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 Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.

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MessageSujet: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Mar 29 Juin 2010 - 21:16


Les rayons du soleil traversaient avec difficultés les stores baissés des deux fenêtres qui se situaient dans une chambre aux tons blanc cassé et rouge sang. Couché dans son lit deux places et couvert d'une couette aux mêmes tons que la chambre, William Foster regardait avec lassitude son plafond. Il y avait des fois où il aurait donné n'importe quoi pour pouvoir s'endormir et retomber dans les rêves qui l'avait tant de fois bercé ou hypnotisé. Soupirant avec bruit, le jeune homme passa ses mains sur son visage immortel et les plaça ensuite derrière sa tête blonde, calant ainsi son cou sans être gêné. Sans vraiment se concentrer sur ce qu'il regardait à son plafond, William était plus intéressé par sa mission qui commençait de plus en plus à le rendre dingue. Trois mois qu'il était à la recherche de cette fameuse lycan et qui arrivait avec brillance à lui échapper. A chaque fois qu'il suivait ses traces et qu'il pensait enfin la débusquer, il tombait sur des fausses traces.

Agacé par ses souvenirs désagréables, il se leva d'un trait et avança vers une des fenêtres de sa chambre; aujourd'hui serait une autre journée. Il était persuadé qu'il arriverait aujourd'hui même à se retrouver nez à nez avec cette fameuse petite louve et qu'il aurait enfin le plaisir de la massacrer. En observant à travers les stores de sa fenêtre, il découvrit avec joie que le soleil était énormément couvert aujourd'hui, et qu'il n'aurait pas le besoin de se couvrir beaucoup. Laissant ses yeux bleutés vagabonder sur ce qu'il avait en face de lui, il sentit sa gorge le picoter quand il aperçut des enfants jouer dans un parc voisin. N'y tenant plus, il se dirigea à grande vitesse vers sa cuisine et ouvrit son réfrigérateur où était conservé quelques sacs de sang, juste au cas où. Ce matin, il n'avait pas envie de chasser des humains, mais une lycan. Tout en buvant dans sa bouteille de sang d'humain, il se mit à sourire en s'imaginant arracher le cœur de la bête.

Enfin habillé et préparé pour sa traque, William attrapa son trousseau de clé et sortit de son appartement situé en plein centre-ville. Marchant à vif allure dans les petites ruelles malfamés du coin, il sortit une liste de ce dont il avait besoin pour pouvoir continuer correctement sa poursuite contre la louve. En voyant certains ingrédients, il fut sur d'une chose : Qu'il devait se téléporter jusqu'à l'île du crâne. Rangeant avec souplesse sa liste de courses, il regarda à ses alentours et lança à haute voix :

- Livignas !

Un « plop » sonore se fit entendre et deux secondes plus tard, William se retrouva sur la piste d'atterrissage de l'île. Laissant son visage impassible garder le dessus, une lueur d'amusement passa cependant au travers de ses iris couleurs océans. La téléportation était un bien amusant moyen de se libérer de toute obligation. Avançant à travers la seule et principale route de l'île, le jeune vampire s'arrêta à quelques stands rustiques pour acheter ce qu'il lui manquait. Au bout d'une petite heure, alors qu'il allait acheter sa dernière emplette, il fut surprit de sentir une odeur de chien mouillé près de lui. Brusquement, il se figea, comprenant que celle qu'il traquait depuis des mois était près de lui. Dans un mouvement silencieux et rapide, il se retourna et aperçut une jeune femme brune qui lui tournait le dos. En sentant les vibrations de son cœur augmenter, William comprit qu'elle l'avait détecter. N'ayant pas le droit de traquer, chasser ou tuer en ces lieux, il fut frustré de ne pouvoir rien faire sur le moment, puis, une idée lui traversa l'esprit.

Mine de rien, William se rapprocha vers la jeune femme et dans un mouvement gracieux, il lui tapota l'épaule :

- Il me semble, mademoiselle que vous ne devriez pas faire vos achats à ce stand...


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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Mar 29 Juin 2010 - 23:08

Ouvrant ses paupières avec peine, la lycan ne bougea pas d’un poil. L’air frais du matin la fit frémir. Elle savait pertinemment où elle se trouvait, mais elle ne voulait pas bouger. Elle ne voulait pas voir les dégâts qu’elle avait encore fait subir à son corps cette nuit. Fatiguée, oui, Elena était véritablement fatiguée. Il lui restait encore trois nuits à tenir. Trois longues nuits à souffrir, à meurtrir son corps, à tuer sans pouvoir se faire violence. Le corps nue au milieu de la forêt, couvert d’égratignure, refroidi par la basse température de la nuit, elle se regroupa sur elle-même, se mettant dans la position du chien de fusil. Son regard chocolat perdu dans le vide, des tremblements la prirent au niveau de l’échine jusqu’en bas de la colonne vertébrale.

Il fallait qu’elle se lève, qu’elle soigne ces foutus blessures ensanglantées sur son corps frêle et blanchâtre. Et surtout qu’elle s’habille et qu’elle déguerpisse avant que quelqu’un n’arrive. Se redressant lentement, elle détailla chaque parcelle de son corps avec une grimace dégoutée sur le visage. Vraiment, elle était dans un état pitoyable. Elle avait de grandes cicatrices qui saignaient toujours sur les bras, le ventre, et les jambes. Il lui fallait un miroir pour voir les dégâts causés sur son visage. Se levant précipitamment, elle se dirigea vers l’arbre où se trouvait ses affaires neuves, et sa trousse de maquillage. Attrapant le miroir qui se trouvait dans sa trousse, elle hoqueta de surprise en apercevant une grande balafre rouge barrer une de ses joues.

La brunette s’habilla en vitesse, et sortit son fond de teint de sa trousse, et tenta vainement de cacher cette maudite cicatrice. Elle n’avait plus de baumes pour se soigner, il fallait absolument qu’elle aille en acheter à l’ile du crâne, absolument. Les blessures sur le corps ne la gênait pas, personne ne les voyait. Mais sur le visage, ce n’était pas la même histoire. Elle devait la faire disparaitre. Replaçant sa trousse dans l’arbre, elle replaça un peu mieux ses vêtements, et tenta de donner un effet ordonné à sa chevelure brune. La tête haute, elle lança :

- Livignas !

Le bruit prouvant qu’elle venait de transplaner retentit, et elle se retrouva sur l’île du crâne en une demi seconde. Elena savait où se trouvait le stand qui lui permettrait d’acheter son baume guérissant, étant donné que cela faisant un peu moins de deux ans qu’elle en achetait au même marchand. Accordant un petit sourire fatiguée au vendeur, elle lâcha :

- Bonjour, un baume guérissant s’il vous plait.

Le concerné sourit amicalement à la brunette, et lui tendit le dit pot. Elena lui donna l’argent qu’il fallait, puis partie du stand. Elle s’attarda sur les autres stands, histoire de se changer les idées et de voir ce qu’il y avait. Alors qu’elle s’arrêtait à un stand qui vendait toutes sortes d‘ingrédients pour préparer des potions, elle sentit un regard sur elle. Son cœur s’accéléra. Ses sens étant développés en période de mutation, elle reconnut de suite le vampire qui ne cessait de la traquer depuis des semaines. Ne bougeant pas d’un pouce, attendant de voir ce qu’il allait faire, son cœur accéléra dangereusement. Retenant sa respiration, elle attendit, tous ses sens en alerte.

On lui tapota tout à coup l’épaule gauche, mais elle ne se retourna pas tout de suite.

-Il me semble, mademoiselle que vous ne devriez pas faire vos achats à ce stand...

Faisant volte face, elle se retrouva face à un jeune homme au regard gris métallique et aux traits impassible. Ne se laissant pas démonter par le vampire, elle soutint son regard avec dureté, et répondit froidement :

- En quoi ça vous regarde au juste ?
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Sam 3 Juil 2010 - 20:24

Directement et sans que cela ne surprenne William, la jeune louve se retourna; le vampire faillit hoqueter de surprise en voyant les yeux chocolats de la jeune femme face à lui, un nez fin et légèrement en trompette, des lèvres pulpeuses et de légères tâches de rousseur en dessous de ses yeux à faire fondre n'importe qui. William ne s'attendait réellement pas à tomber face à une aussi belle louve; seule la cicatrice qu'elle avait sur la joue gâchait la pureté de ses traits qui avaient l'air si innocent aux yeux de tous. Ne se laissant pas impressionner pour autant, William garda son visage impassible et reprit le contrôle de ses émotions, gardant en tête une chose : Ce n'était qu'une louve. Rien de plus.

Attendant une quelconque réaction de la part de la brunette, il fut surprit mais amusé de constater qu'elle essayait de paraître sure d'elle en forçant les barrières de ses iris bleutés. Faisant de même, William se plongea sans gêne dans le regard chocolaté de son ennemie, laissant tout de même une certaine barrière, qui arrivait à leur rappeler sans aucuns doutes qu'ils étaient ennemis et que tout ceci n'était qu'une simple illusion. Comme tout.

- En quoi ça vous regarde au juste ?

William eut un léger rictus en coin, amusé de voir autant d'audace dans un corps aussi frêle et menu. Les louves... Toutes les même, ne put s'empêcher de penser le vampire, presque blasé de voir le caractère trempé et semblables des louves. Pour ce qui était des loups, c'était différent, ils ne jouaient pas et préféraient simplement se battre, en public ou pas. Mais les louves... De vraies teignes et maligne en plus du reste. A chaque fois, William avait du mal à retrouver la trace du lycan femelle. Mais ce petit bout de femme qu'il avait devant ses yeux lui avaient réellement mené la vie dure. Soupirant tout en affichant un sourire amusé, William hocha la tête de droite à gauche, sachant pertinemment qu'avant la fin de la journée, il parviendrait à ses fins.

Reprenant son air impassible, il finit par répondre à la brune :

- Il est vrai, mademoiselle, que ça ne me regarde pas... Mais croyez-moi, vous alliez surement acheter chez le pire vendeur de potions qui existent au monde ! lança-t-il malicieusement, tout en regardant avec avidité le vendeur de potion.

Reprenant son attention sur la louve, il fut agréablement surprit de voir qu'elle lui avait accordé un bref sourire. Rapide, certes, mais présent. Intrigué, William se concentra d'avantage sur les rythmiques de son cœur. En les écoutant, il perçut que son cœur battait aussi vite que quelqu'un qui aurait pu être essoufflé. Ne sachant pas comment interpréter ceci, il finit par hausser les épaules et se retourna sur des anges qui passaient près d'eux et qui semblait s'intéressaient d'un peu trop près à eux. Se rendant compte que l'attention de la jeune femme était aussi porté sur les anges, il paniqua rapidement, ne voulant pas qu'elle les prévienne du danger qui la menaçait et qui aurait finit par nuire à la mission de William.

Rapidement, donc, William se replaça devant elle et finit par dire :

- En faite, je ne me suis pas présenté ! Je me nomme William. William Foster. Et vous êtes... ?

Ne voulant pas la toucher, écœuré d'avoir un seul contact avec son ennemie, il se contenta d'abaisser la tête, comme une simple révérence.


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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Dim 4 Juil 2010 - 19:54

Elena fut stupéfaite de voir un petit sourire en coin se poser sur les lèvres de son traqueur. Elle n’était pas tellement rassurée, mais n’en laissa rien paraitre pour autant. Non, ça ferait certainement bien trop plaisir à ce suceur de sang qui ne cessait de la poursuivre jour et nuit. Il la fatiguait plus qu’il ne le devait, et en période de mutation, ce n’était pas la meilleure des solutions pour ce stupide vampire blond. Reportant toute son attention sur son interlocuteur, tous ses sens en alerte au moindre danger, elle le vit hocher la tête de gauche à droite, tout en ayant un sourire mutin accroché aux lèvres, ce qui pour la jeune femme, ne signalait rien de bon. Tout compte fait son visage redevint froid, et il répondit à la réplique de la brunette :

- Il est vrai, mademoiselle, que ça ne me regarde pas... Mais croyez-moi, vous alliez surement acheter chez le pire vendeur de potions qui existent au monde !
lança-t-il malicieusement, tout en regardant avec avidité le vendeur de potion.

Haussant un sourcil, elle jeta un bref coup d’œil au vendeur, et eut un petit sourire amusé. L’homme en question ne paraissait pas très accueillant et plutôt grincheux. Elle retira ce petit sourire, et jaugea quelques instants le blond de son regard chocolat. Et malgré elle, elle dut s’avouer qu’il était réellement beau, même si son dégout envers cet homme restait identique à sa première rencontre avec lui, et surtout à ce qu’il était. C’était une vérité bien trop visible aux yeux de tous, pour qu’elle ne le nit. Sans réellement comprendre pourquoi, son rythme cardiaque augmenta. Était-ce parce qu’elle se trouvait dans sa semaine de mutation, où bien cet homme la mettait mal à l’aise ? Certainement un peu des deux. Calmant sa respiration, elle finit par suivre le regard du vampire posé sur quelques anges qui passaient près d’eux.

Interdite, elle fronça ses sourcils bruns quelques instants, puis regarda fixement les anges. Devait-elle par un quelconque moyen, les mettre au courant qu’elle se trouvait en danger, où telle une grande fille, fallait-il qu’elle se débrouille seule ? Seulement la louve n’eut pas le temps de s’interroger plus sur la question, que le vampire s’interposait entre les anges et elle, pour se présenter de façon élégante, en baissant la tête :

- En faite, je ne me suis pas présenté ! Je me nomme William. William Foster. Et vous êtes... ?

Surprise, Elena arqua un sourcil, le regard amusé. Elle pouvait enfin mettre un nom sur son traqueur. William Foster, jamais entendu parler. La jeune louve était surprise qu’il fasse preuve d’autant de courtoisie avec la lycan qu’il devait tuer. Décidant de rentrer dans le jeu du vampire, quelque part certaine qu’il faisait tout ce cinéma pour bien se faire voir auprès des anges qui leur portaient attention, elle se présenta à son tour, la tête haute, l’air impassible :

- Elena Carter.

Le jeune homme resta silencieux. Elena sentit tout à coup une douleur la prendre dans l’abdomen. Il fallait très vite qu’elle passe son baume sur cette plaie. Jetant un bref coup d’œil à son ventre, elle vit avec horreur une tache de sang apparaitre. Jurant intérieurement, elle referma très vite sa veste, espérant que William ne l’ait pas vue. Une louve blessée ne serait que plus pratique pour lui. Serrant les dents, essayant de ne pas laisser paraitre un quelconque signe de douleur sur les traits fins de son visage, elle planta son regard chocolat dans celui, bleuté, du vampire, et lâcha avec un petit sourire forcé :

- Je ne dirais pas que j’ai été ravi de vous rencontrer, je n’aime pas mentir. Mais je vais vous quitter, j’ai des choses à faire. Alors, à jamais William.

Et sur ces mots, elle tourna les talons, et commença à accélérer le pas. S’excusant auprès des passants qu’elle poussait, elle jeta un coup d’œil furtif derrière elle. Elle ne fut pas surprise de voir William à quelques pas d’elle, mais qui devait certainement se faire violence pour ne pas faire remarquer aux personnes présentes sur l’île qu’il poursuivait la louve. La brunette, prise de panique, sachant parfaitement que, blessée elle ne pourrait se défendre contre le vampire, rassembla ses dernières forces, et se mise à courir comme une folle. Aussi vite que possible, fuyant la mort à toutes jambes, la lycan donnait tout ce qu’elle avait pour accélérer sa course folle.

Se retournant pour la dixième fois au moins depuis qu’elle avait commencé à courir, elle fut soulagée de voir qu’elle avait semé le vampire blond. S’arrêtant, essoufflée comme jamais, elle était sortie de la ville, et se trouvait seule, au milieu de nulle part. Se mordant la lèvre inférieur de douleur, elle contempla les dégâts de sa blessure au niveau de l’abdomen. En voyant la taille de la dite blessure, et le sang qui ne cessait de s’en écouler, elle hoqueta d’effroi et de souffrance, et finit par s’assoir sur une pierre non loin d’elle. Remontant son tee-shirt au niveau de la blessure, elle était en train de déballer la baume guérissant qu’elle venait d’acquérir, quand soudain, elle entendit une branche craquer derrière elle. Retenant sa respiration, et déglutissant difficilement, elle se retourna lentement, faisant face, sans grande surprise au vampire blond du marché.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Dim 4 Juil 2010 - 22:39

En voyant la réaction surprenante de la jeune femme, William resta quelques secondes chamboulé. Elle haussa légèrement un sourcil et se mit à sourire, restant pendant un court instant interdite, mais reprenant bien vite ses esprits. Le vampire n'avait jamais rencontré une louve aussi étrange. Soit elle était réellement idiote et pensait qu'ils deviendraient amis, soit elle était extrêmement maligne et se fichait bien de lui. Ne sachant pas quelles attitudes adoptées devant la jeune femme, il préféra ne rien faire, surveillant avec attention ses moindres mouvements au cas où l'idée d'appeler les anges lui viendrait à l'esprit. Au bout d'un moment, elle releva légèrement sa tête brune et prit un air hautain qui se voulait certainement menaçant mais qui laissant William hilare :

- Elena Carter.

Elena Carter... Elena Carter... Il n'avait jamais entendu son nom. Mais maintenant qu'elle lui avait donné sa dénomination, il était largement plus simple pour le jeune homme d'avancer dans sa mission. C'était la première fois, dans toute sa carrière de traqueur, qu'il n'avait pas réussit à savoir le patronyme de sa victime tout seul. Décidément, cette Elena lui avait réellement mené la vie dure. William soupira discrètement d'aise, heureux de pouvoir enfin avancé dans sa quête. Il trouvait ça aussi étrange de parler à sa prochaine proie, ce n'était pas chose courante. En principe, le vampire les traquaient, les attrapaient, leurs disaient adieux et les tuaient sur le champs. Mais là... Il semblerait que tout soit vraiment diffèrent avec cette louve. Mais au final, ça lui serait surement utile et il n'en sortira que plus fort.

Puis, brusquement, une odeur de sang se mit à lui chatouiller les narines. Curieux de savoir qui commençait à perdre autant de sang, il suivit les traces du liquide grâce à son odorat hors pair et fut surprit de voir qu'il appartenait à la jeune Elena. Il n'aurait jamais pensé qu'une louve pouvait avoir une odeur aussi alléchante que la sienne. Aussi près d'elle, il arrivait à sentir le sang couler le long de son ventre et contourner gracieusement son nombril pour descendre encore et encore. N'ayant pas beaucoup mangé ce matin, William sentit ses canines sortirent doucement de sa mâchoire. Il dû faire un effort hors norme pour garder la couleur de ses yeux bleus, ne voulant pas attiré l'attention des anges sur lui, qui sentait ce genre de transformation d'aura. Finalement, au bout de quelques court instant de silence, William baissa la tête vers Elena et rencontra ses yeux devenus aussi sombre que la mort, à présent. Gardant un visage impassible devant le sourire forcé qu'elle lui faisait, la louve finit par dire :

- Je ne dirais pas que j’ai été ravi de vous rencontrer, je n’aime pas mentir. Mais je vais vous quitter, j’ai des choses à faire. Alors, à jamais William.

Le concerné eut un rictus ironique sur ses lèvres charnues, sachant très bien que ce " à jamais " ne se produirait pas et que dans les minutes qui viendraient, ils se reverraient. Restant un moment sans bouger, se contentant de la regarder partir, William sentit ses racines de prédateur prendre le dessus. Lui qui aimait jouer, tout en traquant et en jouant avec la mort, quelle parfait amusement pour lui de jouer avec la vie et les nerfs de cette louve. Lui laissant une minute d'avance, il la regarda s'éloigner, sachant très bien qu'avec sa blessure au ventre, elle n'irait pas loin et qu'elle serait surement repérée à des kilomètres à la ronde, il inclina sa tête blonde, laissant un sourire machiavélique arpenter ses lèvres. Enfin, il se mit à la suivre, une lueur vicieuse et perverse dans ses yeux bleutés, il se fit violence pour ne pas l'attaquer sur place et se nourrir de son sang, tout en prenant un malin plaisir à la tuer.

Quand il sentit les battements de son cœur battre la chamade, il ne put s'empêcher de ressentir une force nouvelle mêlant pouvoir et fierté prendre possession de lui et de ses futurs actes. Toute sa concentration, ses pas, et son odorat étaient centralisés sur Elena. Plus rien autour de lui n'avait d'importance. Plus rien n'existait. Que ce soit les touristes, les marchands, les anges ou les enfants. Plus rien n'avait lieu d'être, même sa mission passait au-dessus de tout ceci. C'était plus qu'une pulsion de passage, plus qu'une simple lubie qui partirait au bout de quelques minutes. Non... Il avait besoin de voir, de sentir, Elena Carter morte. Il avait besoin de boire son sang. De la faire souffrir. Autant que de la voir sans pouvoir la toucher était une souffrance. En la voyant courir, se sentiment s'est accru dans chaque membres du jeune homme, lui donnant envie de courir à son tour, pour la rattraper, mais il se retint, se laissant hypnotiser par l'odeur de son sang; si suave, si alléchant, si envoutant.

Au bout de quelques longues minutes, William finit par passer les grandes portes en briques anciennes de la ville. Se laissant porter par son flair sans égal, il marcha en direction d'une petite forêt. Vide de tout autre personne qu'Elena d'après ce qu'il ressentait. Marchant comme un zombie, il laissa ses pas le guider, une jambe devant l'autre, gardant son petit sourire malsain sur ses lèvres. Au bout de quelques enjambées, William arriva derrière Elena. Celle-ci lui tournait le dos et semblait passer un baume elfique sur sa plaie, remplaçant l'odeur du sang par celles de certaines plantes. Le vampire grimaça quelque peu et ne voulant pas la surprendre, afin qu'il puisse ressentir une nouvelle fois sa peur, il marcha délibérément sur une branche qui était au sol. Chose faite, il constata que ça avait marché en entendant les battements du cœur d'Elena s'intensifier. Celle-ci se retourna sur lui, et le blond intensifia son sourire perfide et sournois. Il se rapprocha d'elle, et ne put s'empêcher de dire :

- Chère, très chère Elena, pensais-tu vraiment que je ne te traquerais pas en sentant ta blessure au ventre t'affaiblir ?

Il accompagna sa phrase d'un soupir las et se mit à hocher la tête de droite à gauche, montrant à quel point sa logique avait été idiote. Se rapprochant d'avantage d'elle, il s'abaissa à son niveau, rencontrant ses yeux d'un noir de jais à faire pâlir n'importe quels humains. Il se remit à sourire, de façon étrange, presque énigmatique avant de continuer :

- Mais en plus du reste, tu me facilites la tâche en fuyant vers un endroit isolé, calme et où personne ne pourra t'entendre hurler tes supplications. Il soupira longuement, affichant une fausse mine déçu.Moi qui croyait que tu serais plus dure à attraper, quelle déception pour ma personne. Enfin... Dans tous les cas, je me serais bien amusé.

La voyant bouger vers sa poche, William se douta qu'elle allait surement lui sortir une arme, mais ce dernier fut plus rapide et utilisa son pouvoir de télékinésie sur elle. L'aptitude de lire dans les pensées des autres était déjà exceptionnelle mais pour William, celle qui préférait était celle de pouvoir contrôler l'esprit des autres. Ainsi, il s'insinua sans aucunes difficultés dans son esprit et lui ordonna de ne plus bouger. Chose qu'elle fit directement. Une lueur d'orgueil illumina le visage pâle du vampire et un sentiment de fierté se mit à naître d'avantage en lui, consumant deux fois plus ses pensées arrogantes. En l'observant d'aussi près, William dû admettre qu'elle était bien plus que jolie. Elle était belle, étincelante et pleine de charme. La prenant comme sa poupée en porcelaine, il passa une de ses mains sur sa joue, la caressant - sans vraiment faire attention - tendrement, presque avec amour. Sans savoir pourquoi, il lui remit une de ses mèches brunes derrière une de ses oreilles, gestes bien trop guimauve pour lui, mais pourtant bien réel. Au bout de quelques secondes, il la regarda dans les yeux, redevenus étrangement chocolats et se plongea sans aucune gêne dedans. Tout en se baignant dans une mer chocolaté, il parvint à sentir les battements du cœur de la louve augmenter, et s'intensifier à chaque secondes qui s'écoulaient.

- Dommage que tu sois une louve, Elena... Et dommage que je sois ce genre de créature...

Il rompu le contact et fut surprit de sentir que ses paroles étaient sincères. Une part de lui, enfouit tout au fond de son âme déchu était sincère et regrettait de devoir la tuer ou de lui faire du mal. Il soupira, et se releva las. Une partie de lui, tueuse et traqueuse avant tout, lui fit entendre raison et il décida de reprendre ses esprits. Chose faite, il laissa ses yeux rouges et ses canines sortirent sans aucunes retenus. S'avançant dangereusement du cou de cette dernière, il fut brusquement arrêté par des anges qui passaient juste au-dessus d'eux. Prit de panique, William rompu la télékinésie et courut se cacher dans un arbre, conscient que si des anges l'attraperaient, il serait dans une grosse galère.



Dernière édition par William Foster le Dim 25 Juil 2010 - 0:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Lun 5 Juil 2010 - 0:55

William Foster se trouvait face à la louve qui restait pétrifiée. Un sourire presque sardonique était affiché sur le visage du vampire, ce qui ne rassurait pas la jeune femme. Il se rapprocha dangereusement d’elle, mais elle ne fit rien, sachant parfaitement qu’il serait, dans tous les cas, plus rapide qu’elle.

- Chère, très chère Elena, pensais-tu vraiment que je ne te traquerais pas en sentant ta blessure au ventre t'affaiblir ?

Mis sur le faite, elle s’insulta mentalement d’idiote. Comment avait-elle pu croire ne serait-ce qu’une seule seconde, qu’elle avait semé ce vampire avec sa blessure au ventre, qui saignait abondamment, et qui attisé certainement la soif du blond face à elle ? Ce dernier semblait quelque peu déçu qu’elle n’y ait pas pensé, car il secoua sa tête de gauche à droite, tout en soupirant d’un air las. De nouveau, il s’approcha encore plus d’elle, ce qui eut pour effet de mettre la lycan mal à l’aise, et surtout de ne voir aucun moyen de sortir de ce pétrin dans lequel elle venait de se fourrer. Se mettant à la même hauteur que la brunette, il ancra son regard bleuté dans le sien ténébreux, avant de sourire, et de reprendre :

- Mais en plus du reste, tu me facilites la tâche en fuyant vers un endroit isolé, calme et où personne ne pourra t'entendre hurler tes supplications. Il soupira longuement, affichant une fausse mine déçu. Moi qui croyait que tu serais plus dure à attraper, quelle déception pour ma personne. Enfin... Dans tous les cas, je me serais bien amusé.

Il est vrai que le vampire avait totalement raison. Mais elle n’avait pas, du moins, plus la force de se battre aujourd‘hui. Elle était fatiguée de sa nuit, et sa perspicacité avait été mis sur pause. Ce dont elle était sûre, c’est qu’elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas que ce fichu vampire se délecte de ses cris. Non, elle se ferait violence si elle venait à mourir entre ses mains. L’erreur était commise, elle avait été stupide, et c’est cette stupidité qui allait la perdre. Mais après tout, on meurt tous un jour, aujourd’hui c’était son tour. Seulement, Elena n’était pas le genre de fille à mourir sans se battre. Alors, prenant son courage à deux mains, elle approcha doucement sa main droite vers l’une de ses poches où se trouvait un poignard. Certes, ça n’allait pas tuer ce satané vampire, mais ça l’arrêterait peut-être.

Alors qu’elle allait s’en emparer, elle se sentit soudainement incapable de faire le moindre gestes. La jeune femme, prise de panique se trouvait immobile, ne pouvant rien faire de ses membres, qui semblaient figés. Regardant le jeune homme face à elle, elle vit avec effroi sa main s’approcher de son visage. Contre toute attente, le vampire caressa une de ses joues du bouts des doigts, avec douceur, comme si il risquait de la briser si il en faisait plus. Surprise par cet acte loin d’être violent, de la part de son traqueur, elle attendit la suite, ne pouvant malgré elle, empêcher les battements de son cœur s’accélérer. Elle mit ça sur le compte de la peur, et essaya de ne plus y penser. Seulement, la suite ne fit qu’accroitre la vitesse de son organe vital, car le jeune homme replaça méticuleusement une de ses mèches brunes vagabondes derrière son oreille, avant de plonger son regard dans le sien.

Ce plongeon dans les yeux bleus azurs de l’homme qui allait mettre fin à ses jours, n’arrangea aucunement son problème de cœur. Elle en oublia presque de respirer. C’est la voix du vampire qui la sortie de sa transe :

- Dommage que tu sois une louve, Elena... Et dommage que je sois ce genre de créature...

La concernée fut surprise de déceler dans ses paroles que de la sincérité. Elle qui pensait que ce genre de monstre était incapable de douceur, ce vampire venait tout bonnement de lui prouver le contraire. Le jeune homme sembla quelques instants troublé, puis finalement, il se redressa et Elena vit quel monstre allait bientôt lui retirer sa vie. Ses yeux bleus disparurent pour laisser place à une couleur rouge sang, et deux canines étincelantes dépassèrent soudainement de sa lèvre supérieur. Tout semblait se passer au ralenti pour la lycan, les actions étaient produites à une lenteur effarante, et ne pouvant toujours pas bouger, c’est le vampire qui vint à elle. S’ approchant dangereusement de son cou, alors qu’elle s’attendait à sentir deux canines tranchantes se planter dans sa chair, son traqueur se stoppa brusquement, et se retira aussi vite que la musique de sa proie.

La louve mit quelques secondes avant de comprendre qu’elle avait retrouvé sa mobilité, et remercia intérieurement les deux anges qui passèrent juste au dessus d’elle. Certaine que le vampire reviendrait s’attaquer à elle dès que les anges seraient partis, elle s’empressa de ramasser son baume guérisseur, et articula :

- Livignas !

En un éclair, elle se retrouva dans une rue déserte de San Francisco. Il fallait très vite qu’elle se repère, et qu’elle rentre chez elle pour qu’elle finisse de guérir toutes ses blessures. Certes, la plus grosse était guérie, du moins en partie, mais elle ne voulait pas que les autres se mettent à saigner d’un coup. A présent, elle avait peur que le vampire retrouve très vite sa trace grâce à son sang séché sur son tee-shirt, et surtout à celui qui coulait dans ses veines, car maintenant, il connaissait son odeur. Sans vraiment réfléchir, elle retira son tee-shirt imbibé de sang, et ferma sa veste pour éviter de se trimbaler en soutien gorge dans la ville. Elle posa le tee-shirt sur une poubelle ouverte, et s’empressa de quitter la rue déserte, pour en retrouver une plus grande et plus vivante.

Littéralement prise de panique, elle ne cessait de jeter des coups d’œil inquiets autour d’elle. Quelque part, elle était certaine que ce William Foster ne tenterait rien en pleine ville, devant des centaines d’humains, mais il lui avait montré qu’il savait être imprévisible, et elle préférait ne pas parier sa vie là-dessus. Tenant fermement sa veste dans une main, et son baume dans l’autre, il lui sembla que le trajet pour rentrer chez elle, était extrêmement plus long que d’habitude. Elle se permit de respirer en voyant l’immeuble où elle vivait. Arrivée devant la porte du bâtiment, elle regarda de nouveau derrière elle, espérant ne pas voir une tête blonde. Certaine que la voie était libre, elle ouvrit la porte et s’engouffra dans le bâtiment. Montant rapidement les escaliers pour arriver à son étage, elle puisait ses dernières forces. Une fois devant la porte de chez elle, Elena chercha ses clés dans la poche de son jean, ouvrit la porte, entra dans son appartement, et ferma sa porte à double tour.

Une fois chez elle, la louve se permit de respirer. Elle se laissa glisser contre la porte d’entrée, exténuée et éprise de frisson incessant, qui par cette chaleur n’était pas dû au froid. Elle se fit violence pour ne pas se laisser aller à la volupté des larmes, elle n’était pas si faible normalement. Inspirant profondément, elle se redressa et se dirigea vers la salle de bain afin de soigner le reste de ses blessures. Il était déjà midi passé, et dans moins de 12 heures, elle allait se transformer. Il lui fallait donc absolument du repos, et avant la tombée de la nuit, elle se rendrait dans la forêt, comme à son habitude. Tout ce qu’elle espérait maintenant, c’était d'avoir semé ce fichu vampire pour le reste de la journée. Elle n’était pas d’humeur joueuse ces derniers temps.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Sam 24 Juil 2010 - 17:26

Caché derrière un buisson près de l'endroit où il avait lâchement abandonné sa proie, n'étant pas idiot et sachant pertinemment que les anges n'étaient pas de ceux qui accordaient une seconde chance. Du moins, pas ces anges-là. William étant terriblement discret sur ses occupations meurtrières ne voulait et ne pouvait pas se permettre que son secret soit éventé. Seuls les membres de sa famille étaient au courant, lui donnant directement les ordres de ce qu'il devait faire et à quels endroits il devait aller pour radier les loups garous, une bonne fois pour toute, de la Terre. Guettant les anges qui passèrent juste au dessus d'Elena, puis de lui, il lâcha un profond soupir de soulagement, s'étant tout seul fait une peur bleue. Se relevant gracieusement, il retira les quelques feuilles qui s'étaient accrochés à son t-shirt noir. Puis, reportant son attention sur sa future victime, il esquissa un fin sourire. Il avait gagné.

Pourtant, en la voyant se relever précipitamment et attraper son achat du marché, le sang du vampire ne fit qu'un tour et un air profondément mauvais se figea sur ses traits, d'habitude immobile. Enfin, elle se retourna vers lui et cria " Livignas ". En une seconde ce fut terminé. Elle était partie. Elle s'était évaporée à cause de l'idiotie de William. S'il n'aurait pas prit peur en apercevant les anges ou si il n'aurait pas rompu le contact entretenu dans son esprit, il l'aurait encore sous la main et l'aurait surement sauvagement assassiné à l'heure qu'il est. Arrivant au lieu où elle était, quelques secondes auparavant, William explosa dans une fureur monstre et hurla de frustration. Échauffé contre lui-même et son manque de jugeote, il aurait dû l'avoir, il aurait pu la tuer, l'assassiner sauvagement, au lieu de parler avec elle, d'échanger des paroles qui auraient été au final, inutiles. Conscient que cette chance ne lui serait pas donné avant longtemps, une colère monstre grandit en lui mélanger avec une certaine point d'amertume; poussé par ses sentiments, il laissa sa force se perdre et frappa dans tous ce qu'il pouvait, passant pas un coup de pied dans un rocher, pour un coup de poing dans un arbre, le déracinant au passage. Il le laissa tomber et continua à faire sortir sa rancœur en se défoulant sur un autre arbre, puis un autre et encore un autre. Trouvant que ça ne le soulageait pas, il hurla de rage une seconde fois et se renfrogna sur lui-même. Il laissa libre court à son pouvoir de télékinésie et arpenta les alentours, recherchant une victime sur qui soulager son acrimonie silencieuse.

Enfin, il trouva sa proie, un elfe d'une vingtaine d'année qui venait de s'installer à Paris, mais qui avait besoin de certains ingrédients pour pouvoir préparer un nectar naturel. Se concentrant de toute ses forces sur cet homme, il réussit à entrer facilement dans son esprit et le posséda entièrement. William lui ordonna alors de rentrer sur le marché, d'attraper une arme - n'importe laquelle - et d'attaquer n'importe qui, tuant tous ceux qui se trouvaient sur son passage. Rompant la connexion, le jeune vampire dû s'asseoir quelques secondes, à l'endroit même où Elena était, épuisé par le contact qu'il avait eut avec l'elfe et qui l'avait plus épuisé, qu'il ne l'aurait pensé. Pourtant, il se sentit aussitôt mieux, conscient qu'il aurait une nouvelle chance, surtout que maintenant, il connaissait son odeur en tant qu'humaine, ainsi que son apparence et son nom. Ça ne devrait pas être très compliqué à la retrouver. Tâchant de se rassurer du mieux qu'il pouvait, un sourire se mit alors à illuminer son visage ternit par la déception, en entendant des cris palpables et hystériques en direction du marché.

****

Le temps était agréable en ce début de soirée sur San Fransisco. Certes, on ne pouvait pas encore se trimbaler en maillot de bain, mais au moins, William avait pu retirer son blouson en cuir, gardant simplement un t-shirt noir et un jean foncé pour aller avec. Certes, le vampire ne ressentait ni le froid, ni le chaud, mais il était obligé de faire semblant. Pour les humains. Pour qu'ils ne se doutent pas qu'en vérité ce charmant jeune homme n'était rien d'autre qu'un vampire se nourrissant et vivant de la mort des loups-garous. Avachit contre un mur en brique rouge, le visage relevé vers une fenêtre éclairée par les lumières qui tamisaient son intérieur, le vampire fut heureux de constater qu'Elena était encore présente dans son appartement. En effet, il savait où elle vivait, n'ayant pas perdu son temps en cette douce journée. Après avoir assisté au massacre du marché, William s'était relevé péniblement et avait eut la chance de tomber nez à nez avec une petite sorcière, qui ne devait avoir que la dizaine; Elle recherchait désespérément sa mère et s'était perdue dans la petite forêt qui bordait le marché. Le brun n'avait pas hésité et lui avait sauté au coup, se nourrissant de son sang et appréciant le liquide chaud lui brûler les parois intérieures de sa gorge. La sensation de tuer lui avait donné d'avantage de puissance et de confiance en lui pour reprendre ses activités illicites.

S'échappant de l'île du Crâne, William avait atterrit dans une ruelle bien sombre et malfamée sur San Fransisco. Apercevant des humains sans intérêt, dealant de la drogue, habillés en clochard, le vampire leur sauta dessus, ayant besoin de reprendre un maximum de sang malgré le repas encore frais qu'il venait de croquer. Il se jeta sur eux et leur suça un par un et avec un vicieux plaisir, le sang. Se sentant pleinement remit de ses émotions dernières, il fut brusquement choqué par l'odeur encore chaude et présente de sa louve. Suivant les traces de l'odeur, il remarqua un chemisier dépasser d'une poubelle et le retira de la benne à ordures. Apercevant une énorme tâche de sang trôner sur le vêtement, William la huma et une lueur malicieuse anima ses yeux. C'était bien son odeur. Sachant que cela serait plus facile pour la retrouver, il se laissa aller, et suivit le parfum terriblement subtil de sa future victime. Avançant à travers San Fransisco, ses sens en alertes, il remarqua quelques fois des tâches de sang au sol; certes toute petite, mais qui n'échappait pas à la vigilance du vampire.

Enfin, il arriva devant un immeuble imposant et s'arrêta, sentant que l'odeur était omniprésente aux alentours de cet endroit. Depuis, il avait attendu avec hâte la nuit, sachant pertinemment que c'était encore le cycle de la pleine lune et qu'elle serait forcée de sortir pour se diriger vers la forêt. Quand les étoiles commencèrent à pointer le bout de leur nez, les lumières de l'appartement d'Elena s'éteignirent et une bouffée d'adrénaline s'empara des membres de William, le faisant presque sautiller de joie et d'impatience. Enfin, quand il aperçut le visage épuisé de la louve sortir de chez elle pour se diriger à pas rapide vers la forêt, le vampire se mit à courir vers elle et s'arrêta à ses côtés, marchant près d'elle.

- Bonsoir, Elena.

Il l'entendit sursauter et son cœur accompagna son souffle devenus terriblement rapide. Amusé, William esquissa un sourire en coin et attrapa Elena par le bras, la tenant fermement, comme prisonnière. Voyant l'expression surprise sur son visage, le vampire soupira et lança avec lassitude :

- Tu as l'air surprise de me voir, c'est étonnant. Tu aurais dû savoir depuis le début, qu'en me donnant ton nom et en arrivant à sentir ton odeur, je t'aurais retrouvé plus facilement. De plus, me donner comme présent une charmante chemise n'a pas réellement aider ton cas. Certes, c'était très gentil, mais tout-à-fait stupide.

Il l'aperçut vaguement rougir, et continua son monologue, avançant toujours tous les deux vers la forêt. La tenant par la main, les humains auraient pu croire qu'ils n'étaient qu'un couple amoureux qui se promenait en cette agréable soirée. Mais non.

- J'avoue que ton petit coup à l'île du Crâne m'a chamboulé et m'a mit dans une colère froide. Une telle colère que maintenant, tu as causé la mort d'innombrable innocent. Si tu ne serais pas partie en toute hâte, il est certain que cette petite fille perdue dans les bois ne se saurait surement pas retrouver face à moi. Il soupira et fit une légère pause, puis continua son monologue. Mais maintenant, tout cela va très vite se terminer. Et nous allons pouvoir faire une soirée d'enfer ce soir à la forêt. J'espère que tu as fais ton testament, que tu as dis au revoir à tes amis, tes voisins et tes connaissances.

Un sourire mutin fleurit sur les lèvres de William et tout en marchant il serra d'avantage la main d'Elena, la faisant craquer sous sa force.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Mar 27 Juil 2010 - 14:57

Elena avait passé la moitié de son après-midi à dormir, épuisée de ses transformations la nuit, mais surtout, de l’entretien avec son traqueur. Auquel elle n’arrêtait de penser. Elle l’imaginait toujours derrière elle, le regard glacial, qui se transformait en regard rouge sang, ses canines étincelantes sortant de ses lèvres, prête à la tuer à la moindre seconde, au moindre geste. C’était réellement fatiguant de fuir son imagination cauchemardesque. Elle espérait simplement l’avoir semé pour cette nuit. De la force, elle n’en avait plus tellement. Se battre contre lui ne jouerait pas en sa faveur, c’était certain. Le vampire ne ferait qu’une bouchée d’elle. Elle avait réussi à guérir toutes ses blessures, et elle n’avait plus cette balafre qui lui barrait grossièrement la joue. Plus que deux nuits, et tout serait fini. Il fallait qu’elle tienne, absolument.

Se trouvant assise à la table de sa cuisine, la jeune louve savait qu’elle devait se nourrir, reprendre des forces pour la nuit qu’elle s’apprêtait à passer. Seulement, son estomac était noué, et avaler la moindre chose, se révélait être un effort surhumain. Elle but juste un verre d’eau, faisant ainsi passer sa fausse faim au silence. La nuit n’allait pas tarder à tomber, les étoiles apparaissaient une à une dans le ciel qui s’assombrissait. Elle aurait aimé que quelqu’un soit là pour l’aider dans ses transformations la nuit, et surtout lui remonter le moral durant le jour. La journée, elle était d’une humeur massacrante, le moral au plus bas, proche de la dépression. Et être seule dans son appartement vide, n’arrangeait pas les choses. Elle avait bien penser à s’acheter un animal de compagnie, un chat où un chien, mais sans savoir pourquoi, elle ne l’avait jamais fait.

Soufflant un bon coup, elle se leva lentement, posa son verre vide dans l’évier, et éteignit les lumières de son appartement. S’emparant des clés, elle sortit sur le palier, et ferma son appartement à double tour, plaçant ses clés sous le paillasson. Si elle les gardait avec elle, elle était sûre et certaine de les perdre durant la nuit. Donc ce n’était en aucun cas la meilleure des solutions. Descendant lentement les escaliers de l’immeuble, elle atterrit dans le hall, ouvrit la porte, et sortit dans la rue. Sans regarder ni à droite, ni à gauche, la lycan commença à se diriger vers la forêt. Ils restaient encore quelques humains dans les rues, malgré la nuit qui tombait rapidement. Tout à coup, elle entendit des pas derrière elle, et sentit quelqu’un se poster à sa hauteur. Une voix qui l’irritait, et qu’elle connaissait, la coupa dans son élan d’ignorer la personne à ses côtés :

- Bonsoir, Elena.

Elle ne put empêcher un sursaut de surprise la prendre en entendant la voix de William Foster, et instantanément, sa respiration se saccada. La jeune femme allait devenir dingue. Il ne cessait de la traquer depuis plusieurs jours, voir plusieurs mois, et jusqu’alors elle avait toujours réussi à lui échapper. Sauf qu’aujourd’hui elle avait agi stupidement et ça l’avait perdu puisqu’il connaissait son nom, son odeur, et même l’endroit où elle vivait, visiblement. Soudain, il lui empoigna avec force le bras, l’arrêtant dans sa marche, la faisant prisonnière de lui. Perplexe, son regard se durcit, et Elena vit un air las sur le visage du vampire qui lâcha :

- Tu as l'air surprise de me voir, c'est étonnant. Tu aurais dû savoir depuis le début, qu'en me donnant ton nom et en arrivant à sentir ton odeur, je t'aurais retrouvé plus facilement. De plus, me donner comme présent une charmante chemise n'a pas réellement aider ton cas. Certes, c'était très gentil, mais tout-à-fait stupide.

Elle ne comptait plus le nombre d’erreur qu’elle faisait pour tenter vainement de lui échapper. Ce n’était pas faute d’essayer de réfléchir, et toutes ses stupidités, elle mettait ça sur le compte de la fatigue et de l’irritation. La jeune femme ne put empêcher ses joues de s’enflammer quelques secondes, pour finalement reprendre très vite leur couleur initial. Avec effarement, elle aperçut que le vampire la tenait par la main, et l’intimait à continuer de marcher. Si un humain s’attardait sur eux, il n’aurait jamais pu croire qu’ils étaient ennemis et non amant. Elle était très mal à l’aise auprès de cet homme, qui il y a quelques heures l’avait plus qu’étonné, et qui à présent, semblait être quelqu’un d’autre, où non, lui-même peut-être. Dans tous les cas, il était très énigmatique d’après la brunette.

- J'avoue que ton petit coup à l'île du Crâne m'a chamboulé et m'a mit dans une colère froide. Une telle colère que maintenant, tu as causé la mort d'innombrable innocent. Si tu ne serais pas partie en toute hâte, il est certain que cette petite fille perdue dans les bois ne se saurait surement pas retrouver face à moi. Il soupira et fit une légère pause, puis continua son monologue. Mais maintenant, tout cela va très vite se terminer. Et nous allons pouvoir faire une soirée d'enfer ce soir à la forêt. J'espère que tu as fais ton testament, que tu as dis au revoir à tes amis, tes voisins et tes connaissances.

Comme si le fait qu’il ait tué des personnes se trouvait être sa faute. Il avait aussi commit une stupidité, soit; stopper l’effet qu’il avait sur elle, l’empêchant de faire le moindre geste. Là-dessus il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, et non à elle. Elena ne pensait pas non plus passer une soirée d’enfer à ses côtés dans la forêt, décidément, soit ce vampire se trouvait très drôle, soit il était idiot. Regardant droit devant, refusant de ne jeter, ne serait-ce, qu’un furtif regard sur son traqueur, elle sentit avec douleur la main du vampire faire pression sur la sienne. Ses os craquèrent, et elle dut se mordre fortement les joues pour ne pas lâcher un râle de souffrance. Visiblement, il la brisait à petit feu, l’affaiblissant de plus en plus. La jeune louve ne perdit tout de même pas son courage, et répliqua au monologue du vampire, avec dureté :

- Je n’ai causé la mort de personne. C’est ta stupidité à croire que tu allais m’avoir du premier coup qui t’as perdu. Il faut savoir perdre de temps en temps William. Ah, et de rien pour la chemise, c’était gratuit.

Elle avait rajouté sa dernière phrase avec sarcasme. Le vampire resta silencieux, les traits de son visage impassible, seulement il serra un peu plus sa main déjà brisée, la laissant échapper un petit gémissement douloureux. Elena tenta vainement de retirer sa main de l’emprise du blond, mais c’était tout bonnement impossible. Il avait une force surhumaine. Soufflant d’agacement, ils ne tardèrent pas à arriver à la forêt où elle n’allait pas tarder à se transformer. Levant ses yeux plus ténébreux que d’habitude vers le ciel bleu nuit, elle remarqua que la pleine lune se levait peu à peu. Avant de devenir le monstre qu’elle est aujourd’hui, elle aimait la pleine lune, elle trouvait ces nuits là réellement magique. A présent elle la détestait, elle la haïssait. Car à cause d’elle, elle avait abandonné sa famille, à cause d’elle, elle n’avait pas de famille, et très peu d’ami, à cause d’elle, elle allait mourir par la main d’un vampire.

William se stoppa au beau milieu de la forêt, non loin de là où elle allait habituellement. De toute façon, elle n’avait pas tellement son mot dire à cet instant. Contre toute attente, il lâcha sa main, et le fait qu’il l’enlève, la pression qu’il exerçait dessus rendait sa main moins douloureuse. Maintenant qu’elle était libre, la souffrance revint violemment, lui provoquant une sensation de brulure intenable. Tenant sa main blessée, avec celle en bon état avec douleur, elle serra sa mâchoire le plus qu’elle put, espérait vainement faire passer la douleur. Voilà que durant sa transformation, elle aurait le bout d’une patte cassée. Jurant intérieurement, elle leva de nouveau le regard en l’air, et vit pour la première fois, avec soulagement, que c’était bientôt l’heure de se transformer. Oui, dans quelques minutes, Elena allait devenir de nouveau le monstre qui restait tapit au plus profond d’elle. Il fallait qu’elle gagne du temps. Si le vampire la tuait avant, elle n’aurait aucun moyen de défense. Elle devait absolument le faire languir jusqu’à sa transformation.

- Dire que tu as mis plusieurs mois avant de m’avoir, lâcha-t-elle avec amusement. Mieux vaut tard que jamais de toute façon. Mais un traqueur comme toi ne travail pas juste pour son compte. Je me trompe ? Elle arquant un sourcil, mais ne lui laissa pas le temps de répondre. Après tout, qu’est-ce qu’un suceur de sang pourrait bien obtenir à traquer la même louve durant des mois si ce n’est pas pour recevoir une quelconque récompense à la clé ? Ca serait idiot de le faire pour rien. Je suis certaine que tu aurais d’autre chose à faire de bien mieux. Comme tuer les humains qui te tombent sous la main, où n’importe quelle créature, en fait. Enfin, je pense que tu ne dois pas avoir une immortalité si intéressante que ça, pour t’abaisser à obéir à quelqu’un qui t’ordonne de tuer des lycans. J’appellerais ça de la soumission, mais chacun le voit à sa façon, pas vrai ? Moi, je sais que je ne supporte pas qu’on me donne des ordres, surtout pour faire tout le sale boulot de quelqu’un d’autre. Bref, en tout cas, ce soir, tu vas t’amuser, j’espère sincèrement que tu mourras le premier William Foster.

Et sur ces mots, elle sentit chaque parcelle de sa peau s’enflammer, et changer. Des poils ténébreux poussèrent sur tout son corps, craquant ses vêtements au passage, son nez s’allongea en un museau, le blanc de ses yeux disparut sous une couleur noire ténébreuse, des oreilles apparurent sur son crâne, ses cheveux devinrent poils, sa queue sortit du bas de son dos, et ses jambes et ses bras s’allongèrent pour devenir pattes. Elena Carter, était à présent transformée en lycan, et c’est la première fois de toute sa vie, que ça la réjouissait. Elle devinait pertinemment que dans quelques minutes elle ne répondrait plus d’elle-même, elle perdrait le contrôle, et du sang allait certainement couler cette nuit, provenant d’elle, où du vampire. Un grognement sourd sortit de sa poitrine, faisant écho dans toute la forêt. Le blondinet se trouvait en face d’elle, canines sorties, et yeux rouge sang, en position d’attaque.

Sans lui laissait le temps d’attaquer le premier, elle courut dans sa direction et se lança sur lui. La bête qu’elle était, prenait peu à peu possession d’elle. C’était elle qui dirigeait ses gestes, ses attaques, et non Elena. Elle fit tomber le vampire à terre, balança un coup de patte dans son visage, tenta de mordre son cou. Finalement, il parvint à se dégager de la masse du loup-garou qui se trouvait sur lui, l’envoyant plus loin avec violence. La louve se releva, mais n’eut pas le temps d’intercepter l’attaque suivante du vampire, qui atterri sur elle et donna hargneusement des coups de crocs dans sa peau. Elle se débattait avec violence, arrivant finalement à envoyer William plus loin. Sans lui laissait de répit, elle attaqua de nouveau, sautant sauvagement sur lui, grognant, montrant les crocs, mordant et déchirant à coups de dents les vêtements, puis la chair du vampire. Ce dernier, reprit le dessus, envoyant de nouveau la louve au sol, l’attaquant de ses canines aiguisées.

C’était un combat de force presque égalitaire, lorsque l’un avait le dessus, l’autre le reprenait aussi vite, et ainsi de suite, c’était un cercle vicieux. Des grognements, du sang, des coups de crocs, de pattes, des écroulements au sol, tout ceci résonnaient bruyamment dans la forêt, habituellement silencieuse. La nuit allait être longue.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Mer 25 Aoû 2010 - 21:56

Sous la force vampirique de William, les os d'Elena se mirent à craquer et sa main se transforma petit-à-petit en une simple éponge, molle et humide dont William savait qu'il avait le contrôle. Il a toujours le contrôle, de toute manière. Après tout, cette petite lycan avait faillit lui échapper à plusieurs reprise, mais à chaque fois, il la retrouvait, comme une abeille retrouve une ruche. Et tant que sa mission ne sera pas terminé, il ne partira pas de San Fransisco, conscient que d'autres missions aussi difficiles l'attendait. Il se concentra sur sa prise du jour, l'observant du coin de l'œil et restant sur ses gardes tout en observant avec soin la pleine lune qui finirait par montrer le bout de son nez. A cette pensée, il accéléra le pas, ne voulant pas de transformation pour sa mort.

- Je n’ai causé la mort de personne. C’est ta stupidité à croire que tu allais m’avoir du premier coup qui t’as perdu. Il faut savoir perdre de temps en temps William. Ah, et de rien pour la chemise, c’était gratuit.

A la remarque d'Elena, le vampire ne réagit pas, se contentant de garder un visage impassible et indéchiffrable, comme il savait si bien le faire. Il fut pourtant profondément amusé de voir cette lycan aussi désinvolte. Elle avait un sacré toupet et son tempérament de feu ne l'impressionnait guère, ayant rencontré plus folle qu'elle, mais il était, cependant, surprit de voir un petit bout de femme aussi frêle et facilement cassable telle une simple poupée de porcelaine avec une aussi grande force et un courage qui semblait inépuisable. Néanmoins, et malgré son étonnement, William serra d'avantage la main d'Elena, brisant encore plus ses os si simple à casser, après tout, elle l'avait bien cherché. Il était mauvais de jouer autant avec le feu, elle aurait pourtant du le savoir. Le vampire sentit sa victime essayait de retirer inutilement sa main et un vague sourire machiavélique s'immisça sur ses lèvres, appréciant le pouvoir qu'il avait sur elle.

Enfin, ils atteignirent la lisière de la forêt. Hésitant, William leva ses yeux bleutés vers le ciel parsemés d'étoiles qui illuminait la lune, presque arrivée haute dans les nuages. Il lui restait, cependant, encore un peu de temps avant qu'elle ne commence à se transformer. Sur de lui, le blond continua alors d'avancer à travers la dense et épaisse forêt, traversant les sous-bois et la petite rivière qui avait pour réputation d'avoir été crée par les anges eux-mêmes. Enfin, le jeune homme se stoppa près d'une clairière où il lui arrivait de chasser de temps à autre lorsqu'il n'avait plus de poches de sang dans son réfrigérateur. Sans hésitation, il finit par lâcher sa main, sachant très bien qu'elle n'irait pas bien là tant qu'elle ne se serait pas transformée. Tournant le dos à sa future victime, il souffla longuement, se préparant mentalement à l'affronter bien qu'elle n'était pas réellement dangereuse sous sa forme humaine. Remontant d'un geste lent sa tête vers les nuages qui bordait la lune, il remarqua qu'il était à présent temps d'en finir s'il ne voulait pas combattre une louve déchainée.

Il se retourna alors sur Elena et leva les yeux en apercevant la jeune femme se masser la main, grimaçant douloureusement devant la pression qu'il avait exercé sur celle-ci. Tout en soupirant longuement, il fit craquer ses doigts, suivit de sa tête et commença dangereusement à s'approcher de sa victime lorsque soudain, elle ouvrit la bouche, surement pour prononcer ses dernières paroles. Respectueux et poli, William s'arrêta et la laissa dire ce qu'elle avait à dire.

- Dire que tu as mis plusieurs mois avant de m’avoir, lâcha-t-elle avec amusement. Mieux vaut tard que jamais de toute façon. Mais un traqueur comme toi ne travail pas juste pour son compte. Je me trompe ? Elle arquant un sourcil, mais ne lui laissa pas le temps de répondre. Après tout, qu’est-ce qu’un suceur de sang pourrait bien obtenir à traquer la même louve durant des mois si ce n’est pas pour recevoir une quelconque récompense à la clé ? Ça serait idiot de le faire pour rien. Je suis certaine que tu aurais d’autre chose à faire de bien mieux. Comme tuer les humains qui te tombent sous la main, où n’importe quelle créature, en fait. Enfin, je pense que tu ne dois pas avoir une immortalité si intéressante que ça, pour t’abaisser à obéir à quelqu’un qui t’ordonne de tuer des lycans. J’appellerais ça de la soumission, mais chacun le voit à sa façon, pas vrai ? Moi, je sais que je ne supporte pas qu’on me donne des ordres, surtout pour faire tout le sale boulot de quelqu’un d’autre. Bref, en tout cas, ce soir, tu vas t’amuser, j’espère sincèrement que tu mourras le premier William Foster.

Fronçant les sourcils, William pensa que c'était de drôles de paroles qu'elle avait prit pour ses derniers mots sur terre. Pourtant, il resta un moment interdit, réfléchissant sur ce qu'elle venait de dire. Elle le prenait, apparemment, pour un simple esclave, obéissant à un maître qu'il aurait pu avoir. Certes, il faisait partie de la célèbre famille royale des vampires, les Cidicarela, mais jamais, Ô non jamais il était le sbire d'une personne. Il avait accepté cette mission parce qu'il détestait les lycans, cette race si dégoutante et repoussante qui n'avait la faculté que de se transformer lors des pleines lunes et qui tuait d'innombrables personnes. Ce n'était que des immondes bêtes sans savoir vivre et éducation. Des animaux. Encore plus dangereux que n'importes quels bêtes qui pouvaient exister au monde, et c'était pour William, un honneur de faire partie des gens qui tuait ces créatures. Alors qu'un sourire morbide fleurit sur ses lèvres, il releva sa tête blonde, pour lui faire part de ce qu'il pensait de ça, mais il fut surprit de voir que sa transformation avait déjà commencé. C'était donc ça qu'elle avait voulu, gagner du temps pour pouvoir se transformer et le tuer.

Prit d'une rage sans nom, le vampire grogna aussi cruellement que le poison qui avait gagné ses veines, il y a de ça deux cents ans et qui lui avait donné l'immortalité. Regardant en rageant la transformation d'Elena, il laissa ses canines sortirent et ouvrit la porte du prédateur qui sommeillait en lui, le transformant à son tour en une bête, encore plus terrifiante qu'un simple loup-garou. Relevant la tête vers les étoiles qui scintillait de mille feux, il laissa docilement laisser agir ce poison vampirique, qui finit alors par englober ses yeux bleutés, transformant ses yeux d'anges en iris rouge comme le sang, plongeant son âme dans les profondeurs des ténèbres. Reportant son attention sur la louve, il remarqua qu'elle arrivait à la dernière étape de sa transformation où ses jambes se transformèrent en pattes poilus. Derechef, un grognement gras sortit de la gorge de son ennemie et William fit de même, grognant à son tour contre cette infâme créature sortit du néant. Sans plus attendre, Elena se mit à courir sur lui, et le fit basculer à terre. Sous le poids de la bête, William tenta vainement de se pousser, tenant avec fermeté le cou au pelage caramel, déviant la mâchoire d'Elena qui ne pensait qu'à le mordre. N'y tenant plus, il la poussa à l'aide de ses pieds et de sa force de vampire contre une paroi rocheuse. Sans plus attendre, William courut sur elle, aussi vite qu'il le pouvait et atterrit sur son dos où il se mit à la mordre vicieusement au niveau du cou et du dos. Un cri s'échappa de la gueule de la bête et le vampire n'en fut que plus heureux.

William fut soudain déstabilisé lorsqu'elle se mit à gigoter dans tous les sens pour le faire tomber. Surprit, il tomba un peu plus loin et avant même de s'être redressé, Elena se jeta sur lui, griffant son torse et déchirant sa chemise, elle le mordit aussi au niveau de la cuisse où le sang se mit à abondamment couler. Furieux, le blond donna un puissant coup de pied à la louve et retira d'un geste sa chemise, se retrouvant torse-nue. A son tour, il se replongea sur elle, et la griffa au niveau des côtes, il réussit aussi à lui arracher avec brutalité un petit bout de chair, la faisant à son tour saigner plus qu'elle ne l'aurait du. Ne se laissant pourtant pas aussi facilement faire, la bête poussa le vampire contre le tronc d'un arbre et légèrement étourdi se retrouva en position de faiblesse. Pile en dessous d'elle. Elena se mit à montrer ses dents, grognant sur lui, une lueur d'exaltation traversant ses prunelles noirs de louve. Ne se laissant pas démonter, William grogna à son tour et lui attrapa le cou pour ensuite, grâce à sa force de vampire la faire bascule sur le côté. Sentant sa pomme d'Adam sous ses doigts, il finit par appuyer dessus, tandis que la louve se débattait de plus en plus. Alors qu'il sentait qu'il allait bientôt réussir à la tuer, elle le bouscula brutalement sur le côté à l'aide de ses pattes arrières. Déçu, mais conscient qu'il y aurait d'autre occasion d'en finir, il la laissa se redresser, et tout deux se mirent à tourner en rond, comme si ils tournoyaient lors d'une danse macabre, qui finirait par être rompu. Se regardant droit dans les yeux, la tension semblait régner alors que la louve reprenait peu à peu son souffle.

Tournant encore et encore, il remarqua, avec un sourire sadique, qu'elle boitait énormément et qu'il serait surement plus difficile pour elle si William attaquait sa patte. Il ne put s'empêcher de ressentir un sentiment de dédain naître en lui, heureux d'avoir tordu sa main pendant le trajet. Puis, subitement, il eut comme un flash de la première fois qu'ils s'étaient vu, ce matin-même lorsqu'il l'avait vu pour la première fois sous sa forme humaine. Il avait été incroyablement étonné de voir une fille aussi belle qu'elle être ce qu'elle était réellement : un monstre. Et pourtant, il n'avait pas pu empêcher son sang de faire un tour et de s'imaginer dans des situations qui aurait été impossible à vivre. Une voix se mit alors à lui murmurer que rien n'était impossible, mais il la chassa bien vite de son esprit, conscient que tout ceci ne devait être que le fruit de son imagination, ou qu'il avait surement du recevoir un plus gros coup qu'il ne l'aurait pensé sur la tête. Retournant à cette danse vicieuse où tout deux reprenaient du poils de la bête avant de ré-attaquer pour le deuxième round. Enfin, Elena semblait perdre patience et elle lui sauta dessus, agile et s'attendant à cette attaque, le vampire la contourna et arriva derrière elle en une seconde. Dans un mouvement aussi rapide qu'il le pouvait, il lui tira la queue, ce qui fit hurler la louve qu'elle était. Elle se retourna alors et devant cette parfaite opportunité, William se jeta sur sa patte avant droite.

La tenant avec autant de force qu'il le pouvait, il entra ses crocs dans sa chair et lui suça une bouffée de sang avant de se faire violemment bousculer par Elena qui l'envoya à l'aide de son autre patte contre un des rochers. Se cognant avec dureté sur l'énorme cailloux, il fut dans les vapes pendant quelque instants, mais fut satisfait d'entendre son adversaire pousser un cri de douleur. Visiblement, il avait visé juste sur l'endroit à frapper. Essayant de reprendre conscience aussi vite qu'il le pouvait, il se retrouva bientôt en dessous d'une énorme louve aux poils marrons et aux apparences furieuses. Essayant de se redresser, il fut arrêté par une de ses pattes et soudainement, Elena le mordit aussi fort qu'il l'avait fait pour elle au niveau de son cou. Hurlant de douleur, il la sentit boire son sang, puis se retirer. Ouvrant grands les yeux, il sentait peu à peu la bête avide de tueries disparaître en lui et ses canines rentrèrent dans sa bouche et ses yeux redevinrent peu à peu d'un bleu azur et profond. Sans faire attention, il se plongea dans les yeux redevenus aussi marrons d'Elena, comme si, à son tour, la bête qui était en elle venait de se rendormir. Baignant dans cette océan chocolat, il était en très mauvaise posture à l'heure qu'il était, tout comme Elena malgré le fait qu'elle avait le dessus.

Puis, la bête rompu le contact en secouant la tête et se remit à grogner. Puis, alors qu'elle allait le mordre une dernière fois au cou, surement pour lui briser la nuque, William posa la paume de sa main sur sa truffe froide et cria :

- ELENA, NOON !

Sans rien contrôler, un flot d'image apparut où une énorme prairie ensoleillée était plantée en plein milieu du décor. Des fleurs avait fleurit de partout et toutes les couleurs possibles et inimaginables, l'herbe avait été fraichement arrosés et sentait l'été. Deux personnes étaient debout, en plein milieu de cette vaste prairie, à quelques centimètres l'un de l'autre, se regardant avec intensité, comme si le besoin de se toucher, d'avoir un contact directe était plus important que leur propre vie. Elena Carter et William Foster se rapprochèrent alors l'un de l'autre et leurs doigts s'entremêlèrent tendrement. A ce contact, des tonnes d'images défilèrent dans l'esprit de William – et surement d'Elena. Un baiser, une caresse, des conversations, des bruits de rire, une nuit, Elena dormant sur la poitrine de William, nus tous les deux, un cri, un sentiment de stress, une promesse, d'autres baisers et un cri de bébé. Puis, la poitrine du vampire se mit à gonfler étrangement lorsqu'il sentit quelque chose réchauffer son cœur mort depuis deux siècles. Un sentiment intense, profond, doux et fort. Terriblement fort. De l'amour.

Puis, le lien fut rompu et William laissa sa main retomber sur le sol poussiéreux, la réalité venait de les rattraper et la magie s'était estompé. Ressentant à nouveau ses blessures, le vampire observa une dernière fois la louve qui semblait aussi perdue que lui, avant de sombrer dans l'inconscient.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Ven 27 Aoû 2010 - 0:25

Le combat entre la louve et le vampire faisait rage, la clairière allait finir par être souiller par le sang des deux créatures, qui s’arrachait la peau sans retenue, et sans fatigue. En cet instant, Elena se trouvait en position de force sur William. De ses crocs, elle tentait de le blesser au cou, sans grand succès cependant, car il la repoussa avec force à l’aide de ses pieds, et elle atterri violemment contre des rochers derrière elle. Retenant un grognement de douleur, elle n’eut le temps d’intercepter l’attaque du vampire qui se jeta sur son dos. Sentant ses canines entailler sa chair, elle ne put retenir un hurlement de souffrance qui s’échappa de sa gueule, résonnant dans la forêt. Se mettant à bouger dans tous les sens afin de faire descendre le vampire de son dos, elle fut ravie de le sentir dégringoler et tomber à terre. Stoppant ses pas, en deux temps trois mouvements elle fut de nouveau sur lui, lui griffant hargneusement son torse blafard. L’instinct de survie prenait le dessus sur la lycan, qui ne répondait plus d’elle-même, et laissait son corps de louve se battre pour elle et attaquer sanguinairement le vampire. Ses crocs s’enfoncèrent dans la cuisse de ce dernier, se vengeant des blessures qu’il lui avait causé au niveau du cou et du dos. Elle en jubila presque lorsqu’elle vit un liquide rougeâtre penchant plus vers le noir, s’extraire abondamment de la blessure qu’elle venait de faire à William. Le puissant coup de pied qu’elle reçut de son ennemi la fit valdinguer un peu plus loin, et le temps qu’elle reprenne ses esprits, il était de nouveau sur elle. Sa peau se fit violemment griffer, et lorsqu’il lui arracha un morceau de sa chair, et qu’elle sentit le sang couler et coller ses poils, la douleur mais aussi la colère prirent le dessus bien plus hargneusement qu’elle ne s’en serait cru capable.

Repoussant le vampire contre un arbre, elle reprit une position de dominante. La bête qui avait sommeillé longtemps en elle reprenait du service, et elle compter bien mettre William Foster en pièce. Retroussant ses babines, la lycan grogna d’une manière agressive, et fut surprise d’entendre l’homme sous ses pattes, grogner à son tour. Elle n’avait pas calculé l’attaque suivante, elle n’avait rien anticipé. Il encercla puissamment son cou à l'aide d'une de ses mains, la forçant ainsi à basculer sur le côté. N’ayant d’autre choix que de se laisser faire, elle sentit le vampire faire pression sur sa pomme d’Adam. Sentant ses poumons se compresser, et ne réussissant pas à reprendre son souffle, la lycan se débattit violemment, refusant de mourir par la main d’un suceur de sang. Puisant ses dernières forces au creux d’elle, elle réussit tant bien que mal à le repousser brutalement grâce à ses pattes arrières. Retrouvant ses poumons remplient d’air, la respiration de la louve se saccada automatiquement à cause de son étranglement précédemment. Tentant de calmer sa respiration, elle se redressa instantanément, découvrant William aussi debout. Telles des fauves, ils se mirent à tourner en rond, sans lâcher le regard de l’autre. Une tension palpable régnait entre les deux ennemis, avec le suspense de savoir qui attaquerait le premier. La patte avant d’Elena lui faisait atrocement mal, elle savait parfaitement qu’il lui serait dur de mener à bien ce combat, une patte en moins, et elle détestait le vampire face à elle pour l’avoir affaibli de la sorte. Maintenant qu’elle était quelque peu au repos, elle sentait la douleur se répandre du bas jusqu’en haut de sa patte, alors que pendant les attaques rapides et précises, elle avait oublié ce handicap. Commençant à s’impatienter, et à sentir ses forces restantes l’abandonner de plus en plus rapidement, la lycan finit par rompre ce tournoiement incessant.

Se jetant soudainement sur le vampire, il para l’attaque, et il sle retrouva derrière elle en une demie seconde. Instantanément, il lui tira violemment la queue, ce qui arracha un jappement douloureux à la louve. Faisant volte-face, elle n’eut pas le réflexe d’intercepter William qui se jeta sauvagement sur sa patte blessée. Le sentant aspirer son sang, elle y mit tout son poids afin de le bousculer et de le faire lâcher prise. Ce qui au plus grand soulagement de la louve, marcha. Il fut éjecté sur des rochers. Reprenant ses esprits, elle poussa un cri de souffrance du à la morsure du vampire. Voulant se venger d’une telle douleur, elle sauta derechef sur lui. Ce dernier n’eut pas le temps de réagir, qu’une louve en rogne le dominait de tout son poids. Plantant ses crocs dans le cou du vampire, elle s’abreuva de son sang, pour finalement se retirer. Redressant son museau tacheté de rouge, l’humaine qui était en elle fut plus que surprise de découvrir les yeux de William de nouveau bleu. Instantanément, sans comprendre le pourquoi du comment, les yeux de la louve redevinrent ceux de l’humaine, d’une couleur chocolat, se débarrassant du noir ténébreux. Son regard rencontra celui du vampire, et le monstre qu’elle était se calma derechef. Elle ne pouvait pas tuer quelqu’un ? Qu’importe si il était son pire ennemi. C’était un être humain. Non ce n’était pas un être humain. C’est un vampire, un traqueur de lycan, son traqueur. L’aurait-il tué si là, en cet instant, les rôles avait été inversé ? Certainement que oui. Elle se devait de mettre fin à sa vie, pour être enfin tranquille. Sortant de sa confusion, elle secoua la tête, et un grognement sourd s’échappa de sa gorge. S’apprêtant à donner le coup fatal à son ennemi, elle porta son museau au creux de la nuque du vampire, mais une main se posa sur le bout de son museau, et la voix de William la coupa dans son élan :

- ELENA, NOON !

Lorsque son prénom résonna dans la forêt, la concernée eut soudainement une vision, une sorte de prémonition. Elle se trouvait dans une prairie, mais une prairie où elle n’avait jamais mis les pieds car elle ne reconnaissait pas l’endroit. Tout était vert et fleurit autour d’elle, comme si c’était le premier jour de printemps, comme si la nature, après avoir sommeillée longuement, se réveillait encore plus belle qu’auparavant. Le soleil brillait au dessus de sa tête, et de celle de William Foster. Son regard chocolat était plongé, voir noyé dans celui azur du jeune homme en face d’elle, c’était comme si plus rien ne comptait à part lui. En même temps, et dans le même mouvement, ils brulèrent les quelques centimètres qui les séparaient l’un de l’autre, leurs doigts tendus. Lorsque leurs mains se touchèrent et s’entremêlèrent ce fut comme un électrochoc et Elena reçut des tonnes et des tonnes d’images dans son esprit. L’amour avait pris racine dans chaque flashs, la jeune femme ressentait, vivait des souvenirs qu’elle n’avait pas encore vécu.

Ses lèvres contre les siennes, sa main dans sa main, callée dans ses bras, et des caresses, des mots doux, des je t’aime, des promesses, des rires, des voix, des pleurs, des nuits d’amours, des cris, de la peur, de la joie, du bonheur, des instants, des jours, des semaines, des mois, des années, et surtout et par-dessus tout de l’amour.

Revenant au présent, voyant les flashs s’éloigner de ses yeux, de son esprit, les perdre petit à petit, les voyant glisser entre ses doigts, elle eut l’impression qu’elle était restée en apnée, si bien que sa respiration se saccada instantanément. Confuse, et n’arrivant pas à interpréter tout ceci, elle regarda William, toujours sous elle. Un espoir vain de trouver de l’aide chez celui qui venait d’hanter précédemment ses pensées. Mais elle ne put rien tirer de lui, car elle le vit sombrer doucement dans l’inconscience. Commençant à paniquer, elle se dégagea du corps du vampire, meurtri par ses coups. Ce n’était pas le moment propice pour qu’il tombe dans les pommes. Elena se sentit soudainement impuissante face à cette situation. Etant une louve en cet instant, un animal, elle ne savait pas tellement quoi faire pour sortir William de son soudain endormissement. Frustrée, elle tenta tout de même quelque chose. De sa patte valide elle donna quelque coup sur le visage du vampire. D’abord doucement, puis un peu plus brutalement. Mais il n’y eu aucun effet quelconque sur le jeune homme. Dépitée, elle réfléchit à toute vitesse à une autre solution plus radicale. Elle n’avait clairement pas le temps d’attendre que le soleil se lève pour intervenir humainement, et elle ne pouvait pas l’emmener ni à l’hôpital ni ou que ce soit sous cette forme, et surtout parce qu’aux premiers examens, ils s’apercevraient que le jeune homme ne serait pas un être humain, et ils finiraient par procéder à toutes sortes de tests. Lâchant un grognement sourd, elle donna quelques coups de museaux sur le visage du vampire, mais toujours rien.

Qu’est-ce qui pouvait réveiller un vampire proche du coma ? La réponse à sa question lui vint de suite. Le sang. Le sien avait fini par sècher, et n’aurait plus la même odeur que s’il était encore chaud, et qu’il sortait tout juste des veines. Cependant, elle craignait de perdre trop de sang en tentant de sauver William, et elle hésitait. Mais si elle le sauvait, et elle par la même occasion, comment la remercierait-il ? Serait-il en proie à une faim inépuisable, et affaiblie comme elle était, sincèrement elle ne donnait pas chère de sa peau contre un vampire assoiffé. Seulement, précédemment elle avait ressenti chaque visions, de William et elle, comme si elle les avait déjà vécu, comme si elle savait qu’elle allait les vivre, voir les revivre. Au fond d’elle, elle sentait quelque chose grandir, quelque chose dont elle ne se serait jamais cru capable avant aujourd’hui. Aimer. Aimer sans le vouloir, sans avoir demandé quoi que ce soit au destin. Aimer sans prendre tout de suite compte des conséquences que ça pourrait avoir sur elle, sur lui. Aimer à reculons, parce qu’elle savait, qu’une idylle entre William Foster et elle, était tout simplement impossible.

Elle se devait de détruire cet amour naissant, avant qu’il ne l’enveloppe complètement. Elle y était contrainte. Un vampire ne pouvait aimer une lycan, et vice versa. Ils devaient tous deux se haïr, après tout, c’était la mission du vampire; la haïr pour ensuite la tuer, ne devrait pas être si compliqué. Pourtant à cette pensée, son cœur se serra. Elena était bel et bien perdu et ne savait pu ni quoi penser et ni quoi faire. Malgré tout, elle décida de sauver la vie de William, car si la conscience du jeune homme ne serait pas endommagée par sa mort, la sienne, elle le serait. Elle refusait d’avoir la mort d’une personne sur la conscience, surtout si cette dernière faisait grandir quelque chose de nouveau en elle. Avec courage, elle arracha un morceau de peau sur sa patte valide, retenant un gémissement douloureux, et posa sa patte devant le nez du vampire. La remuant aussi bien qu’elle pouvait, son cœur loupa un battement lorsqu’il vit les paupières de William papillonner. Ne retirant pas sa patte, voulant le voir immerger totalement de son soudain évanouissement, elle patienta, avec malgré tout une légère once de peur dans le regard. Elle n’avait pas totalement confiance en cet homme, même autant dire pas du tout. Alors lui confier sa vie, et la lui mettre sous le nez, c’était quelque chose d’irréfléchi pour elle, mais qui en valait peut-être la peine.

Rencontrant un regard azur, elle fut un peu plus confiante à l’égard du vampire. Elle finit tout de même par retirer sa patte saignante, et lécha le sang qui perlait sur ses poils caramels les collant les uns aux autres. Une fois que sa patte eut l’air un peu plus propre elle la reposa à terre, et s’éloigna du vampire encore affaiblit. C’était le fait qu’il soit faible qui lui faisait véritablement peur, il avait un besoin vital de sang pour guérir ses blessures, au contraire d’elle qui avait besoin de repos et de véritable soin. Pourtant, elle était encore debout, et elle avait le devoir de sauver cet homme, pour ne pas avoir sa mort sur la conscience. Prenant son courage à deux mains, elle s’approcha de nouveau de William qui n’avait pas bougé, et lui tendit sa patte. La blessure encore fraichement ouverte ne pourrait laisser le vampire longtemps indifférent, mais elle fut surprise de ne pas le voir s’y jeter dessus tout de suite. Certaine de ce qu’elle faisait, elle rapprocha un peu plus sa patte de lui, lui faisant signe qu’il pouvait boire, même si elle l’implorait inconsciemment, de son regard chocolat, de ne pas aller trop loin. La louve retint sa respiration lorsqu’elle vit les yeux de William virer au rouge sang, et ses canines s’allonger. Sa patte se retrouva instantanément, dans la bouche du vampire, qui lui aspira son sang avec délectation. Ne tenant plus sur sa patte brisée, elle finit par s’assoir sur ses pattes arrière, attendant sagement et craintivement que le vampire finisse ce qu’il avait commencé.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Sam 28 Aoû 2010 - 21:40

L'obscurité l'encerclait de toute part, des voix imposantes murmuraient des choses incompréhensible, essayant de le faire fuir et de l'impressionner. En vain. William n'avait peur de rien et malgré qu'il ignorait entièrement où il était, le vampire n'avait pas peur. Ce sentiment n'était réservés que pour les faibles, les perdants, les humains. Continuant de marché dans un décor sombre qui semblait être un tunnel, ses pas résonnèrent, se mélangeant aux chuchotements et donnant un son qui tirait plus du brouhaha qu'autre chose. Ne sachant pas où il se dirigeait, ni où il allait, William laissa cependant son instinct faire ce qu'il savait faire le mieux au monde : Le guider. Les nombreuses fois où le brun s'était cru être perdu dans des endroits terriblement insolite, il n'avait fait confiance qu'à son instinct de prédateur qui émanait surement de son caractère de compétiteur. Il voulait toujours gagner, toujours être le premier, et par dessus tout, il voulait toujours rester en vie. Comme beaucoup, c'est certain mais sa propre personnalité était tellement différente des autres, tellement propre à son image qu'on aurait pu croire que sa seule survie était ce qui lui importait le plus. Mensonge, bien sûr. Fausses apparences. Ce qui comptait le plus pour lui était sa mission. Après tout, il avait passé près d'un siècle a chassé les lycans, ce n'était pas pour rien.

En repensant aux lycans, de nombreuses images de loup-garous qu'il avait tué défilèrent en toute hâte dans son esprit jusqu'à la dernière image. Sur cette photo, ce n'était pas un loup qu'on voyait, comme sur toutes les autres clichés. Non. Il s'agissait d'une humaine, une petite brune assit en tailleur et rigolant aux éclats. Regardant avec attention son visage, il reconnu instantanément ses yeux et retrouva un prénom et un nom sur cette personne : Elena Carter. Cette louve qu'il avait traqué des mois et des mois et qui finalement avait réussit à avoir sa perte après un combat acharné où morsures et griffures s'étaient violemment échangés. Puis, alors qu'elle était sur le point de l'achever le froid rencontra le chaud et à ce contact le futur se présenta à eux. Du moins, c'est ce que pensait William. Ça ne pouvait ni être le passé, ni le présent. Mais bien sûr, ça n'avait pas suffit et la louve l'avait, malgré tout, tué. Ainsi, il devait surement se trouver dans les profondeurs des Enfers où il passerait le reste de son existence en compagnie de ses drôles de voix. Enfin, agaçantes plutôt. Tel serait sa punition pour s'être transformé en vampire et pour avoir tué des humains, ainsi que des loup-garous. C'était son destin. Tout comme ça avait été sa providence de traquer et tuer les lycans.

Soupirant longuement, il ne cessait d'avancer dans ce sombre tunnel. Avançant d'un pas normal, il sentit brusquement que les parois à ses côtés devenaient étroites. Surprit, il ne s'arrêta pourtant pas de marché et plus ça devenait étroit, plus il s'obstinait à passer, son instinct lui criant qu'il fallait qu'il continue, que quelque chose sortirait forcément de ce passage. Enfin, lorsqu'il arriva au bout, il aperçut un énorme trou juste devant ses yeux d'où émanait de la lumière rouge. Regardant dans toutes les directions, il ne vit aucunes autres possibilités de s'échapper. Soit il faisait demi-tour, soit il sautait. Il hésita quelque instants, puis finit par sauter. C'était surement de l'inconscience, après tout, il y avait peut-être une des nombreuses bêtes ténébreuses qui appartenaient à Satan. Mais tant pis. Lorsqu'il arriva en bas de la cavité rocheuse, il atterrit sans mal sur ses pieds et prit la décision de marcher en direction de la lumière. Après tout, maintenant qu'il était mort, il n'avait plus grand chose à perdre. Approchant de la source lumineuse, il finit par arriver dans une taverne sculpté dans la roche elle-même. Une décoration plutôt maladroite avait été faite, et à première vue, on aurait dit un appartement; une table en bois était placé en plein milieu et un lit fait de paille avait été fait un peu plus loin. La lumière de la pièce venait des quelques bougies qui éclairait avec brillance et donnait à William la vague impression qu'il n'avait pas vu de bougie depuis longtemps. Brusquement, un homme apparut en plein milieu du décor, ses bras chargés de nourriture. Se retournant vers le vampire, William faillit s'étouffer avec sa salive en voyant qu'il connaissait cette personne.

Il s'agissait d'un ancien membre de la famille Cidicarela, un vampire qui avait l'âge du brun, à quelques années près. Le voyant avec une si horrible mine, il comprit que l'exil n'avait pas été de tout repos pour lui. Son nom était Jared Zutato. A une époque, ils avaient été de très bons amis, mais lorsque Jared était tombé amoureux d'une lycan, tout avait changé. C'était ensemble, avant qu'ils tuaient les lycans. Bien sûr, ils étaient encore jeune et n'étaient qu'en formation à cette époque. Ils s'occupaient simplement des loup-garous qui vivaient aux alentours de Florence. Jared tomba fou amoureux d'une louve au nom de Nara qu'il devait tué, et le sentiment fut réciproque. Ils vécurent une longue et heureuse idylle, bien que caché ils s'aimaient. Mais un beau jour, ils furent découvert. Nara fut capturée et emprisonnée, tout comme Jared, qu'on traita de traître. William ne prit pas partit dans cette histoire, bien trop choqué et étonné par le comportement de son ami, il décida alors de se concentrer d'avantage sur sa mission et laissa les choses se dérouler. Quelques temps plus tard, Nara et Jared furent amenés dans la salle royale tout deux attachés à des poteaux de fer. Lorsque la nuit tomba et que la lune fut pleine, Nara se transforma et un guerrier la combattit. Devant les supplications et les cris incessants de Jared qui voulait la défense, le vampire la tua devant ses yeux. Juste après ça, Jared fut jeté aux portes du château des Cidicarelas et jamais plus personne n'avait entendu parler de lui.

Ce dernier se retourna sur William et lui adressa un sourire ravie avant de poser ses paquets sur la table et de se diriger vers lui, les bras tendus :

- William ! Je ne t'attendais pas aussi tôt ! Je t'en prie, viens t'assoir mon ami, tu dois être exténué après ce dur combat.

Se laissant docilement faire, encore sous le coup du choc, William se dirigea vers lui et sentit une des mains de son ancien ami se mettre sur son épaule. Perdu, William s'assit à sa table et observa Jared sortir des bouteilles de sang qui avait l'air frais. Lui accordant un sourire, il lui en tendit une que le vampire attrapa avec douceur. Puis Jared se plaça en face de lui et attrapa à son tour une bouteille de sang. Il l'ouvrit et bu une gorgée. Regardant William, Jared finit par dire :

- Tu devrais en boire, toi aussi. Avec toutes les blessures que tu as subi, tu vas devoir reprendre des forces ici si tu ne veux pas tuer ta louve en te réveillant. La pauvre essaye désespérément de te réveiller depuis tout-à-l'heure.

Écarquillant les yeux, William avait du mal à comprendre ce qu'il disait. De quoi parlait-il lorsqu'il disait que sa louve essayait de le réveiller ? De plus, il n'a pas de louve. Enfin... Il avait Elena, mais à présent qu'il était mort, il n'avait plus personnes. Cependant, il écouta le conseil de son ami et bu une gorgée tout en détaillant son ancien ami. Il semblait réellement exténué par les années qui s'étaient écoulés et avait prit un sacré coup de vieux. A tel point qu'on aurait pu croire qu'il avait la trentaine. Sentant que le sang lui faisait terriblement du bien, il laissa ses yeux devenir rouge et bu la moitié de la bouteille. Il ne s'était même aperçut à tel point il était assoiffé avant d'en boire. Étrange. Il n'avait ressenti aucune douleur au niveau de la gorge et de l'estomac. Sentant le regard de Jared lui brûler chaque parcelle de sa peau, il cessa de boire et essuya d'un revers de la main, le sang qui coulait sur ses lèvres.

- Je sais que tu te demandes surement ce que tu fais là, et que tu te crois mort. Mais c'est faux, William. Je ne sais pas quel moyen, mais apparemment ton pouvoir de télékinésie a décidé de s'amplifier au moment où tu n'en n'avais nullement besoin pour venir me voir. En vérité, ton esprit a décidé de se faire la malle et de me rendre visite, certainement pour me poser des questions. Ou parce que tu avais besoin d'être rassuré pour Elena. Pour que je fasse le choix à ta place. Je ne peux choisir pour toi, William. Tu sais ce qu'il s'est passé lorsque je suis tombé amoureux de Nara. Elle est morte par ma faute. Et ne pense pas qu'ils ne le découvriront pas, tu sais aussi bien que moi qu'ils savent tout. Et quand ils l'apprendront, ta copine sera capturée et elle sera tuée devant tes yeux, comme pour moi. Alors, si tu veux un bon conseil, lorsque tu auras repris conscience, tu te carapates. Tu dégages et tu pars de San Fransisco et surtout, tu ne la revois plus jamais, tu m'entends ? Sauf si bien sûr, tu es égoïste et que tu veux sa mort. Cependant, je te connais et je sais bien que tu vas écouter mon sage conseil parce que plus tu entends ce que je te dis, plus tu comprends l'étendu de la chose et peu à peu tu prends conscience que cette louve s'est emparée de ton cœur.

Restant un moment interdit devant les dires de son ami, William ne savait ni quoi dire, ni quoi répondre. Bien sûr, il savait parfaitement bien que Jared possédait le don de voir l'avenir, mais comment diable savait-il tout cela ? Comment a-t-il pu voir ne serait-ce qu'un court instant de l'avenir de William ? Ne perdant pas plus de temps sur ses questions insignifiantes, il se concentra avec réflexion sur ses possibilités et sur la chose que lui avait dit Jared. Elena s'était emparée de son cœur. Cela voudrait-il dire que lui, William Foster était tombé sous le charme d'une lycan ? D'une louve ? Ces créatures qu'il trouvait répugnantes ? Non, c'est impossible. Jamais il ne pourrait tomber amoureux d'elle. Et pourtant, son cœur se serra inexplicablement lorsqu'il repensa à sa mission et son but à San Fransisco; il devait tuer Elena. Mais y arriverait-il vraiment après tout ce qui venait de se dérouler sous ses yeux ? Après tout ce qu'il venait d'apprendre ? De plus, elle ne l'avait pas tué, et d'après son ami, elle essayait de le réveiller. Par Dracula, que devait-il donc faire ? Et comment ce sentiment a pu s'introduire dans sa vie aussi facilement ? Lui qui avait toujours veillé à s'assurer de ne jamais tomber dans les malles de l'amour. Jamais encore ça ne lui était arrivé. Même lorsqu'il était sortit avec Ninon, il ne l'avait pas aimé.

- Boit, lança soudainement Jared à l'intention de William. Je n'ai pas acheté autant de sang pour moi tout seul et crois-moi, tu as perdu énormément de sang. Et quand tu reprendras conscience et que tu auras du sang sous ton nez, tu risques de faire des bêtises...

Fronçant les sourcils et ne comprenant pas vraiment ce que voulait dire Jared, il finit par lui obéir et bu cul sec deux bouteilles de sang frai. Et d'humains, en plus. Et bien sûr, tout de suite, il se sentit directement mieux. Même si son corps n'avait pas l'air de porter ne serait-ce qu'une blessure, il avait la soudaine impression que celle-ci se refermait. Chose étrange, mais pas surprenante. Après tout, William venait de développer son pouvoir, sortant de son corps, il faisait balader son esprit où il le souhaitait. C'était plutôt sympathique comme dont. Brusquement, une odeur de sang lui chatouilla les narines. Mais pas n'importe quel sang. Le sang d'un loup-garou. Fronçant les sourcils, il se concentra sur ce subtile arôme et reconnut le sang de la louve qu'il avait prit en chasse durant un temps considérable : Elena Carter. Il semblerait qu'elle veuille le faire revenir, et ça, dans toutes les manières qu'il soit. Même en prenant des risques aussi dangereux que d'exposer son sang à un vampire blessé. Il sentit le besoin de boire son sang s'accroitre avec ardeur dans son organisme, comme si pour survivre, il lui fallait en plus ça, malgré tout le sang qu'il avait bu. Se sentant étrangement dans deux endroits différents, il ferma les yeux quelques instants, fatigué d'entendre ses chuchotements qui recommençaient à le hanter de plus en plus fort, criant presque dans son esprit. Puis, lorsque ça s'arrêta, il eut l'impression de revenir à la vie et sa poitrine se gonfla instantanément d'air. Sentant les arômes délicats et fluviales de la forêt, reconnaissant l'odeur du chaine, d'une biche qui était passé par là, de l'herbe qui poussait doucement mais surement mais aussi... Du sang. Plus il respirait et plus l'odeur de sang revenait à lui, amplissant ses narines de ce délicieux parfum. Ouvrant les paupières comme si c'était la première fois depuis longtemps, il fut surprit de voir autant de lumière, même pour une nuit de pleine lune.

Refermant ses yeux pour les rouvrir ensuite, il fut rassuré de croiser deux billes marrons le regarder intensément. Fronçant les sourcils, il remarqua qu'il s'agissait d'Elena et qu'elle était toujours sous la forme d'une louve. Comment se faisait-il qu'elle était donc consciente de ce qu'elle faisait ? Avait-elle réussit à dominer le loup qui sommeillait en elle ? Curieux, il l'observa de ses grands yeux bleutés alors que celle-ci s'éloigna de lui et sembla hésiter sur ses intentions. Puis, repensant aux paroles de Jared, le brun eut l'impression qu'un éclair venait de le traverser de toute pièce. Il fallait qu'il s'en aille. Qu'il parte. Qu'il plie bagage et qu'il aille très très loin. A l'autre bout de San Fransisco s'il le fallait. Mais il était essentielle qu'il parte le plus loin possible d'Elena Carter. Sauf si bien sûr, celle-ci avait des tendances suicidaires et voulait se faire tuer avec sauvagerie par les membres de sa famille. Le sang de William ne fit qu'un tour lorsqu'il imaginea Elena à la place de Nara et qu'il la voyait se faire tuer devant ses yeux sans ne pouvoir la défendre. C'était cruel et ça servait de leçon, du moins c'était ce qu'avait pensé les membres du conseils lorsqu'ils avaient prit cette décision.

Essayant de se relever, il fut coupée par Elena qui venait de lui tendre sa patte ouverte sur une morsure qu'apparemment venait de se faire pour qu'il puisse reprendre des forces. Ne voulant d'abord pas y toucher, conscient que si il commencerait, il aurait du mal à s'arrêter, William changea vite d'avis en regardant droit dans les yeux la louve qui semblait vouloir lui faire ce cadeau. Insistant de ces deux yeux marrons, qui avait presque la couleur caramel de son pelage. LE vampire perçut une flamme briller tout au fond de son regard. Elle le faisait, mais avait peur. Peur qu'il n'arrive plus à se contrôler et la tue sur place. C'est vrai que ça aurait été l'occasion parfaite pour lui. Le problème « Elena » serait ainsi réglé. Mais il ne pouvait et ne voulait le faire. Non seulement parce que pour une raison inconnue, elle ne l'avait pas tué et essayé en ce moment de lui sauver la vie, mais aussi parce qu'en imaginant le corps sans vie de la loup-garou, ça blessait et heurtait avec douleur son cœur, pourtant sans vie. Laissant la patte de la brune sous son nez, il laissa ses racines de tueur ressortir et tout en la regardant droit dans les yeux, il sortit les canines, attrapa sa patte avec douceur et mordit doucement sa patte, afin de pouvoir s'y accrocher. Sentant le liquide chaud et suave s'insinuer dans sa bouche pâteuse pour descendre le long de sa gorge, William sentit le plaisir le gagner et un frisson le parcouru. Ne voulant pas que son ancienne ennemie ne souffre durant cet échange, il laissa un liquide sortir de ses canines afin anesthésier sa patte pour ne pas qu'elle ressente la douleur. Voyant qu'elle semblait plus détendu, il bu encore quelques minutes du sang d'Elena et s'arrêta, sachant pertinemment que si il continuerait, il l'a tuerait. Jared avait eut raison en lui disant de boire, à présent il comprenait beaucoup mieux ses paroles. Si il ne lui avait pas apporté du sang, comme il l'avait fait, Elena serait surement morte à l'heure actuelle.

Poussant avec douceur la patte de la brune, il remarqua qu'il ne l'avait pas loupé à certains endroit où le sang coulait encore abondamment. Ressentant une bouffée de culpabilité, il se redressa légèrement et prit la gueule d'Elena entre ses mains. Voyant qu'elle semblait étonné, il la rassura en reprenant ses iris bleutés et en rangeant ses canines dans sa lèvre supérieure. La regardant droit dans les yeux, il ne put s'empêcher de caresser à l'aide de ses pouces le pelage si doux et si soyeux de la jeune femme. Puis, se reprenant, il se concentra sur son esprit et en prit possession avec une facilité peu commune, comme si ils étaient déjà reliés par un lien plus puissant que celui, psychique, que William était en train de créer entre eux. Se concentrant de tout son être, il n'eut pas de mal à contrôler à présent le corps d'Elena et arrivant à contrôler une partie qui lui était impossible d'accès, il n'hésita pas à s'y rendre afin de guérir Elena. Fermant ses paupières, il laissa de son ADN se dissoudre dans ses blessures qui se refermèrent presque instantanément. Lorsqu'il s'assura que toutes les blessures avaient été fermés et guérit, il rouvrit les yeux et rompu le contact, s'éloignant par conséquent de la louve. Soupirant longuement devant ses deux yeux chocolatés, il caressa du bout des doigts sa tête, passant ses ongles dans ses poils couleur caramel. Puis, il se redressa sans mal, ayant récupéré ses forces et laissa ses prunelles bleutés se poser avec tendresse sur sa louve qui le regardait avec curiosité.

- Je dois m'en aller. Je suis désolé. Je doute que l'on puisse se revoir un jour et cependant si c'est le cas, fuis. Fuis-moi pour ta survie.

Lui tournant le dos, le vampire se mit alors à marcher lourdement vers la lisière de la forêt afin de retourner en ville pour rassembler ses affaires et partir dans la nuit même de San Fransisco. A chaque pas qu'il faisait vers la ville, il sentait son cœur s'alourdir, comme si sa place n'avait été que près d'Elena. Cependant, pour sa propre sécurité, il était indispensable qu'il s'en aille et qu'il ne la revoit jamais. Elle finirait par mourir, sinon, et cela, William le refusait clairement. Pas à cause de lui et de son égoïsme. Il en était hors de question. Ainsi, il marchait avec difficulté, conscient que c'était surement la dernière fois qu'il verrait Elena.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Lun 30 Aoû 2010 - 22:30

Le vampire continuait d’aspirer son sang, et contre toute attente, la louve ne ressentait pas la moindre douleur. C’était incroyable, étant donné que précédemment, lorsque les canines de ce dernier se retrouver planter dans sa chair, la douleur avait été incomparable. Une sensation de brûlure, qui ne cessait pas, qui augmentait à chacune de ses aspirations. Restant assise, patientant silencieusement jusqu’à ce qu’il finisse ce qu’il avait commencé, la peur que ressentait la louve, restait bel et bien présente au creux de son ventre. Le doute planait, le doute de savoir si c’était sa dernière nuit, le doute de savoir si William allait boire tout son sang, jusqu’à la dernière goutte. Jamais auparavant elle n’avait fait ce geste avec un de ses traqueurs, aussi mal en point qu’il puisse être. Non, elle les avait tué, sans pitié, pas tous, car certains arrivaient à s’échapper, elle n’était pas aussi puissante que l’on pouvait le croire. Elle maitrisait moyennement le fauve qui sommeillait en elle, et lorsqu’il sortait, prenait le dessus sur l’humaine qu’elle était, Elena ne le contrôlait pas. Pas qu’elle ne voulait pas, mais elle ne le pouvait pas. Et là, en se battant contre le vampire, elle n’avait su se faire violence, jusqu’à ce qu’il la stoppe. D’ailleurs, tout ceci était d’une incohérence étonnante. Comment avec seulement deux mots -un non accompagné de son prénom- il avait réussi à la stopper ? A faire disparaitre le monstre qu’elle avait été, pour laisser place à la confusion et … à un sentiment. Un sentiment contre nature. Un sentiment qu’elle ne devait, normalement, pas éprouver pour quelqu’un comme lui. Pour un vampire, un ennemi. C’est lorsque, celui qui occupait ses pensées, repoussa sa patte, qu’elle sortit de ses réflexions.

Elle vit son regard balayer son corps de lycan, blessé et souillé par son sang et celui du jeune homme. C’est en le voyant se redresser, que sa peur monta de nouveau d’un cran. Elle venait stupidement de lui redonner des forces, grâce à son sang, et à présent, c’était elle la plus faible. William pouvait très bien finir de la tuer, elle n’était plus très loin de la mort après tout. Quelques coups de canines bien placés, et c’était bon. Seulement, il s’empara simplement de son museau, ses yeux toujours rouge sang, ses canines toujours sorties. Une lueur de stupéfaction brilla dans son regard chocolaté, terrifiée à l’idée de mourir, là, tout de suite, après lui avoir naïvement sauvé la vie. Mais le regard de William retrouva sa couleur bleuté, et il rentra ses canines. Rassurée, la louve le fixa avec attention, rencontrant ses yeux azur et s’y noyant petit à petit. Elle ne fit aucun mouvement, attendant, impatiente de voir ce que le vampire allait faire ou dire. Sentant les doigts de ce dernier caresser délicatement son pelage caramel, Elena put lire de la concentration sur le visage en face d’elle, ce visage habituellement stoïque dans n’importe quelle situation. Soudain, la jeune femme ressentit une étrange sensation, la prenait de son crâne jusqu’à ses pattes. Continuant de fixer, interloquée, le jeune homme, ce dernier avait les paupières fermées. Certaine que cette impression bizarre qui passait dans chaque partie de son corps, était à cause, ou grâce, à William, elle ne dit rien, se laissa sagement faire. De toute façon, pouvait -elle faire quelque chose ? Non, pas vraiment. Tout à coup, une merveilleuse chaleur, s’insinua dans chacune des blessures qu’elle avait, elle pouvait les sentir de refermer, se raccommoder, guérir. Ses faiblesses disparaissaient petit à petit, s’envolaient, pour laisser place à une nouvelle force. Malgré qu’elle soit exténuée, le fait d’avoir ses blessures refermées, lui enlevait une épine du pied. Son regard chocolat était toujours plongé dans celui, bleuté, du vampire, et ce dernier finit par briser le contact. William lâcha un petit soupir, et glissa sa main sur sa tête, caressant du bout des doigts ses poils.

D’un regard troublé, Elena vit le jeune homme se mettre debout, face à elle. Insolite, elle se demanda ce qu’il comptait faire. William la couva d’un regard doucereux, avant de prendre la parole :

-Je dois m'en aller. Je suis désolé. Je doute que l'on puisse se revoir un jour et cependant si c'est le cas, fuis. Fuis-moi pour ta survie.

Et, appuyant ses paroles, lui faisant bien comprendre le fait qu’ils ne pourraient jamais se revoir, il lui tourna le dos, et commença à partir, laissant Elena seule avec son trouble et ses questions rhétoriques. Les dires de William repassèrent en boucle dans sa tête. Il était dangereux, de se revoir, pour elle, ou lui ? Il lui avait bien dit « pour sa survie« , seulement elle doutait guère qu’il l’a tuerait s‘ils venaient à se recroiser. Il ne l’avait pas fait là, alors qu’elle était dans un état pitoyable, alors qu’elle lui confiait sa vie, pour sauver la sienne. Ca paraissait stupide, et improbable qu’il le fasse plus tard. La jeune femme refusait d’y croire. A l’idée de ne plus revoir le vampire, le cœur de la lycan se serra étroitement, et son estomac se contracta. Elle ne comprenait pas pourquoi elle ressentait cette sensation de perte, comme si il allait lui manquer quelque chose si elle le laissait partir. Mais la louve ne chercha pas plus loin, laissant ses sentiments prendre tout bonnement le dessus. La silhouette de William Foster s’éloignait d’elle, sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, sans qu’elle ne puisse le retenir. Il lui filait entre les doigts. Et c’était une sensation détestable, d’être dans l’incapacité de faire quoi que ce soit dans ce corps de louve. Elle éprouvait soudainement de la haine envers le monstre qu’elle était, la lycan qu’elle incarnait. Ne pouvant faire autrement, Elena se mise à courir sur ses quatre pattes valides, à la suite du vampire. Elle courrait aussi vite qu’elle le pouvait, comme si sa vie en dépendait. Se trouvant à quelques mètres de William qui continuait d’avancer, sans se retourner, un cri de désespoir s’échappa de sa gueule. Elle s’assit, continuant d’appeler le jeune homme dans son propre langage animal. Elle ne pouvait faire plus. Continuant de japper à l’adresse du vampire, son cœur retomba dans sa poitrine lorsqu’elle le vit se stopper. Cessant ses aboiements, son cœur replongea dans la peine aussi vite qu’il en était sorti, en voyant que le vampire ne prenait pas la peine de se retourner pour lui faire face.

Ne pouvant stopper la tristesse qui l’accaparait, sa seule envie étant de retrouver sa forme humaine, afin de le supplier de ne pas partir, elle jappa une dernière fois. Une unique et dernière fois, espérant faire venir le jeune homme à elle. Qu’il se retourne, et réécrive d’une autre manière, un futur qui leur appartenait à tous les deux. Qu’il revienne sur ses pas, changeant son opinion, son idée sur elle, sur eux. Qu’il fasse ce qu’un autre n’aurait certainement jamais fait. Qu’il assume un fait, une vérité. Mais plus les secondes passaient, et plus il restait immobile. Telle une statue, comme si il avait été figé dans le temps, n’offrant que son dos à la jeune femme. Il est clair que dans cette position, la louve ne pouvait pas voir ses traits, voir son visage. Elle ne pouvait lire ce qu’elle aurait put deviner en l’ayant face à elle. Avait-il peur de lui montrer un trouble ? Ou se retenait-il de ne pas la tuer ? Ceci ne fit qu’augmenter son envie première. Cette envie qui ne pourrait logiquement pas se réaliser avant le levé du soleil. Et même si leur combat avait fait rage durant plus de trois bonnes heures, ce n’était pas suffisant pour que les premiers rayons de l’aube pointent le bout de leur nez. Eprise d’un mal être incomparable à ce qu’elle avait pu vivre avant aujourd’hui, elle sentit étrangement quelque chose se tramer dans chaque partie de son corps. Cette sensation lui brûlait chacun de ses membres, lui donnant l’impression d’être tout simplement tuée vif. Qu’on la torturait avant qu’elle ne rende l’âme, avant qu’elle ne lâche son dernier souffle dans le temps, avant que ses yeux ne brillent plus de vie, avant que son corps ne devienne blafarde, immobile.

Son corps se mit à trembler avec violence, puis finit par être pris de convulsions. Un cri de douleur fendit le silence de la nuit, provenant de la lycan, qui était à présent, couchée sur le sol. Le corps toujours hors contrôle, la douleur était telle qu’elle ne parvenait plus à avoir de pensées cohérentes. Elle aurait voulu retirer cette douleur, en l’attrapant, en l’empoignant, puis en la faisait brûler. Ou, elle aurait préféré mourir que de subir encore ce mal atroce. Elena jonchait pitoyablement sur le sol, le regard vide, la gueule ouverte, de laquelle s’échappaient toujours des gémissements de souffrance. Il lui était impossible de créer à l’aide, elle s’enfermait dans une bulle où n’y régnait que la douleur. L ‘extérieur ne comptait plus, elle ne le voyait plus, comme si elle se trouvait dans une boite, noire, seule, sans aucune aide à ses côtés, sans aucune issue de secours. Elle ne sentait plus aucune partie de son corps, si bien qu’elle avait l’impression d’avoir été anesthésiée par la douleur elle -même. Mais alors qu’elle pensait ne plus avoir à souffrir, que le pire était passé, qu’enfin, elle allait mourir, son corps trembla un peu plus si c’était possible, et elle sentit ses poils rentrer dans sa chair. S’ensuivit la disparition de sa queue, puis la rétréci cément de ses oreilles. Tout ceci se passait à une lenteur effarante pour la jeune femme, si bien qu’elle pensait qu’on voulait la torturait le plus possible avant qu’elle ne reprenne forme humaine. Comme si ce choix avait été une erreur, et qu’on voulait lui la faire payer par tous les moyens possibles. Son museau finit par se transformer en un nez fin, ses pattes avants reprirent leurs apparences humaines, tout comme les pattes arrières.

Elena venait de retrouver sa forme humaine et pas de façon naturelle. Quelque reste de ses vêtements recouvraient son corps frêle, cachant au moins ses parties intimes à la vue de quiconque. Encore tremblante, les yeux perdus dans le vide, la jeune femme ne remarquait pas le vampire, à la mine inquiète, qui se trouvait à ses côtés. Elle avait retrouvé son corps d’humaine. Mais comment ? C’était logiquement impossible de pouvoir se transformer à sa guise. Du moins il fallait un savoir faire, et de l’exercice, beaucoup d’exercices et de la pratique pour réussir à faire ceci. Et la brunette n’avait jamais tenté l’expérience. Et là, elle venait tout bonnement de l‘accomplir, mais contre son gré. Du moins c’était ce qu’elle pensait. Son subconscient devinait aisément que c’était son envie de rattraper William, dans son corps d’humaine, qui avait changé la donne, et qui lui avait permis de se transformer. Rien d’autre. Ce n’était ni un problème dans son ADN, ni un sort qu’on aurait pu lui jeter, ou que savait-elle encore. C’était la faute de son désir qui fut plus fort que tout, même plus fort que le rationnel, pour franchir les barrières de l’incohérence, et peut-être même d’une magie inconnue jusqu’à ce jour par la jeune femme. Cette dernière avait une respiration saccadée, ses pensées embrouillées, ses lèvres violacées. Frissonnant à cause du froid de la nuit qui glissait sur sa peau nue, elle se mise en position de chien de chasse. S’enlaçant, souhaitant se tenir chaud, se réchauffer par cette basse température, elle tenta de faire passer ses hauts le cœur en se concentrant sur sa respiration. Sans qu’elle ne contrôle ses mouvements, ses réactions, ses yeux se remplirent très vite de gouttes d’eau salées. Elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait, et même si elle avait retrouvé son corps, le sien, celui qu’elle avait depuis qu’elle était venue au monde, ça ne changeait rien au fait, qu’elle se sentait mal, véritablement mal. Sentant des doigts remettre méticuleusement ses mèches rebelles derrière ses oreilles, elle leva son regard chocolaté, pour découvrir un William au regard bleu troublé.

Silencieuse, elle s’enfonça dans son regard, autant qu’elle le put, se noyant dans les eaux troubles de ses iris. Plus rien ne comptait, seul l’instant présent submergeait la jeune femme. A part William, son esprit était dénué de tous problèmes. D’un côté, ça paraissait perturbant, d’avoir cette nouvelle sensation, ces nouvelles priorités, qui voulaient que tant que l’autre soit présent, plus rien n’avait d’importance. Mais de l’autre, c’était apaisant. Apaisant et rassurant de ne plus se sentir seule. Drôle de ressenti en fait. Elena finit par relâcher la pression qu’elle exerçait autour de ses jambes, de quitter sa position de fœtus pour finir par se redresser, se mettre en position assise. Jetant furtivement un regard à son corps blanchit de toutes blessures ou cicatrices, elle ne put cependant pas passer outre le fait qu’elle était presque totalement nue, et que seul quelques restes de vêtements cachaient le peu d’intimité qui lui restait. Redressant son regard vers William qui restait silencieux, elle passa ses deux mains sur son visage quelque peu humide de larmes de surprise. La douleur, et le mal-être étaient passés, rendant à la jeune femme quelque force, une respiration, et un rythme cardiaque normals. Regroupant ses jambes, les remontant vers sa poitrine, elle les enlaça de nouveau, et finit par trouver le silence installé pesant. Elle ne savait quoi dire. Devait-elle expliquer quoi que ce soit ? Ou bien lui dire ce qu’elle n’avait pu lui dire sous la forme d’une louve ? Mais le vampire ne lui laissa pas le temps d’ouvrir la bouche, que déjà il se redressait pour de nouveau la quitter. Lui lançant un dernier regard, il tourna les talons, et repartit . Refusant cette fois-ci d’être dans l’incapacité de le retenir, elle n’attendit pas qu’il soit à vingt mètres d’elle, que la brunette se relevait déjà, et tout en courant, elle finit par se poster devant lui. Le regardant avec déception et stupeur, elle brisa le silence qui perpétuait entre eux depuis un bout de temps :

- Je refuse de te laisser partir. Je n’ai pas peur pour ma survie, et je sais que tu ne me feras pas de mal, car si tu avais voulu me tuer, tu l’aurais déjà fait tout à l’heure, lorsque tu en avais l’occasion. Je ne crois pas tes précédentes paroles, je n’aurais pas à fuir si l’on venait à se revoir. Alors, explique moi donc pourquoi toi, tu as si vite fuis. Est-ce que c’était par lâcheté, ou bien par honte de ne pas avoir eu le courage de me tuer ? Quoi que à la fin, ça reviens au même ; tu es lâche.

Les mots étaient sortis de sa bouche sans qu’elle ne puisse en calculer les conséquences avant. Elle n’avait pas réfléchi, et le fait d’avoir très souvent cette perte de contrôle, et de sens, avec cet homme, l’agaçait. Mais elle ne voulait pas qu’il parte, et quitte à s’attirer les foudres du beau blond, elle prenait le risque. Car après tout, ses paroles avaient été sincères, elle les pensait, même si c’était à contre cœur. Seulement, la réponse à : quelles allaient être les conséquences de ses paroles, ne se fit pas attendre. Une poigne enserra son cou avec force, et on la plaqua violemment contre le tronc d’un arbre. William Foster n’avait pas du tout l’air d’avoir apprécié les paroles de la jeune femme, et maintenant, Elena regrettait. Lorsqu’elle vit les yeux d’un gris métallique la fixer avec fureur, elle se retint de crier de stupeur, mais peut-être aussi de crainte, devant la couleur rouge sang que les iris du beau blond prenaient peu à peu. Portant ses deux mains autour de celle du vampire, elle tenta tant bien que mal de s’en défaire, mais c’était impossible. L’étau qu’il enserrait autour de son cou semblait être de fer. Ne perdant pas son courage, persuadée qu’il ne la tuerait pas, du moins pas ce soir, elle poussa un peu plus le vampire à bout, peut-être plus par stupidité que par courage en fait. Le regardant droit dans les yeux, elle lâcha :

- Tue-moi William., vas-y, … tue-moi.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Sam 25 Sep 2010 - 11:19

Il laissait ses pas le guider, l'emmener quelque part, un lieu inconnu, surement. Une jambe devant l'autre, ses pieds restant droit portant avec puissance ses propres genoux qui commençaient de plus en plus à fléchir, tremblant brutalement sous le coup de l'émotion; le choc. Par Dracula, mais que lui était-il arrivé ? Où était passé William Foster ? Le traqueur de loup-garou, celui qui n'avait jamais raté sa cible, celui qui n'avait peur de rien, absolument rien. Pas même la mort, qu'il trouvait juste plaisante, de temps à autre, et qui le tentait lorsque sa vie d'immortel le laçait et l'épuisait de sa lutte contre les lycans. Non, rien ne l'effrayait, et pourtant, il était là, à fuir l'inévitable, à essayer de lutter contre cette envie qui le rongeait de toute part, cette hantise qui s'accaparait de ses membres, cette fascination qu'il ressentait envers sa propre opposée. Son ennemie. Ce pourquoi il était né. A cette pensée, il serra les poings, enfonçant ses ongles dans les paumes de ses mains. Il pinça douloureusement ses lèvres fines et ferma quelques simples secondes ses paupières, laissant ses jambes l'emmener aussi loin qu'elles le pouvaient. A peine avait-il fermé les yeux qu'il revoyait les traits de son visage, qu'il sentait le parfum enivrant de ses cheveux lorsqu'ils virevoltaient dans une bourrasque de vent, qu'il entendait les battements de son cœur si petit mais pourtant si vif et plein de vie. Le sien aussi battait, pas de la même façon, certes, mais il battait dans une chamade perdue d'hymnes et de poésies passionnantes, langoureuses.

Brusquement, il rouvrit les yeux, entendant au loin des bruits de pas précipitées, faisant craquer les feuilles à terre, et écrasant avec vivacité la terre qui se soulevait docilement sous les pattes de la concernée. Avec précision, il entendait chaque expiration et aspiration, chaque battement de son cœur fatigué, il commençait même à sentir l'odeur sucré de son sang, bien que celui-ci était mélangée à sa salive, encore tournante dans l'organisme d'Elena. Et pourtant, William continuait de marcher, s'interdisant de se retourner, de s'arrêter, sachant pertinemment que s'il renonçait maintenant, elle serait perdue. A chaque foulée qu'elle faisait pour le rattraper, il faisait deux pas pour lui échapper, ne voulant pas se retrouvant face à sa bouille angélique, malgré sa forme de louve. Passant aux côtés d'un chêne assez enveloppé, la marche du vampire fut violemment arrêtée. Un simple hurlement, fugace et plein d'émotion arriva à capter son attention et à stopper sa descente aux Enfers. Celui-ci résonnait encore dans l'écho de la ville, si éclairée et vivante, à cette heure tardive. Une fissure abima avec précision son organe vitale, prenant soin de l'emmener dans une fulgurante vague de douleur, noyant ses muscles, ses os et chaque parcelle de sa peau gelée. Avec violence, il faisait son possible pour ne pas se retourner sur Elena, qui semblait plus que tout meurtrit par la décision qu'il avait prit. Balayant du regard la ville qui sommeillait dans un profond sommeil, bercé tendrement dans les bras de Morphée, il serra les dents et souffla un bon coup. Il devait repartir. Ne pas se laisser influencer. Ne pas faiblir devant elle. Pour sa survie. Pour qu'elle vive.

Prenant cette initiative, il s'arma de tout le courage dont il disposait et fit un pas. Un seul. Un unique et simple pas. William fut de nouveau arrêtée par un jappement attristant, blessant et détruisant. Ne pouvant en supporter plus, le vampire était confronté au pire choix que sa vie lui avait permit de faire, jusqu'à présent : Être égoïste et faire souffrir Elena ou souffrir en partant afin de laisser Elena en vie. Le choix aurait du être vite fait. Et pourtant, il était là, à essayer de choisir entre les deux parties qui se battaient dans son subconscient. Avec un peu d'imagination, on aurait pu croire que tout ceci n'avait été qu'une pièce théâtrale tragique où William jouait le rôle du héros qui avait un triste destin. A peine venait-il de rencontrer l'amour que des problèmes en perspective s'offraient à lui; à commencer par la nature d'Elena. Il était censé la tuer, et non l'aimer, la choyer et la protéger. S'en suit ensuite, sa propre famille de vampire, la grande et célèbre famille des Cidicarelas, ils seraient certainement fou de rage s'ils apprenaient ce qui était en train de se passer dans leur dos. Les deux mélangés donnaient un futur sombre, remplit de souffrance et de mort. William ne pu s'empêcher d'avoir une vague pensée pour Jared, ce dernier lui avait conseillé de fuir, de partir aussi loin qu'il le pouvait afin de laisser une infime chance à Elena de survivre. Et au fond, il avait raison, William n'avait pas le choix, même s'il pensait l'avoir, tout ce qui lui appartenait comme choix était la future destination où il irait traquer d'autres lycans. Décidé, le brun voulut reprendre sa marche, mais il fut stoppé.

Non pas par un autre hurlement, mais plutôt un cri de douleur, quelque chose qui faisait souffrir Elena, comme une attaque, quelque chose ou quelqu'un qui était en train de s'en prendre à elle. Sentant son sang ne faire qu'un tour, il se retourna sans attendre et fut incroyablement surprit de découvrir sa bien-aimée au sol, la gueule ouverte, suffocant et grimaçant de douleur à chaque spasme qu'avait son corps. Inquiet, William se rapprocha de la louve, d'une rapidité et d'une discrétion déconcertante, si bien qu'il était certain qu'elle ne s'était pas encore aperçut de sa présence à ses côtés. Se demandant ce qui pouvait bien lui arriver pour qu'elle se mette dans un était pareil, il fut happé d'un doute durant quelques secondes, se demandant si elle ne jouait pas la comédie pour le faire revenir, mais en entendant les cris qu'elle lançait et les convulsions dont son corps de louve faisait l'expérience, il comprit rapidement que ce n'était pas un leur pour le retenir. Fronçant les sourcils, William eut brusquement la sensation bien connu du " déjà-vue "; il connaissait cette scène, il l'avait déjà vu et vécu mais dans une tout autre situation. Laissant ses souvenirs se perdre dans un tourbillon de nostalgie, de sentiments et de batailles, il eut en mémoire une des transformations d'une de ses proies lycans, devant lui. Oui, c'était donc cela. Elena était en train de se transformer en humaine. William étouffa un juron et un grognement renfrogné, non seulement parce que maintenant qu'elle était en train de redevenir humaine, il aurait beaucoup plus de mal à partir, mais aussi parce qu'il était quasi-certain que c'était la première transformation d'Elena hors des périodes lunaires, contrôlant son corps comme jamais. Et il savait très bien comment ce procédé marchait. La clé était l'amour. Ou le désir. Et dans les deux cas, William n'échappait pas à la règle : Il avait été le premier. Ce qui voudrait surement dire qu'il le sera toujours. Une moue septique et dubitative se fleurit sur le visage angélique du vampire, tandis que sa louve redevenait peu à peu humaine; ses longues pattes redevenant des bras fins et des jambes longues et sveltes, sa queue poilue rentrer doucement vers le bas de son dos et avec une lenteur inespérée, ses poils rentraient posément dans son corps mutilé ou une fine couche de peau réapparaissait peu à peu. Son visage reprit une forme humaine, laissant ses grands yeux en amandes chocolats rétrécir, alors que sa gueule se transformer en un nez droit et à des lèvres pulpeuses.

En la revoyant sous sa forme humaine, William eut la sensation étrange que c'était la première fois qu'il la voyait réellement. Et telle qu'elle était. Son estomac se contracta et sa respiration s'accéléra sans raison valable, étant donné que son cœur ne battait plus. La regardant de ses grands yeux bleutés, il fut presque attendrit par l'aura chaud et joviale qu'elle dégageait malgré les tremblements de son corps et le choc qu'elle venait de subir. Il était facile de comprendre ce qu'elle ressentait, non seulement parce que son visage trahissait ses émotions, mais aussi parce qu'à la place d'Elena, n'importe qui se serait posé mille et une question. En plus d'être en état de choc, la jeune femme semblait réellement perdue, ne sachant plus où elle était et ce qu'elle faisait dans une forêt aussi sombre et lugubre en pleine nuit. Ou peut-être était-ce la douleur qui commençait à lui faire perdre la tête. Dans tous les cas, William comprit qu'il ne pourrait pas encore partir, du moins, pas tant qu'il était sur qu'elle serait en sécurité, chez elle ou chez quelqu'un de confiance. La regardant avec attention, le vampire observa chacun de ses gestes lorsqu'elle bougea afin de s'enlacer, plaçant sa tête contre ses jambes et les entourant de ses bras fins mais qui semblaient protecteurs à ses yeux. Ne sachant quoi dire, le vampire resta accroupit près de la louve, attendant qu'elle reprenne ses esprits, l'aidant si elle le lui demanderait. C'était une bien étrange sensation de repenser à cette nuit plus que troublante. Partit à la base pour la tuer, il l'avait presque, il aurait pu la tuer, la massacrer et ça se serait terminé, on en aurait plus jamais entendu parler, il aurait continué sa lutte contre ses ennemis, ces bêtes des ténèbres. Et pourtant, il était là, près d'elle, essayant du mieux qu'il pouvait de ne pas la toucher, de ne pas l'effrayer. La voyant trembler de tout ses membres, accompagnés de ses claquements de dents et de ses lèvres violacés, le vampire comprit bien vite qu'elle était frigorifiée. Avec amertume, il la regarda, sans rien pouvoir faire d'autre, il était après tout totalement conscient qu'elle ne se doutait pas de sa présence et que tout ce qu'elle voulait après cette nuit, c'était d'être seule. Avec regret, il n'hésita plus et passa une de ses mains gelées sur la chevelure marrons et soyeuses de la louve, ce qui ne fit qu'amplifier ses tremblements, d'un geste rapide donc, il remit une de ses mèches derrière son visage, lui offrant avec plus de visibilité le profil d'Elena. Même dans cet état-là, même à moitié morte de froid, même après cette rude nuit et même après sa transformation précoce, elle restait incroyablement belle.

D'une lenteur inespérée, il retira sa main des longs cheveux bruns d'Elena et soupira discrètement. Il était temps de partir maintenant, il le devait, mais était-ce une bonne idée de laisser la louve seule dans la forêt en sachant les risques qu'il avait de la perdre ? Elle n'était plus réellement consciente de ses gestes et devait être perdue dans une torpeur profonde de son subconscient. Et pourtant... Lorsqu'elle tourna la tête pour se plonger sans gêne dans ses yeux océans, William eut la stupéfaction de ressentir les propres sentiments de la jeune femme. Comme si tout ce qu'elle ressentait arrivait aisément à se faire sortir par ses iris chocolats. Un frisson parcourut la peau du vampire, le faisait doucement tressaillir devant les yeux en amande de la louve, ils semblaient si captivants et décapités devant tout ce qui se passait que le vampire rompu le lien qui les unissaient. Pendant un long moment, il observa avec intensité les jambes d'Elena, qui semblait réellement mal-à-l'aise devant cette situation, passant d'une position à une autre. C'est à ce moment-même qu'il remarqua que la jeune femme n'était pas réellement habillée et qu'ils pouvaient, à cause de sa vision vampirique voir tout ce qu'il aurait voulu. Avec gêne, il détourna la tête, ne se sentant nullement pas intéressé par les formes qui se cachaient sous le peu de vêtements déchirés qui les recouvraient. N'y tenant plus, William se leva. Il était temps qu'il s'en aille, il venait de perdre bien trop de temps près d'Elena, certes, elle avait peut-être été en danger, mais c'était plus son égoïsme à vouloir rester avec elle qui lui avait murmuré les mots pour le convaincre de rester. Maintenant qu'il était sur qu'elle allait bien et qu'elle pouvait facilement rejoindre la ville, le vampire se devait de partir, il devait plus rester là, à attendre quelque chose. Rien ne pourrait se passer, il en était conscient. Et ça le tuait, l'achevait et le bouffait. Plus il restait avec elle, plus cette perte se faisait ressentir aux creux de son cœur et son estomac.

Avec difficulté, le jeune homme tourna le dos à Elena, qui le regardait avec détresse, lui envoyant à l'aide de ses yeux chocolats des appels au secours, qu'il sentait passer à travers chaque parcelle de sa peau, même si il ne la regardait plus. Laissant ses jambes faire ce qu'elles avaient commencés à faire, il sentait la lourdeur de son corps se reposer sur ses jambes, sentant chaque pas qu'il faisait pour s'éloigner d'Elena, le brisant à son tour, comme jamais. Pourquoi fallait-il qu'il soit un vampire ? Pourquoi fallait-il qu'elle soit un loup-garou ? Pourquoi fallait-il que leurs destins se mêlent étroitement à l'amour ? Laissant sa tête jaugeait le sol, sans grand intérêt, il n'avait pas réellement prêter attention aux bruits de pas qu'il entendait derrière lui et qui semblait essayer de le retenir en courant aussi vite que possible. Perdu dans ses pensées et sa puissante tristesse, il ne s'en rendit compte seulement lorsque sur son chemin se trouvait deux pieds nues. Avec stupeur, il redressa la tête et fut face à Elena, qui le regardait avec une déception lisible et un étonnement qui semblait plus la titiller parce qu'elle lui avait couru après que parce qu'il était partit. Elle semblait à bout de force, là devant lui, à essayer de reprendre sa respiration comme elle pouvait, ne se baissant pas devant les bons vouloir du vampire. Elle le voulait, comme il la voulait.

- Je refuse de te laisser partir. Je n’ai pas peur pour ma survie, et je sais que tu ne me feras pas de mal, car si tu avais voulu me tuer, tu l’aurais déjà fait tout à l’heure, lorsque tu en avais l’occasion. Je ne crois pas tes précédentes paroles, je n’aurais pas à fuir si l’on venait à se revoir. Alors, explique moi donc pourquoi toi, tu as si vite fuis. Est-ce que c’était par lâcheté, ou bien par honte de ne pas avoir eu le courage de me tuer ? Quoi que à la fin, ça reviens au même ; tu es lâche.


Avec surprise, il sentit les mots d'Elena pénétrer avec brutalité les méandres de son cœur meurtrit. C'était une douleur insoutenable, comme si elle venait de le prendre avec sadisme et qu'elle l'écrasait de toute ses forces entre ses mains. Ce nouveau sentiment l'étouffait, le faisait presque suffoquer et la colère commençait petit à petit à s'emparer de ses membres, le faisait presque trembler de rage. Ces toutes sensations l'épuisaient et le rendait fou, à tel point qu'il se sentait profondément frustré de pas pouvoir contrôler le quart de ces vagues qui soit était blessantes, soit rayonnante d'une douce chaleur. Mais là... Le traiter de lâche après ce qu'il comptait faire pour elle; la sauver d'une fin tragique, la rendre plus heureuse, lui accorder une vie où sa préoccupation première ne sera pas " Et demain, on sera encore vivant ? ". Et.. Elle.. Elle osait lui dire ça, lui envoyer ces réflexions comme une simple gifle, comme si, dans cet histoire il ne voulait pas faire face à ses sentiments. Alors que, pas du tout. Il aurait bien voulu rester avec elle, la prendre dans ses bras et commencer une longue et merveilleuse relation à ses côtés, séparant sa vie de vampire traqueur et celle auprès d'Elena. Mais tout ceci n'était qu'un rêve éveillé, il en était conscient. Pourquoi ne l'était-elle donc pas de son côté ? Était-elle suicidaire au point de le pousser à bout et de mourir de ses mains ? Laissant la rage s'intensifier, il ne contrôlait plus son corps et ses gestes. Et automatiquement, une de ses mains se referma avec hargne sur le cou de la jeune femme. Il sentit les battements de son cœur s'accélérer, surement sous le coup de l'étonnement et de la peur. Avec force, il la poussa contre le tronc d'un arbre qui était à proximité et entendit un son creux et comprit sans mal que c'était le bruit sec de la tête de la brune qui venait de se heurter avec violence contre l'arbre.

La regardant avec fureur, il décela une sorte de peur dans ses yeux chocolats. Tout en se disant qu'il pouvait la tuer, qu'il en était capable, que ce n'était qu'une simple lycan, cette dernière essayait de se débattre, de se retirer de l'emprise peu rassurante qu'il avait sur elle. Mais, William la tenait tellement avec une force sans égale qu'il était certain qu'une marque commencerait à se faire sur la longueur de son cou, marquant à tout jamais leur rencontre, leur amour secret. Lâché dans une telle autonomie dans les sentiments, William ne sentait plus ce qu'il pouvait faire ou non, perdu entre ce qu'il était et ce qu'il serait, anéantit par sa vie avec ou sans Elena, torturé par ses yeux chocolats qui l'implorait de la relâcher. Mais non, le vampire ne la relâcherait pas, il lui prouverait qu'il pourrait la tuer, qu'il pourrait lui faire du mal et qu'elle n'était pas son talon d'Achille. Non, elle n'était rien. Juste une fille. Une humaine qui se transforme à chaque pleine lune en loup-garou. Elle était son ennemie, sa lutte contre le destin. Elle était à la fois tout et rien et ces dires furent insupportable pour le vampire qui resserra la poigne autour de son cou, tandis que ses yeux le brûler, surement à cause du changement de colère, trop inutile en ce moment-même pour lui servir à quelque chose.

- Tue-moi William., vas-y, … tue-moi.

Un éclair de haine passa en vitesse dans les iris rouge du vampire, ne supportant pas cette arrogance qu'elle avait avec lui, essayant toujours de le pousser à bout, sans raison réellement valable. Voulait-elle donc absolument mourir ? Voulait-elle qu'il la tue pour que ses tortures prennent fin ? Mais la réelle question était, est-ce qu'il en était capable ? Oui, il le pouvait. Facilement, même. Après tout, elle était en ce moment-même à sa portée, sa vie ne dépendait plus que de lui. Soit il y mettait fin, maintenant et enlever l'épine qui s'enfonçait de plus en plus dans son pied, soit il la laissait en vie et s'en allait loin d'elle. Comme un lâche. Oui, elle avait raison, s'il ferait ça, il serait un vrai lâche. Décidé, il appuya d'avantage sur sa pomme d'Adam et entendit un léger grincement de suffocation. Le vampire se faisait violence pour ne pas regarder ses yeux caramel qu'il sentait de plus en plus sur sa peau blême. Comme si ses yeux essayait de rentrer dans sa peau, se cachant des horreurs qu'il était en train de lui faire subir. Se sentant encerclé de toute part par ses prunelles, William ne put s'en empêcher et redressa ses iris sur celles d'Elena, passant de ses lèvres à ses yeux. Il hoqueta presque de surprise en voyant les pupilles humides et terrorisé par l'homme qu'elle avait en face d'elle. Un long échange silencieux s'ensuivit entre leurs yeux, comme une discussion silencieuse qu'ils avaient par rapport à leurs ressentis, à leurs sentiments et à leurs craintes. Par rapport à eux. Directement, William se calma et ses prunelles redevinrent petit-à-petit d'un bleu métallisé, envoutant, comme toujours. Avec douceur, il desserra l'étreinte qu'il avait sur le cou de la jeune femme et lui rendit l'usage de sa respiration. Ne lâchant toujours pas les yeux chocolats d'Elena, il remarqua cependant rapidement que la jeune femme portait une marque bien présente sur son cou, pile où il avait posé sa main.

Il lâcha un long soupir, qui accompagna le silence troublant de la forêt. Tout était calme. Presque trop calme. A croire que toute l'attention des bois était ici, entre Elena et William, écoutant et attendant ce qui allait se passer, à présent. La brune se mit à bouger, passant rapidement une main sur sa nuque, elle grimaça rapidement en touchant sa marche et le jeune homme sentit une bouffée de culpabilité naître en lui. Il s'en voulait d'être aussi faible, de lui faire du mal, d'être un égoïsme, de l'aimer. Ce n'était qu'un stupide vampire qui s'était cru plus puissant que tous parce qu'il avait le pouvoir de tuer d'autre personnes. D'anéantir des vies, de torturer des personnes rien qu'en les regardant. Le vampire sursauta presque en voyant la jeune femme se rapprocher de lui, d'un pas lent et hésitant. Sans chercher à comprendre quoi que ce soit, William recula de trois grands pas, ne voulant pas être d'avantage être à proximité d'Elena. Il avait besoin de réfléchir et non de sentir son odeur l'envouter et le torturer plus qu'il ne l'était. Voyant son air décomposé, William grimaça, ne supportant apparemment plus l'idée de voir qu'il lui faisait du mal dans tout ce qu'il entreprenait. Il n'était, décidément, pas très doué avec elle. Maladroit au possible. Et ça l'agaçait. Réellement. Il aperçut même une fine larme s'écouler sur la joue sale de la louve et le vampire s'en mordit directement la lèvre. N'y supportant plus, le blond lâcha un grognement renfrogné et avança d'un pas décidé vers la jeune femme. Ne s'arrêtant pas comme elle s'y attendait surement à quelques centimètres d'elle, il franchit la barrière qui lui était accordé de franchir et plaça une de ses mains dans les cheveux d'Elena, passant l'autre de ses mains sur ses hanches, puis d'un geste presque brutale, il la ramena à elle et leurs lèvres se touchèrent. Timidement d'abord, puis avec passion et tendresse. Caresser ses lèvres rosés, pulpeuses et chaudes étaient pour lui l'ouverture des portes du paradis, comme si il lui était enfin accordé d'avoir une âme et d'être heureux, ne vivant plus pour un destin qui lui était tout tracé mais seulement pour le simple plaisir d'être à ses côtés, pour elle et seulement elle. Le baiser fut soudain plus langoureux, et une danse enflammée se mit à tourner et tourner entre leurs langues, offrant un nouveau plaisir de sensation et de sentiments. L'amour. Il n'y avait que de l'amour dans ce baiser, ça se sentait, c'était fort, terriblement fort. Durant quelques minutes, ils s'embrassèrent, ne prenant pas en compte leurs respirations, quoi que pour William, le problème n'était pas réellement là.

Il décida donc de mettre fin au baiser, afin que sa douce et chère Elena reprenne ses esprits et sa respiration. Plaçant ses deux mains sur les joues d'Elena, un frisson électrique le parcourra en sentant la différence de température, elle était bouillante. Il sentit les deux mains de la jeune femme serrer avec poigne son t-shirt, et son dos, comme si elle avait peur qu'il s'en aille. Et pourtant, c'est ce qu'il serait obligé de faire dans quelques secondes. Profitant de cet instant et la laissant reprendre sa respiration, qui était terriblement saccadée, il posa son front contre le sien et écouta avec fascination les battements de son cœur, irrégulier au possible et se laissa bercer par ce chant qu'il n'entendrait certainement plus au cours de sa vie. Voyant qu'elle avait reprit ses esprits et que ses yeux le regardait avec intensité, comme un plaisir qu'elle voulait renouveler, William comprit que c'était maintenant ou jamais. Il était temps de dire au revoir, de plier bagages et de s'en aller à tout jamais. Il tournait surement le dos à un bonheur sans limite, à une vie sans bonheur, mais c'était son destin. Ça avait toujours été ainsi, et ça le sera toujours. Il soupira longuement et aperçut que la brune fronça brusquement les sourcils, comme si elle se doutait de quelque chose. Le vampire s'éloigna de quelques centimètres d'elle, afin de lui faire face, ne voulant cependant pas rompre ce contact qu'ils avaient. La regardant droit dans les yeux, il s'éclaircit la voix et passa une main dans ses cheveux, perdu.

- Je dois m'en aller, maintenant, Elena. Je n'ai pas le choix. Ce n'est pas pour moi que je fais ça, mais pour toi. Je viens d'une famille royale, et les conséquences pour toi, pour nous serait désastreuses si on permettait tout... cela. Pardonne-moi.

La voyant perdue, l'interrogeant de plus en plus du regard et s'accrochant d'avantage à son t-shirt noir, comme si c'était une bouée de sauvetage. William se rapprocha d'elle, une nouvelle fois et la tenu avec beaucoup plus de puissance et de force, sachant très bien ce qui allait se passer. Il l'embrassa une seconde et dernière fois, d'un baiser mélangeant passion, tristesse et désespoir. Puis, sentant qu'elle était concentrée sur le baiser et non lui, William s'insinua sans mal dans son esprit. Parcourant les systèmes plutôt complexe de son cerveau, il essaya en vain de provoquer des réactions sans égal. Cherchant d'abord les souvenirs de cette journée et de cette soirée, il fut ravi de les trouver rapidement et essaya de les effacer de sa mémoire. En vain. Apparemment, ces souvenirs seraient autant gravés dans sa mémoire que dans la sienne. Essayant un autre procédé, il plongea dans le subconscient d'Elena et endormit peu à peu son cerveau. Il sortit rapidement de sa tête, et la rattrapa de justesse, tandis qu'elle s'endormait peu à peu. Contrôler les esprits des autres étaient un pouvoir réellement utile, mais l'avoir utilisé contre Elena semblait être pour William une grave erreur, quelque chose d'impardonnable. Mais, au fond, il savait qu'il n'avait plus le choix. Regardant avec tendresse le visage endormit de sa promise, il ne pu s'empêcher de soupirer longuement. Il replaça quelques unes de ses mèches derrières ses oreilles et attrapa ses jambes afin de la porter comme une princesse. Puis, en la voyant trembler et frisonner, il comprit rapidement que la température de son corps empêchait un parfait confort. Il la posa doucement à terre et retira son t-shirt, à présent torse-nue, il enfila avec difficulté son vêtement sur Elena, non seulement pour qu'elle n'ait pas froid, mais aussi pour ne pas que les gens en ville se questionne sur sa nudité, presque totale. La louve semblait à présent plus à l'aise avec un vêtement sur les épaules et William l'attrapa une seconde fois pour la porter comme une princesse. Il fit en sorte que sa tête ne soit pas gigoté dans le vide et la posa contre son torse, pile sur son organe vitale, à présent mort.

Enfin prêt, le vampire se mit à marcher vers la ville, avec dans ses bras le corps blessé de la femme qu'il aimait. Il était temps à présent que les choses rentrent dans l'ordre. Ainsi, William avançait à travers la dense forêt, Elena dans ses bras, vers San Fransisco, ville de chaque début, de chaque promesse non tenu, ville des plus noirs magiciens. Leur ville. Descendant rapidement les collines de la forêt, William arriva rapidement à la périphérie de la ville et ne fit pas attention aux regards surprit des premiers passants qu'il croisa. La situation devait être extrêmement étonnante vu comme ça. Accordant un bref regard à la brune, il constata avec satisfaction qu'elle dormait toujours aussi paisiblement et que les bras de Morphée semblait lui offrir un rêve surement mieux que la réalité. Se faufilant à travers les ruelles les plus sombres de la ville, passant de droite et de gauche, il arriva rapidement là où il voulait aller. L'immeuble d'Elena. Sans hésitation, il tapa le code de la porte d'entrée qu'il avait réussit à lire avant leur longue nuit, juste au cas où cette nuit serait un échec cuisant. Montant jusqu'au quatrième étage où elle résidait, il attrapa une fois de plus les clefs qui étaient cachés sous son paillasson, cachette qu'il avait entrevu dans son esprit lorsqu'il avait rapidement regardé ses souvenirs. Ouvrant doucement la porte en bois de l'appartement de la jeune femme, l'odeur de cette dernière s'intensifia lorsqu'il pénétra dans l'appartement, à croire qu'elle passait ses journées enfermées ici. Comme si il était déjà venu ici des millions de fois, il se dirigea d'un pas lent vers la chambre de la jeune femme. Une fois dans le lieu en question, il la déposa sur son lit et souleva avec rapidité la couette. Il la couvrit jusqu'au menton et s'assit quelques secondes sur son lit, juste histoire de la regarder une dernière fois.

Serait-il capable de partir ? De la laisser ici, seule ? Après tout, il pouvait rester à San Fransisco et continuer son combat contre les loups-garous, elle n'était pas la seule dans la ville, le blond en avait sentit plusieurs dizaines, ainsi, ça lui ferait du travail en plus. Et une bonne raison de rester en ville, à condition qu'Elena ne le revoit jamais. Il pourrait discrètement la surveiller, la protéger, sans qu'elle ne se rende compte de rien. Égoïste, certes. Mais plus prudent. Passant une de ses mains sur son visage, il se baissa sur elle et lui offrit et long et doux baiser sur le front. Enfin, il se redressa et se dirigea d'un pas rapide vers la porte. Encore à l'intérieur de l'appartement, il la ferma à clés et décida de sortir par une des fenêtres de l'appartement de son amante. Ouvrant celle de la cuisine, il n'hésita pas une seconde et se plongea dans le vide pour atterrir sur ses pieds. Comme si de rien n'était. Avec un peu de chance, peut-être que la jeune femme l'oublierait. Avec un peu de chance, elle ne pensera simplement qu'il a s'agit d'un simple rêve. Mettant les mains dans les poches de son jean, William décida de rentrer chez lui afin de se nourrir après cette nuit mouvementée, de plus un t-shirt serait certainement le bienvenue. Avançant à vif allure, le vampire se promit de venir chez Elena tous les soirs et à chacun de ses moments libres.
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MessageSujet: Re: Et tu coules ... Avec ou sans moi ■ Elena&William.   Sam 2 Oct 2010 - 11:56

L’étau de fer du vampire empoignait toujours son cou, et Elena put voir passer dans son regard rouge sang, de façon fugace, une lueur de haine. Et ce regard lui fit mal. Réellement. Penser qu’il pouvait en cet instant la haïr d’une si grande puissance, qu’il en était même capable de la tuer en un instant, une boule de chagrin se créait au creux de son ventre. Un silence pesant s’était instauré entre eux. La louve avait littéralement peur, mais essayait de ne pas le montrer, de rester stoïque. Quelque part elle était certaine qu’il ne la tuerait pas, du moins pas tout de suite. Pourtant, une petite voix lui soufflait le contraire, qu’il suffisait au vampire de faire un peu plus pression sur son cou, pour qu’elle lâche son dernier souffle, et s’endorme à tout jamais. Et comme pour confirmer le fait que cette voix, qui se trouvait dans un coin de sa tête, ait raison, elle sentit avec stupéfaction la main de William resserrait son étreinte. Sa respiration se faisait erratique, elle avait de plus en plus de mal à inspirer de l’air frais dans ses poumons correctement. Malgré tout, elle ne baissait pas son regard marron, emprunt d’une peur sans nom en cet instant. Il était porté sur le visage si parfait de son agresseur. Vainement, la jeune femme cherchait son regard, mais ne le trouvait pas. Et ce manque d’attention ne fait qu’accroitre le mal-être qu’elle ressentait à son égard. Mourir par sa main avec quelque chose de terrorisant, seulement, ne pas comprendre cet homme en face d’elle, et d’avoir cette sensation qu’il la haïssait, lui était bien plus douloureux que tout autre chose. Ses yeux chocolats s’embrumèrent à cette pensée, et elle se retrouva soudainement noyée dans les prunelles rouges du jeune homme.

Mais il ne la jaugea pas longtemps du regard, ce dernier faisant un mouvement de descente vers sa bouche, d’où s’échappait un souffle brisé, et saccadé. Puis, elle retrouva ses yeux, en face des siens. Et ce fut comme si les deux jeunes gens tentaient de faire passer ce qu’il ressentait à l’autre, juste par le regard. Cet échange faisait tout bonnement penser à ces personnes, qui n’ont pas besoin de paroles pour se comprendre, et dont un seul regard suffit entre eux pour deviner si l’autre va mal, ou non. Elena fut à la fois ravie et surprise de voir le rouge sang du regard de William s’effaçait peu à peu pour laisser place à une teinte bleuté. Cette couleur tellement préférable au rouge, qui la rassura derechef. La main du blond desserra l’emprise qui oppressait son cou et l’empêchait de respirer, à son plus grand bonheur. Retrouvant enfin de l’air frais à souhait, s’infiltrer dans ses poumons, elle ne fit pourtant aucun geste, terrifiée à l’idée de faire le moindre faux pas, et de le pousser réellement à bout. Toujours aimantée au regard bleu azur du vampire, ce dernier lâcha un petit souffle, avant de laisser le silence de la forêt s’imposer de nouveau rapidement. Voyant le calme revenir peu à peu, elle se décida à bouger légèrement. Le jeune homme ne sembla pas relever, elle n’hésita plus et ne put s’empêcher de toucher son cou. Elle avait réellement mal, et était persuadée qu’elle aurait une marque rougeâtre, pendant plusieurs jours sur sa peau. Retirant sa main, Elena porta de nouveau son regard marron sur William, qui restait silencieux. Tout d’abord elle ne fit rien, pourtant elle avait réellement envie de s’approcher de lui, qu’il lui parle, qu’il dise quelque chose. Car ce silence devenait insoutenable. Hésitante, elle finit tout de même par brûler quelques centimètres qui la séparaient de lui.

Seulement, le geste qu’il fit, la blessa plus que précédemment, lorsqu’elle avait la haine dans son regard. William recula, comme si ça le dégoutait d’être proche d’elle. Ses traits se figèrent, la tristesse s’emparant de son visage, dissimulant tout autre sentiment susceptible de venir s’imposer sur sa peau. La douleur de ce geste s’imprégna en elle, sans qu’elle n’ait eu le temps de l’anticiper, son nez la piqua, et de nouveau, les larmes lui montèrent aux yeux. Se retenant du mieux qu’elle pouvait pour ne pas laisser échapper la moindre tristesse de son regard marron terne, elle fut cependant dans l’incapacité d’accomplir cette mission. Une perle d’eau salée défila sur sa joue, et malheureusement elle ne put rien faire pour la rendre inaperçue aux yeux de William, qui visiblement avait plus que compris sa peine. Elle entendit un léger grognement provenant du vampire, et fut surprise de voir ce dernier s’approcher vivement d’elle. Mais Elena fut d’autant plus stupéfaite de le voir continuer sa lancée jusqu’à être si proche d’elle, qu’il put encercler sa taille d’un de ses bras puissant, tandis que son autre main se perdit dans sa chevelure brune. La collant à lui avec impatience, la jeune femme sentit les lèvres du jeune homme se poser sur les siennes, l’empêcher de suite d’avoir la moindre pensée cohérente. Ses paupières se fermèrent, tandis qu’un baiser un tantinet timide liait leurs lèvres, pour finir par devenir passionnel. L’ivresse de l’instant submergea la brunette d’un sentiment si fort, d’une puissance inimaginable et qu’elle n’avait jusqu’alors, jamais connu.

Le baiser finit par devenir brulant et sa langue s’entremêla à la sienne, embrasant chaque parcelle du corps d’Elena. A présent elle ne pouvait le nier elle aimait William. Elle éprouvait en cet instant là, de l’amour à l’égard d’un homme qu’elle avait pensé détestait. C’en était déroutant et difficile à croire, seulement c’était la pure et simple vérité. Si elle en avait été capable, elle aurait figé ce moment dans le temps, pour ne plus avoir la crainte qu’il la délaisse. Totalement ailleurs, ses mains encerclaient sa nuque, et elle ne prenait plus rien en compte. Ce qui pouvait se passer autour d’eux n’avait plus la moindre importance, le reste paraissait si inutile et secondaire contrairement à l’homme qui l’embrassait avec amour. Il finit par mettre un terme à leur baiser, avec douceur, retirant ses lèvres des siennes, permettant à la louve de reprendre sa respiration. Encore perdue dans son tourbillon de sentiment, Elena sentit les mains fraiches du vampire entourer son visage, contrastant avec la chaleur de sa peau. D’ordinaire brûlante lors de ses périodes lunaires, là, elle était bouillonnante. Instantanément, elle s’empara avec poigne du tee-shirt de William, lui prouvant ainsi son refus de le voir la quitter. La respiration encore erratique, les battements de son cœur confus, ceci ne fit qu’augmenter de cadence lorsque le blond posa son front contre le sien. Tentant de se calmer, et de retrouver des pensées cohérentes, son regard ne put cependant s’empêchait de fixer les lèvres du garçon. Cette bouche qu’elle venait tout juste d’embrasser. En fait, elle n’arrivait pas encore à assimiler le fait qu’elle avait véritablement embrasser William Foster, son traqueur. C’était impensable, voir inimaginable. Et pourtant, voilà que ce baiser lui prouvait le contraire. Redressant ses prunelles chocolats, elle rencontra le regard azur en face d’elle, et se noya sans gêne dedans.

Il était calme face à elle, puis soudainement, un long soupir s’échappa de ses lèvres, ce qui créa le doute chez Elena, qui instantanément fronça les sourcils. Qu’allait-il faire ? Partir de nouveau ? La délaisser sans un regard en arrière ? Ses doutes s’amplifièrent lorsqu’elle sentit William s’éloigner d’elle. Malgré tout, son regard restait ancré dans le sien. Elle ne voulait pas qu’il parte, c’était la dernière chose au monde qu’elle souhaitait en cet instant. Elena vit le vampire passer une main nerveuse dans ses cheveux. Incapable de dire ou de faire le moindre geste, elle attendit qu’il lui dise ce à quoi il pensait. Et le verdict ne tarda pas à tomber :

- Je dois m'en aller, maintenant, Elena. Je n'ai pas le choix. Ce n'est pas pour moi que je fais ça, mais pour toi. Je viens d'une famille royale, et les conséquences pour toi, pour nous serait désastreuses si on permettait tout... cela. Pardonne-moi.

Les paroles du blond restaient incompréhensibles pour Elena. Elle ne comprenait pas pourquoi il refusait que leur histoire évolue … pour elle. Ca lui était tout bonnement égale à elle, du moment qu’elle pouvait profiter de quelques instants de bonheur, visiblement bien trop éphémère dans sa vie. Sa vie n’était finalement pas si importante en fait, elle était comme tout le monde, sauf qu’elle elle se transformait en loup-garou les nuits de pleines lunes. Une malédiction trônait sur elle, voilà tout. Rien de fantastique, de merveilleux, d’extraordinaire. Seulement, au fond d’elle, elle savait que lui ; William, saurait rendre sa vie plus attrayante, un peu moins ordinaire. Mais il semblait ne pas vouloir porter ce rôle, et ça lui était douloureux. S’accrochant à son tee-shirt avec une poigne féroce, lui prouvant ainsi qu’elle désapprouvait totalement qu’il parte. Elle avait la sensation que si il la laissait, toute la saveur des choses autour d’elle deviendrait fade et morose. Maintenant qu’elle avait gouté aux lèvres du vampire, qu’elle avait pu toucher enfin cette parcelle de bonheur qu’elle croyait inexistante pour elle, il lui était impensable qu’elle puisse disparaitre comme elle était venue. Non c’était trop simple et trop injuste. Le jeune homme finit par l’enlaçait avec brutalité, et tout comme la première fois, il l’embrassa sans lui laisser le temps de réagir. La louve répondit de suite au baiser donné, ne lâchant pas son tee-shirt pour autant. Le baiser était moins passionné que le précédent, il débordait plus de sentiments de détresse, et d’amour. Elena ne pensait plus à rien, comme la fois d’avant, le reste paraissant inutile comparait à tout ce qu’il lui faisait ressentir rien qu’en posant ses lèvres sur les siennes.

La jeune femme eut la vague impression que son cerveau n’était plus contrôlé par elle, mais elle ne releva pas, restant fixée sur ce baiser qui semblait lui faire perdre la tête. Sa respiration devenait saccadée, mais elle s’en fichait, éperdument. Elle pouvait très bien perdre tout son souffle, ça n’avait aucune importance à ses yeux. Petit à petit, les secondes qui semblaient minutes, passèrent plus vite, et elle sentit qu’elle allait s’endormir d’un instant à l’autre. Et à son plus grand effarement, il lui était impossible de lutter contre ce sommeil, qui l’attrapait dans ses griffes doucereuses, et la tirer du monde réel, pour atterrir dans l’irréel. Elle ne contrôlait plus ses membres, et elle tombait à un lenteur effarante dans les bras de Morphée. Son corps devint mou et avant qu’elle ne ferme les yeux pour rejoindre le pays des rêves et des cauchemars, elle sentit qu’on la rattrapait avant qu’elle ne s’écrase sur le sol, endormie.

Les yeux fermés, le cerveau sur pause, le corps d’Elena se mit à frissonner dut à la basse température de la nuit. On lui enfila un tee-shirt plutôt grand, mais qui lui permis de ne plus avoir l’impression de se trouver dans un congélateur. On le releva de terre, et instantanément sa tête trouva le torse de son porteur comme oreiller. Des minutes et des minutes plus tard, le corps de la jeune femme fut glissé dans les couvertures chaudes d’un lit, toujours endormie profondément, ses yeux ne s’ouvrirent pas pour voir où elle se trouvait, son inconscient prenant le dessus sur elle, elle semblait anesthésier pour cette nuit. On lui déposa un doux baiser sur son front, puis plus rien.

Le lendemain matin.

Les rayons du soleil s’imposèrent dans la pièce, réveillant lentement Elena qui était toujours dans les vapes. Elle tenta d’ouvrir les paupières, mais la lumière étant trop aveuglante, elle s’enveloppa dans la couette chaude, et enfonça son visage dans son oreiller, tout en grognant. Au bout de plusieurs minutes de douloureux réveil, elle finit par redresser son visage, et s’assoir dans son lit, toujours emmitouflait dans sa couverture. Papillonnant des paupières, un bâillement incontrôlé s‘extirpa de ses lèvres, puis elle s’étira maladroitement. Ayant à présent la capacité de voir ce qu’il y avait autour d’elle, elle passa une main sur son visage, tentant de se réveiller un peu plus. Remettant de l’ordre dans ses esprits, elle se rendit soudainement compte qu’elle n’avait aucune idée de la manière dont elle s’était retrouvée chez elle. Les flashs de la nuit dernière revinrent avec violence dans son esprit. Petit à petit les souvenirs se remettaient dans l’ordre jusqu’à reconstituer parfaitement ce qu’il s’était passé la veille. On pouvait parfaitement lire l’effarement sur les traits du visage d’Elena. C’était le souvenir de son premier baiser avec William qui persistait le plus dans son esprit, créant un sourire béat sur ses lèvres. Le regard brillant, elle se leva précipitamment de son lit, laissa sa couverture choir par terre, avant de se rendre dans la salle de bain afin de prendre une douche. C’est lorsqu’elle rencontra son reflet dans le miroir qui ornait sur le mur de la salle de bain, que ses yeux marrons s’écarquillèrent comme des soucoupes.

Le tee-shirt, trop grand pour elle, ne lui appartenait pas. C’ était le sien. Celui du beau blond qui commençait doucement à hanter ses esprits. Portant ses yeux sur le tee-shirt, ce tee-shirt auquel elle s’était si sauvagement agrippé pour qu’il ne parte pas, elle finit par le retirer, et fit demi-tour, s’asseyant de nouveau sur son lit. Et sans réellement contrôlé ses gestes, elle porta le vêtement à son nez, et inhala l’odeur du vampire. Son sourire déjà béat, ne fit que s’agrandir, et elle se rendait doucement compte que ses sentiments à l’égard du jeune homme parlaient trop à sa place. Posant le vêtement non loin d’elle, son regard s’assombrit, lorsqu’elle finit par comprendre qu’elle s’était endormie dans la forêt, et que c’est lui qui l’avait ramené ici. Bon nombres de questions persistaient dans son esprit ; comment avait-il pu connaitre son numéro de code pour entrer dans l’immeuble, où se trouvait son appartement et ses clés, et surtout pourquoi était-il parti ? D’une certaine manière, elle interprétait ses actes comme si il ne voulait plus jamais la revoir. Il lui avait demandé de lui pardonner la veille, seulement elle n’était pas sure d’en être capable. Elle voulait le revoir, et ne pas avoir qu’un tee-shirt qui la rattache à lui. Elle le voulait lui, et pas un autre. Secouant la tête, elle finit par retourner dans la salle de bain, laissant le vêtement appartenant à William sur son lit. Retirant ses vêtements à elle, troués et laissant clairement apparaitre sa peau pâle à travers ce qui était logiquement un tee-shirt et un short, elle les jeta dans la poubelle, et s’engouffra sous la douche.

L’eau chaude lui fit un bien fou, lui permettant de ne plus penser à rien, de laisser ses pensées couler hors de son esprit. Pour une fois, son corps n’était pas meurtri par une de ses nuits de pleine lune, et ça elle le devait à son traqueur. Elle était libérée de cette fichue pleine lune pendant trois ou quatre semaines, puis le calvaire recommencerait. Préférant ne pas penser à ça tout de suite, et de profiter de sa vie d’humaine maintenant, elle finit de se laver, puis stoppa l’eau et s’enroula dans une serviette. Se séchant les cheveux en les frottant dans une autre serviette elle les laissa mouiller son appartement et son dos. Retournant dans sa chambre, elle choisit un jean et un tee-shirt, tout simple, décidant de rester chez elle, aujourd’hui, ayant au assez d’émotion hier soir, le temps de se remettre et mettre de l’ordre dans ses réflexions. Comme lorsqu’elle restait chez elle, elle se posa dans son canapé, armée du tee-shirt de William, ne pouvant s’empêcher de le prendre avec elle, et zappa quelques temps avant de tomber sur son film guimauve préféré ; The notebook. Sa journée se finit ainsi, comme elle avait commencé, assise dans son canapé à regarder bêtement la télé, préférant ne plus penser à rien, malgré l’odeur du vampire qui émanait du vêtement qu’elle ne lâchait pas des mains. Elle était impatiente de le revoir, quitte à le chercher durant des jours et des jours, mais voulant à tout prix lui prouver qu’une idylle, même éphémère, était possible entre eux. Parce qu’elle voulait William Foster, quitte à y perdre sa vie.



WILENA



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