jeune femme avait entrouvert les lèvres, qu’une lueur particulière illuminait son regard. Non, je ne l’avais pas vu. Et ce fut bien trop tard que je le compris. Car déjà, je sentis comme une déchirure en moi. La douleur se répandait en moi, comme un poison mortel. Je sentais que l’on aspirait mon sang et pourtant je ne fis rien. Aucun son ne passa la barrière de mes lèvres. Je n’en eus pas le temps. Car déjà, je vis des étoiles tourbillonner autour de moi puis plus rien. La souffrance que j’avais éprouvée quelques instants plus tôt n’était plus qu’un mauvais souvenir, je ne ressentais plus rien. Tout était d’un noir absolu…
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Sam 21 Aoû 2010 - 15:43

- Je me demande bien comment tu comptes t’y prendre. Car…

Le son de sa voix se perdit dans les ténèbres, tandis que Lula aspirait son sang. L'hémoglobine délicieusement sucrée électrisait ses papilles et glissait dans sa gorge, lentement. L'immortelle perdait pied, se laissait enivrer par la sensation présente. Tout autour d'elle, le monde disparaissait. Il n'y avait plus qu'elle et Alida Dantas. Et encore. Elle n'était plus qu'une bouche, des crocs et une langue, et Alida une jugulaire gorgée de sang.

Mais elle ne devait pas la tuer. Elle s'était promis de ne plus tuer le moindre humain, elle tiendrait sa parole. Mais elle en voulait toujours plus, ne parvenait pas à s'arrêter. Il y avait si longtemps qu'elle se refusait au sang humain, de peur de sombrer dans la gourmandise. Cette fois ci, sa fierté s'était jouée d'elle, l'avait poussée au crime. Elle avait tellement peur de la tuer qu'elle s'en trouvait paralysée, incapable de se détacher de la gorge d'Alida. La frayeur qu'elle ressentait l'immobilisait, et elle ne pouvait rien faire d'autre que sucer le sang de la jeune femme, au risque de lui ôter la vie.

Mais alors qu'elle se résignait au meurtre qu'elle ne pouvait plus que commettre, elle fut interrompue par le bruissement proche de l'envol d'un oiseau. Immédiatement, elle réalisa que d'autres proies suffisaient à sa survie et dans un élan de bon sens, elle se redressa, éloignant ses lèvres de la plaie sanguinolente du cou d'Alida. Intérieurement, elle bénit et maudit le volatile.
L'humaine l'avait déjà surprise en train de vider une biche de son sang, certes. Mais si sa mort était plus prudente, elle n'était pas le seul moyen de la contraindre au silence. Si une nouvelle personne venait à apprendre son existence, elle serait très fortement forcée de quitter San Francisco. Chose qu'elle ne souhaitait pas voir arriver, étant donné qu'elle cherchait ici non seulement des explications, mais aussi la trace du passage de certaines personnes.

Soucieuse, Lula arracha un pan de sa manche, dévoilant au grand jour les arabesques noires qui stigmatisaient sa peau. Elle essuya prestement la gorge d'Alida et enroula méthodiquement l'étoffe autour du cou de la jeune femme, stoppant l'hémorragie comme elle put.

Puis elle sauta, utilisant ses capacités inhumaines - décuplées par le sang d'Alida - et s'agrippant aux branches pour prendre de l'altitude. Comme elle l'avait toujours fait depuis qu'elle était pleinement devenue Ombre, elle fuyait les conséquences de ses actes et les responsabilités qui en découlaient. Lâchement.

[HJ : Option 2, donc, ma chère, je te laisse le soin de poster la première partie de ta réponse Wink]
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Sam 4 Déc 2010 - 15:55

Je me sentis vaguement reprendre conscience avant même d’ouvrir les yeux. Mes paupières papillonnaient, s’habituant peu à peu à la lumière pourtant feutrée par les arbres qui régnait. Une douleur vive au niveau du cou fit brusquement remonter mes derniers souvenirs en tête. Je portais la main à mon cou en grimaçant et fus surprise de toucher une étoffe. Ou plutôt, un bout de tissu arraché. Je n’avais absolument aucune idée du temps qui avait bien pu passer. M’étais-je évanouie durant seulement quelques minutes ou quelques heures ? J’optais plutôt pour la première suggestion au vu de la lumière qui me semblait inchangée. Néanmoins, je ne savais toujours pas ce qui s’était passé durant ces minutes. Toujours était-il que Lula avait disparu. Je supposais que le bout de tissu lui appartenait, soucieuse au moins de ne pas trop effrayer une personne passant par là. Je me fis mentalement la réflexion que toute personne censée apercevant une personne avec du sang s’arrêtait pour en voir son état ou appelait d’autres personnes. Et pourtant, il m’avait bien semblé que quelque chose avait alerté Lula puisqu’elle s’était arrêtée subitement de boire mon sang. Je stoppais mentalement mes réflexions, me disant que j’aurai tout le temps d’y réfléchir à tête reposée.

Doucement, je déroulais le tissu, sentant néanmoins le sang sur mes doigts. Enfin, mon cou fut à l’air libre. Je me sentais légèrement mieux bien qu’en passant mes doigts sur les traces qu’avaient laissées les dents aiguisées de l’Ombre, du sang coulait encore. J’appuyais fermement dessus avec le bout de tee-shirt de la jeune femme, me mordant la lèvre inférieure. Passant ma main libre dans mes cheveux, j’en enlevais quelque terre et soupirais. Je devais avoir belle allure, tiens. Je fis un tour complet sur moi-même, repérant le chemin que j’avais emprunté pour venir, pas le moins du monde décidée à rester encore là. Je me mis en marche assez rapidement, abandonnant derrière moi la biche toujours à terre que je ne m’étais pas sentie de bouger ainsi que la terre piétinée à l’endroit où nous étions. J’estimais qu’il devait être aux alentours de trois ou quatre heures de l’après-midi bien que je n’en avais en réalité absolument aucune idée. Cela me permettait surtout de penser à autre chose qu’aux marques que je portais dorénavant sur le cou qui me faisaient un mal de chien.

D’ailleurs, en y réfléchissant, je me demandais la façon dont je m’y prendrai pour les cacher. Portant mes cheveux assez longs, je pouvais toujours les laisser libres de façon à ce que cela ne se remarque pas. Mais il m’arrivait fréquemment de les attacher même à la va-vite de façon à ce qu’ils ne me gênent pas lorsque je lisais ou me concentrais sur quelque chose. Il faudrait donc que je porte une légère écharpe lorsqu’il y avait des risques que l’on me voit. Heureusement pour moi, l’été touchait à sa fin, il n’était donc pas improbable que je m’habille en conséquence. Je n’avais aucune idée de la longévité pendant laquelle resterait cette marque. Peut-être à vie. Ou peut-être pendant seulement plusieurs années ou plusieurs mois. Tout ce que je savais, c’était que pour le moment, il vaudrait sans doute mieux que je fasse attention, prenant garde à ce qu’elle ne se remarque pas.

Le temps que je réfléchisse à tout cela, j’avais avancé d’un bon pas, et je remarquais avec surprise que j’étais déjà arrivée à la lisière de la forêt. Inspirant de façon à me donner du courage, je poursuivis mon chemin. Je retirais une énième fois le tissu et pus constater que seul un mince filet de sang s’échappait encore des petits trous laissés par les canines de Lula. Le fait de marcher, de penser à autre chose empêchait que je sois consciente de la douleur. J’avais banni cette pensée de mon cerveau tout en sachant que j’avais tout intérêt à avaler un médicament dès que je serai rentrée. Ma préoccupation fut ensuite de me de me demander comment j’allais bien pouvoir passer dans des rues emplies de passants avec l’allure que j’avais. J’avais du sang plein les mains, et je l’avais étalé sur mon cou en voulant stopper l’hémorragie. Prestement, je me servis de l’endroit encore à peu près propre du tissu qui faisait plus office de chiffon pour m’essuyer. Je passais ma main gauche dans mes cheveux de façon à les remettre à peu près en place et comme j’approchais de la ville, je les ramenais vers l’avant de façon à cacher mes marques. Il ne me manquerait plus que quelqu’un ne me demande si j’avais besoin d’une ambulance ou tout simplement si j’allais bien pour m’arrêter et ainsi, repousser le moment de prendre un cachet et me reposer tout en ayant le risque que la personne en question n’appelle la police ou les secours. Non, il fallait absolument que je passe inaperçue ou du moins, le plus possible. J’avais déjà assez de problèmes dorénavant comme cela grâce à cette rencontre. Bien que le terme « à cause » semblerait plus approprié dans ce cas présent. J’avais décidément le chic pour me fourrer dans des situations qui m’obligeaient presque à quitter la ville. Presque.



[HJ : Ne sachant où arrêter exactement ma première partie, tu me diras si ça te convient.]
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Dim 5 Déc 2010 - 4:08

Mais alors que Lula reprenait le chemin qui la mènerait chez elle, elle réalisa qu'elle ignorait tout d'Alida. Comment la contraindre au silence, dès lors qu'elle ne pouvait la surveiller ? Elle s'arrêta donc à la lisière de la forêt et, usant de ses capacités magiques, força les barrières de la conscience d'une Alida évanouie et sans défense. Un bref passage dans l'esprit de l'humaine lui permit de glaner plusieurs informations sur elle. Et à son grand regret, elle n'y détecta aucune réelle présence d'une attache quelconque. Mais tout en elle était emprunt d'une obstination amère qu'elle ne chercha pas à comprendre à partir du moment où elle sut où habitait la jeune femme.

Satisfaite par sa trouvaille, elle s'éclipsa dans la nuit, plus vive et puissante qu'elle ne l'avait jamais été ce dernier lustre. Savourant sa puissance retrouvée, elle traversa l'obscurité qui la séparait de la ville, bravant les vents, jouant avec, et se retrouva bien rapidement à son goût à l'entrée de San Francisco. L'esprit vif et alerte, elle devint ombre, au sens propre du terme, immatérielle et furtive, sombre et aérienne. Elle traversa des quartiers, survola des rues et arriva bientôt au domicile de l'humaine. Un sourire aux lèvres, elle traversa la vitre adjacente à une chambre. Elle jeta un rapide coup d'oeil à l'ensemble du logement, mais aucune photographie ne pouvait confirmer que Alida Dantas vivait ici. Mais malheureusement pour la mortelle, les images qui Lula avait glanées dans son esprit et l'odeur qui régnait dans l'appartement ne trompaient pas l'Ombre.

Cette dernière attrapa sur le bureau de la jeune femme un crayon et une feuille qu'elle détacha d'un petit bloc-note. D'une plume légère, fluide et acérée, elle rédigea ces quelques mots :

La traque ne fait que commencer...
Certaine qu'Alida prendrait une douche à son retour, c'est sur le rebord du lavabo que Lula déposa le papier avant disparaître, insaisissable.
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MessageSujet: Re: Seules au milieu des loups, dans l'animal instinct [Alida & Lula]   Dim 5 Déc 2010 - 14:12

Il me fallut un peu plus d’une demi-heure pour atteindre mon appartement. Je fermais à double tour ma porte d’entrée et pus enfin exprimer mon soulagement. Le miroir ne me renvoyait pas une image flatteuse de ma personne mais je pus constater que j’avais au moins m’arranger au mieux avec les moyens du bord. J’avais bien senti les regards de quelques passants couler vers moi. Mais apparemment, plus rien ne les étonnait puisqu’ils avaient continué comme si de rien n’était, se notant peut-être mentalement que cela pourrait faire une anecdote amusante à raconter à leur famille ou amis plus tard. Je n’avais heureusement croisé aucune personne de ma connaissance et j’avais bien dans l’espoir qu’aucune ne m’avait ne serait-ce qu’aperçue dans cet état. Car cela aurait engendré des questions auxquelles j’aurai eu bien du mal à répondre.

Je commençais par prendre un médicament qui pourrait à la fois mettre fin à mes maux de crâne mais surtout calmer la douleur que je ressentais bien plus maintenant que je n’avais plus un réel but en tête qui m’empêchait d’y penser. Je gémissais en passant mes doigts glacés sur les marques que m’avait laissées Lula en s’abreuvant de mon sang. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui avait bien pu la décider à s’arrêter. Une personne, un animal ou simplement qu’elle avait jugé préférable de ne pas me laisser pour morte ? Je ne le saurais probablement jamais mais n’en fit pas un état d’âme. J’étais vivante, c’était tout ce qui importait.

Je passais récupérer quelques affaires dans ma chambre et constatais que j’avais oublié de fermer ma fenêtre. J’étais pourtant sûre et certaine d’avoir tout bouclé avant de partir, de façon à empêcher la chaleur de rentrer et de faire de mon appartement un vrai four. Cela dit, j’avais bien pu omettre celle-ci. C’était le cadet de mes soucis de me préoccuper d’une chose pareille. Je me dirigeais ensuite vers la salle de bains dans le but de nettoyer le sang et la terre qui me collaient. Une fois de plus, je dus affronter mon reflet, et les mains de chaque côté du lavabo, je soupirai. En me déshabillant pour aller prendre une bonne douche, je remarquais un bloc-notes m’appartenant parterre. Mais ce qui m’étonnait, c’était qu’il ne quittait habituellement jamais mon bureau. Intriguée, je le ramassais et l’ouvris à la première page, me demandant ce qui avait bien pu faire que je l’amène ici. Et ce que je vis sur la première page, d’une écriture parfaitement lisible, me glaça d’effroi et d’horreur :

« La traque ne fait que commencer… »


Ainsi donc, le cauchemar que je croyais bel et bien terminé ne faisait en réalité que débuter… Voilà ce qu’il en était de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Un fâcheux coup du destin. Mais au moins, je savais désormais que ce que je croyais au fin fond de moi existait bel et bien réellement. Ce qui ne fit qu’accroître ma résolution d’essayer de déterminer la nature de celui qui avait tué ma famille. Voire même pourquoi pas de le retrouver ? Quelque chose me disait que si j’avais passé bien des années à le chercher en vain, ce n’était pas maintenant que je le trouverai. Mais après tout, il était toujours beau d’espérer. Néanmoins, cette rencontre apportait avec elle également un flot de sentiments dont un dominant : la peur.
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